• Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Dimanche 1er octobre 2017

    Bonjour

     La pluie est revenue, hier, sur notre région. Avec ces douces chaleurs, cela va favoriser la pousse des champignons au plus profond des bois. Si on a le courage de visiter le moindre recoin des bois de notre région, on peut tomber sur un nid de cèpes de Bordeaux. Avec un nom pareil, que fricote-t-il dans notre région, me direz-vous. Encore un immigré? Non, il a toujours été présent dans nos bois et nos forêts. Seulement, il n'est parfois pas au rendez-vous. Réputé originaire d'une région au climat plus doux, il ne figure pas au menu  chaque année. Il lui faut une conjonction particulière d'humidité et de chaleur. Il pousse fréquemment sous les divers conifères de nos régions. On ne peut le confondre qu'avec les autres cèpes, que l'on appelle aussi des bolets et qui ne sont pas mortels. Seulement toxiques et à éviter si l'on ne veut pas se ramasser une sévère indigestion qui nécessite presque toujours les soins des services médicaux. Il y a de rares années où on peut le rencontrer en grand nombre. Je me souviens que les années 60 furent propices aux champignons. Si ces années furent glorieuses dans le cœur des Français, elles furent désastreuses et calamiteuses sur le plan du climat. Beaucoup se souviennent de leurs vacances noyées sous des pluies et de crachin de type Normands. Et, Oh miracle! Fin août, l'anticyclone que l'on dit résider dans les Açores, sortait de sa torpeur, pour nous offrir un temps radieux et chaud à chaque rentrée scolaire. (À l'époque nous rentrions le 15 septembre)... Tout ce qu'il fallait à notre ami le cèpe bordelais pour parsemer chaque année, le sol moussu et duveteux du couvert des pins et des sapins de nos forêts. Et on en faisait, alors, des récoltes absolument fastueuses. Comme le malheur, le bonheur ne va jamais seul. Du fait de ces années fastes pour la pousse des champignons, il n'y avait pas que les cèpes pour faire une telle représentation. Les pâtures grasses d'herbes riches et vertes, se trouvaient, soudainement, parsemées des délicats petits chapeaux blancs de nos rosées des prés. Près des lieux de résidence de nos cèpes, se rencontraient aussi girolles et trompettes des morts en quantités anormalement abondantes. Malheureusement ces années de cocagne ne sont jamais réapparues au tableau des prévisions climatiques. Depuis les touristes ont pu passer d'agréables vacances en Bretagne, région réputée pourtant, très humide. Les étés chauds et secs ne favorisant pas la bonne prolifération des champignons. Dans ces années là, nous dûment recourir à la conservation en masse de tous ces champignons. La lessiveuse sollicitée durant tout l'été, pour les conserves de haricots verts, reprenait du service. Les étagères se remplissaient de bocaux aux couleurs multiples. À cette époque, on devait recourir à la pasteurisation pour conserver toutes ces merveilles. Seul le «Frigo» avait envahi les cuisines; le «Congélo» ne faisait même pas encore partie du vocabulaire. En fin de cette saison de ramassage, désabusés par cette surabondance, nous ne prêtions plus attention qu'aux nouveau-nés de ces bolets si avidement recherchés. Des nouveau-nés que l'on appelle couramment des «Bouchons de Champagne»

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 2 octobre 2017

    Bonjour 

    On la dit grande ou élevée avec un chapeau gigantesque d'aspect squameux. Elle peut atteindre 40 cm avec un chapeau de 35 cm. C'est la lépiote ou plus vulgairement la grande coulemelle. Pour quoi grande? D'abord, pour ne pas la confondre avec la petite coulemelle qui est très toxique, voire mortelle; et aussi, tout simplement, parce que c'est le plus grand champignon connu dans nos régions des Hauts De France. Elle a aussi une cousine : La lépiote déguenillée, avec un aspect similaire. Deux autres lépiotes se caractérisent par leur toxicité et aussi par leur taille et leur aspect. La petite lépiote, mortelle, poussant généralement en dehors des bois, sur les pelouses ou dans les pâtures. Notre lépiote à nous, pousse principalement en lisière des bois ou dans les clairières bien ensoleillées au plus profond des forêts. Elle aime la lumière et on a l'impression qu'elle allonge son cou, indéfiniment, de manière à capter les quelques rayons du soleil fort rares sous les frondaisons de nos bois. À cause de sa grande taille, il est difficile de la rater. Sinon, si par mesure de sécurité, on a décidé de montrer sa récolte au pharmacien, on sera aussi, très bien inspiré de rendre une visite de courtoisie à notre ophtalmo préféré. On peut la remarquer de très loin. Sa couleur étant de nuance crème parsemée de squames légèrement brunes. Son odeur rappelle celui des noisettes. Quand on caresse son chapeau, on a l'impression de toucher les oreilles d'un jeune chien. En cuisine, elle se comporte honorablement, bien que, évidemment, les girolles, trompettes des morts, cèpes et rosés des prés, lui soient supérieurs. À la cuisson, elle perd très peu de volume, car contenant très peu d'eau. Quand on a le bonheur d'en trouver une de 40 cm de haut, un seul carpophore suffit à remplir l'assiette. L’intérêt, pour nous, de ce champignon, c'est que l'on peut le trouver à quelques centaines de mètres de notre domicile. Si les pâtures transformées en champs de maïs ou de betteraves, ne nous permettent plus de ramasser des rosés des prés, nous nous sommes rabattus sur ces géantes, qui poussent dans des minuscules bois, voire des bosquets, que les agriculteurs ont conservé et préservé au sein de leurs parcelles de céréales, afin de sauvegarder la biodiversité et aussi d'offrir un domicile au trop rare gibier, qui peuple encore notre plateau du pays de Thelle. De si grands spécimens, nous obligent souvent de recourir à la conserve. Depuis l'apparition du congélateur, ces grandes coulemelles subissent très bien la congélation. 

     

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 3 octobre 2017

    Bonjour 

    C'est encore l'époque du bouturage. En ce moment le sol est humide et l'enracinement ne pose pas de problème de sécheresse. Les grandes époques du bouturage sont : mai/juin;  Juillet/août et octobre/novembre. La bouture la plus facile que j'ai eu à pratiquer, est la bouture de troène. Comme je voulais composer mes nouvelles haies avec des arbustes originaires de nos régions, dans la fin des années 70, je ne sacrifiais à la mode des thuyas que sur 2 cotés de mon jardin. N'étant pas sûr de la réussite de ma future haie champêtre, que je désirais implanter sur  cinquante mètres sur le coté du chemin de plaine, je préférais, par sécurité, recourir aux thuyas. Sur le quatrième  coté, une belle haie de troènes, d'un âge canonique,  s'étalait majestueusement sur quatre mètres de largeur. Celle-ci ayant été laissée à l'abandon pendant des décennies, était devenue littéralement obèse. L'année de notre arrivée sur cette propriété, une nouvelle maison fut construite sur la parcelle d'à coté. L'arpenteur chargé de l'implantation de la future maison, ne pris ses mesures qu'à la lisière de la haie et non au centre de celle-ci. Résultat une erreur de 2 mètres et par la suite, une grande difficulté pour accéder au garage enterré en sous-sol. Donc je prélevais dans cette haie, une grosse quantité de rameaux destinés à être bouturés. Le troène reprend très facilement et procure déjà au printemps des plants capables de supporter la transplantation. Â l'époque le troène était très mal vu en termes de haie, car il perdait une partie de ses feuilles en hiver. Cela arrivait, effectivement, durant certains hivers. L'hiver de 1982, par exemple, fut particulièrement froid. Privé de courant et de chauffage pendant quatre jours, nous avons enregistré une température de - 23°C à l'extérieur. Seuls les congélateurs situés dans un bâtiment extérieur et privés de courant, se satisfaisaient largement de cette catastrophe climatique. Il y a eu une gigantesque panne de courant dans la région parisienne, car il s'était mis à pleuvoir dans cette région sur un sol très gelé. Résultat, même les gigantesques pylônes de la trés haute tension, n'ont pu résister et se sont effondrés sous le poids du givre. Dans la plaine, devant chez nous, les pylônes de la moyenne tension étaient pour la plupart, cassés comme des allumettes. EDF, a alors mis en place de gros groupes électrogènes, afin que nous puissions disposer de courant électrique pendant quelques heures. Donc au printemps la haie de troène était devenue transparente, quasi inexistante. C'est ce défaut pour certains, qui fit préférer l'implantation massive des thuyas, à cette époque. Mais depuis, les hivers doux ont supplanté ces rudes hivers et le thuya, ayant lui aussi, démontré ses lacunes, est tombé en disgrâce. Le bupreste et la mauvaise presse organisée par les écologistes achevèrent de mettre à bas la réputation du thuya.

     

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 4 octobre 2017

    Bonjour 

    Si la bouture de troène est facile, celle du buis ne présente pas beaucoup de difficulté non plus. Pour constituer ma nouvelle haie, il me fallait beaucoup de plants. Celle-ci ayant une longueur de plus de cinquante mètres, faut pas rêver, ne serait pas installée en quelques heures. Il fallait prévoir la multiplication des plants les plus usuels et l'achat éventuel des plus délicats. Une autre variété de troène dont j'ai entrepris la multiplication, est une variété jaune : Le troène doré. Une variété qui met de la couleur dans une haie champêtre. Ces feuilles sont jaunes léchées de petites flammèches vertes. S'il juge que sa situation manque un peu de soleil, ce troène change l'aspect de ses feuilles qui  redeviennent vert très clair, un vert «Fluo» Depuis la composition de ma haie, j'en ai fait des boutures pour constituer des sujets isolés; taillés en boule ou en ovale avec une allure très proche du naturel. Très facile à tailler, on doit quand même les rabattre trois fois par an, depuis que le climat a changé. Comme j'avais dans le milieu de mon terrain, une haie de troènes ordinaires, d'une longueur d'une vingtaine de mètres et avec des proportions gigantesques, cette haie étant devenue inutile de par son emplacement, j'ai entrepris de la déplacer pour constituer la nouvelle haie. Â l'aide de la barre à mine, il fallut déterrer chaque pied et les transporter  à l'emplacement de la nouvelle haie. Ces troènes ayant un âge probablement séculaire, pesaient plus de cinquante kilos par exemplaire. Pas un seul pied ne souffrit de ce voyage. Il faut dire que le troène est un dur à cuir. L'année d'après, mes différentes boutures de troènes, prirent leur place parmi ces géants, à intervalles réguliers. Dans le même temps j'avais entrepris des boutures de buis. Des boutures faciles, elles aussi, mais de croissance très longue. Ces boutures ne devaient pas vraiment servir à confectionner des haies, mais allaient constituer des sujets en isolés. Là aussi, ces arbustes sont taillés en boules ou en ovales. Le buis, c'est bien connu, pousse très lentement et se contente d'une seule taille par an. C'est ce qui a fait l'objet de sa redécouverte par le public, lassé de subir le spectacle répétitif des ces haies tirées au cordeau et dont la taille nécessite des moyen supérieurs à la simple cisaille à haie. Des haies que les écologistes ont qualifiées de «béton vert», par analogie aux grands ensembles de banlieue, qui ont fini par constituer ces zones de non-droit, fustigées et dénoncées par la police, qui se tient pourtant à l'écart de ces lieux de délinquance. Le buis qui avait une silhouette très passéiste auprès de beaucoup de gens, a reconquit la faveur du public pour plusieurs raisons. D'abord la taille des nouveaux jardins a diminuée. Ensuite l'entretien des conifères réputés toujours verts (Atrovirens) a rapidement lassés les nouveaux propriétaires de tous ces  lotissements, que les promoteurs ont proposés aux futurs accédants à la propriété. Ensuite, et c'est certainement la plus importante, la mode du topiaire, remise au gout du jour par les stylistes et les professionnels, est entrée en adéquation avec les nouvelles aspirations du public en matière de jardinage. 

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 5 octobre 2017

    Bonjour  

    Vouloir sacrifier à la mode du topiaire, c'est bien, mais il faut alors disposer d'un nombre important de sujets encore nains. Car c'est plus facile d'entreprendre de former un végétal nain, que de vouloir rectifier un sujet devenu trop grand. Il n'y a pas, heureusement, que les buis pour nous faire céder à la passion de l'art topiaire. Beaucoup d'arbustes ou de conifères prêtent volontiers leur concours à cette opération capillaire. Il y a aussi des arbustes dont le port ne permet pas ces interventions toujours délicates. Donc pour en revenir à la formation de ma haie champêtre, il me fallut recourir, une nouvelle fois, au bouturage d'autres essences. Comme je recherchais une floraison rouge dans la haie, je me suis tourné vers un ami de longue date, à savoir: le groseillier à fleur. Que l'on nomme aussi  ribes  ou faux-cassis. Ces arbustes qui constituent la famille des groseilliers et des cassis, dégagent un parfum envoûtant pour certains, repoussant pour d'autres. Ces arbrisseaux ont le souci de nous faciliter la tache de propagation. Déjà habitué à propager les groseilliers pour constituer la matière d'une de ces gelées les plus célèbres au royaume des confitures, il me fut facile de faire ces boutures en fin d'été. Déjà au printemps certaines boutures nous offraient  quelques émouvantes petites fleurs roses ou rouges, selon les variétés. Mes boutures étaient issues d'un gros pied de ribes  que je taille chaque année, vaguement en forme de boule. Car son port ne permet pas, une fois le sécateur passé par là, d'avoir une peau aussi fine que les buis. On le peut rabattre à blanc, il repartira toujours. Comme il est à feuilles caduques, il montrera, en hiver, sa charpente et son squelette, ce qui peut être éprouvant pour ceux qui supportent difficilement la période de torpeur de la végétation, durant ces hivers toujours trop longs. Ces ribes sont des arbustes très résistants, comme leurs cousins les groseilliers à grappes, qu'il faut finir par arracher, au bout de quelques décennies, à cause de leur manie de toujours vouloir faire plus de bois au détriment de la fructification. Il faut alors les remplacer par des boutures issues d'un sujet plus jeune et plus sain. Place aux jeunes!

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 6 octobre 2017

    Bonjour 

    Avec les champs de colza qui se multiplient, chaque année, autour de nous, le jaune est devenu le symbole du printemps sur notre région de plaine. C'est pourquoi, voulant, moi aussi, participer à cette foire au jaune, j'ai introduis dans ma haie champêtre, un arbuste à floraison jaune. Le forsythia est de plus en plus présent dans les nouvelles haies. Parfois, il constitue même la totalité de la haie. Mais il ne faut pas sombrer dans l'abus, car cet arbuste, une fois la floraison terminée et le printemps ayant cédé la place à l'été, n'est pas le meilleur pour prétendre tirer un rideau opaque sur l'intimité de nos jardins. Il existe de nombreux autres arbustes qui peuvent brillamment s'illustrer dans l'accomplissement de cette tâche. Le forsythia est un arbuste à pousse rapide et qui se propage facilement et rapidement. Comme il a un léger port retombant, quand ses longs rameaux touchent le sol, ceux-ci arrivent très facilement à s'enraciner. C'est d'ailleurs cette propriété qui lui permet d'être multiplié par marcottage. Il suffit l'année d'après, de couper la tige mère et de laisser passer, une année encore, afin d'avoir un sujet suffisamment fort au moment de la transplantation, et qui n'ai pas à rougir de la tenue prestigieuse de ses congénères. Et de toute façon le forsythia n'est pas destiné à rougir, mais à fleurir dans une symphonie de jaune. Donc pour constituer ma haie, j'ai procédé par bouturage, les exemplaires issus du marcottage, étant trop rares. J'ai aussi acquis un exemplaire auprès d'un pépiniériste, dans la crainte, peut-être infondée, de voir ces arbustes tomber en dégénérescence. Depuis, cet exemplaire a produit de nombreux descendants. Des descendants qui sont venus constituer une autre de mes haies champêtres. Ces nouveaux plants ont aussi été se poser sur les nouvelles haies de quelques voisins ou amis. Car on ne peut garder, indéfiniment, en attente dans la  pépinière, des plants qui prospèrent très vite, prennent beaucoup de place au fil des années et finiront par poser de gros problèmes au moment d'une transplantation éventuelle.
    À demain

     

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 7 octobre 2017

    Bonjour

    Il est dioïque, ses feuilles coriaces sont d'un beau vert sombre vernissé, ses fleurs sont blanches, ses baies sont toxiques, elles plaisent beaucoup aux oiseaux et il s'invite chaque année, fin décembre, dans toutes les bonnes maisons, pour accompagner les repas de fête. Cet animal aux feuilles piquantes, c'est le houx. L'ayant remarqué dans les haies dites défensives qui ceinturent nos herbages à l'herbe grasse, je me suis décidé à en planter dans ma future haie. Comme il se multiplie d'une manière naturelle, j'ai renoncé à en faire des boutures. Celles-ci se pratiquent, habituellement, en août. Quand au semis, il faut à peine y songer, car sa durée de germination porte sur deux ans. J'ai donc prélevé de jeunes plants qui poussent en grand nombre dans les sous-bois. Munis de quatre ou cinq feuilles, ils sont assez faciles à replanter en pépinière. Plus longs à se développer que leurs voisins, ils ont réussi, aujourd'hui, à surmonter tous leurs petits camarades, après bientôt quarante ans de présence dans la haie. Lors des opérations de taille, je suis même obligé de réduire leur ardeur pour donner de l'air aux ribes et aux forsythias qui cohabitent avec eux. Maintenant, ils s'invitent même dans le jardin, par l'entremise des oiseaux qui se font colporteurs de leurs graines. Je les ai laissés sur place, afin de les tailler, par la suite, en topiaire. Quand j'ai constitué ma deuxième haie champêtre à partir de 2008, je n'ai pas eu besoin de ratisser les sous-bois, lors de mes recherches de champignons. Une jardinerie offrait en super promotion des plants de houx de très bonnes tailles et en conteneurs. Comme il m'en fallait moins de dix plants, j'ai pu les acquérir pour un prix modique. Beaucoup pensent que si leurs houx n'ont pas de boules rouges en fin d'automne, c'est qu'ils auraient été victimes de la gloutonnerie des oiseaux. Cela est en partie exact, mais la vraie raison est la propriété dioïque du houx. Seuls les plants femelles donnent ces si célèbres baies rouges. Des baies rouges qui viendront, je n'en doute pas, orner, dans quelques mois, vos repas de fêtes, fin décembre. Et en bousculant gravement le calendrier, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. 

     

    À demain

     

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 8 octobre 2017

    Bonjour 

    S'il est un arbuste très répandu dans notre région et dans nos haies, c'est bien le noisetier. S'il n'est pas taillé, il va donner de nombreuses noisettes avant la fin de l'été. Les noisettes symboliseront toujours pour nous, les joyeuses sarabandes que nous offrent ce si charmant animal à la queue en panache et qui a souvent terminé empaillé grâce au bon soin d'un taxidermiste. Parler des bons soins d'un taxidermiste, me parait un terme extrêmement outrancier, lorsque l'on constate la disparition de ce charmant habitant de nos frondaisons. Faute de grive, les chasseurs l'ont souvent tiré; lui qui ne manifestait aucune crainte envers la gente Homo Erectus. Donc j'ai planté dans ma haie quelques exemplaires de ces arbustes qui poussent généralement assez vite. Dans les grandes haies défensives, ils peuvent fournir, au bout de quelques années de grandes gaules pour locher les pommes à cidre, au cours de l'automne. Ils peuvent aussi offrir des rames de grandes qualités pour y faire grimper des haricots à rames. Un système tout indiqué pour récolter de grosses quantités de haricots en grains. Des variétés de haricots, faut-il le rappeler, qui ont besoin d'un minimum de 90 jours pour nous offrir ces fameux «Coco Paimpolais», par exemple. Ces arbustes peuvent aussi permettre à la sourcellerie de trouver d'excellents outils pour partir à la recherche d'une éventuelle nappe d'eau. Dans cet exercice, ils deviennent la baguette de coudrier que les sourciers agitent devant eux, dans un art qui peut souvent nous laisser perplexes et dubitatifs. Trouver des plants de corylus dans la nature est extrêmement aisé. Notre ami à la belle  fourrure rousse, symbole d’épargne et d'économie, est aussi un grand distrait quand à l'organisation de ses réserves. Ne retrouvant plus certains de ses entrepôts, ceux-ci permettent, au cours du printemps, à ces demoiselles  qui ont aussi échappées au nappage du  chocolatier, de se presser, maintenant, d'assurer leur descendance. Et ainsi, nous pouvons nous procurer avantageusement et à bon compte des plants très faciles à mettre en pépinière, en attente de plantation définitive. Par désir d'apporter de la couleur dans ma future haie, j'ai aussi essayé de faire des boutures de noisetier pourpre. Un arbuste qui fournit de ravissantes noisettes de forme allongée. Mais certainement par manque d'expérience, ces boutures se sont montrées rétives à toute coopération. Comme l'écureuil, symbole des Caisses d'Épargnes, j'ai du puiser dans mes économies, pour acquérir, aux alentours de la Sainte Catherine, quelques plants à racines nues, qui se sont montrés enthousiasmés par mon projet champêtre. Malheureusement, les habitants paisibles de ma haie, ne peuvent me fournir aucune de ces délicieuses noisettes. Ce désagrément d'ordre capillaire, est la conséquence des deux tailles drastiques et sévères qu'il faut faire supporter à cette haie afin de promouvoir sa beauté pour des décennies, encore. 

     

    À demain

     

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 9 octobre 2017

    Bonjour 

    Quel charme! Dit-on de lui, habituellement. Quel est donc ce bel arbuste, qui nous séduit tant? D'abord un grand arbre à la très grande modestie. Un de nos plus grands arbres, car il peut atteindre les 25 mètres. Lui le géant, se prête volontiers à notre volonté d'en faire un vulgaire arbuste de haie. Ses feuilles, si excellemment  gaufrées et de couleur verte très claire, presque «Fluo», nous séduisent divinement au printemps. C'est, à mon avis, le plus bel arbuste de haie à feuilles caduques. Ayant gardé tout l'hiver ses feuilles mortes, il s'en ai fait un manteau aux reflets d'or qui le signale déjà  à notre regard. Au printemps, il se retient de faire exploser cette houppelande hivernale, attendant avec modestie que ses voisins nous aient fait admirer leurs parures printanières. Un beau matin, on trouve sur le gazon, ces petites feuilles mortes mais dorées qui ont échappées aux turpitudes de l'automne. Et dans sa ramure encore décharnée des caprices de l'hiver, on peut assister au débourrement de ses nombreux bourgeons. Le fait de garder son feuillage mort tout l'hiver s'appelle la marcescence. Un phénomène attribué aussi au hêtre, un autre géant que j'ai  convié à venir se reposer parmi les pensionnaires feuillus de ma haie champêtre. Trouver des plants de charme dans les bois est très aisé en hiver, car ceux-ci se signalent par leur feuillage marcescent. Parce que tout autour, tout le monde est décharné et privé de ses feuilles. Sa reprise en pépinière est très facile et il pourra l'année suivante entamer sa carrière de gardien de notre intimité au sein de toutes ces essences si bien adaptées à notre région. Pour le hêtre, quand à lui, j'ai du passer par le fournisseur, pour en acquérir une dizaine de plants à racines nues. Franc succès, tous ces plants ont repris facilement le court de leurs occupations, sans que j'eusse besoin de remplacer tel ou tel plant défectueux. Les feuilles du hêtre ressemblent un peu à celles du charme, mais elles n'ont pas l'aspect émouvant de ces charmantes et fines dentures, caractéristiques essentielles de ce nouveau feuillage. Après près de 40 années de bons services, cette haie n'a perdu que quelques sujets, dont la trouée dans le décor fut vite comblée par le désir pressant de ses voisins de venir offrir généreusement le concours de leur ramure. Actuellement, c'est le lierre qui s'installe un peu partout. Habillant de son feuillage la base des plants de troènes les plus vieux. Le lierre suscite auprès de nos contemporains, par son action, divers sentiments. Certains le propagent parmi leurs plantations et lui font même la courte-échelle pour venir garnir les murs de leur domicile. D'autres, le considère comme un serpent végétal qui vient avec force étouffer toute forme de vie végétale. C'est selon, et chacun se fera son opinion. Depuis j'ai installé une deuxième haie champêtre sur la rue. En remplacement d'une haie de thuyas devenue trop difficile à entretenir. Dans cette nouvelle haie j'ai remplacé les hêtres ordinaires par des hêtres pourpres, de très belle allure. Cette haie est bien établie depuis sa réalisation en 2008. Il faut se rappeler qu'il faut cinq ans pour qu'une haie nous offre la plénitude de ses bienfaits. Avant d'arracher une vielle haie, même de thuyas, il faut bien prendre en considération ce futur désagrément. C'est quand elle n'est plus là, qu'une haie disparue, nous fait ressentir comme une sorte de nudité, alors que nous sommes de nouveau offerts à la vue des passants. Des passants qui constituent, toutefois, le plus souvent, d'agréables rencontres et conversations avec notre voisinage.

     

     

    À demain

     

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 10 octobre 2017

    Bonjour

     Phaseolus vulgaris, légumineuse vulgairement dénommée le haricot vert. Un légume très facile, si le climat lui permet de bien croître. Mais seulement voila, le climat a changé, et nous voici avec trois années calamiteuses pour le potager. Le haricot vert n'arrive plus à trouver son chemin dans ce climat déjanté. Il me reste encore 13 routes de 6 mètres de haricots à récolter. Habituellement sept à huit routes suffisaient largement à notre consommation et à faire une cinquantaine de bocaux de conserve d'un litre. Cette année, c'est 15 routes de haricots mis en culture, et pas un bocal sur les étagères. Les deux premières routes semées en avril en serre, ont été installées au potager début mai et se sont développées rapidement, profitant de la chaleur du mois de mai. C’est alors que le mois de juin est survenu avec ses canicules et ces pauvres haricots verts, malheureusement,  sont restés figés sur place. Les semis suivants ne se sont pas mieux comportés. Trois routes semées en juin, n'ont levées qu'au bout d'un mois, malgré de nombreux arrosages. Ces trois routes ne font que donner actuellement, quelques filets, ici où là. Un comble, car d'habitude, les derniers semis pratiqués au 14 juillet assurent une abondante récolte en arrière saison, courant septembre. Il faut 60 jours pour qu'un semis de haricots verts commence à produire; 90 jours pour produire des haricots en grains. Cette année, ce mois-ci, je suis obligé de recouvrir sept de ces routes avec des voiles de croissance. Depuis, beaucoup de petits filets ont succédé aux nombreuses fleurs que les plants ont développées. Mais arriveront-ils à produire avant la fin du mois? Nous n'arrivons à récolter tout au plus qu'un à deux kilos à chaque fois. Le haricot a une graine facile à faire pousser. C'est pour cela que l'on apprend au petit enfant à la semer. Parfois sur un morceau d'ouate à l'humidité savamment entretenue. Je ne pense pas que ce soit uniquement la canicule et la sécheresse qui soient les seuls responsables de ce désastre. Le mois d'août est, cette année, littéralement tombé en panne. Les températures ont à peine rejoint les moyennes de saison, comme disent les météorologues, mais c'est surtout la couverture nuageuse qui a fait barrage aux rayons du soleil si bénéfiques à nos cultures. Le potager n'est plus ce qu'il était. Cette année, j'ai semé quatre boites de graines de haricots à raison de 200 grammes par boite. Â huit euros la boite, cela fait un montant de 32 euros. Combien de kilos de haricots aurions-nous pu acheter avec cette somme? Si l'on additionne la perte de temps à cultiver ces légumes et surtout la place occupée par ces cultures défaillantes, qui nous ont privés d'entreprendre d'autres semis plus productifs. GammVert a très bien compris  ce nouveau phénomène. Lui, qui nous fournit, habituellement les graines, le matériel, les engrais et éventuellement les produits contre les maladies et les insectes, depuis plus d'un an, il est devenu un épicier en développant des étals de fruits, de légumes, d'épiceries, de viandes et de charcuteries. Ainsi, il peut nous fournir le produit d'une récolte qui, pour nous, s'est révélée désastreuse. À quoi bon investir dans l'achat de toutes ces graines, ces produits et ce matériel fournit par Gammvert, alors que dès l'entrée dans le magasin, tous ces beaux légumes nous tendent voluptueusement leurs couleurs, leurs feuilles et leurs parfums. C'est fou, le temps que l'on gagnerait. Et les économies d'argent, que l'on réaliserait. Gammvert a bien compris qu'il ne devait pas se laisser déborder par toutes ces AMAPS et ces petits producteurs qui vendent leur production à la sauvette. Aujourd'hui GammVert contrôle le marché de bout en bout. Gammvert s'occupe de tout. Décidément! On vit une époque formidable! 

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Mercredi 11 octobre 2017

    Bonjour 

    Dans quelques jours ce sera la fête des potirons, la fête des citrouilles. Ces grosses courges très bonasses et au gout insipide pour certains. Alloouinne (Halloween) puisque c'est le nom d'une fête un peu exotique à notre culture, va ravir les enfants avec tout ce cérémonial surtout très commercial. En attendant Noël, cela fera patienter les plus petits. Car dans quelques jours, les véhicules équipés de nacelle vont assaillir les poteaux télégraphiques pour y accrocher leurs messages de Noël, et diffuser la bonne parole, devenue surtout le chantre du négoce. À l'heure des économies d'énergie, ces illuminations de la nuit, représente un certain coût. Les maires se disent scandalisés par les coupes drastiques faites dans leur budget municipal, mais n'ont-ils pas, dans le passé, donné dans des dépenses superflues, dispendieuses et trop souvent inutiles. Pour nos sympathiques courges qui continuent de croître tranquillement au fond du jardin, cette fête va les vider de leur contenu, pour les transformer en personnages grimaçants jusqu'au bout de la nuit. Autrefois, dans les potagers,  c'étaient avec les concombres et les cornichons, pratiquement les seuls cucurbitacées que l'on cultivait. Dans les années 50, dans les potagers de ma famille, on ne rencontrait pas encore ces sympathiques courgettes.  Des légumes que les populations venues du sud firent connaitre dans les contrées du nord. Donc on cultivait la citrouille pour assurer un légume facile à transformer en soupe au cœur de l'hiver. Comme il n'y avait pas  encore de congélateur dans les familles aux revenus toujours très modestes, cet apport de légume frais en plein hiver, permettait de se passer, pour un temps, des nombreuses conserves que l'on avait élaborées  tout au long de la bonne saison. Seuls les poireaux et la mâche permettaient aussi cet apport vitaminé. Et encore quand le potager n'était pas recouvert de son long linceul blanc et poudreux. Les hivers froids de cette époque, avec leur cortège de gelées nocturnes de plus en plus glaciales, avaient pulvérisé tout espoir de verdure fraîche.

     

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

    Jeudi 12 octobre 2017

    Bonjour  

    Le temps gris s'est installé, une fois de plus, sur notre région. Avec une température hier, de 15°C maxi sous la grisaille, cela n'est guère encourageant. Car on sait bien que la mauvaise saison va s'installer pour de longs mois. Quand on suit les bulletins météo diffusés sur les différentes chaines, de ce qu'on nomme improprement la «TNT», on est toujours surpris par l'effet d'annonce pratiqué par les journalistes qui illustrent très bien, et avec talent, leur bulletin journalier. Après une période de mauvais temps, souvent, ces présentateurs nous annoncent, avec forces sourires et qualificatifs les plus enjoués, que le beau temps revient. On vante les 25°C qu'il va faire demain à Ajaccio. Ajaccio c'est en Corse, et sur le plan climat, c'est plutôt celui de l'Italie (Viva Italia). On nous parle de la douceur climatique de bordeaux, Nice ou Lyon, par exemple. Une fois célébrée, cette messe dédiée au Dieux de la météorologie, le sourire de la présentatrice s'estompe soudain, pour signaler rapidement que dans le quart nord ouest de la France, la couverture nuageuse persistera jusqu'au coucher du soleil. Le beau temps que l'on nous annonçait en début de ce bulletin, ce n’est pas pour nous, gens du nord de la France. Dans les têtes de ces présentateurs, le quart nord ouest de la France, est une portion du territoire où il fait toujours froid, mauvais et pluvieux; un climat, en quelque sorte, de «Merde», pour certains. La partie sud de la France, demeure, dans la tête de tous ces personnages qui résident, règnent et président à Paris, une immense région où il fait toujours beau et où tout le monde est toujours en vacances. Désolé de ce constat, il me prend à rêver, parfois, d'aller résider en Belgique, petit pays voisin de notre région et Patrie de nos amis Belges. Dans un pays, qui est, à peine,  plus grand qu'une de nos régions de France, le climat doit être sensiblement le même partout sur le territoire Belge. J'imagine que les présentateurs des bulletins météo sur les télévisions  belges, ne doivent pas faire fantasmer, tous les jours, le téléspectateur belge sur le très beau temps, qu'il fera, demain,  à Monaco, par exemple. Je commence à comprendre, pourquoi, un grand nombre d'acteurs, de chanteurs et  de gens célèbres, Français, se sont exilés en territoire belges. Bien que La Belgique ne soit pas une contrée dévolue aux larmes et au chagrin. Bien au contraire, cette région a produit, un nombre incroyable d'artistes, de comiques, d'amuseurs et de chanteurs. Quand aux Français célèbres qui ont émigrés vers la Patrie de Jacques Brel, c'est pour des raisons de fiscalité, bien connues, mais aussi par rejet de cette espèce de «Parisianisme» qui finit par nous indisposer, nous les habitants de la France rurale. Habitant à 50km à vol d'oiseau de Paris, je ressens très bien cette mentalité méprisante envers les gens de la France profonde. J'ai été durant cinq années pensionnaire d'une «Boite à curé» qui était majoritairement fréquentée par des gosses de riche, issus, pour la plupart des quartiers de Neuilly ou du XVI arrondissement de Paris, pas de Belleville ni de Montrouge, cela va de soit. Je me souvient des insultes, des quolibets et des vexations infligés aux trop rares fils de cultivateurs qui composaient une partie nos petits camarades. On est véritablement au cœur du débat actuel. Dans l'Espagne (Viva Espana), autre pays voisin et ami de la France, il doit aussi y avoir à Madrid, certains sujets gonflés de leur importance et imbus de leur pouvoir. Si une région si riche, telle que la Catalogne veut foutre le camps, c'est que l'Espagne profonde a été laissée pour compte. Certains combattent l'Europe des nations; que nenni, nous allons avoir l'Europe des régions. C'est pourquoi, comme en son temps, un certain Président, général de son état, je crie: Vive la Catalogne libre!

     

     

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Vendredi 13 octobre 2017

    Bonjour  

    L'automne a débarqué le mois dernier; octobre est là, il faut, malgré la proximité de l'hiver, tirer le meilleur parti  de cette période de l'année, si chère aux artistes.
    L'automne est la période idéale pour les promenades en forêt, la collecte des derniers champignons. Sur la plaine les champs ont changé de couleur. Labours et semis de céréales ont fait place aux dernières moissons estivales. La corvée des feuilles se poursuit.

     
    «Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
    A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
    C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !»


    Mais ne nous laissons pas aller au désespoir comme ces vers très célèbres de Lamartine. L'automne ne recèle-t-il  pas en son sein cet été Indien devenu rédhibitoire  avec le réchauffement climatique, dont on nous  parle tant. Un été Indien qui se profile dans les jours prochains. On nous promet des températures supérieures à 20°C. On parle beaucoup de l'été Indien, mais sait-on vraiment la signification de cette période. Ce serait l'époque où les indiens du Canada retournaient, une dernière fois avant l'hiver, faire leurs provisions de gibiers. Bien que le soleil soit absent depuis plusieurs jours, les températures s'adoucissent. Dans le potager, les légumes qui restent encore, continuent de croître. La mauvaise herbe aussi. Une explosion de vert, après toutes ces canicules. Dans la plaine, les tracteurs s'activent; les champs sont hersés, labourés et semés et ont la couleur du chocolat au lait. Dans quelques jours, ils seront verts et resplendissants lorsque les colzas auront levés. Dans certains champs la couleur verte du regain s'est muée en une couleur orange, inhabituelle dans ce paysage. C'est l'effet du glyphosate, le Roundup qui provoque de grandes inquiétudes auprès du Ministre Nicolas Hulot. Cet Attila importé des Amériques est très inquiétant pour la santé de ceux qui le manipulent. Monsanto assure que la molécule, une fois son œuvre de destruction accomplie, se décompose en produits inoffensifs pour l'environnement. Contrairement à d'autres herbicides, dont les surplus rejoignent les nappes phréatiques. Monsanto se contente de rappeler sur les emballages, les précautions d'usages communes à tous les produits chimiques que nous utilisons quotidiennement. Le glyphosate étant finement pulvérisé dans l'air ambiant provoque un brouillard que le conducteur du tracteur respire à plein poumon. Ce conducteur devrait porter une combinaison et un appareil respiratoire digne des Astronautes exécutant une sortie dans l'espace. Seulement voilà, porter une telle protection devient très vite un carcan très dur à supporter au fil des nombreuses heures que les agriculteurs consacrent à leur labeur. J'ai travaillé dans l'industrie chimique pour avoir remarqué le nombre de protections individuelles rendues obligatoires lors des interventions auprès des produits chimiques les plus dangereux, dans des milieux très confinés. Ces interventions ponctuelles ne durant tout au plus qu'une dizaine de minutes, les opérateurs ont fini par comprendre la nécessité de porter ces protections très contraignantes, durant un temps  très court. Malheureusement, sur son tracteur, l'agriculteur est seul pendant toutes ces opérations de traitements. Au bout de quelques heures, il peut être tenté de retirer ces protections si oppressantes. Contrairement aux opérateurs de l'industrie chimique, pas de chef pour rappeler les consignes de sécurités, pas de signalétique pour indiquer les graves risques encourus en cas de désactivation des protections obligatoires. Cela Monsanto ne le prend pas en compte dans le mode opératoire réservé à l'usage de produits aussi dangereux pour la santé. La solution serait, peut-être d'installer un robot à la place du conducteur. Mais comment demander aux agriculteurs, aux revenus en baisse constante, déjà écrasés par les investissements pharaoniques, que l'agriculture moderne leur demande de faire continuellement; oui, comment leur demander, une fois de plus, une modernisation extrêmement coûteuse de leurs méthodes de travail?

     

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Samedi 14 octobre 2017

    Bonjour 

    Octobre en bruine, hiver en ruine. 
    Octobre en brumes, mois à rhumes.
    Octobre ensoleillé, Décembre emmitouflé.
    Tonnerre d'Octobre, bonne vendange.
    En Octobre qui ne fume bien ne récoltera rien.

    Les dictons nous rappellent que ce mois-ci est déterminant pour l'automne.
    Si octobre est mauvais sur le plan de la météo, il ne faudra pas compter sur novembre pour réparer les dégâts. Si octobre est doux et ensoleillé, les quelques légumes tardifs ou en retard pourront terminer leur croissance avant l'hiver. Les plantations en vue du printemps prochain doivent commencer ce mois-ci. Nous vivons en ce moment le véritable Été Indien. Avec 20°C à l'ombre, dans la journée d'hier, c'est une journée exceptionnelle. Cette embellie est censée durer une semaine. Phénomène climatique revenant souvent, mais pas obligatoirement tous les ans. On ne saurait s'en plaindre. On profite que l'air est sec pour nettoyer toutes les jardinières et les potées. Il faut, chaque année, vider les contenants en terre cuite, ou les stocker à l'abri de la pluie. Car c'est la terre de ces poteries, qui gorgée des pluies automnales, rendent très vulnérables toutes ces jardinières, quand surviennent les premiers gels. Gels et dégels entament gravement la résistance de tout ce matériel. Au printemps, on se retrouve souvent avec un tas de copeaux couleur terre cuite. Du coté du potager, il est inutile de tenter de vaincre l'offensive des mauvaises herbes. On arrache seulement les plus grandes pour alimenter les poules et les oies. Il est amusant de les voir privilégier telle ou telle herbe, en fonction de leurs gouts et aussi de leurs textures. Les oies ne touchent qu'aux graminées que l'on rencontre dans les gazons, qu’au chiendent et aussi au mouron blanc. Les poules privilégient les restants de salades et le galinsoga, dont mon potager est régulièrement envahi. Ensuite ce sont les oxalis qui ont leur préférence. Notamment le petit bulbe rond responsable de leur propagation. Le mouron blanc, signe d'une trop grande richesse du sol en azote, est aussi un met de choix pour ces gallinacées. Il y a un peu plus d'un siècle, il s'en faisait commerce dans les faubourgs parisiens afin que les Parisiennes puissent admirer les petits oiseaux, en disposant cette manne nourricière sur leurs balcons ou sur leurs appuis de fenêtre. Les autres mauvaises herbes sont laissées de coté, mais seront, pour la plupart, consommées, discrètement, à l’abri des regards, avant la fin du jour. Si d’aventure, au crépuscule vous passez par là, elles abandonneront immédiatement ce festin tardif de piètre qualité, pour venir vous quémander quelques céréales, quelques feuilles de laitue. Il en est même qui quittent leur perchoir nocturne pour venir festoyer sous les étoiles. La difficulté sera, par la suite, dans l'obscurité, de retrouver un perchoir pour passer une nuit en toute quiétude. 

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Dimanche 15 octobre 2017

     

    Bonjour 

    21°C, hier, à l'ombre. Une température assez rare en cette saison. Le 15 octobre 2016, il faisait 15°C et il pleuvait beaucoup. Il faut remonter au 6 octobre  1997 pour avoir 25°C. La journée dut être étouffante, car il y eu un orage ce jour là. 10 mm d'eau dans le pluviomètre. Le 1er octobre 2011 on a enregistré une température de 27°C, avec du très beau temps. Toute la semaine du début de ce mois, les températures dépassèrent toujours les 25°C. C'est vraiment agréable de pouvoir profiter d'aussi belles journées avant les frimas de l'hiver. Je note les caractéristiques du temps, chaque jour, depuis 1995. Je reporte les données sur une feuille mensuelle, que je transcris sur Excel, le tableur très puissant de Microsoft. Ce tableur me permet de faire des observations et des moyennes sur toutes ces données collectées journellement. Il ne me permet pas de faire des prévisions et je n'en ai nullement la prétention. Seuls les météorologues peuvent se permettre des prévisions, car ils possèdent des outils très performants comme les satellites, et aussi les stations météos. Mes données collectées me permettent de me souvenir du temps qui passe, car nous avons la mémoire courte en matière de météo. Elles me permettent aussi de constater que les températures moyennes augmentent progressivement, chaque année. Ce que tout le monde sait, maintenant, grâce aux travaux des scientifiques. J'ai commencé à reporter ces données sur un blog, car Excel est invisible sur le Net. Je suis toujours étonné par ces prévisionnistes, qui au soir du 25 décembre, vous prédisent que l'été sera chaud et sec. C'est souvent ce qui arrive, d'ailleurs. Mais qui se souviendra six mois plus tard de ces prévisions qui n'ont absolument rien de scientifique. Ces charlatans doivent tirer leur science, du marc de café ou de la boule de cristal, et pourquoi pas des entrailles de poulets, comme le pratiquaient nos ancêtres les romains. Quand à ceux qui pensent que l'on ne peut pas faire confiance aux prévisions météos, il faut savoir que ces prévisions sont bien des prévisions. Car dans toutes prévisions demeurent toujours une petite part de risque, d'incertitude, voire d'erreur. Le 21 mai 1927, Lindbergh s'embarque dans l'aventure que nous connaissons tous. Si la météo n'avait pas été favorable, se serait-il mis en route contre des vents contraires? Néanmoins, il prit les commandes  du « Spirit of Saint Louis » en faisant confiance à cette météo pourtant très optimiste.

     

      À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

    Lundi 16 octobre 2017

     

    Bonjour

    Au fil des ans, sur un terrain de la taille de notre jardin d'agrément et de notre potager, nous introduisons souvent de grands arbres fruitiers et aussi de grands arbres d'ornement. Des arbres qui vont devenir des compagnons, voire des amis, car ils sont là pour des décennies, pas pour un an ou deux. Notre terrain de taille modeste a une superficie de 1500 m², ce qui était la moyenne, il y a cinquante ans, lorsque nos parents ont accédé à la propriété. Actuellement les terrains sont beaucoup plus petits. Paradoxalement, en zone rurale les nouveaux accédants à la propriété, n'entretiennent plus un potager de 300 m², comme pouvaient le faire nos parents, ainsi que ceux de ma génération. Aujourd'hui, par contre,  les potagers se développent beaucoup plus en ville et en banlieue. Pour des raisons économiques et aussi dans la recherche d'une alimentation plus naturelle. Â la campagne, les lotisseurs développent des lotissements où la surface des terrains est très souvent inférieure à 1000 m². Difficile de pouvoir produire ses fruits et ses légumes sur d'aussi petites surfaces. Tout au plus, les nouveaux propriétaires entretiennent-ils un petit jardinet d'herbes aromatiques et parfois de plantes médicinales. C'est pourquoi, nous avons pu planter des arbres de plein vent. C'est à dire de grands arbres sous lesquels il est facile de circuler sans baisser la tête. Sur notre terrain, se trouvait déjà deux énormes cerisiers d'âge séculaire et développés en haute-tige. Un de ces deux cerisiers nous a donné, pendant plus de 10 ans, une surabondance de cerises jaunes flammées de rouge. Leur taille qui flirtait avec les 7 mètres de la hauteur de notre maison, nous permettait des récoltes fastueuses, chaque année. Malheureusement, ce cerisier, qui était de la variété «Napoléon» a fini par mourir. Lorsque l'on voit apparaître des champignons en bout de branche, cela signifie que la fin est proche. Il faut se préparer à sortir la tronçonneuse, plutôt que le grattoir pour curer les plaies de l'arbre. Le deuxième cerisier était aussi un bigarreau, qui produisaient de grosses cerises jaunes, blanches pour certains. Une variété, que l'on appelle souvent «Trompe-geai». Une variété que toute la cohorte de merles, sansonnets et autres affamés, nous laissaient, généreusement, disposer en toute quiétude, jusqu'au milieu du mois de juillet. Ceux-ci étant occupés à dévaster les variétés plus précoces, que notre région peut accueillir. Des variétés souvent situées chez nos voisins. Ce cerisier, aux belles cerises couleur jaune d'or, nous a permit de faire de magnifiques, savoureuses, et nombreuses conserves, chaque année, cela pendant plus de quarante ans. Les échelles demeuraient appuyées sur ce vénérable compagnon pendant plus de trois semaines, durant le temps des cerises. L'année dernière, comme tout a une fin, il fallut abattre ce vénérable compagnon. Le tronc et ses grosses branches étant creux sur plus 50% de la surface, il pouvait s'abattre d'un seul coup lors d'une de ces tempêtes devenues coutumières dans notre région. Il donnait depuis quelques années des signes de déclin. Quelques branches pourrissaient et mouraient. Et il ne fournissait plus de petites repousses dans ses parties basses. Il se contentait de renouveler ses branches les plus hautes. Difficile et périlleux d'aller cueillir des fruits à de pareilles hauteurs. Même pour les plus grands arbres, tout a une fin. Ainsi va la vie.

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

    Mardi 17 octobre 2017

     

    Bonjour 

    Lorsque nous avons acquis le terrain qui entoure notre domicile en avril 1979, j'ai dés la fin de l'automne, acquis de grands arbres fruitiers. Plantés courant décembre, ces arbres à racines nues ont tous bien repris. Les acheter en conteneur aurait atteint  des prix prohibitifs à l'époque. Et cela ne se pratiquait pas beaucoup dans ces années là. Les jardineries n'étant qu'à leur tout début, il fallait avoir recours à la vente par correspondance. Pour plusieurs raisons : Des prix plus attractifs et aussi pouvoir trouver la variété plus rare sur le marché. Le négoce local ne permettant que de se satisfaire des quelques variétés proposées. Les pépiniéristes producteurs, proposaient pratiquement toute la gamme des variétés connues en France. Je rappelle qu'en matière de plantation d'arbres, il est recommandé de planter tout de suite sur le terrain de son nouveau domicile. Beaucoup remettent souvent ces investissements à plus tard, objectant qu'il y a beaucoup d'autres priorités lorsque l'on devient un accédant à la propriété. C'est un fait que les premières années sont très difficiles pour ces jeunes propriétaires. Mais les années passant, certains ont construit leur barbecue, dotés leur terrain de tous les jeux pour enfants, les plus coûteux, quand ce n'est pas la véranda venant couvrir leur nouvelle terrasse. Ils se tournent alors vers la jardinerie la plus proche pour acquérir ce qu'ils appellent vulgairement des bouts de bois et sont stupéfaits par le prix que peuvent atteindre ces vulgaires tiges de bois munies de racines. N'ayant le plus souvent aucune connaissance au sujet de la gente végétale, ils leur arrivent  de rater l'implantation d'un sujet ou deux .Grand est leur désappointement, au printemps suivant, le morceau de bois refusant catégoriquement de montrer la moindre fleur, la moindre feuille et surtout le moindre fruit. Plus grande encore est leur déception, lorsque les sujets qui ont survécus ne donnent que quelques fruits par an, et cela au bout de 3 ans, si les gelées tardives n'ont pas anéantis leurs bourgeons à fruits. Certains professionnels parlent de 7 ans pour qu'un arbre fruitier donne toute la plénitude de sa fructification. Par expérience personnelle, je parlerais tout au plus de 5 ans pour entrer en pleine jouissance de ses plantations. Cinq années, cela représente l'éternité pour nos amis de cette époque TGV et qui n'ont connu que l'appartement dans une tour de grande banlieue. C'est pourquoi, si les moyens financiers le permettent, il faut faire ses plantations le plus rapidement possible. Â mon âge, avec le recul du temps, on peut constater, combien la vie est courte. Les arbres, quand à eux, ils ont tout leur temps.

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

    Mercredi 18 octobre 2017

     

    Bonjour  

    Il arrive que dans le choix de ses essences ou de ses variétés, on fasse des erreurs. J'avais planté un abricotier, mais il semble que ce type de fruitier ne convenait pas à notre climat maritime. Il préfère les régions d'Europe de l'est, aux hivers plus rudes, mais aux étés plus chauds et plus stables. Nos étés trop souvent perturbés par les incessantes entrées maritimes ne favorisent pas la bonne fructification des abricots. Au bout de quelques années cet arbre planté en demi-tige a été remplacé par un poirier «Conférence». Une variété que j'ai plantée en trois exemplaires. Deux en demi-tige et un en palmette à Deux branches. Un petit arbre qui est resté très petit, mais qui donnent des quantités considérables de poires, chaque année. Cet année encore, il fallu soutenir ses charpentières, pour éviter qu'il ne casse ses branches. J'ai du placer en son centre un vieux tube en fer, de bonne section et de trois mètre de longueur, sur lequel j'ai arrimé ses principales charpentières, avec des attaches métalliques. Je ne l'ai taillé que les deux premières années. C'est ce que l'on appelle la taille de formation. Contrairement aux autres poiriers, il ne fait pratiquement pas de bois de l'année, que l'on nomme des gourmands. Ce bois  ne mesure que cinq centimètres tout au plus. Donc impossible de pratiquer une taille annuelle. «Conférence» est la meilleure variété que j'ai pu planter. Les trois exemplaires sont régulièrement visités par les guêpes et les frelons .Après que les oiseaux, d'un coup de bec incisif, leur aient ouvert le garde-manger. Ce qui prouve bien la qualité de l'espèce. Ces indésirables invités, ne touchant pratiquement pas aux autres variétés de mes poiriers. Le plus vieux de ces trois poiriers donne encore de bonnes récoltes, malgré qu'il soit régulièrement envahi par le kiwi, son voisin. Il faut voir cette liane très puissante lancer ses tentacules à l'assaut de tout ce qui peut lui servir de support. Elle allonge ses tiges de plusieurs centimètres par jour. Elle tord ses supports métalliques pourtant très robustes, façon bâtons de guimauve. Ses feuilles épaisses et très coriaces, rondes et aussi larges qu'une assiette, constituent une ombre inacceptable pour les sujets qu'elle arrive à recouvrir. Durant toute la bonne saison, on taille son bois de l'année qui prolifère dangereusement. Chaque hiver, il faut implanter de nouveaux pieux ou redresser les anciens. Il est préférable de ne pas la tailler en fin d'hiver. La pression de sa montée de sève, lui fait déverser des torrents de larmes préjudiciables à sa bonne santé.

     

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Jeudi 19 octobre 2017

    Bonjour 

    Cette année qui semble désastreuse pour les potagers, restera une grande année pour la tomate. Avec une récolte hier de plus de 8 kg, le total de l'année 2017 porte sur 82 kg. À la même époque en 2016, nous n'avions récolté que 29 kg et avec un plus grand nombre de pieds. Car en 2017, la canicule a détruit un bon tiers des plants installés en serre  et les plants plantés au potager, ont pris énormément de retard du fait de la sécheresse et ont fini par être exterminés par le mildiou. Saison très sèche- Saison très humide. Voici notre nouveau climat qui fonctionne sur un mode binaire. Notre climat maritime a besoin d'une certaine humidité, renouvelée à des intervalles raisonnables. Ce n'est plus le cas actuellement. En serre les plants ont été partiellement détruits par la trop grande ardeur du soleil de juin et de juillet. Mes serres sont en polycarbonate. Ces plaques de résines se sont opacifiées au fil du temps. Cela remplace le lait de chaux que les professionnels appliquent sur leurs serres. Cette année les possesseurs de serre en verre, qui n'ont pas eu le temps de blanchir leurs verres ou de disposer des paillassons, ont vu tous leurs plants pratiquement anéantis par la brutalité des rayons du soleil. Prévoyant chaque année, quelques désagrément climatiques, je garde en réserve quelques dizaines de plants, que je cultive en grands pot de 2 litres. Mais ces variétés étant le plus souvent des tomates cerises ou des tomates en grappes; variétés excellentes, mais qui ne pèsent pas lourd dans la balance. Dans mes serres je privilégie les variétés noires qui sont le plus souvent d'origine Russes ou Polonaises. Et aussi les grosses variétés de type beefsteak, Des variétés qui atteignent le plus souvent les 500 g et qui ne sont pas creuses ou gorgées d'eau, mais garnies d'une chair épaisse et souvent légèrement sucrée. Des variétés que les américains affectionnent tout particulièrement pour farcir leurs fameux sandwichs. Les plus avisés commençant à remplacer, dans ces sandwichs, une partie du hamburger gorgé de graisses néfastes, par de grosses tranches charnues et bien fermes de ces types de tomates. Ayant fait mon service militaire, en partie, à Paris, le 11 novembre 1968, commémorant le cinquantenaire de la fin de la grande guerre, les autorités ont demandé à notre compagnie, d'héberger les militaires représentant la Nouvelle Zélande et aussi L'Australie. Cela représentait beaucoup de monde, car il avait fallu plusieurs Boeing 707, pour acheminer tous ces beaux militaires, qui revenaient le plus souvent des combats de la guerre du Viet Nam. Nous avons partagé, pendant une semaine, nos chambrées avec eux et avons pu observer leurs habitudes, surtout alimentaires, qui sont très différentes des nôtres. Les ressortissants de ces pays bien qu'étant encore partiellement sous la coupe de la Reine d'Angleterre, ont des habitudes de vie pratiquement identiques à celles des américains. Nous nous amusions beaucoup, lors du passage, à chaque repas, par «L'Ordinaire», (C’est ainsi qu'à l'armée, on appelle le local où l’on prend ses repas)  de voir ces militaires confectionner leur repas; on devrait dire leurs sandwichs. Car notre «Ordinaire» était un self brillamment dirigé par un adjudant-chef, qui faisait honneur à la cuisine Française .Pas souvent le cas dans l'armée Française de l'époque. Donc tous ces hommes, dans leurs magnifiques uniformes, se confectionnaient d'énormes sandwichs à plusieurs étages, garnis de plusieurs morceaux de viandes, de beaucoup de feuilles de salade et d'énormes quantités de tomates. Privés du pain de mie qui est habituel dans leur cuisine, leurs sandwichs avaient une allure très cocasse avec les grosses tranches de notre bon pain. Bon enfant, notre Adjudant-chef veillait, toutefois, à ce qu'il n'embarque pas tout le stock de la salade de tomates mise à notre disposition. Une fois notre plateau garni de nos victuailles nous allions nous asseoir au «Réf» pour consommer notre repas. Ces militaires anglophones se répandaient, alors, dans la nature pour consommer ce que nous appelons vulgairement un casse-croûte. Les Américains sont de gros consommateurs de tomates. Ce sont eux qui ont redécouvert les nombreuses variétés Russes et d'Europe centrale. Ce sont eux qui ont fait la promotion dans le monde, de ces variétés bien adaptées à des climats assez rudes. Ils ont aussi, au passage, créé de nouvelles variétés. Ils ont fini, à la fin du XIXème siècle, par créer le Ketchup. Pour cela ils ont sélectionné un grand nombre de variétés de tomates qui portent toutes le nom de Heinz. Heinz 1... Heinz2...Heinz3... Et cetera.. Et cetera.. Et cetera.

     

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Vendredi 20 octobre 2017

    Bonjour  

    C'est l'époque des kiwis qui débute. Après l'époque des poires et des pommes, le plant d'actinidia est lourdement chargé de ces petites bestioles à la peau verdâtre et velue. Déjà quelques exemplaires sont arrivés à maturité. Chaque année la récolte nous assure deux mois de fruits au dessert. Comme beaucoup de monde le croit, le kiwi est qualifié d'arbuste exotique. Lorsque nous avons planté les deux plants de kiwi, on nous a carrément rigolé au nez. Le kiwi craint le froid, il ne pousse que dans les pays chauds, il est impossible de le palisser, il va tordre les poteaux les plus résistants. De quoi décourager les plus optimistes. Le public se trompe sur le terme «exotique» qu'il associe toujours à des contrées plus chaudes que notre beau pays. Le Sénégal est un pays exotique, pour nous Français, mais le Groenland est aussi un territoire exotique. Comme le kiwi pousse en Chine à l'état sauvage et que la Chine c'est très, très loin, la réputation de végétal frileux de notre liane est toute faite. L'actinidia résiste très bien aux - 20°C qui peuvent survenir lors d'un de nos hivers plus rigoureux que les autres. Avec le réchauffement climatique, cette mauvaise perspective s'estompe progressivement. J'ai déjà exposé la force avec laquelle cette liane enserre et finit par tordre les poteaux qui la soutiennent. Chaque année, je dois remédier à cet inconvénient, mais cela ne me prend pas plus de temps que l'entretien d'un pied de vigne. Une culture que j'ai pratiqué quelques années, et que j'ai fini par abandonner par manque d'expérience, ou peut-être à cause d'une mauvaise exposition. En ville, dans les faubourgs de Beauvais, notre ville Préfecture, sur des coteaux bien orientés, on peut observer, en ce moment de magnifiques grappes de raisins, faisant même ployer les pergolas qui les supportent. Donc l'entretien de ce pied de kiwi ne me demande pas plus de temps qu'un de mes pommiers, que je possède en grand nombre. Les spécialistes indiquent que cette liane est dioïque  et qu'elle doit convoler en justes noces avec un compagnon choisi de la meilleure espèce. Mais notre liane est veuve depuis longtemps. Cet époux très prisé et très aimé est mort par une belle journée de printemps. Ces plus grosses branches demeurent encore en place, après quelques décennies. Impossible de desserrer l'étreinte pour l'éternité de ces deux amoureux, sans risquer de mettre en péril l'avenir du pied femelle qui survit. Je suppose que dans les environs quelques voisins ont du passer par dessus les préjugés et planter deux ou trois pieds d'actinidias. Sinon nous n'aurions que le beau spectacle de ses fruits au mois d'avril. Je ne le taille qu'au cœur de l'hiver, car le spectacle, au printemps, de ces coupes qui déversent des flots de sèves nouvelles, m'inquiète toujours. En janvier, peut-être de la neige, mais pas de cette montée de sève, pourtant si bénéfique, qui génère des torrents de larmes. Quand on fait goûter des kiwis à notre entourage, on nous demande toujours dans quel alcool avons-nous fait macérer nos kiwis? Tant le parfum dégagé par les nôtres est plus subtil que la fadeur de ceux, pourtant plus volumineux, proposés en supermarché.

     

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Bonjour  

    Todmorden, peut-être un nom qui ne vous dit rien, mais qui est une initiative de nos amis Britanniques. «Incredible Edible» « Ce sont les «jardins de la propagande», comme se plaisent à les nommer Estelle Brown, Mary Clear et Pam Warhurst, les cinquantenaires qui ont lancé le mouvement Incredible Edible (littéralement, les Incroyables comestibles) en 2008 dans la petite ville anglaise de Todmorden. Là, des espaces publics ont été transformés en jardins potagers pour redonner l’envie aux résidents de consommer des produits frais et locaux et d’y cultiver un nouvel art de vivre. «Au début, on nous traitait de vieilles excentriques qui n’avaient rien de mieux à faire. La crédulité a fait place à la crédibilité», dit Pam Warhurst, activiste de cette petite ville de 15 000 habitants plantée dans les vallons du Yorkshire, à mi-chemin entre Manchester et Leeds.

    À preuve : les trois femmes sont régulièrement invitées comme conférencières en Europe et ailleurs dans le monde. Todmorden accueille annuellement des milliers de visiteurs anglais – dont le Prince Charles – et de l’étranger, venus s’inspirer de cette initiative d’Incredible Edible. Des touristes visitent aussi ces jardins.»
    Excusez du peu, on peut voir le Prince Charles armé d'une énorme courgette en train de deviser avec  Estelle Brown, Mary Clear et Pam Warhurst sur un petit marché d'Angleterre. Nos amis britanniques savent très bien transformer le ridicule en attitude sublime et aussi très officielle. «Honni soit qui mal y pense» l'ordre du Bain et l'ordre de la jarretière sont ce qu'il y  de plus honorifique pour un citoyen britannique. Il semblerait que la Monarchie Anglaise se rapproche souvent des préoccupations légitimes de son peuple. La Monarchie Française (ils logent tous dans des Palais) semblerait avoir quelques difficultés à partager les justes aspirations de son propre peuple. Parfois des représentants du peuple de France, s'invitent même dans les logis de ces princes et de ces barons. Et pourtant le personnel politique Français est très, très qualifié. Que des Énarques...... Des Énarques qui viennent  d'être renvoyées à leurs chères études. À Todmorden du maïs sucré et des légumes poussent devant le poste Police.  «Food To Share », servez-vous librement, c’est gratuit, répondent les agents de police. Quand pourra-t-on faire son marché dans les jardins de nos gendarmeries ? Et pourtant, il n'y a pas si longtemps dans chaque village de France, le curé, souvent aidé de sa gouvernante, entretenait un potager pour sa consommation personnelle et aussi un jardin de simples et  de magnifiques floraisons. Bien sur, il ne distribuait pas à l'encan les produits de ses jardins, mais faisaient découvrir, aux familles des agriculteurs, des variétés très rares de légumes, d'aromatiques et même de médicinales. Les jardins de curé par leur science botanique, ont fini par créer un type et un style de jardin très prisé aujourd'hui. Â travers le monde, des hordes de jardiniers, sympathiques terroristes, investissent les zones urbaines et publiques, délaissées par les autorités municipales, pour y planter arbustes, légumes et fleurs. Certains interviennent même la nuit. Pour échapper à l'intervention de la force publique, qui ne comprend pas du premier coup, cette démarche pacifique et botanique. Le lendemain les badauds sont enchantés par le spectacle de toutes ces plantations. Le monde est en train de changer... En douteriez-vous encore?

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Dimanche 22 octobre 2017

    Bonjour 

     Des «Jardinistes» de l'État botanique font exploser un peu partout des bombes vertes gorgées de graines. C'est le terrorisme vert qui s'abat maintenant, dans le monde, sur les surfaces bétonnées. À Paris, ville musée, il y a un manque considérable d'espace vert. Chaque 1er mai des bombes sont lancées sur les espaces non entretenues par les ateliers municipaux. Des bombes qui contiennent des graines de tournesol. De grosses graines qui vont bientôt germer, mais qui du fait de leur grosseur risquent d'être repérées par les oiseaux, gros consommateurs des ces amuse-gueules. Oui! Je sais! J'aurais du dire des amuse-becs. Ces révolutionnaires opèrent en zone urbaine, alors qu'il y a quelques années de gros semenciers ont tenté de faire interdire les petits potagers familiaux. C'est surtout aux États Unis, que la bande à Monsanto aurait bien voulu faire légiférer les autorités dans le sens de leurs intérêts. Prétextant que ces jardiniers soucieux de biodiversité, feraient propagation de variétés menacées d'extinction, mais non reconnues par les pouvoirs officiels. C'est beaucoup plus pratique pour ces industriels de ne produire que quelques variétés, plutôt que de gérer avec efficacité la biodiversité. C'est surtout beaucoup moins rentable. C'est pourquoi que souvent des pouvoirs officiels sont entièrement à leur solde, cela va de soit. On chuchote même que dans les couloirs de certains ministères, de telles solutions auraient été envisagées, il y a quelques années. Mais devant le caractère très impopulaire et anti-électoral de telles mesures, ces politiciens à la solde de quelques intérêts particuliers, ont du rapidement rentrer dans le rang. Certains déplorent que les États aient abandonné certaines de leurs prérogatives au parlement de Bruxelles, mais c'est surtout devant les prétentions de toutes ces multinationales que les gouvernements se sont couchés. Elles contrôlent tout et partout. C'est pourquoi, ce terrorisme vert est devenu le bras armé de ceux qui veulent préserver notre espace de vie et celui de nos descendants. Je suggère à notre ami Mr Mélenchon qui vient de rater ses objectifs d'opposition, de se tourner vers les préoccupations de dizaines de millions d'électeurs inquiets des développements futures et funestes de certains irresponsables qui envisagent encore de mettre nature et biodiversité à leur propre service. Vous me direz, qu'il y a les Verts pour cette croisade, mais comme ils ont été bien incapables de surnager dans le Tsunami politique du printemps dernier, il n'y a plus que la France Insoumise qui puisse porter ce combat.

       

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Lundi 23 octobre 2017

    Bonjour 

    Â l'heure où l'on parle de protection d'environnement, de récupération des déchets et d'économie des matières premières, j'avais, il y a quelques temps, écrit ce petit texte qui est encore d'actualité.
     
    «Vers le conteneur à verre
    Encore une débilité de nos autorités. Depuis près de 20 ans, a été organisée la collecte du verre. Le public avait pris l'habitude de rapporter ses verres dans les conteneurs prévus à cet effet.
    Hé bien chez nous, la nouvelle communauté de commune organise le ramassage. En fournissant une quatrième poubelle. Une habitude éco citoyenne battue en brèche. Une bonne habitude qu'il avait été difficile à mettre en place. Par contre les Objets Encombrants ne sont plus ramassés que 2 fois par an. Des objets qui sont souvent très difficiles à déplacer pour la plupart d’entre nous.
    Je pense que les déchets récupérables et recyclables devraient être rapportés dans des conteneurs appropriés, entreposés sur les lieux de consommation habituels. Une sorte de consigne.
    Je ne suis pas centenaire, mais je viens d'une époque où beaucoup d'emballages ou contenants étaient consignés et rapportés chez le commerçant. Ils étaient pratiquement tous en verre ou en métal. Les consommateurs arrivent très bien à transporter, chaque semaine, des dizaines de kilos de denrées, de leur magasin vers leur domicile. Pourquoi ne rapporteraient-ils pas eux-mêmes, verres, bouteilles plastiques, boites de conserve, bombes aérosol, papier, carton etc. ? Ils le font bien pour les piles, les ampoules à base de mercure, les médicaments périmés et autres cartouches d’imprimante. On a même remarqué des conteneurs à huile de vidange (disparus, eux aussi de la circulation). Il existe en certains endroits des conteneurs pour vêtements usagés. (Emplacements très confidentiels). Et pourquoi ne pas installer les déchetteries près des Grandes Surfaces. Les communes et les collectivités locales font de très grosses facilités en termes de fiscalité et de coût du terrain pour faire venir ces Grandes Surfaces… Ces Grandes Salopes qui garnissent, à grand renfort de publicité, nos caddies, d’objet la plupart du temps inutiles et très polluants. Des déchetteries que les communautés de communes ont installées ou réinstallées à grand frais, une fois de plus, dans la nature (Porcheux). En ce qui concerne la collecte hebdomadaire de nos déchets, le personnel employé à courir derrière les camions de ramassage, serait mieux utilisé sur les lieux de collecte. C'est un métier très dangereux en termes de sécurité routière. Et beaucoup moins de gazoil serait dépensé pour la collecte en porte-à-porte. Devant chez nous le camion fait une marche arrière de plus de 200 mètres pour venir ramasser nos quelques kilos de déchets, une fois par semaine. Nous habitons à la sortie du pays. Je devine, que je vais susciter une tempête de protestations. Comment! On devrait rapporter nous-mêmes nos déchets aux abords du supermarché???? Et comment vont faire les plus âgés d’entre nous et les personnes à mobilité réduite ??? Ces personnes sont, malgré tout, bon an mal an, approvisionnées en denrées alimentaires et en biens de consommation. Et bien, certains de ces déchets recyclables peuvent très bien faire le trajet inverse. Sans passer par le camion de collecte de nos poubelles. Ce pourrait être une économie aux niveaux de nos impôts locaux, qui vont augmenter de plus en plus. Une économie de rejet carbone vers l’atmosphère (c’est à la mode en ce moment). Une économie de carburant. Un travail plus valorisant pour les agents du ramassage. Pourquoi faut-il que ce soit toujours la même catégorie de salariés qui soient obligés de ramasser et de nettoyer nos déchets et nos saletés ? Â chacun sa merde !
    Un verre ça va, 3 verres... ça sera mieux dans le conteneur! (Tendance) »

    Notre conseil municipal vient de voter dans la précipitation le changement de communauté de communes. Une fois de plus. Les habitudes du public en matière de tri des déchets vont encore devoir changer. C'est devenu une habitude bien Française de changer trop souvent textes de lois et règlements.

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Mardi 24 octobre 2017

    Bonjour  

    Glyphosate, un mot qui inquiète de plus en plus. D'abord le public se préoccupe de savoir quel est ce nouveau poison que l'on avait dissimulé à sa vigilance. D'autre part, légitimement, les agriculteurs ne se voient pas retourner des décennies en arrière dans la pratique de leur dur métier. Le glyphosate, c'est le Round Up que tout le monde connait bien. Tout ceux qui ont un petit lopin de terre, ont déjà été tentés de faire usage de cette molécule. Moi le premier. Une molécule très pratique, car elle permet de cultiver, moins d'un mois après avoir pulvérisé cet «Attila» en flacon. La nocivité de cet herbicide sur la santé n'est pas clairement établie par les nombreuses études entreprises sur ce sujet. Son caractère cancérogène est fortement soupçonné par certains instituts. On comprend l'émotion suscitée, ces jours-ci, au parlement de Bruxelles. Le principe de précaution est retenu. En attente d'expertises scientifiques plus fines et plus probantes, les élus, soucieux de leurs responsabilités, vont certainement mettre à l'index ce produit. Peut-être provisoirement, mais ce désherbant ne sera plus autorisé à la vente. On comprend aussi la grande colère des agriculteurs qui se voient privés d'un outil très important. Monsanto a déjà eu des démêlées avec la justice. Ayant affirmé que son produit était biodégradable, parce que, effectivement, la molécule du glyphosate se dégrade, en moins de 2 mois, en d'autres composés chimiques soupçonnés aussi d'être malsains pour la santé. De plus, moins de 2 mois, c'est souvent le temps suffisant pour que le Round UP puisse  traverser certains sols trop perméables et rejoindre les nappes phréatiques déjà atteintes par d'autres polluants. Ce qui doit inquiéter les chercheurs, c'est le mélange de ces polluants dans la nature. L'interaction entre toutes ces molécules est très mal connue. Si on est un scientifique sérieux, on étudie à fond toutes les propriétés de la nouvelle molécule que l'on vient de synthétiser ou d'extraire d'un composé d'origine naturel. Mais il est très difficile d'établir toutes les interactions avec les millions de molécules différentes que recèle la nature. Un autre sujet d'inquiétude pour Monsanto, c'est que certaines mauvaises herbes entrent en résistance. Une variété de liseron fait déjà la nique à cette molécule. Le gaillet gratteron, cette herbe très prolifique au printemps, qui ne gratte pas, mais qui colle partout, est devenu un combattant qui se dresse contre cet empoisonneur. La nature y mettra le temps qu'il faut, mais elle rendra ce produit en grande partie inefficace. Celle-ci n'a pas fini de nous étonner.

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Mercredi 25 octobre 2017

    Bonjour 
    «Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi». Cette sublime chanson, nous rappelle, chaque année, que c'est l'époque où il va falloir songer à faire la toilette du jardin avant que celui-ci ne s'endorme pour un long hiver. Il y a déjà de nombreuses feuilles à ramasser. Si l'on a planté plusieurs grands arbres d'ornement, il y a du travail sous les frondaisons. Il y a souvent deux types de feuilles à ramasser. Les grosses feuilles, issues des deux érables que nous avons plantés, et celles plus petites, tombées des bouleaux, encore en grand nombre sur notre terrain. La feuille d'érable est bien connue, elle figure sur le drapeau du Canada. Plus grande que la main, elle est assez coriace à décomposer. Je préfère la ramasser à la suite d'une pluie, car mouillée, elle se laisse facilement emmener sur les parcelles destinées aux courges et aux tomates. Parcelles qui sont ensuite recouvertes du fumier du parcourt des poules. Parcelles qui sont finalement recouvertes de paille fraîche. En prévision de ces travaux, j'ai fait rentrer, pour cet usage, un gros ballot rond de plus de 300 kg. Il est de plus en plus conseillé de recouvrir les parcelles du jardin avec une couverture organique. Les mauvaises graines ne seront plus tentées de germer en grosses quantités et les vers de terre, se rapprocheront de la surface du sol, qui ne sera plus battu par les pluies diluviennes. Ainsi, au printemps, ces feuilles coriaces sont en partie décomposées. On peut, alors, planter facilement dans ce terreau très meuble, sans outil, simplement avec la main, gantée comme il se doit. Les feuilles des bouleaux, plus difficiles à collecter, iront recouvrir le pied de quelques légumes retardataires, au cas où quelques gelées nocturnes se manifesteraient. Probabilité qui s'estompe au fil des années, depuis que nous sommes entrés dans le cycle du réchauffement climatique. Une autre solution pour récupérer ces petites feuilles, c'est de passer la tondeuse dessus. Hachées et mélangées aux coupes de gazon, ces feuilles se décomposent très vite. Mais cette pratique ne peut s'opérer qu'en dehors des périodes d'humidité. Depuis quelques jours, en raison des intempéries, ces travaux furent suspendus. Les prévisions météo étant plus optimistes, on va pouvoir de nouveau, se consacrer à cet ultime toilettage.
    «Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi Et le vent du nord les emporte Dans la nuit froide de l'oubli».

     

      

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Jeudi 26 octobre 2017

    Bonjour  

    Encore deux mois d'automne et ce sera le début de l'hiver, Noël et les fêtes de fin d'année. Hier fut une belle journée sans pluie et sans vent. Dans quelques jours nous allons être plongés dans les horaires d'hiver. Le mois de novembre qui s'approche, est, à mon sens, le plus mauvais mois de l'année dans notre région. Les nombreux brouillards peuvent nous priver totalement des rayons du soleil. Ces rayons n'ayant pu réchauffer l'intérieur de la maison au travers des vitres, la consommation de chauffage s'avère calamiteuse. En janvier et février, les brouillards sont beaucoup moins fréquents. Il est souvent facile de travailler au jardin. À cette époque, un gel nocturne est souvent suivi par un dégagement du ciel et donc une journée ensoleillée s'offre à nous. Je constate que les arbres sont loin d'avoir évacué la totalité de leurs feuilles. Ce sont les gelées nocturnes qui les aident à se dépouiller de leurs oripeaux d'été. Comme le temps est très doux, les invasives continuent leur extension. Elles prennent leur revanche sur les mois de canicule qui les ont maintenues en respect au printemps et dans une partie de l'été. Cela fait une excellente nourriture pour les poules qui ont cependant arrêtés de nous fournir des œufs. Les dernières récoltes sont effectuées au potager. Quelques poireaux ont réussi à survivre à la mineuse du poireau. Mais du fait de la sécheresse, ils sont restés tout petit. La saison est finie pour les haricots. Encore beaucoup de tomates dans les serres. Très peu de mildiou. Mais cela est devenu un rituel, chaque année. On peut encore en récolter jusqu'en décembre. Même chose pour les poivrons, qui continuent de fournir de petits poivrons verts, rouges, jaunes et violets. Ces légumes ne sont pas touchés par la maladie. Ils ne redoutent qu'une gelée éventuelle. Les céleris sont mis à blanchir et fournissent déjà de très bonnes entrées très fortes en gout. Les céleris raves continuent de se développer, mais gravement entravés dans leur croissance par les canicules, ils ne parviendront certainement pas à donner de belles racines de tailles acceptables, avant l'hiver. Les endives ont développé d'énormes feuilles, mais n'est-ce pas au détriment de la grosseur des racines? Nous aurons la réponse dans quelques jours, lorsque nous commencerons de les faire pousser en cave sur de la tourbe. Du coté des choux, pas de récolte. Une année sèche qui est très néfaste à leur développement. Ils serviront de nourriture pour les lapins et les poules. Les nouvelles asperges tardent à se développer. Mais pratiquement toutes les griffes ont l'air d'avoir repris. Sur l'ancienne planche des asperges, des scaroles et des frisées, y ont été repiquées en août et ont donné des sujets spectaculaires. Elles ont profité des excédents d'engrais que les asperges ont laissé. Du coté des fruits les kiwis viennent remplacer, au dessert, les poires, dont le stock en cave est épuisé. Les framboises remontantes ont elles aussi profité de la douceur du climat. Cette année est calamiteuse pour le potager, mais bénéfique pour les fruits. Un printemps sec et sans gelées nocturnes favorisent grandement le développement des fruits. Ces fruits aimant beaucoup la chaleur, les différentes canicules les ont fortement enrichis en sucre et en parfum.

       

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

    Samedi 28 octobre 2017

    Bonjour  Ce mois d'octobre aura été marqué par sa grande douceur. Les pluies assez conséquentes auront fait remonter quelque peu les moyennes de 2017. Il y a encore des pommes et aussi des  poires à récolter . Pour les coings attendre qu'ils soient bien jaune pour récolter. Noix et noisettes sont encore à récolter ce mois-ci. C'est encore la bonne époque pour récolter le raisin. Comme le soleil est rare depuis quelques semaines, il est nécessaire de retirer les feuilles qui recouvrent les grappes. Les châtaignes sont à ramasser en ce moment. Les Kiwis arrivent à leur maturité et peuvent être cueillis. Dans les régions du sud de la France c'est carrément l'été qui est revenu ou qui est très en avance. On ne peut plus parler d'été Indien. Du coté des haies, qui continuent de pousser, il est encore possible de tailler certaines haies au cours de ce mois, mais il vaut beaucoup mieux  pratiquer cela en août/septembre. Un hiver précoce pourrait provoquer des dégâts sur ces rameaux fraîchement coupés. Mais il devient difficile de donner les recommandations traditionnelles, tant le climat est en train de changer. Coté boutures le bouturage des espèces persistantes et des conifères peut continuer à ses pratiquer. ce sont des boutures à talon. Les espèces à feuilles caducs pourront se bouturer dés le mois prochain. Après la chute des feuilles. Cela va de soi. Malgré qu'ils développent de nouvelles floraisons, pour les rosiers c'est l'heure des bilans. Variétés à propager ou à commander. Ou à éliminer, parfois. Les nouvelles variétés ne tiennent pas toujours leurs promesses. Au bout de quelques années leurs roses perdent une partie de leurs caractères. Il est préférable de planter des rosiers paysagés, ou des roses anciennes, si chères à Monsieur André Eve.

        

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

    Dimanche 29 octobre 2017

    Bonjour 

     Nous avons gagné une heure de sommeil. Mais perdu une heure de soleil en fin de journée, pour ceux qui bossent. Cette année nous n'avons pas entendu les sempiternels micros-trottoirs qui vont interroger les mécontents du changement d'heure. Cela indiquerait que les Français auraient, maintenant, d'autres préoccupations beaucoup plus graves. Habituellement les journalistes en mal d'infos sensationnelles, à l'occasion du changement d'heure ou d'une hausse des carburants, se dirigent vers les pompes à essence pour trouver quelques mécontents. Ils n'ont aucun mal dans cette mission, car dans notre pays, il n'y a que cela, des mécontents. Automobilistes Vache à lait! Clament-ils tous, en cœur, ces automobilistes qui roulent dans des véhicules qui dépassent, souvent, largement leurs moyens et s'étonnent qu'il faille abreuver de temps en temps, l'objet qui leur permet de frimer auprès de leurs voisins. Plutôt que de s'insurger contre le prix des carburants, ces mécontents devraient plutôt s'interroger sur la nécessité relativement récente de se fournir en eau minérale. Il y a encore quarante ans, on buvait l'eau  du robinet. Elle était potable. Aujourd'hui, elle l'est toujours. Mais le terme «potable» au strict sens du mot,  veut bien dire que l'on peut mettre cette eau dans un pot et la présenter sur la table des repas, et la consommer ensuite. Seulement voilà, des chimistes ombrageux se sont mis à analyser cette nouvelle eau potable et Oh stupeur, ils y ont découvert tout le panel des résidus de notre magnifique civilisation, grosse consommatrice d'énergie et de matières premières. Pas une molécule ne manque à l'appel, les nappes phréatiques sont l'écrin et le réceptacle de toutes les turpitudes de cette société que l'on qualifie de «Postindustrielle», dans les milieux dits autorisés. Une société qui a laissé tous ses emplois industriels, partir sous d'autres cieux, au bénéfice d'un secteur qualifié de «Tertiaire». Donc ces automobilistes mécontents ne se préoccupent pas du prix de l'eau potable, qui est passée de pratiquement 0 franc dans les années 50, à 0.55€ pour un litre d'eau minérale gazeuse, de qualité moyenne, actuellement. Le prix de l'eau n'a jamais cessé d'augmenter, alors que celui de l'essence n'a fait que monter et descendre. Les journalistes se gardant bien d'aller interroger les clients des pompes à essence lorsque le coût des carburants est à la baisse. Cela ne ferait pas vendre le papier de leurs gazettes souvent «démagos». 

        

       À demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     

     

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

     «Fritillaire»

     Bonjour 

    Chut! Pas de bruit! La tempête se serait-elle assoupie? N'allez pas nous la réveiller. Ce matin on a ouvert les volets avec précaution, en catimini même. On va pouvoir poursuivre les travaux d'élagage entamés, il y a une semaine. Hé oui! La tempête a soufflé pendant sept jours consécutifs. Il y a cinquante ans c'était deux jours et ces tempêtes d'hiver étaient moins nombreuses et surtout moins puissantes. On va pouvoir aller récupérer ce qui s'est envolé et changer sur les serres, les plaques de plastique qui ont été détériorées.  Au catalogue des bulbes de printemps il est un bulbe qui n'aurait pas du tout apprécié toutes ces turbulences. Un bulbe juché sur une longue tige offrant une grande prise au vent. Un bulbe  assez connu, mais très peu employé; c'est la fritillaire impériale. Cette liliacée est aussi appelée «Couronne Impériale». Du fait de sa grande hauteur et de sa magnifique floraison, elle fut couronnée impératrice des bulbes du printemps, par l'assentiment unanime des jardiniers. Sa couronne est composée d'un grand nombre de clochettes qui se déclinent du rouge vif au jaune le plus pur, en passant par toutes les nuances de l'orange. Cet arrangement floral s'appelle un verticille. Ce qui caractérise le plus ce bulbe, c'est son odeur. Une odeur très forte qui ferait fuir taupes et rongeurs. Une réputation non vérifiée scientifiquement, mais que les catalogues de fleurs lui attribuent largement, dans le seul souci de nous faire acheter cette couronne impériale. Impériale par son prix, qui ne laisse pas indifférent. On se contente souvent de l'acquisition d'un bulbe ou deux, en prenant le risque que sitôt fleurie, cette couronne impériale, ne reparaisse plus le printemps suivant. Dépité par ce demi-échec, on ne renouvelle que rarement l'emploi de cette magnifique inflorescence. Ce bulbe qui est très gros et aussi très fragile, craint beaucoup les terres lourdes et humides. Ce qui fait qu'il disparaît souvent au bout d'un an ou deux. J'en ai planté trois ou quatre fois, des jaunes et des rouges, qui ont fini par disparaître  au bout de deux ou trois ans. J'en ai même un qui reparaît une fois tous les deux ou trois ans. Cette année au printemps, il s'est manifesté au milieu de mes tulipes et de mes narcisses. Mais son allure n'a plus rien d'impériale. Lui qui peut facilement atteindre plus d'un mètre, arrive à peine à surmonter les tulipes, ses voisines. Un empereur déchu, en quelque sorte. Un retour à la démocratie. Son odeur très caractéristique, embaume, pour ceux qui les ont connus, tous ces petits magasins de fleurs comme Clause, par exemple, où je me fournissais encore dans les années 70, les grandes surfaces du jardinage, n'ayant pas encore fait leur apparition dans notre voisinage. Des grandes surfaces qui n'offrent plus, aujourd'hui, que les parfums les plus envoûtants des nombreux végétaux qu'elles proposent. J'apprécie toujours les effluves les plus délicates des petits magasins fleuristes, pour ceux qui ont survécu évidemment, et aussi la fraîcheur de ces petites échoppes, ainsi que le doux gazouillement de l'eau qui s'écoule, si nécessaire à l'épanouissement de toutes ces fleurs, incomparablement plus belles les unes que les autres. Une fois de plus, il faut rappeler que ce bulbe est toxique. C'est peut être ce qui encourage nos rongeurs à changer de crèmerie. Va savoir!    

     

     

    Bonne journée

     

     

         

     

     

     

     
    Bonjour   Bonjour    Le jardin de l'Echassière
    Bonjour Bonjour    
    Bonjour Bonjour 21 février 2022 : Minima  6° - Maxima 9° - Pluie - Tempête de sud ouest Mon site de musique 
      Marion Alabama      Salut les confinés sur Facebook  Coil car 
    Lombart Illinois Pascal Poot  Dernière mise à jour  Mardi 22 février 2022 8.30
    Fraises de serre
      Veuillez, s'il vous plait, consulter les images de cet article en cliquant sur les boutons roses à gauche Le pluviomètre du mois :  34 mm
                     Photos  Création & Techniques   Photos   Photos   Modèle

       

     

     

    bonjour poule météo godefroy Jardin Blanc Oise Picardie Potager Fleur Légume Tomate Forum Animal Nature Terre accueil

     
    Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Vendredi 1er septembre 2017

    Bonjour

    Le mois de septembre qui est traditionnellement le mois des récoltes de fruits et des vendanges demande beaucoup d'efforts aux producteurs et aux viticulteurs. Le climat très favorable pendant cet été 2017 pour ces cultures, avancent les dates de cueillette de près de trois semaines. On nous dit que beaucoup de professionnels n'arrivent plus à recruter de saisonniers. Mais quand on interroge ces mêmes saisonniers, ils expriment leur désappointement, après avoir durement travaillé dans les exploitations. Venant souvent de très loin, ils doivent abandonner une partie de leur salaire de saisonnier dans le coût du transport. Sur place, ils doivent souvent financer leur logement. Finalement, ils sont venus travailler pour un misérable salaire. Beaucoup préfèrent rester chez eux, toucher le chômage et Basta! Â l'heure où le gouvernement présente sa loi travail par le biais des ordonnances, il est permis de s'interroger. Est-ce-que de nouvelles dispositions sont inscrites dans ces nouvelles lois, au sujet du travail saisonnier? Visiblement nous n'auront pas la réponse tout de suite.
    En ce qui nous concerne, en tant que jardinier, le travail saisonnier, dans notre petite entreprise de jardinage se prolonge en septembre .Comme le mois dernier, ce mois-ci on continue de semer la mâche, les choux de printemps et les laitues d'hiver, ainsi que les épinards d'hiver. Du coté des fleurs, on pourra continuer de semer les bisannuelles et certaines vivaces. Les boutures qui n'ont pu être faites le mois dernier sont à entreprendre ce mois-ci. On peut encore profiter de journées sèches et chaudes pour récolter les graines de ses plantes favorites. On continue de  procéder à la multiplication des fraisiers qui ont émis leurs stolons depuis de nombreuses semaines. Si le mildiou n'a pas terrassé les pieds de tomates, on continue la taille des tomates en enlevant une plus grande quantité de feuilles, car le soleil devient moins généreux en ce mois de septembre. Il faudra surveiller les dernières planches de haricots, car une gelée est déjà possible dans certaines régions.
    Vaste entreprise, notre petit potager.
    Vivement l'hiver pour que l'on se repose un peu.

      

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 2 septembre 2017

    Bonjour
    La fin de l'été va libérer de grandes parcelles dans le jardin potager. C'est l'occasion pour recouvrir ces parcelles libres de toute culture, avec diverses substances, toutes issues de la nature. Tout d'abord le terreau provenant des compostières pourra venir couvrir ces surfaces, au fur et à mesure de la fin des cultures dans ces parcelles. Les tontes de gazon et les taillures de haies finement broyées viendront elles aussi participer à ce paillage de longue durée. Il faut éviter les taillures de haie de conifères. Ce type de compostage en surface je le réserve sur les plates-bandes et au pied des arbres. Mais je n'ai pratiquement plus de conifère dans mon jardin. Ensuite l'automne étant célèbre par la chute des feuilles de tous les arbres et arbustes, va permettre de venir déposer une couche supplémentaire sur le potager débarrassé de ses légumes. Cette action permet de s'affranchir d'une lourde corvée de transport de matière d'amendement. Lorsque l'on transporte toutes les matières organiques vers le tas de compost, il parait évident qu'un jour ou l'autre, il faudra transporter, de nouveau, le produit de cette transformation organique. En procédant ainsi  au paillage des surfaces, on est exempté de cette corvée de transport. Une corvée fatigante et aussi dommageable pour le dos. On a mieux à faire dans notre potager. Le lent travail de décomposition qui s'opère traditionnellement à l'intérieur du tas de compost, va, dans cette pratique s'opérer pendant les longs mois de la mauvaise saison, à la surface du potager. Enfin, pour parfaire ce procédé, il faudra recouvrir le tout d'une couche de paille assez importante. Certains parlent d'une couche de paille de 40 cm d'épaisseur. Mais il faut alors avoir à sa disposition énormément de ballots de paille. Seuls les jardiniers qui sont aussi agriculteurs, peuvent se le permettre. Comme je possède un poulailler, tous les déchets de cuisine vont invariablement sur le parcourt des volailles, qui après consommation sont mélangés aux déchets végétaux du potager et aux apports de paille destiner à éviter une humidité excessive sur le parcourt du  poulailler. Il se constitue au bout d'un an une couche d'un amendement qui peut atteindre 30 cm de haut, par endroit. À la fin de l'hiver, je transporte cet amendement sur les parcelles qui n'ont pas pu être compostés, à cause de la présence des légumes. Pendant l'hiver, il reste encore dans le potager des légumes comme les endives, les carottes, les navets, les choux et aussi beaucoup de  mâche. Les hivers très doux permettent dorénavant de conserver tout cela pendant une partie de l'hiver, sans prendre beaucoup de risques. 

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 3 septembre 2017

    Bonjour

    Un dimanche à la Campagne. Tout le monde se souvient très bien du très beau film de Bertrand Tavernier et de la divine Sabine Azéma. Même s'il ne s'y passe rien, la campagne reste tout de même un havre de paix. Même si la motoculture de plaisance qui a révolutionné les pratiques et les procédés du jardinage, a débarqué avec tous ses arpèges et ses accords de nuisances sonores. Le dimanche ce ne sont plus les cloches qui appellent à l'office les pratiquants de la religion, mais le lancinant concert de la tondeuse toute proche. Fi de grasse matinée, le propriétaire de la dite tondeuse fort de son bon droit (la commune autorise cette symphonie dominicale jusqu'à midi), a décidé de rafraichir la taille de sa pelouse. Un peu comme le coiffeur qui nous offrait ses bons services le dimanche matin. Mais le cliquetis de ses ciseaux, le doux ronronnement de sa tondeuse et le crissement de son rasoir sur notre peau de lézard, façon toile émeri, étaient bien plus supportables pour le voisinage. Mais ce concert dominical n'est souvent pas de courte durée, comme la superficie apparente de la pelouse aurait pu le laisser supposer. Non, très vite le concert va s'accorder une pause, car le scarificateur de notre repos dominical n'avait pas vérifié le niveau du carburant dans le réservoir de la machine. Une machine qui essayait par quelques toussotements, pourtant si caractéristiques, de prévenir le pousseur de la tondeuse encore à moitié embrumé des vapeurs soporifiques, du barbecue entre copains de la veille au soir. Une tendre petite machine qui tente de faire comprendre que son petit réservoir est à sec de toute gazoline. Quelques jurons plus tard, le joyeux possesseur de la bruyante machine, se lance à la recherche du bidon salvateur aux effluves pétrolières. Seulement le précieux flacon est au plus bas de son niveau. Bref pas une goutte de ce précieux liquide destiné à se vaporiser dans les entrailles de la machine qui sert à raccourcir les gazons. C'est là qu'une autre machine va intervenir. Beaucoup plus grosse et tout aussi polluante. L’assassin de notre silence réparateur, va tenter la mise en marche de son véhicule préféré. Parfois celui-ci, fort de ses nombreux aller-et-retours de la semaine passée, s'accorde un légitime repos dominical. Il s'ensuit de nouveau, quelques jurons et claquements de portières et de capots. Un certain nombre de dizaines de minutes plus tard, réapparition du véhicule, avec à son bord, le bidon nauséabond, car notre tondeur du dimanche a raté avec le pistolet à un coup de la station qui vous rend service, l'embouchure du jerrycan en plastique. Le «Glouglou» caractéristique nous indique que la brave petite machine est en train de satisfaire sa grande soif de carburant. Nouveaux jurons, car notre jardinier d'occasion, dans sa grande précipitation, a fait déborder le réservoir; regard courroucé de la petite tondeuse à la robe toute tachée de cette essence si précieuse, je vous raconte pas! Après toutes ces péripéties, notre jardinier tire de nouveau et de toutes les forces qui lui restent sur la cordelette destinée à relancer, piston, bielle et vilebrequin de la petite machine. Seulement voilà! Tout le monde a pu le constater, ce type de petit moteur, ne repart qu'une fois sur deux, et encore, les jours de chance. Car le petit circuit compliqué de son carburateur étant complètement désamorcé, la pauvre petite machine tire une langue de dromadaire assoiffé. Il va falloir de nombreux jurons et de tractions de plus en plus désordonnées sur la minuscule cordelette en charge du démarrage de l'engin. Au risque de sectionner la minuscule cordelette, souvent arrivée à la fin de sa carrière. Enfin la symphonie dominicale reprend pendant quelques minutes encore, pour s'arrêter définitivement et nous rappeler qu'il est l'heure de l'apéro.
    Comme cela aurait été plus simple, si notre jardinier du dimanche, avait opté pour une tondeuse électrique, car la plupart des petites pelouses actuelles le permettent. À l'heure où la voiture électrique s'impose à tous, la tondeuse électrique n'apparait pas encore, pour tous, comme une solution efficace, à condition d'avoir une pelouse de taille modeste et dépourvue de plantations gênantes pour le déplacement de l'engin. Aujourd'hui la plupart des petites pelouses sont de ce type. Bon Dimanche!   

     

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 5 septembre 2017

    Bonjour
    Le jour du premier mai est souhaité avec cette plante bien connue, aux petites clochettes blanches si attendrissantes. Il en existe une variété aux clochettes roses. C'est le compagnon assuré de nos promenades printanières dans les sous-bois de nos forêts. On l'aura bien compris, cette liliacée s'accommode très bien de l'ombre. C'est pourquoi je l'ai propagé dans le jardin dans des emplacements souvent privés de soleil, parfois au pied d'une grande vivace. Cette année, elle est arrivée très en avance, alors qu'habituellement, elle est plutôt en retard. Tant les printemps sont souvent chaotiques dans notre région. Avec l'automne qui s'annonce, ce sera bientôt la saison pour planter les griffes de cette vivace herbacée. C'est une plante à rhizome qu'il sera facile de multiplier par la suite. Si cette plante est offerte au premier mai, avec son rhizome, il sera facile de la replanter dans le jardin, si possible à l'ombre. Ces charmantes clochettes blanches ont tout pour nous séduire et pourtant elles recèlent en leur cœur un dangereux poison analogue à la digitaline de la Grand Digitale. Ce sont souvent les jeunes enfants qui sont le plus souvent le plus touchés par cet empoisonnement. Ils peuvent être séduits par cette petite plante qui offre généreusement ces petits bonbons blancs, que nos bambins pourraient porter à la bouche. Toute la plante est toxique; feuilles, fleurs et graines. Même l'eau du vase, dans laquelle on aura accueilli ce messager du printemps, est toxique. Des intoxications occasionnelles des chiens et des chats, ont souvent été rapportés. Mais ces animaux savent, mieux que nous, distinguer ce qui pourrait être néfaste à leur avenir. Offrir ces petites clochettes ne s'arrête pas à symboliser la fête du travail, mais demeure un précieux cadeau destiné aux personnes que l'on aime. En terminant  ce petit billet, je me rends compte que je n'ai pas nommé une seule fois le nom de cette «Convallaria majalis». Tout le monde aura reconnu le muguet objet de tant d'attention, avant le premier mai, de tous les professionnels de l'horticulture. Une attention destinée à satisfaire notre bon plaisir.



      À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 6 septembre 2017

    Bonjour
    Taxus baccata, tel est son nom. Derrière ce nom latin se cache un de nos arbres les plus admirables. Un arbre qui peut remplacer les thuyas en voie de perdition à cause d'un parasite. Il est très facile à tailler. C'est pour cela qu'il est très présent dans l'art topiaire. Il se reproduit par semis, très facilement. Il affiche toujours sa bonne santé. Mais, enfin, pourquoi un tel arbre avec de telles qualités est il si peu présent dans nos jardins? Â cause de sa toxicité. Qui est très grande. Tout est mortel chez lui, sauf la petite couronne rose qui entoure sa graine. Un petit bijou rose que les spécialistes nomment un arille. Cet écrin rose étant surtout destiné à séduire les oiseaux. C'est là que réside le danger, car ce petit bonbon tout rose et si appétissant, peut convaincre les jeunes enfants d'en consommer un spécimen chipé sur l'arbre. Il parait que son gout est si amer, que le joyeux bambin le recrache à toute vitesse. Mais le problème demeure, et le public lui a préféré d'autres essences. Dans mon jardin, il y en a trois, qui se sont propagés par semis. Car je n'en ai jamais planté. Ce sont les oiseaux qui colportent cet arille et sont responsables de la dissémination de ce conifère à travers la campagne, car la graine reste intact dans leur tube digestif, et peut servir de semence, sans empoisonner leur hôte. Son bois est très dur et imputrescible. Il peut atteindre 20 mètres de hauteur. Son écorce est utilisée par les chimistes pour extraire une substance utilisée en chimiothérapie dans le traitement des cancers. S'il fut massivement utilisé dans l'art topiaire, l'if, car c'est de lui qu'il s'agit, a disparu de tous les endroits où peuvent évoluer, ruminants et chevaux. Même des cimetières il fut retiré, car la légende raconte, que les chevaux chargés de tirer le corbillard, pouvaient être amenés à consommer les tiges de cet arbuste, pendant que l'on officiait aux obsèques du défunt et que le curé prononçait son homélie. 
    À demain

      

     Les carnets de Jules Hostouley

     

    Jeudi 7 septembre 2017

    Bonjour 
    «Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent, Colchiques dans les prés : c'est la fin de l'été». Hé oui, l'été semble toucher à sa fin. Avec des températures inférieures à la moyenne, on a maintenant une ambiance de début octobre. 26°C le 7 septembre 2016, c'est mieux que les 19°C d'hier. 
    «La feuille d'automne emportée par le vent  En ronde monotone tombe en tourbillonnant» Du vent on n'en manque pas. Les bouleaux commencent à jaunir leurs feuilles. Les érables ont eux aussi leurs feuilles arrachées par la violence du vent. Rien à voir avec les 300 km/h d'«Ema». Encore un cyclone qui dépasse les normes. Cela devrait donner à penser à Donald Trump, en matière de sauvegarde de la planète, plutôt que de passer son temps à rabattre son caquet au Président de la Corée du Nord, certes un dictateur comme on  voudrait ne plus en voir.
    «Châtaignes dans les bois se fendent, se fendent  Châtaignes dans les bois se fendent sous les pas» C'est bientôt l'époque de ramasser les châtaignes et aussi de continuer à explorer bois et forêts en quête de carpophores comestibles plus savoureux les uns que les autres. Dans les pâtures, on va bientôt aller locher les pommes destinées à préparer le meilleur des cidres. 
    « Nuages dans le ciel s'étirent, s'étirent  Nuages dans le ciel s'étirent comme une aile.» Bien sur, le ciel est gris et les nuages, chargés des grosses pluies annoncées, s'étirent en se faisant la course vers les régions du nord.
    «Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent....... Au fait, j'ai pas dit! Mon unique pied de colchique est fleuri depuis plusieurs jours. Il faut se dépêcher de le photographier, tant sa floraison est fugace. Rien à voir avec la magnifique floraison des crocus de la fin de l'hiver, ce crocus d'automne réserve sa floraison à quelques privilégiés. J'allais oublier de dénoncer les méfaits  toxiques de ce liliacée. «Colchicum autumnale» est un dangereux empoisonneur. Peut-être le plus violent que nous avons eu l'imprudence d'héberger en nos jardins. Son suc venimeux contient la colchicine qui s'en prend à nos précieuses cellules en interdisant la division de celles-ci. Tout un programme.
    « Et ce chant dans mon cœur murmure, murmure, Et ce chant dans mon cœur appelle le bonheur.» Le bonheur... Pour aujourd'hui, c'est là tout le mal que je vous souhaite.


    À demain

      

     Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 8 septembre 2017

    Bonjour
    La rentrée est à peine effectuée, que déjà les catalogues et les jardineries nous invitent à nous procurer les bulbes à planter pour le printemps prochain. C'est le propre du jardinier, qui doit toujours avoir au moins deux saisons d'avance, quand ce n'est pas une année. Les catalogues mettent toujours en avant les bulbes de tulipes. Ce sont les plus beaux, les plus variés, mais aussi les plus chers. Au début de son introduction en Europe, le bulbe de tulipe valait une vraie fortune que seuls les rois pouvaient s'offrir. Pour nous aussi, cela représentera une petite fortune, si l'on se laisse séduire par toutes ces variétés, toutes ces formes, toutes ces couleurs. La tulipe a la particularité de dégénérer assez vite. Pour revenir à son aspect premier de la grande tulipe Darwin, jaune ou rouge. L'année suivante de la floraison, le nombre de bulbes plantés a déjà diminué. Mauvaise situation ou pourrissement des bulbes ou tout simplement maladies. Attaque de certains parasites et aussi copieux déjeuner pour les rats surmulots et autres campagnols, familiers de nos campagnes. Pour tenter de préserver les caractères de la variété et de soustraire nos bulbes à la voracité de tous ces affamés, on déplante les bulbes, au printemps, sitôt la floraison terminée, en ayant attendu que le feuillage soit bien sec et desséché. Car la particularité de ces bulbes, c'est qu’ils vont consommer la substance contenue dans leur feuillage pour se refaire une santé, en vue de survivre et de résister pendant la longue attente du printemps suivant. Souvent on arrache les bulbes, avant la disparition du feuillage, car l'on a besoin de l'emplacement pour y planter les annuelles de l’été. Donc on arrache les bulbes avec leur feuillage pour les mettre à murir à un emplacement exposé à la chaleur du soleil, mais soustrait à l'humidité ambiante. Ensuite, une fois bien sec, je les stocke dans des filets à pomme de terre, suspendus pour éviter la visite des rongeurs. Des rongeurs de plus en plus nombreux chaque année à cause des hivers de plus en plus doux. Les anciens prétendaient que les hivers rudes et longs éliminaient la vermine. Le climat, avec tous ses dérèglements, semble leur donner raison. De plus tous ces ravageurs ne sont plus éliminés par les prédateurs de tout genre que l'on a trop hâtivement voulu éradiquer, par méconnaissance des mécanismes de la chaîne alimentaire du monde animal sauvage qui nous entoure. Loups, renards, rapaces, belettes, fouines et autres serpents, ayant été pourchassés pour diverses raisons très discutables quant à la nécessité de s'en débarrasser. On cherche, maintenant, à réintroduire certains grands prédateurs comme le loup, mais les conditions ont changées et souvent la niche écologique ne correspond plus aux critères du passé. Le loup, par exemple, a modifié sa manière de chasser. Pour notre «Isengrin» du Roman de Renard, il est plus aisé de faire son marché dans les rayons bien approvisionnés de la bergerie locale. 


    À demain

      

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 9 septembre 2017

    Bonjour
    Un autre habitué des catalogues d'automne, c'est le narcisse, ou la jonquille, si vous préférez. C'est vraiment un dur à cuir, ce gros bulbe printanier. Et le nombre de variétés augmente chaque année. Contrairement aux tulipes, les narcisses offrent une floraison plus généreuse l'année suivant celle de leur première floraison. Et d'année en année, ils continuent de se multiplier. Il est alors nécessaire de dédoubler les pieds des bulbes et ainsi de pouvoir les propager en d'autres emplacements du jardin. Au printemps, après la fin de leur floraison, il faut attendre que leurs feuilles soient bien fanées pour les couper. Sinon leur floraison au printemps suivant sera très médiocre. Certains nouent ce feuillage, pour hâter le dessèchement de ces feuilles. Un peu comme on le faisait pour l'ail dans le potager, avant l'arrachage de celui-ci. Il existe plusieurs types de narcisses et de différentes tailles. Les narcisses botaniques, très charmants, sont de très petites tailles. La plupart des narcisses sont toxiques. Il ne faut pas faire comme certains l'ont fait, se balader avec la fleur à la bouche. Gros ennuis gastriques et aussi cardiaques. Les narcisses n'aiment pas les terres trop humides. Chez mes parents, leur jardin étant très prés du marais, ne favorisait pas la culture du narcisse. Ces bulbes après avoir fleuris une saison ou deux, ne reparaissaient plus par la suite. Tandis que dans notre jardin, situé sur un plateau, les terres y sont souvent bien drainées pour accueillir ce bulbe printanier. C'est certainement la plante à qui la terre de notre jardin convient le mieux. On peut mettre, à partir de maintenant, des bulbes en végétation dans un pot. Dans un  pot garni de terreau, entreposé à l'ombre dans un local frais (15°). Ces bulbes fleuriront aux cours de l'hiver. Le bulbe des narcisses n'est pas la proie des rongeurs. Nous l'avons vu plus haut, il contient des substances néfastes. Étant situé pratiquement en plaine, notre jardin, du fait de la culture des céréales, est visité régulièrement par un grand nombre de rongeurs de tout poil, qui viennent aussi visiter nos poulaillers et font leur quotidien des restes que nos pondeuses n'auraient pu avoir le temps de consommer avant la nuit. Refusant, avec politesse les bulbes de narcisses qui s'offrent à eux, ils jettent, alors, leur dévolu sur les bulbes de tulipes fraîchement plantés, car pas assez plantés profondément. Le bulbe de tulipe en se naturalisant au fil des années, s'enfonce de plus en plus. Son odeur échappant alors à l'odorat subtil et très développé de nos amis rongeurs. Des amis rongeurs...  J'en doute un peu. Je dirais plutôt des voisins souvent très indélicats.


    Â demain

      

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 10 septembre 2017

    Bonjour
    17°C hier, c'est la meilleure température de la journée. Les nuits ne sont vraiment pas chaudes. Mais on ne va quand même pas démarrer le chauffage. On est obligé de se vêtir comme au mois de novembre. Point positif: Les précipitations. 10 mm, hier, dans le pluviomètre. Le potager apprécie beaucoup, car les quelques mm des pluies tombées depuis fin juillet ont été très vite effacés par les vents qui soufflent jour et nuit en permanence. Sous les arbres fruitiers, la terre n'était même pas mouillée. Les semis de mâche qui désespéraient de ne pas pouvoir lever dans cette météo chaotique, sont en train de sortir de terre. Bien sur accompagnés du traditionnel mouron blanc. Qui pourrait très vite étouffer tout espoir de cette salade hivernale, que même les gelées les plus tenaces n'arrivent pas à détruire. Le mouron blanc très facile à arracher sert de nourriture privilégiée pour mes pondeuses. D'ailleurs ce mouron blanc est très apprécié des oiseaux, car au XIXème siècle, dans Paris, des vendeurs de cet envahisseur de nos jardins, en proposaient aux Parisiens, pour garnir leur balcon et ainsi s'attirer les bonnes grâces de tous les oiseaux du ciel. Ce végétal en se propageant dans les planches de notre potager dénonce une trop forte présence d'azote dans le sol. L'amendement en azote étant le plus facile à réaliser, on se retrouve très vite en overdose dans le potager. Les salades et les poireaux apprécient beaucoup, mais les autres légumes ont besoin d'équilibrer leurs repas quotidiens avec de la potasse et du phosphate. Sinon ces légumes montent en feuilles et ne fournissent pas les beaux légumes tant convoités. Dans le potager, ce sont les planches de haricots, très nombreuses, qui commencent à produire. Très en retard, car le haricot à besoin de chaleur, mais aussi réclame une humidité soutenue. Le haricot en filet peut produire 60 jours après le semis, à condition de réunir ces bonnes conditions pour prospérer. Bon dimanche

     

    À demain

      

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 11 septembre 2017

    Bonjour
    Les Hauts De Hurlevent, hier toute la journée sur notre plateau. On se croirait revenu dans le roman d'Émilie Brontë. Rien à voir avec la Floride; heureusement. Déplacer 6 millions d'individus, n'est certainement pas une entreprise que le Président Donald Trump avait envisagée, avant de prendre le pouvoir. Gérer le climat n'est pas aussi aisé que de créer et d'exploiter des sociétés, souvent off-shore. Aujourd'hui, 11 septembre, nous amène à penser que les États Unis, ne sont plus isolés en matière de guerre, de terrorisme et de calamités climatiques. Rien ne sert de se cacher la tête sous terre, comme certains volatiles, on est vite rattrapé par le naturel des événements.
    Dans le jardin, rien de tout cela. Ce qui nous amène à évoquer le printemps prochain avec ses nombreux bulbes printaniers. Un qui ne passe pas inaperçu, c'est le bulbe de la jacinthe. Un parfum merveilleux, mais qui peut se révéler très entêtant. Surtout lorsque ce bulbe est cultivé en intérieur. Le propre d'un parfum c'est sa subtilité, sa discrétion, son élégance; rien à voir avec certains après-rasage. En dehors de cela la jacinthe est vraiment une fleur remarquable dans les jardins de la fin de l'hiver. Seul son prix ne nous permet pas de massives plantations. Comme elle se tient très près du sol, elle ne subit pas trop les aléas du climat. Les grandes tulipes supportent mal les effets des tempêtes, encore fréquentes en fin d'hiver. La jacinthe possède un gros bulbe, qui par sa couleur, laisse souvent augurer de la teinte de la future fleur. Ces bulbes peuvent être colorés de bleu, de blanc, de jaune ou de rose. Il est conseillé, après avoir laissé le feuillage se dessécher, d'arracher les bulbes et de les stocker au sec, jusqu' à la fin de l'automne, date de la plantation des bulbes de printemps. On peut aussi les laisser en terre, afin qu'elles se naturalisent. Mais elles perdront souvent de leur allure et surtout de leur taille. L’inflorescence en grappe perdra beaucoup de ces multiples petites fleurs qui la composent. Elle aura tendance à se rapprocher de la jacinthe sauvage que l'on trouve en grand nombre dans les sous-bois. Il faut aussi rappeler que la jacinthe est une plante toxique. Moins que les colchiques ou le muguet, mais dangereuse en cas d'ingestion. Donc si vous avez décidé de planter de magnifiques jacinthes dans votre jardin, rendez-vous au printemps 2018. Dans votre jardin, ce sera alors la fête du printemps; nous n'en doutons pas. 

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 12 septembre 2017

    Bonjour
    Les corvées d'arrosage sont suspendues pour un temps. Tempêtes et pluies nous oblige à rester à l'abri. On ne sort que pour nourrir les poules et récupérer les quelques œufs que ces volatiles mettent à notre disposition. Du fait des conditions climatiques, elles pondent très peu. 3 œufs par jour pour une dizaine de pondeuses, ce n'est pas très réjouissant. L'humidité ne favorise pas beaucoup la ponte. De plus le grand âge (8 ans) de certaines pondeuses a entraîné leur mise à la retraite. On les garde jusqu'à leur mort naturelle. Elles ne pondent plus qu'un œuf tout les 3 ou 4 jours. Parmi les moins âgées, 3 ont entamé leur mues et arrêtent leur ponte pour de nombreuses semaines. Le mois dernier on est allé acheter de nouvelles pondeuses au marché aux volailles de Gournay en Bray en Seine Maritime. 7 Poulettes «Prêtes à pondre» comme disent les négociants. Elles devraient commencer leur ponte dans quelques jours, car elles se nourrissent maintenant, correctement. L'introduction de nouveaux sujets dans un poulailler soulève de nombreux problèmes. Les autres poules les tabassent sans discontinuer. L'absence de coq dans mon poulailler favorise cette attitude. Habituellement, dés l'arrivée de ces jeunes poulettes le coq va tout droit sur elles pour présenter ses hommages et commencer sa besogne de reproducteur. Il assure, ainsi, en quelque sorte, leur protection. Les 7 poulettes que j'ai ajoutées à la population de ma basse-cour, étant chassées par les plus anciennes, sont restées prostrées dans leur coin pendant plusieurs semaines. Pendant ce temps-là elles ne se nourrissent pas correctement. À chaque fois, je remarque que ces poulettes issues de grands élevages, ont  une alimentation qui pose souvent un problème, même si leur comportement traduit le fait qu'elles ont été élevées en plein air. Ne touchant pratiquement pas aux grains de blé, ni au maïs et encore moins à la verdure, cette attitude permet d'en conclure, qu'elles ont été nourries avec des granulés ou des poudres. Même d'origine naturelle ces aliments ne favorisent pas le passage à une nourriture nouvelle. Elles regardent avec curiosité ces gros grains de maïs, s'en saisissent, les retournent plusieurs fois dans leur bec et répugnant à les avaler,  les recrachent aussitôt. Tout cela pendant que les plus anciennes pondeuses font leur sieste ou leurs ablutions dans la poussière. Maintenant ce comportement frileux et peureux  n'est plus que du passé. Elles se sont acclimatées et sont capables, le cas échéant, de filer une «rouste» aux anciennes pondeuses. Je constate, journellement, que leur jabot est bien rempli, en fin de journée. Les anciens disaient, que leur «gave» devait atteindre la grosseur d'un œuf, si l'on voulait se voir gratifier d'une coquille dument remplies dans les heures suivantes. La fabrication d'un œuf demandant beaucoup d'énergie et de nourritures. Je n'ai plus de coq dans ma basse-cour, parce que je ne mets plus d'œuf à couver et aussi pour préserver le sommeil de mon voisinage.
    COCORICO!

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 13 septembre 2017

    Bonjour
    Après les crocus d'automne qui achèvent leur floraison, il va falloir penser à se procurer les crocus qui apparaissent en fin d'hiver. Des tout petits, qui n'en demeurent pas moins charmants. S'ils se plaisent à l'emplacement que l'on a décidé de les y logés, ils vont se naturaliser, comme beaucoup de bulbes à fleur, et réapparaître à chaque printemps. Originaires des montagnes des Balkans, ils ont l'air d'aimer l'hiver. Du moins le supportent-ils très bien. Ils font merveille en étant plantés directement dans la pelouse. Pour donner un aspect plus naturel à cette plantation, certains mélangent les couleurs de ce bulbe et jettent le tout en l'air, et plante, alors, leurs crocus à l'emplacement de leur chute. L'inconvénient de cette plantation, c'est qu'il ne faudra pas tondre la pelouse tant que les crocus n'auront pas réabsorbé leur feuillage pour reconstituer leurs réserves. Et comme c'est un dur à cuire, cela peut durer assez longtemps. Il existe une variété de crocus qui peut être consommée, c'est le safran. Sa culture est possible en France, mais c'est une culture de longue haleine et assez compliquée. Plantés en juillet, les bulbes fleurissent en automne et la récolte des fleurs s'opère en octobre. C'est là que la difficulté de cette récolte se montre sous son vrai jour. Une véritable opération chirurgicale d'extrême précision. Après avoir cueilli les fleurs, il faut délicatement extraire le pistil rouge de la fleur, avec une pince à épiler et des minuscules ciseaux. Un labeur souvent confié aux femmes. Il faut 150 fleurs pour obtenir 1 g de safran. Donc pour obtenir un kilo de cette épice si recherchée, si prisée, je vous laisse faire le calcul. Certains catalogues de plantes se sont mis au gout du jour, en vantant les qualités de la culture du safran. Tout en vous fournissant à prix d'or les bulbes de safran, ils ne s'appesantissent pas trop sur les grandes difficultés de cette plantation. Les amateurs sont généralement très déçus par les résultats insignifiants de cette culture. Là aussi, les campagnols ont mis en haut de leur menu, les bulbes ou les cormes de cette délicate iridacée. Les lapins de garenne, à leur tour, consomment en salade, feuillages et fleurs. Donc, visiblement c'est pas gagné. Quand à moi, je préfère m'en tenir à mes crocus de la fin de l'hiver. Il faut rappeler que seuls les stigmates du safran sont comestibles; tout le reste est toxique.

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 14 septembre 2017

    Bonjour

    Dans un peu plus de trois mois, ce sera la fin de l'année. Déjà! Crient les étourdis, qui ne jalonnent pas leur vie de ces petits repères, de ces petites attentions, qui font justement le charme de la vie. Ils foncent tête baissée, à toute vitesse, sans même se retourner ou observer leur voisinage. Accaparés qu'ils sont par le boulot ou les soucis, disent-ils. Bref, tout ceci pour dire que, après décembre prochain, c'est janvier 2018. Sur ce point je ne saurais donner tord à personne. Donc en janvier, déjà la nature commence à sortir de son engourdissement, de sa torpeur, et de son sommeil, pour nous offrir, en avant-première, une petite floraison si délicate, que parfois, on ne la remarque même pas. Une floraison sous la neige, selon la tradition. Ce bulbe c'est le perce-neige  qui se fait le messager avec ses petites clochettes blanches, d'un printemps encore très lointain. Il nous aide à évacuer cette langueur accumulée au fil des jours trop courts. Le perce-neige est une plante médicinale, mais c'est aussi un poison. Un poison violent, s'il est consommé en grande quantité. La rumeur publique rapporte que certains l'ont consommé en le confondant avec des petits oignons blancs. Ce ne fut pas, alors, aux «p'tits oignons» pour le parcourt gastrique de ces quidams imprudents. Ce poison s'en prend sauvagement à l'estomac et par la suite, en cas de grosses quantités absorbées, celui-ci s'attaque au système neurologique. Les jardiniers recommandent de le multiplier, une fois tous les trois ans. On procède alors juste après la floraison, car en ce moment, par exemple, difficile de localiser les bulbes. On divise les touffes pour augmenter le nombre de sujets dans le jardin et aussi pour éviter son déclin, car un trop grand nombre de bulbilles sur le même emplacement provoque une surpopulation néfaste à son épanouissement. Le nom de Perce-Neige  évoque aussi pour chacun de nous, une fondation en faveur des enfants handicapés, due à l'initiative d'un acteur très connu et toujours très apprécié. Pour respecter la tradition, espérons qu'il y ait un petit écrin neigeux pour accueillir la floraison de ce charmant petit bulbe hivernal. Bien que, en cette matière, je n'ose formuler de souhaits, car quelques petits centimètres de neiges, peuvent au petit matin, transformer le parcourt de ceux qui vont bosser, en galères monstrueuses. J'en profite pour souhaiter un bon courage à tous ceux qui, en ce moment, prennent les transports pour rejoindre un travail souvent très loin de leurs foyers.

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 15 septembre 2017

    Bonjour
    Au catalogue des bulbes de printemps il est un bulbe assez connu, mais très peu employé, c'est la fritillaire impériale. Cette liliacée est aussi appelée couronne impériale. Du fait de sa grande hauteur et de sa magnifique floraison, elle fut couronnée impératrice des bulbes du printemps, par l'assentiment unanime des jardiniers. Sa couronne est composée d'un grand nombre de clochettes qui se déclinent du rouge vif au jaune le plus pur, en passant par toutes les nuances de l'orange. Cet arrangement floral s'appelle un verticille. Ce qui caractérise le plus ce bulbe, c'est son odeur. Une odeur très forte qui ferait fuir taupes et rongeurs. Une réputation non vérifiée scientifiquement, mais que les catalogues de fleurs lui attribuent largement, dans le seul souci de nous faire acheter cette couronne impériale. Impériale par son prix, qui ne laisse pas indifférent. On se contente souvent de l'acquisition d'un bulbe ou deux, en prenant le risque que sitôt fleurie, cette couronne impériale, ne reparaisse plus le printemps suivant. Dépité par ce demi-échec, on ne renouvelle que rarement l'emploi de cette magnifique inflorescence. Ce bulbe qui est très gros et aussi très fragile, craint beaucoup les terres lourdes et humides. Ce qui fait qu'il disparaît souvent au bout d'un an ou deux. J'en ai planté trois ou quatre fois, des jaunes et des rouges, qui ont fini par disparaître  au bout de deux ou trois ans. J'en ai même un qui reparaît une fois tous les deux ou trois ans. Cette année au printemps, il s'est manifesté au milieu de mes tulipes et de mes narcisses. Mais son allure n'a plus rien d'impériale. Lui qui peut facilement atteindre plus d'un mètre, arrive à peine à surmonter les tulipes, ses voisines. Un empereur déchu, en quelque sorte. Un retour à la démocratie. Son odeur très caractéristique, embaume, pour ceux qui les ont connus, tous ces petits magasins de fleurs comme Clause, par exemple, où je me fournissais encore dans les années 70, les grandes surfaces du jardinage, n'ayant pas encore fait leur apparition dans notre voisinage. Des grandes surfaces qui n'offrent plus que les parfums les plus envoûtants des nombreux végétaux qu'elles proposent. J'apprécie toujours les effluves les plus délicates des petits magasins fleuristes, pour ceux qui ont survécu évidemment, et aussi la fraîcheur de ces petites échoppes, ainsi que le doux gazouillement de l'eau qui s'écoule, si nécessaire à l'épanouissement de toutes ces fleurs, incomparablement plus belles les unes que les autres. Une fois de plus, il faut rappeler que ce bulbe est toxique. C'est peut être ce qui encourage nos rongeurs à changer de crèmerie. Va savoir! 

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 16 septembre 2017

    Bonjour
    46 mm dans le pluviomètre pour les quinze premiers jours de septembre 2017. La moyenne pour un mois se situe vers 58 mm, pour un total de 700 mm par an. Nous sommes dans une des régions les moins arrosée de France. L’année dernière nous étions en pleine canicule avec 31° à l'ombre le 13 septembre 2016. Après les différentes canicules de cette année 2017, nous sommes dans une période humide, normale pour la saison, mais très froide, ce qui est moins normal. Nous avons du allumer le chauffage, car avec 14° depuis plusieurs jours et des vents violents, les intérieurs ne sont plus très confortables. Dans le jardin les légumes se sont mis en stand-by et le mouron blanc fait une progression foudroyante. Les grandes feuilles des courges se couvrent de peluche blanche; c'est l'oïdium. Le mildiou n'a pas encore embrasé les tomates cultivées en extérieur, mais ce n'est plus qu'une question de jours, pour voir apparaître cette lèpre qui condamne tous nos espoirs de belles récoltes. Depuis janvier 1995, je note scrupuleusement l'état du ciel et les températures et la pression atmosphérique. Cela, non pas, pour établir des prévisions, mais pour essayer de comprendre ce que l'on nomme couramment, depuis plusieurs décennies, le réchauffement climatique. Encore beaucoup des êtres qui peuplent ce monde, et non des moindres, comme le Président Trump, par exemple, pensent que le réchauffement climatique est une galéjade, une lubie de scientifiques attardés. Mais il est bien là ce réchauffement. En ce qui concerne le Président Trump, je reste persuadé qu'il croit gravement au changement climatique. Les experts dont il a su s'entourer, lui ont certainement fait un rapport très circonstancié sur les bouleversements qui vont accompagner ce réchauffement. Le Président Trump est un homme intelligent; il suffit de voir comment il a su mener sa campagne présidentielle et prendre démocratiquement le pouvoir. Seulement voilà, le Président Trump est un homme d'affaire, un capitaliste, un milliardaire qui mettra tout en avant pour protéger ses intérêts financiers, au risque de piétiner ses propres sentiments. Il a du être sincèrement bouleversé lorsqu'il a assisté aux monstrueux dégâts occasionnés par les différents ouragans qui ont traversé toute la région des Caraïbes. Mais le Président Trump reste un arriviste épris de  pouvoir et de Dollars et demeure près à sacrifier jusqu'à sa propre famille, sur l'autel du profit et de la réussite. Tout n'étant qu'une simple question de prix. On ne gravit pas les marches de la société capitaliste avec des bons sentiments. Pour en revenir à mes petites observations, je croie discerner dans ces observations d'une vingtaine d'années, une redistribution des saisons. Autrefois, dans nos régions tempérées, il y avait quatre saisons bien distinctes, mais actuellement, il semblerait ne subsister que 3 saisons voir 2 dans certains cas. On peut déjà constater que la saison communément appelée «Hiver» a progressivement disparue de notre calendrier. Les températures douces de tous ces hivers, depuis plus de 30 ans, en témoignent. Donc, notre climat ne s'articulerait plus que sur 2 saisons, à vrai dire. Une saison sèche et souvent caniculaire, et une saison humide et souvent fraîche. Tout cela au conditionnel, bien évidemment, car je n'ai pas la prétention de formuler un nouvel état de notre climat. Il faudra encore de nombreuses années d'observations pour établir les véritables changements subis par notre climat, et les dégâts occasionnés à notre chère planète. 

     

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 17 septembre 2017

    Bonjour

    Dans les serres les récoltes sont encore très importantes. Essentiellement des plants de tomates. Du fait de la canicule, certains plants ont eu leurs feuilles complètement grillées. Des pieds n'ont pas supporté d'être privés de leurs feuilles et sont morts. Ce qui prouve bien que les tomates ont besoin de leur feuillage pour prospérer. Alors que des jardiniers les privent très tôt de leurs feuilles. Ce sont les nombreux bouquets naissant à l'aisselle des grandes feuilles qu'il faut supprimer. C'est maintenant, qu'il faut commencer à supprimer des feuilles, car le soleil se faisant rare, les plants de tomates demandent plus de lumière. Si le mildiou ne fait pas des ravages d'ici là, on pourra encore récolter des tomates jusqu'en novembre. Dans les serres bien évidemment. Les pieds de tomates qui sont morts ont été remplacés par des pieds cultivés en pots. Une dizaine de plants de poivron  Pusztagold ont aussi pris la place de ces plants de tomates défunts. Le semis des poivrons s'étant montré désastreux, j'ai recommencé le semis deux mois plus tard. Ce nouveau semis, favorisé par la canicule, a réussi au delà de toute espérance. Résultat des dizaines de plants cultivés en grands pots, qui viennent remplacer avantageusement tout ce qui a été détruit en serre. Les récoltes de ces petits poivrons, si généreux, a commencé depuis plusieurs semaines. Depuis quelques jours, j'élimine en serre des plants de tomates devenus trop chétifs ou chargés de fruits nouveau-nés qui ne pourront atteindre leur complet développement avant l'hiver. Cela Libère de la place dans les serres et permet d'entreprendre  d'autres cultures. Du plant de laitue semé début août et qui ne pourra plus se développer efficacement dans le potager, vient remplacer progressivement les plants éliminés dans les serres. Les serres sont ainsi exploitées toute l'année. En novembre, par exemple, quelques vivaces un peu fragiles seront stockées dans les serres. En février de nouveaux plants de laitues seront plantés, en vue d'une récolte en avril. Certaines années j'y ai semé de nombreuses routes de mâche. Une technique très employée par les maraîchers. Ainsi, une serre bien conduite, permet de gommer les aléas de notre climat maritime. Comme en ce moment. Dans les serres tout le monde continue de prospérer; dans le potager, les légumes se sont mis au chômage et attendent des jours meilleurs.

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 18 septembre 2017

    Bonjour 

    Encore de la pluie hier en fin de journée, après une journée très calme, sans le moindre brin de zéphyr. Cette humidité débutée en début août va favoriser le retour des limaces et des escargots. En ce qui concerne les escargots, on peut les ramasser et après dégorgement les transformer en plat de fête. Même les petits gris de nos jardins se prêtent à cette opération. Beaucoup moins cossus que les gros bourgognes, leur chair est plus fine, plus délicate. Déjà en septembre 2013, nous avions ramassé de nombreux bourgognes. «Ces jours de pluie sont très favorables aux escargots.
    Après cet été caniculaire, nos bêtes à cornes peuvent revivre de nouvelles aventures.
    On en a ramassé un grand nombre en peu de temps.
    De nos jours, on ne voit pratiquement plus d'amateurs d'escargots dans nos campagnes.
    Est-ce la réglementation qui décourage les chercheurs?
    Il y a encore 40 ans, ils étaient nombreux les chasseurs d'escargots.
    On envoyait surtout les enfants dans la campagne à la recherche de ces petits mollusques.
    Et pourtant il y a encore de nombreux coins à bourgognes dans notre région.
    Notre campagne est vide de ses habitants.
    Seuls les tracteurs sillonnent les chemins campagnards.
    Autrefois on allait aux champignons, aux pissenlits, aux fraises, aux mures, aux framboises, aux myrtilles,  aux noisettes, aux noix, aux châtaignes et aux escargots....
    Et j'en oublie certainement... La pêche à la grenouille par exemple... Ou le glanage, une fois la récolte engrangée.
     Les gens serait-ils devenus fainéants?»
    Ainsi parlait-on en 2013. Non! Les gens ne sont pas devenus fainéants, contrairement aux affirmations de  notre Président, mais la campagne s'est radicalement transformée, et ses nouveaux habitants, aussi. L'exploitation massive des terres agricoles, oblige les agriculteurs à mettre en valeur toutes ces petites parcelles abandonnées, depuis toujours à la nature. Donc plus de petits bosquets, de grands ronciers, de haies défensives, qui sont le lieu de prédilection de toute cette petite vie sauvage. Mais on ne peut, dans le même temps reprocher aux professionnels de l'agriculture de détruire la vie sauvage et leur demander ensuite que leurs exploitations soient les plus efficaces, les plus performantes. Les surfaces agricoles reculant chaque année devant le bétonnage des zones urbaines, les agriculteurs sont bien obligés de mettre en valeur les moindres parcelles, jusqu'alors, délaissées et abandonnées à la prolifération de la vie sauvage. Ceci est une réalité économique. Que penserait-on de nos agriculteurs, déjà gravement accablés par les effets de la crise, s'ils n'avaient le souci quotidien, de mettre  en valeur, cet outil de travail que constitue le domaine agricole?

     

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 19 septembre 2017

    Bonjour  

    Orage assez soutenu hier après-midi. Pourtant des températures toujours fraîches pour la saison. L'humidité ambiante ne parviendra pas à faire grossir mes poireaux qui sont restés nains depuis la canicule. Depuis plusieurs années déjà, il n'est plus possible d'obtenir des poireaux de taille convenable. Si ce ne sont pas les sécheresses de la fin de l'hiver qui entravent la germination des semis, c'est la mineuse du poireau qui se manifeste. Cette petite mouche blanche vient pondre au printemps, à partir d'avril sur les jeunes plants de poireaux. Les œufs éclosent et produisent des petites larves qui creusent des canaux à travers la plante. Ces larves, une fois bien rassasiées avant nous, du blanc de nos poireaux, se transforment en une sorte de chrysalide: La pupe. Que l'on peut très bien repérer sur les poireaux infectés, car sa couleur est brune, ce qui la signale immédiatement à notre introspection. L'état du poireau est révélateur. La plupart du temps il s'effondre sur lui même, sa structure étant parcourue par de multiples canalisations. Car les larves naissant sur le sommet des feuilles, vont descendre vers le bas du poireau. Il est alors recommandé, dés les premiers signes de dégâts, de couper les feuilles pratiquement au raz du sol. De ne pas mettre celles-ci sur le tas de compost. Mais si on a une basse-cour à sa disposition de donner ces feuilles aux poules, qui vont finir par tout consommer. Lorsque l'on donne ces feuilles aux poules, elles affichent, dans un premier temps, une certaine indifférence vis à vis de ces feuilles, somme toute, assez coriaces et qui ne sont pas cuites. Mais le lendemain, on peut constater que tout a disparu. L'histoire ne se termine pas là, car en juillet, les pupes donnent naissance à de nouvelles mouches, qui vont de nouveau s'abattre sur nos cultures de poireaux pour y pondre une deuxième rasade d'œufs, qui vont alors éclore... La suite de l'histoire, vous la connaissez. C'est cette deuxième attaque qui est certainement la plus destructrice, car une fois passées les pontes du printemps, on relâche bien souvent sa vigilance, et en fin d'été, il est souvent trop tard, la mineuse a tout ravagé. Pas de produit Bio ou de synthèse pour lutter contre cette larve. Le moyen le plus recommandé pour dissuader cette envahisseuse venue de l'Est, est la pose de filets anti-insectes. Certains disposent autour de la culture ces plaques jaunes enduites d'une substance adhésive et recélant un parfum qui attire ces petites mouches blanches. D'autres préconisent de cultiver de la menthe dans les environs immédiats. Je n'ai jamais essayé ces divers moyens. Donc je suis obligé de m'approvisionner auprès des étals de ces énormes poireaux deux fois plus gros que ceux des miens que j'arrivais à obtenir dans mon potager avant l'arrivée de cet insecte ravageur. Au fait! Comment font les professionnels pour échapper à cette calamité et nous proposer sur les marchés, ces énormes poireaux sans beaucoup de gout?

     

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 20 septembre 2017

    Bonjour  

    Le temps va se rétablir progressivement dans les prochains jours. Du moins, c’est ce que l’on nous annonce, du coté des services de la météo, en espérant qu’ils n’aient pas consommé tout le contenu du lave-glace, avant de venir bosser. Beaucoup moins de pluie. 78 mm au total, pour l’instant, dans le pluviomètre. Dans le potager, c’est l’envahissement par toutes les mauvaises herbes. Par les adventices, devrais-je dire, pour sacrifier à la mode. Qu’on les appelle mauvaises graines  ou adventices, le résultat est le même : Il va falloir ressortir  binettes et serfouettes. Arracher tout ce mouron blanc, qui va constituer le menu végétal des poules qui ne pondent plus, perturbées par ce dérèglement climatique, qui affiche des températures de début novembre. Leur parcourt étant gorgé d’eau des pluies récentes, est recouvert d’une épaisse couche de paille. Cela les oblige à travailler ferme. Elles retournent dans tous les sens cette paille fraîche qui pourrait receler, encore, quelques grains de blés, oubliés par la moissonneuse, si sophistiquée fût-elle. Elles espèrent aussi y découvrir d’imprudents insectes qui auraient établi, préventivement, leurs quartiers d’hiver dans ce gros ballot rond de plus de 300 kg. Une poule est une infatigable travailleuse qui retourne inlassablement le sol, à la recherche du moindre grain, du plus petit vermisseau, du minuscule gravier ou du dernier éclat de coquilles d’huîtres. Les petits graviers leur servent à remplacer les petites meules, qui au sein de leur gésier leurs servent à moudre toutes ces petites graines de céréales, patiemment ingurgitées. Les coquilles d’huîtres, de moules ou de divers coquillages, leurs servent à constituer la coquille de l’œuf qu’elles vont produire dans les prochaines heures. Une poule qui pèse en moyenne 2 kg 500 produit quotidiennement un œuf de 70 grammes. Cela permet d’entrevoir  le travail énorme que doivent accomplir, journellement, ces gallinacées. Alors qu’à l’aube de chaque journée, le coq plastronne et parade fièrement sur son tas de fumier, en espérant faire lever le soleil, chaque jour, de plus en plus tôt, tout en s’égosillant à tue-tête, d’un chant qui tire prématurément de leur sommeil, les honnêtes dormeurs que nous sommes.

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 21 septembre 2017

    Bonjour  

    Le beau temps revient. Donc on en a profité pour travailler dans le potager et dans les serres. Car il y a encore beaucoup à faire dans un potager, avant la fin de l'automne. Dans les serres, qui contiennent principalement des plants de tomates, il a fallu opérer un grand éclaircissage des feuilles. Comme chaque jour le soleil tend à restreindre son audience, il faut bien compenser cette indélicatesse, par des moyens radicaux. Donc élimination des feuilles les plus anciennes et forcément les plus grosses. Arrachage des pieds les plus malingres, qui ayant perdu leurs feuilles pendant les diverses canicules de juin et de juillet, n'ont pu se refaire une santé et sont demeurés tout petits. Il faut aussi se débarrasser de l'oxalis. Cette espèce de trèfle à quatre feuilles qui recouvre le sol sur une hauteur de 20 cm. C'est une envahissante particulièrement difficile à éradiquer. Elle se reproduit par graines et aussi par ses nombreux bulbilles qu'elle développe à la base de ses tiges. C'est là surtout son moyen de propagation dans nos planches et dans nos serres. Son aspect n'a rien de repoussant; sa floraison non plus. Mais comme elle lève plus vite que les autres graines, elle finit par entraver gravement la bonne germination des nouveaux semis. Dans les serres cette petite envahisseuse ne gène par la croissance des plants de tomates. 20 cm de haut contre 2 ou 3 mètres de hauteur pour les plus grands pieds de tomates, «Y a pas photo». Je dirais même que ces petites adventices empêchent la germination d'autres envahisseuses beaucoup plus grandes, car le sol de mes serres est très fertile. Hier encore, après cette opération d'éclaircissage dans les serres, j'ai déversé un engrais liquide bio au pied des mes tomates. Un engrais qu'il faut renouveler une fois par semaine et cela jusqu'en octobre. Les tomates, les melons, les aubergines et les poivrons que je cultive en serre ou en châssis, sont des espèces particulièrement voraces. Voici donc la carte d'identité de cet engrais bio, essentiellement constitué de vinasse de betteraves. «Engrais NF U 42-001. NPK 3-2-5 + oligo-éléments. 3% d'azote total (N) dont 3% d'azote organique, 2% d'anhydride phosphorique (P2O5), 5 % d'oxyde de potassium (K2O).Cet engrais contient naturellement de la magnésie et les oligos-éléments suivants : bore (B), cobalt (Co), Cuivre (Cu), fer (Fe), manganèse (Mn), molybdène (Mo), zinc (Zn) ». Un engrais liquide que je ne trouve que dans certaines grandes surfaces de la grande distribution, très souvent proposé en promotion. Gammvert ne propose cet engrais liquide qu'en grand conditionnement et à un prix de revient prohibitif. Donc aujourd'hui je continue ces opérations, car ce beau temps ne durera pas toujours.

     

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 22 septembre 2017

    Bonjour 

    Débarqué prématurément  dans notre région en cette année 2017, l'automne fait sa rentrée officielle, aujourd'hui. L’été moribond depuis des semaines, a bien tenté de reprendre vie ces derniers jours, en faisant grimper le mercure aux alentours des 20°C, mais il faut s'en faire une raison, l'été est bien mort pour cette année. Dans l'attente d'un hypothétique  été Indien, nous allons essayer de vivre pleinement cette saison, enfant chérie des artistes. Donc Vendredi 22 septembre, c'est l'automne. Avec son cortège d'intempéries et de couleurs multiples. L'automne est une saison de grandes récoltes. Dans les champs les maïs vont être récoltés, les betteraves arrachées et les tournesols égrenés. Dans les bois châtaignes, noix et noisettes vont aller rejoindre les greniers. Dans les prés et les forêts, les champignons de toute nature vont embaumer les cuisines de leurs suaves senteurs champêtres.
    Pommes et poires vont garnir les rayons des fruitiers. Les coings au teint de bile, iront remplir de gelées tremblantes des pots en verre rangés dans les armoires. Enfin dans les régions viticoles, des grappes gonflées de sucre et de soleil, vont transiter des hottes vers les cuves et libérer un nectar mis en réserve dans des caves centenaires, pour le bon plaisir des années futures. En somme, un festival de réjouissances pour les trois prochains mois. On profite souvent pleinement de ces derniers beaux jours, car on sait bien que l'hiver n'est pas loin, et on l'entend, même, parfois, frapper à la porte, les jours de grand vent. Dans le potager, où plus un espace libre ne subsiste, c'est la récolte généralisée et quotidienne de toutes sorte de légumes. Même si certains d'entre eux, sont restés «maigrichons» desservis par ces deux dernières saisons vraiment décevantes. Sécheresse, canicule et fin d'été glaciale et pourrie, n'ont pas favorisé leur croissance.  Si mes poireaux, si rabougris, qu'ils ne pourront même pas servir de vivre, de couvert et d'hôtellerie à la mineuse du poireau, ce sont mes douze routes de six mètres de mes haricots, qui m'inquiètent un peu. Semés tour à tour en mai, juin et juillet, ils ont tous été entravés, dans leur développement, par ces brutaux excès de chaleur. Ils sont donc très en retard et viennent de subir un mois de températures largement en dessous des moyennes saisonnières .Si la culture du haricot est assez facile, celui-ci est un légume fragile. Légume frileux, il lui faut de la chaleur, mais pas trop, et aussi de l'humidité, mais à consommer avec modération. Je compte beaucoup sur cet hypothétique Été Indien, pour pouvoir faire quelques conserves de mes quatre variétés de haricot. C'est là les aléas de ce que l'on appelle communément, maintenant, le réchauffement climatique. En douteriez-vous encore?

     

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 23 septembre 2017

    Bonjour

     Dans les nombreux conseils que prodigue Internet, sur les travaux à réaliser durant le mois de septembre, dans le potager, je remarque qu'il est encore possible de semer certaines plantes condimentaires. Le cerfeuil par exemple. J'en ai semé en pleine terre au début du mois. J'en avais semé en serre, pendant les mois de canicule dans des jardinières en plastique. Il est en pleine forme et n'a pas encore fait mine de monter en graine. Je l'ai laissé prospérer à l'ombre de ma haie de pommiers. En été il n'aime pas trop le plein soleil. S'il est en exposition trop chaude, il fleuri et monte très vite en graines. Certains laissent ces graines se ressemer en place, mais cette pratique est déconseillée, car on peut le confondre avec la ciguë, breuvage létal que Socrate s'administra lui-même. J'ai semé les deux variétés, à savoir: Le cerfeuil frisé et  le cerfeuil ordinaire. Ce cerfeuil est plus parfumé que la variété frisée. Mais celui-ci résiste mieux à la montée en graine. Donc dans le potager, le semis commence à croître à coté des semis de mâche exécutés depuis la fin du mois d'août. Beaucoup moins long à lever que le persil, le cerfeuil est une plante condimentaire de grande utilité. Son léger gout d'apéritif méditerranéen bien connu, s'emploie souvent en alternance avec le persil. Cela permet de varier le gout et la présentation des plats de crudités. Le cerfeuil outre ses qualités de plante condimentaire, est aussi au catalogue des médicinales. Il est diurétique et  dépuratif. Il existe deux autres variétés de cerfeuil, qui sont le cerfeuil musqué à feuilles de fougère, très découpées et le cerfeuil tubéreux. Cette variété est un peu plus compliquée à cultiver; ses graines ayant une capacité germinative très courte. Ses racines ne peuvent être consommées qu'après un passage en cave. Quand à son feuillage, il est toxique.

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 24 septembre 2017

    Bonjour
    La plante aromatique universellement cultivée est bien le persil. On le trouve dans les plus grands potagers, jusque sur le plus modeste appui de fenêtre ou sur la table de la cuisine, en bouquet odorant, disposé dans un verre d'eau. Pourquoi un tel succès, alors que sa culture n'est pas si facile, à vrai dire? C'est la combinaison de son aspect et de son parfum qui contribuent largement à son succès. En plus, cette aromatique est bourrée de vitamines. Amoureusement disposé sur un très grand nombre de plats que  notre art culinaire comprend, il symbolise parfaitement le spectacle de la nature que nous aimons tant. Il apporte fraîcheur et parfum sur des viandes bien cuites, par exemple. Pour le jardinier, sa culture n'est pas la plus aisée. Cela tient à sa longue durée de germination qui peut durer prés de trois semaines. Le radis qui peut lever au bout de trois jours, est bien plus rapide. Lorsque ce petit légume au bout rosé, peut prétendre figurer au menu de nos crudités, le persil, quand à lui, ne fait que développer de minuscules et frêles plantules au feuillage finement découpé et ciselé. Tout cela, si les mauvaises herbes lui ont laissé un coin de soleil pour pouvoir étirer en longueur ses fragiles petites feuilles vertes. Le persil est une plante bisannuelle. C'est à dire qu'il peut supporter un hiver, mais un hiver, pas trop rigoureux. Mais la deuxième année il va avoir tendance à fleurir et à monter en graines. Ses tiges vont devenir plus coriaces et ses feuilles moins parfumées. Je le cultive comme une plante annuelle. S'il a résisté à l'hiver; tant mieux. Mais je le ressème, chaque année en serre, en potée ou en jardinière, au mois de mars. Ensuite, en mai, ces divers contenants sont disposés sur les murets de la terrasse exposés coté nord-est, car le persil aime bien prospérer dans une certaine fraîcheur. Il peut donc subir la coupe quotidienne, qui va venir enrichir la plupart de nos plats et aussi lui permettre de renouveler la structure de son feuillage. Mais il ne faut pas le ratiboiser, car il a besoin d'une partie de son feuillage pour capter les bénéfiques rayons du soleil. Ensuite à partir de juin-juillet, ayant formé des plants très robustes, je le replante dans le jardin, en bordure, le plus prés possible de la cuisine, le lieu où il va pouvoir offrir toute la gamme de ses qualités culinaires. Tout au long de la saison, j'en ressème dans des grandes jardinières, afin de pouvoir les rentrer en serre début novembre. La dernière fois que j'ai ainsi semé cette aromatique, remonte aux alentours du 15 août. Le persil est aussi une plante médicinale extraordinaire. Une plante médicinale aux qualités multiples. Le Persil est chaud & dessiccatif, atténuant, apéritif, détersif, diurétique et hépatique; c'est ainsi qu'il est présenté dans les manuels d'herboristerie. Une de ses variétés, offrent aussi des racines aussi grosses que des carottes, Elles sont souvent utilisées dans le pot-au-feu, comme le panais. Beaucoup de jardiniers préconisent de mettre ses graines à tremper pendant 24 heures, avant de procéder au semis. Comme je sème toujours en serre, cette pratique me permet de m'affranchir de cette méthode, pourtant très efficace.
    «Arrosoir et Persil» 

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 25 septembre 2017

    Bonjour

     S'il est une aromatique qui évoque facilement les vacances, c'est bien le basilic. Cette condimentaire accompagnant souvent les plats servis en Provence et aussi et surtout en Italie. Le basilic est une plante très forte en gout et ne laisse pas le consommateur indifférent. Il est le composant essentiel du «pistou», cet accompagnement des plats provençaux, composé d'ail et d'huile d'olive. Les spaghettis sont souvent accompagnés de cette aromatique. Seulement voilà, c'est la culture de cette condimentaire qui pose quelques difficultés, car c'est une plante de climat de doux. Dans notre climat du nord de la France, cette plante ne supporte absolument pas l'hiver, mais  peut  être cultivée avantageusement en mai en pleine terre. Soit par semis, soit par plantation de plants bien développés en pots. Ayant la chance de disposer d'une serre, je sème  2 ou 3 variétés en mars dans mes serres. au moment du semis des tomates, par exemple. Contrairement au persil, le basilic lève assez vite, si on lui apporte la chaleur nécessaire. Mais en mars il bénéficie de la chaleur de mes bacs de propagation alimentés par des câbles chauffants. Ces bacs sont alors particulièrement encombrés par les semis de tomates, de poivrons, de piments, de pétunias, d'œillets d'inde, de melons et de tous les légumes et les fleurs dont on veut s'assurer de la grande précocité. Il m'arrive de semer  des haricots dans une  de mes serres, qui seront, 2 mois après, remplacés par les plants de tomates et de poivrons. Donc le basilic que je sème en potée ou en jardinière ou parfois en petits godets, est transféré sur ma terrasse, à proximité de la cuisine. Au début du printemps, comme les conditions climatiques sont encore un peu fraîches, il va directement de la serre vers la cuisine, dans des potées à l'aspect décoratif. Il délivre, alors, généreusement, son arôme dans toute la cuisine. Il est nécessaire qu'il ait atteint son complet développement, car si ses feuilles sont trop vite consommées, la végétation de cette plante est mise en péril. Il est souhaitable de faire des semis échelonnés, car il fleurit rapidement. Une fois, ces bouquets de fleurs bien taillés, il repart de lui même. J'ai actuellement plusieurs jardinières en pleines production composées de 3 variétés. Deux variétés à grosses feuilles très charnues et une variété à petites feuilles violettes. En novembre ces contenants retourneront en serre, afin d'échapper aux gelées éventuelles. 

    À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 26 septembre 2017

    Bonjour 

    Thymus Vulgaris désigne une des condimentaires les plus employée, les plus estimée. Le thym est présent dans énormément de plats. Il s'y présente souvent en petits bouquets. Il honore de son parfum toutes nos marinades et nos viandes grillées et se réserve la meilleure place lors des parties de Barbecues. Très facile à cultiver, il est d'ailleurs très vivace. Quand nous habitions en Provence, avec mes parents, nous résidions dans le Faron et il suffisait à mes parents de monter sous les pins pour y trouver ce thym sauvage que l'on nomme thym serpolet. Du serpolet qui fait les délices des petits lapins que décrit si bien, un amoureux de la Provence: Alphonse Daudet. Pas besoin de faire la culture de cette aromatique. Dans ces montagnes on pouvait y trouver aussi, d'autres variétés d'herbes très recherchées en herboristerie, mais, dans ce cas, il faut bien connaitre les qualités de toutes ces plantes. On risque de rapporter des poisons à la maison. Dans pratiquement tous les jardins potagers, on rencontre ces fameuses bordures de thym. Des bordures que l'on développe au printemps, en faisant des boutures de cette plante facile à cultiver. Je sème au printemps cette aromatique que l'on nomme couramment «Thym d'Hiver». De minuscules plantules, déjà très odorantes, se développent rapidement à la surface du semis. Des semis que j'exécute en serre, cela va de soit. Il m'est arrivé aussi de cultiver du thym citron, mais celui-ci parait plus fragile et n'a jamais survécu aux hivers. Le thym a aussi des propriétés médicinales bien connues. C'est un formidable antiseptique. En Provence, il prend souvent le nom de «Farigoule». Une Provence qui évoquera toujours, pour nous, une terre de bonheur, de chaleur et de parfum sous le chant envoûtant des cigales.

     À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 27 septembre 2017

    Bonjour

    Le mois de septembre tire à sa fin. Les températures ont rejoint les moyennes saisonnières. Les pluies se sont estompées. Du coté des fleurs, les dahlias offrent une floraison très tardive. Ils ont souffert cruellement de la sécheresse. Les pétunias, qui ont été sévèrement taillés sont en train de développer une nouvelle floraison; la dernière, surement. Les œillets d'Inde, après avoir animé tout le jardin pendant de nombreux mois, sont sur le déclin. Les impatiens continuent d'illuminer les zones d'ombre. Coté potager, le mildiou a fait son apparition parmi les tomates plantées en extérieur.  La très longue période humide a eu raison de leur existence. Les poireaux restent tout petits, malgré les arrosages avec des déjections de poules diluées dans les arrosoirs. Très vieilles pratiques utilisées dans ma famille. Il n'y a que les poireaux qui  peuvent supporter ce traitement. La trop grande richesse de cet amendement détruirait les feuilles de tous les autres légumes. Les choux qui étaient restés à l'état de trois feuilles, ayant profité des pluies récentes, semblent développer un cœur. Mais arriveront-ils à maturité avant l'hiver? Sinon, ils constitueront le plat de résistance des poules et des lapins, durant cet hiver. Chez les haricots l'incertitude est grande. Douze routes de six mètres qui on prit un retard considérable. Du fait de la sécheresse, la plupart des graines n'ont jamais levé dans la terre absolument desséchée. Heureusement, la graine de haricot, par sa grosseur, demeure intacte et peut lever, une fois que les pluies sont de retour. Donc je reste avec ces douze routes qui n'ont produit que quelques rares kilos. Hier j'ai installé des voiles de croissances sur sept de ces routes. On se berce peut-être d'illusions, mais on escompte bien qu'octobre sera un peu plus clément que ces deux derniers mois. La mâche que j'avais semée le mois dernier est bien levée. J'en ai semé de nombreuses routes dans les serres au pied des tomates qui ont été dégarnies d'une partie de leurs feuilles. J'y ai aussi repiqué des plants de laitues qui, eux aussi, avaient pris beaucoup de retard. Ils ne seront pas récoltés avant l'hiver, s'ils arrivent encore à se développer. Dans le cas contraire, ils serviront de verdure pour les poules. Car en hiver, la verdure fraîche aura totalement disparue. Même si elles arrêtent pratiquement de pondre, les poules consomment plus en hiver qu'en été. Elles ne se contentent pas que des céréales et ont toujours un grand besoin de verdure.       

     

     À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 28 septembre 2017

    Bonjour 

    Maintenant que le jardin produit tous les espoirs de ce premier semestre, et qu'il est prêt à affronter les frimas, il reste du temps pour parcourir bois et prairies, en quête de carpophores multiples, au merveilleux gout de nature originelle, au merveilleux gout de sous-bois, au merveilleux gout de terroir.
    Bien que l'immense majorité de ces  hôtes automnaux de nos bois et de  nos forêts ne soient pas vraiment néfastes pour notre santé, il faut, néanmoins bien connaitre les quelques espèces délibérément mortels, et ne cueillir que les champignons dont nous sommes absolument certains de la bonne réputation. Un peu comme les hôtes que nous accueillons dans notre logis. Il n'est malheureusement plus possible de ramasser des rosés des prés, l'agaric campester pour les puristes. Car la politique agricole commune est passée par là. En instaurant des quotas laitiers, la PAC a obligé bon nombre d'agriculteurs à transformer leurs pâtures en champs de colza. Et à conduire leurs troupeaux de vaches laitières à l'abattoir, pour les transformer en steaks que Carrefour, et les autres, nous revendent à prix d'or sous l'appellation de viande de bœuf, ce qui n'est jamais que de la vieille vache laitière de réforme. Que de paniers avons-nous rapportés autrefois de ces sublimes rosés des prés. Des champignons qui à la cuisson, embaument toute la maison. Pas comme ces Parisiens élevés en catacombes; les champignons de Paris, sans odeur et à la texture très quelconque. Les champignons de nos près atteignaient souvent la taille d'une main, avec le dessous du chapeau noirâtre. Il suffisait alors de briser un petit morceau du chapeau pour vérifier la présence ou non de ces petits vermisseaux.Si tel était le cas, nous dispersions aux quatre vents, façon puzzle, les hôtes de nos herbages devenus inconsommables. On participait ainsi au réensemencement de de la prairie, que nos charmantes bêtes à cornes viendraient fertiliser, par la suite. D'ailleurs dans notre quête de ces chapeaux blancs, nous privilégions notre recherche vers ces grosses touffes d'herbes bien grasses, anciennes résidences d'une grosse bouse de vache. Des bouses de vaches que l'on nomme des «bousas», dans notre région. En Normandie, la région d'à coté, dans la ferme de ma grand-mère, nous allions, quotidiennement à «bousas». Une opération qui consistait à étaler, toujours façon puzzle, au moyen d'une fourche à quatre dents, la grosse galette, souvent encore fumante, et banquet très fréquenté par ces mouches jaunâtres à l'aspect brillant, que l'on nomme vulgairement des «mouches à merde». Il va sans dire, que ce travail nécessaire de fertilisation était réservé aux «tiots» gamins que nous étions. Entre ces différentes menues tâches que nous accomplissions, journellement, nous préférions, et de loin, aller aux fraises dans les bois d'à coté. Des petites fraises au gout sublime. Étaler de la bouse de vache, pourtant une  corvée peu ragoutante, trouvait sa récompense dans les éloges des agriculteurs de ma famille, résidant dans l'Oise en Picardie, qui étaient toujours émerveillés par l'aspect verdoyant des ces pâtures normandes de Seine Maritime, qui n'avaient pourtant rien à envier au «Green» des plus célèbres terrains de golf.

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 29 septembre 2017

    Bonjour 

    C'est dans les bois que nous avons souvent parcouru, que nous y avons trouvé les plus fins, les plus goûteux, les plus extraordinaires des champignons que nous connaissons. Les girolles, ce petit champignon de couleur jaune et or, qui pousse souvent en rond de sorcière, ne se laisse pas capturer facilement. Il faut bien connaitre les coins. C'est un champignon très prisé en cuisine, qui ne perd pas autant de sa structure que le rosé des prés. Si, au fond des bois et des forêts, on ne connait aucun coin pour ramasser ce champignon à la chair si délicate, il faut alors aller visiter les étals des marchés et les rayons des supermarchés. Le ramassage y est très aisé, mais le prix de l'aventure y est très prohibitif, au moment du passage en caisse. Ces champignons, à la fraîcheur souvent douteuse, proviennent en général des pays de l'est, comme beaucoup de choses et de denrées qui mettent, actuellement, en péril notre économie et nos emplois. J’en ai vu aussi sur un marché fermier, qui provenait des profondes forêts des Ardennes. Le commerçant avait édifié sur son étal deux énormes tas de girolles et de chanterelles, qui devaient suggérer au public la grande facilité de cueillette, alors que ce champignon est devenu rare dans notre région. La recherche intensive de ce champignon par les amateurs a provoqué sa raréfaction. Ceux-ci emportant avec eux jusqu'au plus minuscule carpophore, privant ainsi ces troupeaux de girolles qui ne peuvent plus émettre le moindre spore destiné à assurer leur descendance. Je connaissais des coins à girolles dans une forêt domaniale, où mon Père avait vécu; mon Grand Père étant garde des eaux & Forêts pendant la guerre. Mais cette forêt étant trop éloignée de mon domicile actuel, j'ai perdu l'habitude de m'y rendre. Pour les conserver, car souvent la récolte était fastueuse, mes parents disposaient ces surplus de récolte sur du journal dans des cageots en bois, dans le grenier, un peu comme les échalotes. Ils se hasardaient aussi à les mettre en conserve. La girolle ou chanterelle est un champignon difficile à confondre avec les vénéneux. Seule la fausse chanterelle Hygrophoropsis aurantiaca serait réputée indigesteLa girolle possède les qualités médicinales propres aux champignons comestibles. C'est un aliment très riche qui possède certaines caractéristiques nutritives analogues à celles de la viande, tout en restant inférieures, quand même, à la valeur en protéines de la viande animale.

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 30 septembre 2017

    Bonjour

    Trompettes du jugement dernier, trompettes des morts, c'est le nom d'un champignon peut-être assez peu connu. Il est vrai que son aspect n'est pas très engageant. En plus son nom n'encourage pas du tout le néophyte a rapporté ce champignon en cuisine. En matière de champignon tout ce qui évoque la mort est susceptible d'engendrer crainte, méfiance et circonspection. Son deuxième nom est bien plus encourageant et pousse à entamer une fréquentation plus durable de ce petit champignon à l'allure très modeste. Corne d'abondance, voila un nom qui devient tout un programme, synonyme de bonnes choses. Oui, il y a vraiment abondance en la matière, lorsque l'on déniche ce petit champignon noirâtre et parfois teinté de nuances bleuâtres. Là aussi, quand on rencontre ce champignon, sans lui avoir été présenté, on est tenté de lui fiche un coup de pied, histoire de lui rappeler les bonnes manières et d'aller se reproduire un peu plus loin. C'est vrai, quoi! On n'a pas idée de se trimbaler une pareille frimousse. Regardez l'amanite Tue Mouches, par exemple. Certainement, selon moi, le plus beau champignon que la nature, si prodigue, nous a offert. Mais là, quand on entend son nom, le mot «Tue» est loin d'être usurpé. On reste sur ses gardes, même si cette réputation de pourfendeur de la gente ailée et bourdonnante, avide de se repaître de nos camemberts les plus coulants, n'est pas véritablement vérifiée. Seulement ce sont ses qualités hallucinogènes qui en font un champignon très dangereux pour notre santé. Déjà le seul terme d'amanite, met gravement en garde, l'amateur qui est déjà instruit de la nocivité ou non, des divers champignons qu'il traque, habituellement, au fin fond des forêts. Et pourtant il existe des variétés d'amanites qui sont d'excellents comestibles. Pour en revenir à notre craterelle, qui est le troisième nom de ce champignon en forme de corne, c'est un habitant de nos bois pas facile à rencontrer. Mais lorsqu'il est découvert, le terme d'abondance n'est pas un vain mot. Le rond de sorcière est souvent très étendu et très fourni. Si la taille de notre panier est quelque peu confidentielle, on est très vite dépassé, par manque de contenant, pour rapporter à la maison cette manne, cette Abondance. C'est pourquoi on peut à chaque fois en conserver, en les mettant à sécher au grenier. Même quand il est dans la poêle en train de mijoter en présence de divers assaisonnements, il n'offre pas encore un aspect  très ragoutant. C'est seulement dans l'assiette que l'on peut prendre connaissance de toutes ses qualités culinaires. Certains s'en servent même comme succédané de la truffe. Mais là il n'y a pas photo. C'est le parfum et le gout qui n'y sont pas. Je me suis même laissé dire que certains charcutiers ou traiteurs indélicats, s'en serviraient, dans leurs pâtés pour imiter la truffe. Mais les gens ne seraient-ils pas médisants et de mauvaise foi?  

     

      À demain  

     Les carnets de Jules Hostouley

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Mardi 1er août 2017

    Bonjour


    Nous voici en août et la sécheresse qui s'installe durablement. Dans le potager, il est devenu illusoire de faire pousser des choux. Les planter à la mode de chez nous, çà on sait faire. Mais arriver à les faire pousser, sans qu'ils succombent à la sécheresse, cela est devenu une performance. Les haricots verts, quant à eux, restent très malingres et très fins; c'est ce que d'habitude on leur demande; mais dans le cas présent, point de filets au gout de bon légume précoce. On a pu récolter quelques carottes, mais au prix de centaines de litres de cette denrée si banale en temps ordinaire, si précieuse en ces temps de sécheresse. Pour faire court: On arrose continuellement. Afin d'arriver à faire lever les nouveaux semis, il faut abondamment arroser et disputer son territoire aux moineaux, qui par centaines viennent prendre un bain de poussière, comme nos pondeuses le font si souvent en ce moment, tant les insectes indésirables trouvent un abri de choix sous ces ramages emplumés. Cela désorganise les semis et recouvre les jeunes plantules que l'on a confiées à cette terre devenue ingrate. Au vu de l'état d'avancement des semis de poireaux, il faudra se contenter des poireaux de l'étal du supermarché. De toute façon, cette culture ne produit plus rien, depuis quelques années, tant l'appétit de la mineuses des pays de l'est est considérable. Seuls les tomates, les poivrons et les courges sont en pleine forme; c'est la chaleur qui leur convient le plus au fil de ces canicules. Il faut dire que les courges sont installées sur une planche qui comporte une épaisseur de terreau de plus de 30 centimètres d'épaisseur. Depuis une dizaine d'années, cette planche reçoit le fumier des poules, les feuilles mortes de nos arbres, une grosse couche de paille et les cendres de la cheminée. Les courgettes peuvent puiser leur ration d'éléments nutritifs et aussi leur boisson quotidienne bien au frais sous cette couche protectrice de plus de trente centimètres. Les poivrons et les piments installés dans les châssis depuis des lustres, sont très généreux en fruits colorés. Les tomates, comme d'habitude, prennent leurs vacances dans les serres. Cela est devenu une habitude chaque année. Il faut impérativement se protéger du mildiou. Bien que ce temps très sec lui fasse mordre la poussière; et l'on n'en manque pas, cette année. Toutefois avec le mildiou il ne faut jamais crier victoire, tant la voracité de la bête immonde est toujours d'actualité. On a confié quelques pieds de tomates au jardin potager, en dehors des serres; qu'ils se débrouillent tous seuls, finalement. Des plants en pot viennent progressivement remplacer les quelques pieds qui meurent, en serre, après avoir donné tous leurs fruits; feuillages grillés, mais avec toutes leurs ramures encore bien vertes. Mais  comme ils n'ont plus émis de fleurs depuis longtemps, ils sont condamnés à rejoindre les tas de compost. Si Saint Pierre a fait des tomates son plat préféré, au paradis des «Marmandes» elles sont seront très bien accueillies.

     

    À demain   

    Mercredi 2 août 2017

    Bonjour

    Les jardins évoluent; la déco aussi. Les nains de jardin auraient-ils capitulés en rase campagne. On n'en voit plus guère sur les pelouses. Ou, alors, la végétation les aurait soustraits à notre regard. En prenant sa revanche sur le mauvais gout. J'avais remarqué, il y a quelques années, dans le catalogue «Baumaux», des vaches et des moutons en résine. Des vaches accompagnées de leurs petits veaux; tous deux de la taille des vrais ruminants. Leur prix étant à la hauteur de leur taille; dépassant largement les milles euros. D'autres habitants de nos campagnes y étaient scandaleusement représentés dans des couleurs à faire vomir le plus paisible de ces ruminants. Cette année, plus aucune de ces originalités au catalogue; transhumance, nous sommes-nous demandés ? Ou manque criard de commandes, avons-nous plus justement pensé. Les jardiniers mettent beaucoup moins de sous dans le clinquant, le vulgaire, le futile, le dérisoire et le mauvais gout. Il semblerait que la crise ait coupé les vivres à cette débauche de couleurs «fluos» et offensantes pour l'esthétique de nos pelouses. Le jardinier d'aujourd'hui, semble apporter une réflexion plus mure, avant d'introduire dans son jardin, un objet incongru, qui pourrait détruire l'image que ce brave jardinier tente, par son labeur et son talent, d'offrir aux spectateurs que nous sommes. Car un jardin d'ornement est avant tout un spectacle; un spectacle que chacun de nous a construit dans sa tête, avant de le concrétiser dans le végétal et le minéral. Â notre petit niveau de jardinier, nous sommes des metteurs en scène, des compositeurs, des peintres, même. Alors si toute cette entreprise doit être gâchée par l'arrivée d'un petit barbu en plastique et en costume de Père Noël, autant rester couché et continuer d'arroser ses fleurs en plastique dans son Living-room en aggloméré de substances sylvestres . Noël c'est un jour par an; qu'on se le dise et le répète. Sur certaines pelouses, c'est Noël tous les jours; avec en plus de forts accents de chez  Disney. On a connu dans le passé, un gang qui venait judicieusement enlever «Blanche Neige» et tout ses nains,  et, ainsi, rendre aux pelouses toute leur dignité. Demain on essaiera de décrire ces éléments de déco à base d'objets usuels récupérés et souvent détournés de leur usage d'origine. 

    Le mauvais gout n'est jamais très ragoutant ( White Tendance)

    À demain   

    Jeudi 3 août 2017

    Bonjour

    Il est 4 heures et la pluie tombe doucement, mais abondamment depuis plusieurs heures. On va pouvoir continuer cette petite conversation au sujet de la déco dans les jardins, car il sera difficile en cette matinée de pratiquer notre passion.
    La déco dans le jardin a tout d'abord commencé avec le style des différents contenants, dans lesquels on désirait apprivoiser et cultiver le meilleur des plantes que nous chérissons le plus. Taillés dans la pierre, tournés dans les argiles les plus fins, on trouve aussi des contenants en bois, en métal, aujourd'hui en résine. Et â l'origine, n'oublions surtout pas les statues de marbre,  d'albâtre ou d'autres minéraux des plus prestigieux, qui se sont invités dans les plus nobles de nos jardins, en des temps des plus antiques. Tout cela a permis, donc, de donner un style au jardin en fonction de nos goûts les plus affirmés. Ensuite ce sont différents objets qui sont venus petit à petit rehausser le décor que nous souhaitions donner à l'espace de notre passion et de notre labeur. Souvent, un outil périmé et usé, oublié contre un mur, s'est mis à participer à cette œuvre de décoration. Un vieux râteau en bois pour les fenaisons, devenu obsolète pour le soin de nos pelouses, s'est vu souvent accroché le long d'un vieux mur, afin de finir paisiblement une vie mise entièrement au service de ces faneurs et de ces moissonneurs, quand ce n'était pas dans les mains de ces faucardeurs. Ensuite on a vu apparaître des objets en métal et aussi des créations artistiques métalliques, comme on peut en apercevoir aujourd'hui. Ces objets ont souvent l'aspect de la rouille afin de se fondre dans le paysage, et de ne pas assassiner le spectacle de toutes ces fleurs qui agrémentent si merveilleusement l'espace de notre passion. 

     

    À demain   

    Vendredi 4 août 2017

    Bonjour

    Beaucoup de pluie hier. 7 mm dans le pluviomètre et une tempête dans la journée. Cette humidité nous amène à évoquer tous ces contenants en zinc ou en fer que l'on trouve dans les brocantes ou chez les brocanteurs. Cela semble être une nouvelle mode. Quand ils sont en bonne état, ils peuvent continuer leur vocation première. Par exemple on remarque des jardins avec des collections de vieux arrosoirs. Ces antiquités en métal, continuent de remplir leur rôle et supplantent les arrosoirs en plastique; des arrosoirs à la vie trop courte. Les miens ayant cédé leur étanchéité, sont plantés de diverses fleurs et éparpillés un peu partout dans le jardin. Voici donc un exemple type de déco qui ne détruit pas l'esthétique de nos pelouses. La vue de ces arrosoirs ne suscite aucune critique. On ne peut dire s'ils sont là pour la déco ou pour remplir leur mission première. Des bassines en zinc ou des lessiveuses en fer étamé, qui ont bien traversé le temps et qui sont encore étanches peuvent accueillir des mini-jardins aquatiques. Certains y glissent même un ou deux poissons rouges; à condition d'y adjoindre une mini-pompe solaire, afin de garder un niveau de salubrité acceptable pour ces petites carpettes aux écailles rouges. Chez moi, ce type de contenant me sert surtout à conserver hors de portée de la voracité des campagnols et autres rats des champs, la nourriture destinée au poulailler. Ces rongeurs arrivent à grignoter les contenants en plastique et font leurs choux gras des produits céréaliers de l'agriculture locale. J'ai dispersé dans le jardin quelques bassines ou mini-baignoires qui hébergent deux ou trois plantes aquatiques. Cela procure aussi des bains d'oiseaux à tous ces volatiles qui souffrent aussi de la sécheresse. Tous ces ustensiles proviennent de ma famille. Certains détournent aussi de leur usage de vieilles gouttières en zinc. Sur un mètre de longueurs, quelques annuelles ou diverses minis vivaces ou même un lot de plantes grasses, vont offrir leurs floraisons magnifiques, à condition de leur fournir l'indispensable boisson. Car il ne faut pas compter sur le climat actuel pour assurer la survie de toutes ces plantes.  

     

    A demain   

    Samedi 5 août 2017

    Bonjour

    Pluie fine, cette nuit, depuis hier soir 23 heures. Temps gris hier et vent fort. Le mois d'août s'annonce, pour l'instant, maussade avec une forte couverture nuageuse. La terre désespère de ne plus recevoir son quota de pluie. Dans notre région, après une pluie, le temps se stabilise souvent sous une couverture nuageuse et alors de nouvelles pluies viennent entretenir cette humidité salvatrice. Depuis quelques années ce n'est plus le cas. Sitôt la pluie tombée, le vent souffle de nouveau en tempête et assèche le dessus du sol des jardins. Des branches sont cassées dans les bouleaux. Les arbres ont déjà des feuilles mortes. Coté potager, les tomates et les courges sont en pleine forme. Les tomates, dans les serres, ont commencé leur production avec plus d'un mois d'avance sur les autres années. Les courges cultivées sur 30 cm de compost, de fumier et de paille affichent un succès insolent face à cette sécheresse et à cette canicule. Les autres légumes en sont pâles de jalousie. En clair, les carottes sont squelettiques, les betteraves rouges anémiques, les poireaux rachitiques, les haricots  asthmatiques (ils ne lèveront certainement jamais. Il devient très difficile de faire pousser une laitue; même en l'arrosant, des nuées de moineaux venant ciseler ses quelques maigres feuilles. Le but du jardinage au potager, c'est de faire pousser de beaux légumes; on a cru cela, il y a encore quelques décennies; mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Chaque année inaugure un nouveau désastre, une nouvelle calamité, de nouveaux déboires.
    Industriels, agriculteurs, puissants de ce monde, qu'avez-vous fait de votre planète?

     

    À demain   

    Dimanche 6 août 2017

    Bonjour


    7 mm dans le pluviomètre, hier. Un ciel toujours chargé de nuages et un vent fort. Pas de corvée d'arrosage. Sur la plaine les récoltes de colza sont terminées. Les agriculteurs se dépêchent de déchaumer; le temps étant devenu incertain. Cette sécheresse finira bien un jour ou l'autre, et alors ce sera l'époque des pluies diluviennes. On connait trop bien les effets néfastes de notre climat Picard. Dans les années 60, les étés furent pourris; majoritairement arrosés. Au grand dame des vacanciers; pire encore pour les agriculteurs. On vit les blés souvent versés sous la brutalité des nombreux orages. Les variétés cultivées à l'époque, étant plus hautes sur tige. On vit même des champs où les épis se mirent à germer sur pied. Les moyens mécaniques n'ayant pas encore le niveau actuel, les moissons devenaient un martyr pour les agriculteurs. Ce fut des années très favorables pour les champignons; de toutes espèces. On ne revit pas de sitôt des années aussi propices  à cette cueillette. Il fallut faire de nombreuses conserves de Rosés des prés et de cèpes de Bordeaux. On ne récoltait ces cèpes qu'à l'état de bouchon de champagne; tout en délaissant les plus gros, tant il y en avait dans les bois et au plus profond des forêts domaniales. Les trompettes des morts étaient mises à sécher sur journal dans le grenier. Les girolles et les pieds de mouton étaient pratiquement toujours au menu quotidien. Malheureusement, ces années de cocagne se sont progressivement dissipées. Les amateurs de champignons se sont multipliés. Maltraitant les emplacements en surexploitant ces fameux ronds de sorcières si fréquents sous les frondaisons dans les forêts. Des bois ont été rasés. Les crises successives du lait ont entraîné la transformation massive des pâtures et des herbages en parcelles destinées aux céréales. On vit beaucoup de maïs et de tournesols; jolis, mais pas vraiment adaptés dans nos cultures de plaine. Ce fut aussi une époque faste pour les amateurs d'escargots. Le jardin était envahi de ces Petits gris, comme on les nomme si bien. Le moindre bosquet regorgeait de gros bourgognes à la démarche très indolente. Là aussi le ramassage intensif a provoqué une baisse considérable des populations. Dans les bois on trouvait encore ces petites fraises des bois au gout si parfumé. Les sécheresses des années suivantes ont entraîne leur raréfaction. Tout cela peut passer pour de la nostalgie, mais cette époque fut prodigue dans ce domaine. Aujourd'hui, les moindres recoins encore sauvages ont été transformés en terre de culture, tant les moyens mécaniques sont devenus puissants.

     

    À demain   

    Lundi 7 août 2017

    Bonjour

    Une page se tourne, nous entrons dans la dernière phase du jardin. Certains légumes ne sont plus à semer, d'autres, le sont encore. Il est encore possible de semer des carottes pour l'hiver. Il existe des variétés adaptées à cet usage. La betterave rouge peut aussi encore être semée; elle sera moins volumineuse que celle semée au printemps. L'épinard peut être semé ce mois-ci. Moi, je n'en mets pas; pas assez de place dans le potager. Il est encore possible de semer des radis d'hiver et des navets. Il sera nécessaire de bien arroser ces semis, tant que les plantules n'auront pas levées. Mais on nous annonce de l'humidité pour les jours prochains. Ainsi qu'une baisse des températures. Durant ce mois, de nombreux semis de mâche peuvent être effectués. L’année dernière qui fut une année désastreuse (une de plus) pour les potagers, libéra beaucoup de place dans le potager - Certains semis n'avaient même pas levés- Du coup,  j'ai pu semer énormément de routes de mâche, qui nous ont assuré presque quotidiennement une salade de qualité en automne, en hiver et au début du printemps. Les attardés peuvent encore  semer des chicorées frisées. Poireaux et  choux  peuvent encore être  repiqués. En certains endroits il est possible de semer choux cabus et oignons blancs. Parmi les condimentaires, le cerfeuil se sème encore en août; sa levée étant très rapide, mais sa montée à graine, aussi. Je le sème à l'ombre, pour éviter que son feuillage soit brûlé par un soleil de plus en plus redoutable. C'est une variante très parfumée, au persil et au basilic. 

     

    À demain   

    Mardi 8 août 2017

    Bonjour

    Fructidor.... C'est le nom du mois dans le calendrier Républicain. La période des fruits. Juillet,  Août et bientôt septembre, sont ces mois de cocagne où les récoltes battent leur plein, les greniers regorgent de richesses, les congélateurs débordent, les cuisines embaument des confitures multicolores, les caves se remplissent, les raisins se pressent dans les chais.....
    Tout cela sous un soleil généreux et brûlant, avec cette période de détente, de temps retrouvé et souvent d'aventure. Bref, comme déjà le mois dernier, c'est toujours les vacances. Donc tous les travaux déjà recommandés en juillet sont à poursuivre. Si le temps le permet bien évidemment. Cette année ne sera pas une année faste. Certaines cultures en sont encore à l'état larvaire; trop grand déficit en eau. Les haricots, semés vers le 14 juillet, ne font que lever. Ils ont profité de l'averse de samedi dernier et de la baisse des températures. Dans mon jardin, c'est la culture principale, qui constitue pour une grande partie, la mise en conserve. Cela nécessite de nombreuses routes de culture. Douze routes de six mètres et quatre variétés. Coté poireaux les semis sont restés à l'état du mois de juin. Il va falloir acheter le plant sur un marché près de chez nous, en Seine Maritime. Même souci pour les chicorées frisées et scaroles; pas de levée dans les semis de juillet. Là aussi il faut acquérir du plant au marché de Gournay en Bray. On va en profiter pour passer par le marché aux volailles, pour rajeunir l'âge moyen de nos pondeuses. En ce qui concerne les choux, on est vraiment dans les choux. Deux feuilles, seulement, depuis qu'ils sont repiqués. Ils vont certainement se développer dans les jours prochains grâce au changement de climat annoncé. Mais ils n’arriveront jamais à maturité. Ce n'est pas encore cette année que l'on consommera du chou rouge râpé; c'est «râpé» pour les choux, pouvons-nous dire.  Ils serviront de verdure dans le poulailler en septembre/octobre.

    À demain   

    Mercredi 9 août 2017

    Bonjour

    Brouillard sur la plaine ce matin. Il y avait des mois que l'on avait plus revu ces brumes matinales. Journée de pluie, hier, tout au long du jour. Déjà 8 mm dans le pluviomètre. Température maxi : 15°C. Le soleil ne s'étant pas montré, la terre a eu le temps d'absorber toute cette manne aquatique. Ce matin la terre nous indique qu'elle a bien gardé toute cette humidité, offerte si généreusement par cette perturbation. Les semis récents montrent déjà leurs petites frimousses. Hier nous avons profité des intempéries pour aller au marché aux volailles de Gournay en Bray ( 25km). Sept futures pondeuses ont débarquées dans la basse-cour. Une basse-cour très hostile envers les nouvelles venues. Même les plus petites tapent sur leurs futures voisines de pondoir. Celles-ci regardent avec curiosité les grains de blé et de maïs, car, en élevage, elles sont nourries avec soit de la poudre, soit des granulés. Il faudra quelques jours pour qu'elles commencent à picorer ces céréales. On en a profité pour rendre visite à des pépiniéristes présents sur ce marché depuis des lustres. Comme les semis de juillet n'ont jamais réussi à percer dans la fournaise ambiante, on s'est fourni en plants de chicorée, afin d'assurer l'approvisionnement de la cuisine en salade, courant septembre. Sous la halle aux volailles, on a pu constater un nombre important de producteur de lapins. Cela n'est pas habituel; il semblerait qu'il y ait une demande nouvelle de ce type d'animal. Quand on voit l'aspect du lapin de batterie proposé en boucherie de grande surface, on comprend l'attitude des consommateurs. Un autre aspect plus préoccupant de ce marché très populaire, c'est l'importance grandissante des particuliers qui viennent vendre soit leur production de légumes, soit les surplus de leur potager. Cela semble indiquer que la condition économique de certains de nos compatriotes, à revenu très faible, se détériore de plus en plus. Soit que la qualité des légumes et viandes proposée par les professionnels ne soit plus au juste niveau exigé par les consommateurs. Ayant moi-même proposé sur ce marché, pendant plusieurs années, des plants de tomates dans des variétés peu communes, j'ai pu m'entretenir avec quelques-uns de ces particuliers et constater que certains arrivaient à boucler des fins de mois difficiles, grâce à ce petit négoce.

     

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 10 août 2017

    Bonjour
    Encore de la pluie hier. L'humidité s'est installée sur notre jardin. Tous les légumes endormis par la sécheresse, repartent en trombe; les mauvaises herbes aussi. On a commencé la cueillette des pommes et des poires. Cela semble être une bonne année pour ces fruits. Le prunier qui a déjà donné énormément depuis près d'une quinzaine de jours est encore rempli de fruits. Les jours de tempête n'ont pas réussi à le débarrasser de tous ses fruits. Le prunier «Mirabelle» est rempli de ces petites prunes si caractéristiques. Elles commencent à mûrir. Pour l'instant, elles servent de nourriture aux poules. Car cet arbre procure un peu d'ombre au poulailler, les jours de canicule. Un pommier «calville» implanté depuis plus de trente ans sur le parcourt de ces volailles, semble mort; ses feuilles sont grillées; ses fruits sont restés à l'état embryonnaire. Ce n'est pas la sécheresse qui lui a déplut, car le sol est resté humide en profondeur. Mais c'est certainement ce soleil ardent qui a brûlé ses feuilles, comme il a brûlé les plants de tomates de ma variété «Premio» qui donnent encore quelques fruits sur des pieds littéralement carbonisés. Environ une dizaine de pieds remplacés par des plants que je cultive en pots pour cet usage. J'y ai aussi repiqué des plants de poivrons «Putzagold» qui ont été semés tardivement, mais qui  ont comblé, d'une manière magistrale, leur retard pendant la canicule. Ils ont déjà émis des fleurs et les futurs petits poivrons sont en formation. Du coté des kiwis, c'est la débauche. De nombreux fruits sont en train de grossir sur le bois de l'année dernière. Mais c'est la formidable extension des branches qui va causer des ennuis. Celles-ci peuvent s’accroître de dix centimètres par jour. L'actinidia est une liane; un gigantesque liseron. Il peut tordre les gros pieux en fer sur lesquels il est palissé. Pour l'instant, il s'appuie de tous son poids sur les poiriers qui  sont ses voisins. Solution néfaste pour la maturité des poires.

     

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 11 août 2017

    Bonjour

    Orage hier après-midi saupoudré de pluie et de grêle. Nous voici débarrassé des corvées d'arrosage. La citerne s'est bien remplie, parce que l'on a entendu sa chanson durant une partie de la nuit. La pluie d'hier nous met au chômage pour un temps. Car il faut songer à désherber, les mauvaises herbes poussant plus vite que les légumes. Il semblerait que la canicule soit écartée, pour l'instant. Au moins pour les 15 prochains jours, 6 jours de pluie annoncés et beaucoup de nuages; tout cela peut très bien évoluer; ces observations ne sont que des prévisions. Tous les possesseurs de terrains clos savent qu'il faut, ce mois-ci, s'attaquer à la tonte des haies. Opération fastidieuse, s'il en est. Pour ma part, c'est mon fils qui se charge de cette dure besogne. Cette année il a du commencer une première tonte début mai. En 2017, il est permis d'envisager une troisième tonte fin septembre. Au fil des années, j'ai remarqué que le nombre de tontes a augmenté; depuis plusieurs hivers, les troènes ne perdent plus leur feuilles. Donc début mai ils développent rapidement leur nouveau feuillage, n'ayant pas, comme dans le passé, à reconstituer leur feuillage détruit par les frimas de l'hiver. Je me suis débarrassé de toutes mes haies de thuyas, depuis quelques années. À cause, surtout, de la difficulté de tonte de ce type de conifère importé des Amériques. Ses feuilles sont coriaces et difficiles à faire pourrir. Son bois est pratiquement imputrescible. On ne peut même pas le destiner à la cheminée, à cause des petits projectiles incandescents qui vous mitraillent à vue et sans sommation. L'arrachage de ces arbustes est une entreprise compliquée. Si l'on ne les fait pas enlever par une entreprise, il faut alors se munir de tire-fort et de barre à mine. L'évacuation de ces arbustes vers la déchetterie devient une expédition, si la longueur des haies est très grande. Si la haie est inaccessible aux engins agricoles, il faut alors, cracher dans ses mains, se munir des outils cités précédemment, mouiller sa chemise et déjà songer à ce qui va remplacer cette haie de conifère. On continuera, demain, à évoquer la manière de clore son terrain, d'entretenir ses haies d'arbustes.
    Vous avez peut-être remarqué, un peu plus bas sur cette page, un lien vers Les Carnets De Jules Hostouley. Je le remets en ligne après 3 ans de silence. Durant ces trois ans, j'ai développé d'autres blogs, administré d'autres forums, réuni 5000 amis sur Facebook.

     

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 12 août 2017

    Bonjour

    Nous allons continuer à faire le tour de la haie. Une haie qui, de nos jours, s'est généralisée autour des constructions nouvelles que l'on trouve dans de nombreux lotissements. Dans des temps plus anciens on entourait sa propriété avec des murs ou avec un grillage posé sur fil de fer; évidemment toujours en fonction de ses moyens économiques. Cela ne nécessitait pas de devoir entretenir ses clôtures une ou deux fois par an. L'entretien des haies provoque invariablement l'achat d'un taille-haie. Il parait difficile d'entreprendre un tel chantier avec une simple paire de cisailles, comme autrefois. Néanmoins on a toujours besoin de cisailles au jardin pour fignoler une coupe ou rafraîchir les nombreux arbustes dits d'ornement que l'on a hébergés dans son jardin. En cas de haies de thuyas, de lauriers ou de cyprès, on a intérêt à se procurer un taille-haie thermique. Il faudra prévoir, en plus, une remorque, si l'on ne veut pas dégrader l'intérieur de son véhicule. Les résidus de la taille des haies prennent une place considérable. Il est inutile, je crois, de se procurer un broyeur de végétaux pour petits jardins. Ils sont efficaces dans leur ensemble, mais nécessite un temps astronomique pour broyer tous ces petits résidus. Il suffit de remarquer avec quel type de matériel les agents communaux sont équipés. Un matériel thermique dont l'investissement nécessite dix à vingt fois le nombre d'Euros que nous pourrions, éventuellement, consacrer à un petit broyeur électrique. Mais un matériel thermique extrêmement efficace, qui avale goulûment et efficacement tous les branchages issus des grands élagages, et ce dans un temps record. Les résidus récupérés constituant ce que l'on appelle le BRF; des initiales qui désignent un type d'amendement récemment développé que l'on nomme le «Bois Raméal Fragmenté». La pose de ce BRF, après quelques mois de maturation, sur les surfaces cultivées de nos jardins, restitue une vie microbienne qui a souvent déserté nos sols surexploités. Je passe mon ancienne tondeuse sur ces résidus de tonte, que je dispose immédiatement sur mes plates-bandes et aux pieds de mes arbustes. Toutes ces surfaces ne souffrent plus des sécheresses devenues habituelles pendant les mois d'été. Je pratique cela depuis plus d'une vingtaine d'années. D'ailleurs, j'ai remarqué que des constructeurs de tondeuses à gazon, ont développé, depuis quelques temps déjà, des modèles permettant de broyer des tontes de haies constituées d'essences très légères comme le troène, par exemple.

     

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 13 août 2017

    Bonjour

    Du crachin comme seule notre région peut en produire. Hier toute la journée. Les légumes et les semis adorent cela.
    J'ai remarqué lors de mes pérégrinations sur «Youtube» que la plupart des propriétés aux États Unis ne comportent pas de haies, encore moins de clôture. Juste, très souvent, une petite haie qui entoure la terrasse, afin de protéger l'intimité familiale. Tout cela je le soupçonnais depuis longtemps; ayant été nourri dans les années 50 avec le journal de Mickey, qui a travers ses histoires un peu naïves et ses images simplistes décrivait très bien les habitudes de nos amis Américains. Beaucoup de maisons en bois, des propriétés sans clôture ni portail, assorties de magnifiques pelouses bien entretenues. Je crois qu'un fabricant de portails ne fera jamais fortune aux États Unis. Pour un pays que l'on dit raciste, violent et xénophobe, la coexistence avec les voisins n'a rien à voir avec nos habitudes de voisinage. Dans beaucoup de propriétés en France, l'ennemi, c'est le voisin. Les haies, le bruit, les animaux et les enfants, sont des sources de conflits. À quoi tient cette différence fondamentale de comportement; je ne saurais répondre; je ne suis pas sociologue. Dans les nombreuses vidéos sur les paysages des États Unis, on remarque que les riverains entretiennent la partie publique de leur propriété jusqu'au ras du bitume. Ils n'attendent pas comme chez nous, que les agents communaux exécutent ce travail. Les Français demandent toujours plus de services de la part de leur municipalité et ensuite poussent des gémissements de pestiférés, lorsqu'ils découvrent le montant astronomique de leur feuille d'impôt, qu'un certain Président se propose, d'ailleurs, de supprimer. En France on est pratiquement obligé de clore son fond, car, sinon, les passants se sentent obligés de venir fouler votre pelouse. Je me souviens que mon père qui avait clos de haies de thuyas, sa propriété, mais avait refusé de poser des portails sur les deux entrées de son terrain, voyait couramment de jeunes enfants indélicats, venir fouler sa pelouse, cueillir ses fleurs et chaparder ses fruits. Cela, semble-t-il, avec la bénédiction des parents. 

     

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 14 août 2017

    Bonjour

    Une belle journée d'été, hier dimanche 13 août. Les fleurs développent de nouveaux bourgeons; voulant profiter de ce renouveau au jardin. La chaleur raisonnable et l'humidité naturelle étant de retour. Au potager on arrive enfin à récolter des haricots sains et sans fil. Courant juillet, j'ai abandonné une planche de haricots, tant leur maturité se traînait et fabriquait de petites gousses misérables cousues de fils verts. Cette planche est donc destinée à produire des grains secs pour une récolte de graines pour l'année prochaine. Cette variété étant une variété renommée de chez Baumaux .Une planche de haricots de trois routes  semée il y a un mois et demi, vient tous juste de commencer à sortir de terre. Malgré les nombreux arrosages prodigués en juillet. Les haricots et les radis étant les semis qui lèvent les plus vite, cela démontre la férocité de la sécheresse que nous venons de traverser. D'ailleurs cette planche de haricots est rattrapée par une nouvelle semée il y a un peu plus d'une semaine. En revanche les mauvaises herbes sont très bien adaptées à ces calamités météorologiques. Elles atteignent des hauteurs vertigineuses et envahissent toutes les planches de légumes et toutes les plantations de fleurs. Les choux semblent vouloir développer plusieurs feuilles; ils ont été repiqués il y a plus d'un mois. Les semis de laitues et de chicorées se dépêchent de sortir, espérant combler un retard dans la production de ces salades. Il y a longtemps que nous devons faire appel au rayon légume des hypermarchés.   

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 15 août 2017

    Bonjour

    C'est sous les orages que je vous écrie. Du vent violent, mais sans pluie pour l'instant. Beaucoup d'éclairs dits de chaleur, qui témoignent d'une grande activité orageuse sur la région. Hier fut une belle journée avec 26°C maxi.
    La récolte des prunes est terminée. Celle-ci fut très longue, cette année. Le prunier aux mirabelles est lui aussi arrivé à maturité. Du coté des pommiers, les variétés d'août sont en cours de cueillette; beaucoup tombent faisant la joie des oiseaux. Les poiriers ne sont pas en reste et croulent déjà sous les fruits. Il faut étayer certaines branches, afin d'éviter  la casse; ce sont des arbres de tailles moyennes et leurs charpentières sont de section un peu faible, pour supporter le produit d'une année très riche en fruits. Ces arbres fruitiers semblent avoir bien supportés la sécheresse et la canicule. Ils vont chercher très loin la fraîcheur du sol et les grosses chaleurs avancent considérablement leur maturité. Les pieds de rhubarbes développent des feuilles énormes par rapport à celles des  autres années. Leurs tiges restent, néanmoins, un peu frêles. Dans le potager il a fallu biner et sarcler toutes les nouvelles planches, tant les semis de mauvaises graines semblent près d'exploser. Dans les serres les tomates grossissent beaucoup plus que les autres années. Il faut dire que le transport dans ces serres, d'un tas de compost de plus de 2 m3, pendant cet hiver, favorise la taille exceptionnelle de certaines de ces tomates. Je n'apporte, qu'une fois par quinzaine, un engrais liquide à base de vinasse de betterave et de plumes compostées. J'ai abandonné le purin d'ortie, à cause de la propagation des orties sur mon terrain. Les poivrons et les piments nous offrent des fruits dans diverses couleurs. La planche de concombres qui a été plantée après les canicules, est déjà remplie de fruits de la taille du cornichon.  

      

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 16 août 2017

    Bonjour
    Le récent scandale sur les œufs nous incite une fois de plus à produire nos légumes, à élever nos volailles. Quand cela est possible, bien évidemment. Tout le monde ne possède pas un lopin de terre, ou même un balcon. Ceux-là s'ils veulent manger correct et sain, devront soit se fournir auprès d'une «Amap», soit bien se renseigner sur la qualité et la provenance des denrées à l'occasion de leur visite hebdomadaire dans l'hypermarché de leur choix.
    Quand à moi, j'ai pratiquement toujours eu l'occasion de consommer des légumes provenant d'un potager familial, des volailles et des œufs produits par un poulailler de ma famille. À l'âge de neuf an, mes parents nous fournissaient déjà une petite surface de terrain dans laquelle nous nous exercions à produire quelques radis ou quelques haricots. Ces deux types de légumes se développant très rapidement. Ce qui est très gratifiant pour les bambins pressés que nous étions. Par la suite, mes parents possédant un potager et un petit élevage, nous permirent d'avoir sur la table des aliments d'origine connue et de grande qualité. Enfin je cultive, moi-même un potager depuis l'année 1971, et j’entretiens un poulailler, tout en ayant tenté un petit élevage de quelques lapins. Élevage que j'abandonnais rapidement par manque de local adéquate. En ce qui concerne les œufs, tout le monde sait très bien que les poules arrêtent pratiquement de pondre en hiver durant les journées les plus courtes. La lumière du jour ayant une grande influence sur les glandes  qui pilotent l'organe de la ponte. C'est, alors, l'occasion de comparer la qualité des œufs de nos poules avec les meilleurs œufs du commerce. « Y a pas photo» pourrions-nous dire. Même réputés très frais, les œufs du commerce ont un jaune un peu terne et parfois un jaune qui se dilue dans le reste de l'œuf. Les œufs de nos poules ont toujours un jaune haut en couleur, voire très coloré, si on a distribué du maïs à nos pondeuses. Avec les œufs de nos pondeuses, il est souvent difficile d'obtenir des œufs durs de bon aspect. Ce qui prouve leur état de grande fraîcheur. On ne se risque plus à cuire des œufs à la coque avec les œufs du commerce. Nos poules étant de races et d'origines multiples, nous pouvons disposer d'œufs de tailles, de formes et de couleurs très diverses. Cela peut aller du simple au double en fonction de la taille de la pondeuse. Il nous arrive, parfois, de pouvoir dénicher des œufs de canard cane. Ceux-ci étant de couleur verdâtre avec un jaune très coloré. Nous avons eu, à une époque, des œufs d'oie. Ceux-ci ont sensiblement le même gout; seules, bien évidemment, leurs tailles diffèrent des œufs de nos poules. Un seul de ces œufs pourrait suffire au repas d'un convive, certes, de très petit appétit. 

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 17 août 2017

    Bonjour

    Chacun l'aura remarqué, la Télévision s'est mise en vacances. Le nombre de rediffusions est immense. La France qui gagne étant en vacances, l'autre France, celle des perdants, celle des pauvres, peut se contenter de ces programmes surgelés sortis, tout droit du «congélo» du service public. Certains vous diront : «Mais ils n'ont pas à rester devant leur Télé nuit et jour; ils ont qu'à aller se balader en forêt, ou en ville». «I Zon Ka». Certes, une partie des non-vacanciers peut faire cela, mais une masse importante de nos concitoyens qui vivent en banlieue, y sont assignés à résidence par manque de moyen et doivent supporter ces pétarades incessantes de gamins en rupture de scolarité, quand ce n'est pas les incivilités et les insultes de ces mêmes gamins. La chaleur en plus sur ces appartements très mal conditionnés, et c'est l'enfer quotidien pour nombre de nos concitoyens. Vivement la rentée! Et après les chroniqueurs politiques dégringolent de leurs somptueux fauteuils en observant avec effroi, les scores du Front National. Près de la moitié des Français ne prennent pas de vacances. Ils peuvent donc regarder les quelques émissions en direct, qui restent encore sur leurs chaines favorites; des chaines qui le plus souvent leur rappellent comment leurs concitoyens plus veinards qu'eux peuvent s'éclater sur les nombreux lieux de vacances de notre beau pays de France.  

    À demain   

    Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 18 août 2017

    Bonjour

    Après cette affaire d'œufs contaminés, on peut, une fois de plus, observer que nos concitoyens ont besoin, de plus en plus, de se nourrir avec des produits plus sains et à l'abri de ce genre de péripéties. Même si certains consommateurs sont encore amoureux des légumes les plus gros et des fruits les plus beaux, l'ensemble des amateurs d'aliments plus naturels s’accroît au fil de tous ces scandales développés par une industrialisation agro-alimentaire poussée dans ses retranchements, au nom du moins cher que moins cher. Sur les étals des supermarchés, on peut constater l'offre grandissante de variétés de tomates à l'aspect un peu tourmenté et aux couleurs variées.  Car cultivant encore près de 120 variétés différentes de tomates, je pense pouvoir émettre quelque avis sur le sujet.
    Tout d'abord les producteurs des ces variétés dites anciennes et traditionnelles, ne nous ont pas attendu, pour modifier leurs techniques de culture. Sachant très bien que la qualité de la tomate cultivée industriellement était de plus en plus décriée. Le reproche que l'on fit, à une certaine époque, à toutes ces anciennes variétés, c'est qu'elles ne voyageaient pas très bien. Du coup les obtenteurs de nouvelles variétés, ont développé des hybrides qui se conservaient plus longtemps. Dans le même temps, comme le commerce était amateur de variétés très policées, très propres sur elles, bien rouges, bien grosses et bien calibrées, ces obtenteurs ont du laisser de coté les critères du gout de la tomate. La sélection d'une nouvelle variété est très longue, très aléatoire et très  compliquée. On ne peut pas agir sur tous les paramètres en même temps. Il n'y a pas de variétés parfaites. Seule la science actuelle permet ce genre de performance et cela s'appelle, alors, de la manipulation génétique (OGM). Procédé qui ne permet pas de connaitre les développements futurs et les vicissitudes de la nouvelle variété. Et surtout procédé qui va entrer en interaction avec les autres organismes du monde végétal. Avec toutes les conséquences imprévisibles que cela comporte. C'est pourquoi les OGM demeurent très suspects auprès des consommateurs et aussi des autorités. Sauf dans certains pays; les États Unis, par exemple.

    À demain

    Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 19 août 2017

    Bonjour

    Beaucoup de pluie hier matin. On ne va pas s'en plaindre. Toute la végétation reverdit et s’accroît à toute vitesse. On dirait même qu'elle rattrape le temps perdu. Mais le temps perdu ne se rattrape jamais, c'est bien connu. Hier, livraison d'un gros ballot de paille. Environ 300 Kg; destiné au poulailler et au paillage de certaines planches. Cette année, je n'ai jamais eu besoin d'arroser les planches de courgettes. Elles sont constituées de multiples couches de paille, de feuilles et de fumier. Au poulailler les pondeuses passent leur temps à remuer et à gratter dans cette paille fraîche. Â la recherche d'un grain perdu ou d'un minuscule ver de terreau, passant par là et n'ayant rien demandé à personne, le malheureux. Les poules doivent toujours faire de l'exercice, cela est bénéfique pour leur organisme. En parlant de la santé des poules, le scandale des œufs contaminés trouve son origine dans l'infestation des poulaillers par ces fameux poux rouges. Tous les élevages, tous les poulaillers hébergent ces poux rouges. Rouges du sang des pondeuses, qui se font piquer pendant la nuit, sur leurs perchoirs. Pour remédier partiellement à ce fléau, je change tous les 2 ou 3 jours les 2 barres de perchoir pour les remplacer par de nouvelles barres indemnes de ces parasites. Comme les vampires, ces êtres indésirables craignent la lumière du jour et finissent par trépasser sous l'ardeur des rayons du soleil. De plus les poules les repèrent et picorent rapidement ces insectes ivres de sang. Certains pensent que la tanaisie les repousse hors du poulailler. D'autres espèrent s'en débarrasser en brûlant carrément le poulailler; mais ces bestioles reviennent toujours. On peut distribuer un insecticide spécifique dans les locaux affectés aux volailles, mais on voit ce qu'il en advient sur la santé des consommateurs.

     

    À demain

    Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 20 août 2017

    Bonjour
    Dimanche 10 septembre, c'est bientôt. C'est la 12 ème édition de la Fête de la tomate et des légumes anciens organisée par l'association Des Paysages, des Jardins et des Hommes ce dimanche 10 septembre de 10 h à 18 h à Haverskerque... Une fête magnifique qui met bien en valeur la tomate, sous ses nombreux aspects. On peut y rencontrer les grands spécialistes de la tomate sur Internet. Le site «TOMODORI» y est présent chaque année. Un site que tous les amoureux de la tomate, connaissent. On y retrouve «Les Jardins De Pomone»; encore des amoureux de la nature et du jardinage.
    Haverskerque  est une commune de France située dans le département du Nord, dans la nouvelle  région des Hauts-de-France.  Haverskerque est une commune en Flandre française prés de l'Artois. Cela nous met à près de 250 km de cette commune et nous ne pourront, malheureusement pas nous y rendre; d'autres occupations, nous retenant ce jour-là. Cette fête ne se limite pas à la culture de la tomate et présente la plupart des légumes que nos jardins connaissent bien.
    Donc l'Association «Des paysages, des jardins et des hommes» qui est présente ce jour-là, présente tout au long de l'année ces activités :
    Échanger graines, semis, plantes et boutures
    Conseiller lors de l’aménagement d’un terrain
    Partager les « trucs et astuces » du jardinage
    Transmettre des informations techniques (plantation, taille, bouturage, soins etc.)
    Initier le jardinier débutant (stage de greffe, taille, etc.)
    Suggérer le type de plantation à envisager en fonction de votre terrain
    Découvrir les jardins des adhérents qui le souhaitent
    Visiter les jardins remarquables
    Assister à des conférences faites par des professionnels
    Bénéficier d’une formation pratique lors de la conception d’espaces verts publics
    Obtenir des tarifs préférentiels chez les pépiniéristes, organiser des commandes groupées 
    Échanger nos bonnes adresses
    Mettre à disposition des livres achetés par l’association
    Initier à l'apiculture, l'art floral
    Proposer des cours de jardinage enfants.

    Donc rendez-vous dimanche 10 septembre à Haverskerque.

     

    À demain

    Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 21 août 2017

    Bonjour

    Pour ceux qui désireraient planter des citrouilles en vue de la fête d'Halloween, il est, je le précise, un peu tard. Et pas la peine de semer pour l'année prochaine, car cette cucurbitacée ne résiste pas à nos hivers. La fête d'Halloween a un tel impact, que certains jardiniers ne cultivent cette courge, uniquement que pour la fête du 31 octobre, ou alors pour la conserver durant l'hiver, dans la maison; un élément de décor qui n'a rien de repoussant. Bien au contraire, cette citrouille a inspiré le fabuliste, qui faisant la sieste sous un chêne, se gaussait qu'un tel géant ne puissent produire que de minuscules glands; tout le monde connait la suite. De même que dans le conte de fée, une citrouille se change en magnifique carrosse avec grand équipage et laquais pour le plus grand bonheur de la petite ménagère chargée, quotidiennement, d'évacuer les résidus des cheminées de la maison, sous les lazzis de ses mégères de sœurs. Un légume  sympathique finalement ? Peut-être un peu moins, quand, fin octobre, il est chargé d'évoquer le souvenir des morts. Adoptant pendant la nuit ce visage grimaçant éclairé en son fort intérieur grâce  aux facéties de quelques feux follets. Pour les jardiniers, la citrouille, qui prend alors le nom de potiron dans les catalogues de graines, est une excellente courge, qui va se conserver, une partie de l'hiver, pour constituer de délicieux potages, et maintenant de nouveaux plats sublimes inventés et proposés par les meilleurs chefs en cuisine, qui surfent sur la vague de la réhabilitation des légumes en gastronomie. Le catalogue de graines «Baumaux» a souvent séduit du public très éloigné du jardinage, par la présentation d'un nombre incroyable de types de courges, toutes aussi originales les unes que les autres. Mais la culture de ces courges n'est pas aussi aisée que la taille de leurs graines pourrait le laisser croire au néophyte. Il faut, dans nos régions, semer ces graines au chaud, au début du printemps, si l'on veut récolter de gros potirons en vue de la conservation hivernale. Il faudra que le milieu de culture soit riche de tous ces terreaux et ces fumiers les plus fertiles. On se doute bien que, vu la taille de la bête, qu'elle ne se satisfera pas, en aucun cas, du modeste milieu de culture d'un non-moins modeste Radis, si National fut-il. 

    À demain

    Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 22 août 2017

    Bonjour

    Si août est le mois des récoltes massives au jardin, c'est aussi le mois des courges en tout genre, le mois des cucurbitacées. Une récolte journalière, souvent commencée à partir de juillet, est la collecte des cornichons. Ces petits concombres qui vont finir leurs jours dans un bocal en nageant dans un liquide acétique, avec pour compagnons quelques oignons blancs, le tout parfumé à l'estragon, saupoudré de grains de poivre. Destinés pour accompagner charcuteries, mirontons, etc..Bref c'est un de nos meilleurs condiments. Il y a pire comme destinée. Ces chers petits cornichons qui auraient échappés à la vigilance du cueilleur, vont grossir, grossir, jusqu'à ressembler à une grosse saucisse verte. Et là, on n'y coupe pas, on est dirigé en cuisine, épluché, débité en tranche, invité à rendre toute cette eau si rare en période de sécheresse, pour être finalement dévoré tout cru accompagné des meilleures fines herbes de notre jardin. Je me suis laissé dire que ces malheureux concombres avaient parfois un autre destin. Venant se coller sur le visage de quelques jouvencelles en guise de masque, non pas de Mardi-Gras, mais de beauté, le plus souvent mixé et mélangé à du yaourt. On va parler d'autre chose, car la recette ne me semble pas très appétissante à quatre heures du matin et au cœur de l'été.
    La courgette, autre grande vedette de l'été dans les potagers, participe à de nombreux plats, que l'on ne prépare généralement qu'en période estivale. La ratatouille, par exemple, qui évoque souvent des vacances perdues, par son origine Provençale. Accompagnée par des poivrons, des tomates et des aubergines, le tout dûment assaisonné, elle se laisse cuire en milieu arrosé de la meilleure huile d'olive, vierge de son état, première pression à froid. Une ratatouille, souvent meilleure, réchauffée, car concentrant tous ses parfums, en évaporant une partie superflue de son eau. Car il ne faut pas oublier que toutes ces courges sont essentiellement gorgées d'eau. C'est pourquoi les énormes courgettes, façon ballon de rugby, finiront le plus souvent dans un potage qui patientera tranquillement dans un congélateur, pour être dégusté à l'occasion d'une de ces longues soirées d'hiver. On se fait souvent refiler une de ces énormes calebasses, que le pied de courgette,  goguenard,  a dissimulé à notre perspicacité pendant des jours et des jours, cachant son gros bébé sous une de ses énormes feuilles au toucher souvent rugueux et non moins piquant. La courgette gagne à être récoltée très jeune pour pouvoir être présentée crue, en fines lamelles, en hors-d’œuvre et toujours correctement assaisonnée. 

     

    À demain

    Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 23 août 2017

    Bonjour

    Courge de Jérusalem, Bonnet de Prêtre, Courgette Étoilée, Etc... Quel peut-être ce nouveau légume? Cette nouvelle courge? Un légume ecclésiastique réservé aux Évêchés, aux Presbytères, ou servi en soupe aux habitants de ces communautés religieuses? Hé bien ce nouvel habitué de nos cuisines, c'est le pâtisson; un légume ancien qui fut oublié pendant longtemps. Il a été réhabilité avant la nouvelle vague, non pas du cinéma, mais de cette nouvelle vague qui invite à une plus grande consommation de légumes et de fruits. La grande distribution, dans un but purement commercial, avait depuis longtemps décoré ses rayons de fruits et légumes avec ces courges au faciès étrange, à la frimousse venue d'ailleurs. Ces mêmes hypermarchés présentaient ces courges venues de nulle part, sans même daigner émettre la moindre information sur la manière de consommer cette étrangeté. Le petit épicier du coin se serait fait une joie de vous renseigner sur cette belle courge blanche. Mais seulement voilà, ce petit épicier a été depuis longtemps crucifié par la grande distribution. Donc il a fallu se débrouiller pour tout savoir sur cette courge. Heureusement Internet est arrivé et a pu faire connaitre au grand public, les qualités de la Courge de Jérusalem. Cette courge se décline en plusieurs couleurs. Communément connue, blanche comme la chasuble des prêtres, on la trouve aussi revêtue du meilleur orange que la nature puisse nous proposer. Elle se sent également, très à l'aise en jaune ou en vert, parfois même en noir striée de flammèches vertes et blanches. Son gout est plus délicat que sa cousine, la courgette. Mais ce qui séduit le plus sur la table familiale, c'est sa présentation fourrée de jardinières de légumes accompagnée par la divine chaire de notre courge si amoureusement préparée. Nous pouvons faire confiance aux Chefs qui mettent tout leur génie au service de ce pâtisson. Des Chefs qui nous proposent de multiples recettes toutes plus délicieuses et gouteuses, les unes que les autres. Bon appétit!

     À demain

     

    Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 24 août 2017

    Bonjour

    Dans le domaine des courges, on trouve aussi une courge très coureuse et très productive : La courge spaghetti. Elle devient très vite énorme, si on l'a perdu de vue pendant quelques jours. Pourquoi s'appelle-elle courge spaghetti? Parce que sa chaire est bourrée de filaments semblables aux pâtes qui composent un plat de spaghettis. Ceux- ci sont très fins et cette courge très différente des autres courges. Il paraitrait même, que les jeunes enfants pourtant très peu amateurs de toutes ces courges, se laisseraient gagner par la dégustation de ce met assez particulier; à la condition express qu'il fut bien apprêté et bien cuisiné.
    J'ai cultivé pendant deux saisons, la courge de Nice, à ne pas confondre avec la courgette ronde de Nice. Mais la taille impressionnante de cette courge et ses qualités culinaires se révélant médiocres, comparées à celles de la courgette. De plus, sa culture est plus longue que celle des courgettes. Quand on voit la taille du spécimen récolté, on comprend pourquoi. Sa culture est pratiquement aussi longue que celle des potirons.
    Une autre courge que j'avais tenté de cultiver, c'est la courge Turban. Plus connu sous le nom de Giraumon, dans les milieux très fréquentés de la courgette. Après l'échec de cette culture, je n'ai pas renouvelé les semis. Je ne peux donc pas émettre un avis sur le gout de cette courge. Une variante très connue de la courgette, est la courgette ronde de Nice. Sa saveur étant comparable à celle de sa grande sœur la courgette, c'est son aspect qui est surtout très intéressant en cuisine. Elle peut être farcie, avec bonheur, au moyen de toutes les denrées les plus appétissantes. Et elle ressort du four en meilleur état que les tomates farcies, qui souvent s'effondrent au fond du plat, quand celles-ci sont trop riches en eau. Comme quoi la sobriété est toujours payante.
    Le domaine des courges est immense et comme elles occupent beaucoup de place au potager, il faut se contenter de ne cultiver que quelques variétés. Sinon il faut être collectionneur et consacrer à cette passion, la quasi totalité de son potager.

     

     À demain

     

    Les carnets de Jules Hostouley

    Vendredi 25 août 2017

    Bonjour

    Je ne cultive plus les variétés de haricots à rame, depuis longtemps. Faute de rames efficaces pour faire grimper ces variétés éprises d'alpinisme, comme le liseron. Autrefois, on cultivait surtout les haricots à rame pour obtenir des gros haricots en grains à consommer en frais ou à conserver en sec pour l'hiver. Les variétés de haricots nains sont suffisamment nombreuses, pour se passer de ces rames si difficiles à trouver de nos jours. Pour fabriquer des rames suffisamment grandes, il fallait, lors de l'élagage des haies conserver les grandes tiges bien droite des noisetiers, par exemple. Bien évidemment ces haies, très hautes, ne se trouvaient que dans les exploitations agricoles. Vous ne fabriquerez pas de rames avec des haies maintenues par la loi à deux mètres de haut. Dans ces haies qui étaient rabattues tous les sept à huit ans environ, les agriculteurs y trouvaient un excellent bois de chauffage, toutes sortes de rames et aussi de grandes gaules pour locher les pommes à cidre, comme on dit en Normandie. Ces grandes rames étaient enfoncées profondément et attachées deux par deux, tout en étant solidarisées par une rame transversale. Ces rames pouvaient être réutilisées durant au moins trois saisons. Ensuite devenues trop fragiles elles servaient à allumer le feu. Les techniques actuelles proposées pour remplacer ces rames ne me semblent pas aussi ingénieuses que ce qui se faisait autrefois. Certains remplacent ces rames avec du bambou. Mais ce végétal n'est pas présent dans toutes nos régions. Donc, chez nous il faut les acheter; prélevées dans les haies, ces rames sont gratuites. Déjà le rendement de cette culture de haricot à rame est  amputé du coût de cette acquisition. Je rappelle à chaque fois que si le jardinage actuel est pratiqué en vue de la consommation de légumes d'origine connue et exempts des traitements appliqués par les professionnels, ce jardinage est aussi une économie substantielle dans le revenu des ménages. C'était le seul but envisagé dans la pratique du jardinage jusque dans les années 50. Pendant la guerre, les citadins ne se préoccupaient pas du tout avec quelles substances néfastes  étaient traités les rutabagas ou les quelques malingres patates, vendus à prix d'or, et sur présentation de tickets de rationnement très restrictifs. Ils s'estimaient heureux de pouvoir parfois s'en procurer.
    Les professionnels du jardinage proposent aujourd'hui divers matériels destinés à remplacer nos anciennes rames en noisetier. Ce surcoût est envisageable pour une petite production confidentielle, mais si l'on veut avoir une grosse production en vue de la conservation hivernale, comme le pratiquait nos Parents et nos Grands Parents, le prix de notre consommation de légumes devient prohibitif. Il faut bien reconnaître que les légumes proposés sur les étals actuellement sont de qualité supérieure à ceux qui étaient encore proposés chez les épiciers dans les années 50. À cette époque ces légumes pouvaient couramment être de qualité très inégale. Il n'y avait pratiquement aucun contrôle de qualité et de traçabilité. Aujourd'hui, les différents scandales révélés dans les pratiques agricoles, ont conduit les professionnels à réformer des méthodes de culture peu respectueuses de l'environnement, peu respectueuses de notre santé. Et ils ont encore beaucoup de progrès à faire dans ces domaines. Le scandale actuel des œufs contaminés, qui n'aurait jamais du se produire, fera progresser la qualité des produits d'alimentation industrialisés qui utilisent des œufs dans leur fabrication. Ces fabricants auraient du contrôler très sévèrement chaque arrivage d'œufs avant de les lancer en production, plutôt que de se fier à la bonne mine de certains de leurs fournisseurs. J'ai travaillé 40 ans dans des labos de contrôle; les camions citernes qui fournissaient, journellement, les matières premières, ne dépotaient pas tant que nos résultats d'analyses n'établissaient pas la bonne conformité des substances délivrées en vue de la fabrication. Ces industriels avaient perdu tellement d'argent en cas de substances hors normes, qu'ils ne faisaient et ne font encore confiance qu'à eux-mêmes en matière de pureté de ces produits chimiques. Quand on veut fabriquer des éponges synthétiques avec des produits inappropriés, cela conduit invariablement à un désastre spectaculaire sur la chaîne de production. De nombreuses heures de nettoyages, des risques accrus pour les personnels, des pertes monstrueuses, des coûts  prohibitifs pour faire enlever, transporter et faire détruire des tonnes de déchets extrêmement toxiques pour l'environnement. Tandis que l'industriel qui produit des pâtes alimentaires, ne subit aucun cataclysme sur ses chaines de production, si les œufs qu'il utilise sont pollués par des insecticides interdits d'usage, depuis très longtemps. Ce sont les consommateurs qui vont se ramasser le cataclysme sur leur santé.
    Tout ceci pour dire que la qualité de notre alimentation sera en progrès constant, si la vigilance des autorités de contrôle n'est pas mise en défaut. Et qu'il ne faut pas perdre de vue le coté rentabilité dans notre potager par rapport au coût et à la qualité des légumes proposés sur les étals. 

     

     À demain

     Les carnets de Jules Hostouley

    Samedi 26 août 2017

    Bonjour
    Hier j'ai trouvé, dans ma boite aux lettres, le premier catalogue de plantes pour l’année prochaine. Pour le printemps 2018. C'est le catalogue Baumaux; un catalogue extrêmement riche en variétés et en matériels de jardinage. Le catalogue de l'automne est beaucoup moins fourni; il ne comporte pas ce choix immense, en matière de semences de légumes, que Baumaux nous offre chaque année. Contrairement à ses concurrents, ce fournisseur n'offre pas de garantie. Une garantie souvent supérieure à cinq ans, offerte par les firmes comme Willemse, Briant ou Bakker. Ces entreprises respectent bien leur engagement, mais quand on voit l'état de certains végétaux à la livraison, on se réjouit de pouvoir profiter de cette garantie. Comme la garantie propose le remplacement des plants, on est gratifié d'un deuxième envoi. Un envoi où la plupart du temps, la qualité des plants est dans le même état. Et comme cet envoi est lui aussi couvert par la garantie de cinq ans, on peut donc faire une réclamation sur la précédente réclamation. Une histoire de fou. J'ai fini par cesser de me fournir chez ces professionnels, car on passe beaucoup plus de temps à remplir les bordereaux de réclamation et à les expédier, qu'à planter ou semer toutes ces commandes, qui nous laissent, le plus souvent, sans fleur, le printemps suivant. Chez Baumaux pas de garantie tapageuse, ni de prodigieux cadeaux absolument inutiles, en cas de commande. Depuis que je commande chez Baumaux (plus de dix ans), je n'ai du faire qu'une seule réclamation. Par appel téléphonique à l'occasion de la livraison d'un câble chauffant défectueux. Un matériel très fiable, mais très onéreux. Ma demande a été immédiatement prise en compte et s'est concrétisée par un envoi express, d'un nouveau câble. Je renvoyais,  donc, par retour de courrier l'exemplaire défectueux. Cela se passait en février, et c'est le mois où l'on a un besoin très grand de ce type de matériel, pour assurer le chauffage des nouveaux semis en barquette. Chez la concurrence, avec leur garantie de cinq ans, ma réclamation aurait été prise en compte en fin de saison, vers le mois de mai, par exemple. À cette époque plus besoin de chauffer des semis qui sont déjà bien développés. Je connais les démêlés juridiques de Baumaux avec Kokopelli, mais cela n'altère en rien ma confiance dans ce grand professionnel de la vente par correspondance. Baumaux se trouve maintenant à Mirecourt, près de Nancy, pour ceux qui ne connaîtraient pas. 

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Dimanche 27 août 2017

    Bonjour
    C'est la rentrée. Les aoûtiens pleurent leurs vacances perdues. Ils vont redécouvrir leurs jardins, leurs pelouses, leurs potagers (pour ceux qui en possèdent). Les mois de septembre et d'octobre sont encore capables de donner de beaux jours, avant les dures journées d'hiver. On va faire le tour des dictons de septembre qui nous montrent la conduite à tenir dans nos jardins. 

    «A la bonne Dame de septembre, (le 8: fête de la vierge) Tout fruit est bon à prendre. 
    Du premier au huit L'hirondelle fuit. Le temps de la Nativité, (8 septembre) Dure tout un mois sans variété.
    Septembre en sa tournure, De mars suivant fait la figure. Septembre emporte les ponts ou tarit les fontaines.
    En septembre Les feignants peuvent s'aller pendre. En septembre, Le raisin ou la figue pendent.
    Septembre se nomme Le mai de l'automne. Septembre humide Pas de tonneaux vides.
    En septembre si tu es prudent Achète grains et vêtements. Vins de septembre Font les femmes s'étendre.
    Septembre nous produit Les plus délectables des fruits. Le 7 septembre sème ton blé Car ce jour vaut du fumier.»

    Un mois qui se distingue par la pertinence de ses dictons et il faut bien se donner du courage pour supporter les longs mois d'hiver qui se profilent à l'horizon.
    Toutes les récoltes citées plus hauts sont à entreprendre ou à continuer. Un potager bien conduit n'offre pratiquement plus de place pour d'éventuelles semis ou repiquages. Mais il faut quand même prévoir des semis pour le printemps prochain. Mais septembre est vraiment le mois des grandes récoltes surtout destinées à la conservation. Il faut faire de la place sur les étagères dans les caves. Septembre, le mois des vendanges! Quelle meilleure illustration pour symboliser la fin de l'été, en attendant la venue de l'automne?

     

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Lundi 28 août 2017

    Bonjour
    D'après un sondage récent, les Français, s'ils apprécient le Bio, ne cultiveraient pas leur jardin avec les méthodes du Bio. Trop contraignantes ces méthodes, jugent-ils. Plus d'un tiers utiliseraient encore des engrais chimiques. Et quelques uns saupoudreraient toujours leurs légumes avec les pesticides les plus décriés. Il est vrai que les jardineries ne proposent, encore, dans leur ensemble, que des engrais chimiques. Cette année je n'ai pas retrouvé chez GammVert, les engrais naturels utilisés pour la culture Bio. Des engrais fournis en granulés dans des sacs de 20 kg. Peut-être n'en ont-ils pas eu une vente suffisamment soutenue dans les années précédentes? Je me suis rabattu sur ma réserve de sang séché et de corne torréfiée. Une réserve constituée il y a quatre ou cinq ans auprès de Leclerc pendant ses grandes promotions du mois de mars. Leclerc proposait en boite de cinq kilos, les engrais naturels précédemment cités à un prix qui équivalait à 50% du prix courant. J'ai acquis, alors, dix boites de chacun de ces engrais. J'ai suffisamment de place pour les stocker. À raison de trois boites par an, il m'en reste encore quatre. Ces engrais sont toujours proposés à la vente en trop petits conditionnements. Que faire avec des boites d'un kilo pour un terrain de 1500 m². Des petits conditionnements qui font invariablement monter les prix d'une manière prohibitive. J'utilise aussi pour les tomates que je cultive en grand nombre, de l'engrais liquide naturel en bidon de un litre, à un prix très abordable chez Carrefour. Un engrais composé de vinasse de betterave (certainement des résidus de l'industrie sucrière) et de plumes séchés. Un engrais liquide à consistance sirupeuse de caramel tout noir. Dissout dans les eaux d'arrosages deux fois par mois, cet engrais complémentaire semble avoir les faveurs de mes tomates. Mes poivrons et mes aubergines profitent, aussi, largement de ces agapes. Pour les autres légumes c'est le compost de mes trois tas de déchets végétaux (6 m3), et le fumier des poules constitué par le décapage de leur parcourt habituel (100 m²). Pour certains légumes spécifiques je dépose préalablement à la culture, du sang et de la corne. Et comme je paille beaucoup certaines planches de culture, j'arrive à maintenir un sol fertile non lessivé. Je viens tout juste de faire rentrer un énorme ballot de paille tout rond (2 mètres de diamètre) qui va me servir pour mes élevages et aussi à pailler toutes les surfaces libres de culture, pendant l'hiver.

     

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mardi 29 août 2017

    Bonjour 

     En ce qui concerne les pesticides, le constat est des plus alarmants, car ces produits agissent directement sur notre métabolisme, notre santé. « Si la tendance est à la baisse, 3.600 tonnes de pesticides sont encore commercialisées chaque année en France auprès de 17 millions de jardiniers amateurs» C'est le constat fait récemment par un média du jardinage. Il pointe du doigt la mauvaise formation des personnels de jardineries. Alors que les grandes marques ont développé une gamme très importante de produits d'origine naturelle. Je crois que de vieilles habitudes persistent auprès des jardiniers amateurs que nous sommes. Si certain se disent, en public, convaincus par le recours aux produits utilisés en jardinage Bio, ces mêmes jardiniers se fournissent quand même en produits de synthèse. Un peu comme un électeur qui crie, à tout va, son opposition au Président en place et, une fois dans l'isoloir, reconduit pour un nouveau quinquennat, le même Chef de L'État. Un vote de sécurité, en somme; même  démarche chez nos jardiniers. Tel produit dangereux est très souvent remplacé par une substance plus naturelle, mais celle-ci n'a pas fait la démonstration de son efficacité auprès de notre jardinier. Donc, pour cette année encore, on mettra ce produit si efficace, à base de molécules de synthèse, que l'on emploie depuis si longtemps. Des molécules de synthèse destructives de toutes formes de vie. Car ils sont nombreux les ennemis potentiels du jardinier amateur, pour qu'ils suscitent auprès de celui-ci, ces comportements des plus suicidaires, quant à sa santé. Entre les maladies et les ravageurs, on n’a que l'embarras du choix pour nourrir pulvérisateurs et poudreuses. Les plus connus de ces ravageurs et les plus combattus, sont les limaces et les escargots. On peut maintenant disposer en appât des grains de ferramol. Un produit à base de phosphate de fer, issu de l'exploitation des mines de phosphate. Un produit reconnu et toléré dans la pratique du jardinage bio. Cette année, je n'ai du utiliser ce molluscicide qu'une seule fois en début de saison. Dans les serres, une ou plusieurs limaces avaient confortablement passé l'hiver; une fois le printemps venu et mes premiers semis en train de lever, celles-ci se firent des amuse-gueules de mes nouveaux et précieux plants de roses d'Inde. Un met de choix pour ces petites bêtes orangées. Les roses d'Inde et les œillets d'Inde constituant, au moins, la moitié des plants d'annuelles, que j'ai semés en serre à partir de février. Depuis que ces plants sont en place, je n'ai pas vraiment constaté de dégâts sur ce type de fleurs. Certainement, que le grand nombre de plants replantés et les effets des canicules successives ont entravé, les repas de ces individus baveux.  

      

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Mercredi 30 août 2017

    Bonjour
    Elles sont nombreuses les raisons d'introduire les substances chimiques dans le jardin. D'abord l'agriculture montre l'exemple. Mais cette agriculture ne peut pas encore envisager de réformer massivement ses méthodes de culture. Seuls quelques courageux ou quelques téméraires s'y risquent, c'est selon. Le bio progresse et s'installe dans l'agriculture intensive, mais il ne pourra pas encore nourrir toute la planète. Une planète dont les habitants se sont, pour la plupart, réfugiés dans les grandes métropoles et qui attendent beaucoup de l'agriculture Bio ou pas Bio. En ce qui concerne les pesticides, les jardiniers s'inspirent des techniques des agriculteurs et répandent sans discernement engrais, herbicides et insecticides. Ce qui modère la technique des agriculteurs dans ce domaine, c'est la finesse des dosages. Le matériel employé est de plus en plus précis. Le coût des produits de plus en plus élevé. Pour les jardiniers ordinaires que nous sommes, la poignée est souvent le seul instrument pour doser tous ces engrais et le coup de piston de la sulfateuse ou du pulvérisateur, la seule méthode pour appliquer ces poisons qui s'en prennent dangereusement à la vie et à l'environnement. En ce qui me concerne, la seule substance chimique dont j'asperge les légumes, C'est la BB, pour faire plus long, c'est la Bouillie Bordelaise. Un composé chimique encore accepté ou toléré par les instances du Bio. Peut-être plus pour longtemps. Mais un tel mélange de sulfate de cuivre (CuSO4) et de chaux (CaO), deux produits chimiques qui n'ont rien d'anodin, laisse des traces pas vraiment inoffensives sur l'environnement, même si l'on baptise ces molécules sous l'attendrissant vocable de «Bouillie Bordelaise». Un fongicide aux couleurs de l'horizon très utilisés dans les vignobles et aussi sur les cultures de tomates. Mais un fongicide dont les excédents de pulvérisation vont aller colorer les nappes phréatiques, déjà suffisamment chargées en substances pas toujours bien tolérées par notre santé. Je n'utilise la BB que sur mes plants de tomates. Surtout, ceux installés à l'extérieur, au potager. Des plants de tomates soumis aux aléas du ciel, en l'occurrence, l'action néfaste sur ces légumes, des pluies chaudes de l'été. Mes cultures en serre me permettent de ne pas traiter les plants, ou seulement en fin de saison, quand la condensation permanente, favorise la venue du mildiou dans les serres.

       

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

    Jeudi 31 août 2017

    Bonjour

    De la pluie, hier. La nature peut reprendre son souffle et aborder sereinement les rivages de l'automne prochain. Par contre le thermomètre s'est complètement ramassé. Une perte de 15°C en moins de 12 h 00. 5 mm dans le pluviomètre et la citerne qui remonte à près de 50% de sa capacité. Bien que le mois d'août s'achève, il y a encore des besoins d'eau dans le potager et aussi dans les annuelles en jardinières et en suspension. Ce n'est pas parce que tous les besogneux doivent reprendre le chemin du boulot, que cela veut dire que les beaux jours sont finis. Bien au contraire, il faut rajeunir et entretenir toutes ces plantations en jardinières. On vient de passer 2 mois d'été, mais il reste encore 2 mois de douces journées avant les gelées d'automne. Si tant est qu'il y  ait encore des gelées, l'hiver prochain. Depuis plusieurs jours, je m'emploie à rénover les plantations de mes jardinières. J'avais gardé de nombreux plants en godets pour subvenir aux défaillances. Les canicules sont plus particulièrement cruelles pour les plantations en jardinières. Dans le potager, les semis de mâche vont avoir besoin d'eau. Même chose pour les semis de salades d'hiver. Je me demande pourquoi on appelle salade d'hiver, des laitues que l'on ne pourra pas consommer avant avril prochain. À condition que tous les ravageurs, les limaces et les oiseaux leur aient fait la grâce de ne pas les coucher sur leurs menus respectifs pendant ces longs mois d'hiver. Il faudra encore beaucoup d'eau pour les légumes qui n'ont pas terminé leur croissance, ou qui ont pris du retard à cause des sécheresses successives. En 2015, au moins 7 routes de 7 mètres de haricots n'avaient pu être récoltées à temps, avant les gelées. Ces haricots semés sur les emplacements des bulbes  et des pommes de terre avaient subis les dommages d'une sécheresse en Juillet/août, et avaient considérablement été retardés dans leur croissance. Pas de haricots en conserve, cette année là. Plus de 40 M² de surface cultivée devenue inutilisable, dans un potager qui en compte 300. Le haricot affectionne particulièrement la chaleur et aussi l'humidité. Privé de ces quelques pluies passagères durant ces longs mois d'été, il a tôt fait de se protéger de ces manques d'eau et oublie bien souvent de nous délivrer généreusement ces petits fagots verts, qui agrémentent si bien ces plats si rafraîchissants durant les mois les plus chauds de l'année. Le haricot que l'on mettra en conserve n'aura plus cette texture que nous apprécions tant. Bien que ces conserves soient de gout et de qualité supérieure à ceux du commerce. Pour le nombre de bocaux à entrevoir pour la consommation pendant la mauvaise saison, il a toujours été retenu, dans ma famille, environ par an, 50 bocaux d'un litre à entreposer à l'obscurité, en cave. Cela pour une famille de 4 personnes. Pour les familles nombreuses, il faut alors utiliser des bocaux de 2 litres. Les conserves de haricots au cœur de l'été sont des travaux fastidieux, surtout par forte chaleur. Mais le résultat est à la hauteur de l'effort prodigué.

      

     À demain

       

     Les carnets de Jules Hostouley

     

     

     

    Yahoo! Pin It

    1 commentaire
  • Samedi 1er Juillet 2017

    Bonjour 

    Avec ce rafraîchissement le jardin se remet de la canicule. Fleurs et légumes avaient marqué le pas. Le sol est toujours suffisamment humide, mais les trop fortes chaleurs ont entravé le métabolisme des plantes. Dans nos régions, des canicules de ce type sont inappropriées pour la croissance de toutes ces plantes qui sont encore dans leur enfance, ne l'oublions pas. Ce sol humide est en train de refaire ses réserves; car depuis ce matin il pleut, et cela ne devrait pas s'arranger par la suite.D'après mes observations météo depuis janvier 1995, la période qui s'annonce jusqu'au 14 juillet, est souvent perturbée et humide. Le 14 juillet est très souvent sous la grisaille, quand ce n'est pas sous la flotte. Le 14 juillet prochain, le Président Trump pourrait très bien mouiller ses godasses. Certains diront que cela lui ferait les pieds. Â ce Président qui refuse de voir les réalités climatiques de notre globe, qui se dégrade plus vite que prévu. Que le ciel lui tombe sur la tête, diront les Gaulois que nous sommes. Nous ne visiterons pas les jardins de l'Élysée, si remarquables fussent-ils. Pas de «Garden-party»; annulée depuis longtemps à cause de la crise. De plus, cette année ce sera le premier anniversaire, douloureux, de l'attentat de Nice en 2016.
    Demain ce sera «jour de fête» au village. Coté climat, cela semble bien mal parti pour le défilé. Un défilé d'anciens véhicules militaires. Les forains de ces petites fêtes ont beaucoup de mal à survivre à coté des parcs de loisir  comme celui de Saint Paul ou de Saint Léger, d'Astérix ou de «La mer de sable» à Ermenonville. Notre département est fort bien pourvu en parc de loisir. 
    Bonne visite. 

    À demain  

    Dimanche 2 juillet 2017

    Bonjour 

    À peine 18°C, hier; du vent fort de Nord-ouest; de la pluie; 7 mm dans le pluviomètre. De la pluie programmée pour aujourd'hui. On va être contraint de travailler dans les serres et de s'occuper des tomates. Il y a des variétés de tomates grappes qui ont déjà donné et une variété style beefsteak qui commence à mûrir. Il y a des plants à remplacer, car ils n'ont pu supporter la canicule, même en arrosant tous les jours. En serre pas encore de trace de mildiou, mais il faudra bien traiter un jour, si cette période humide et froide s'aggrave. Parce que même bien protégés, les plants risquent de subir la condensation à l'intérieur des serres. Leur feuillage constamment mouillé risquant de favoriser ce champignon qui entraîne le mildiou, par la suite.
    135 variétés semées à partir  du 2 mars. Des variétés comme «Voyage» très spectaculaire. Des variétés jaunes en grand nombre comme «Citrina». Des variétés grosses et bien en chair comme «Érika d'Australie»; une variété ajoutée récemment à la liste de mes variétés. Et aussi toutes les variétés de tomates noires; Russes pour la plupart. Des variétés qui donnent souvent des tomates au gout plus doux; des variétés, maintenant, très connues du public et fortement demandées sur les étals. Mais des variétés qui ne sont pas exemptes du mildiou, contrairement à la croyance populaire. Les variétés nouvelles et F1, vantées dans les catalogues, par les professionnelles, comme «Résistantes au virus» finissent par succomber au mildiou; surtout les années très humides. C'est vrai, elles résistent plus longtemps que les variétés traditionnelles, mais si elles ne sont pas protégées de la pluie, ni traitées au sulfate de cuivre, dans nos régions, elles ne parviendront pas à faire murir leur production. C'est le mois d'août qui est déterminant dans la réussite de la culture des tomates en extérieur. Un mois d'août «pourri» ne permet plus d'entreprendre des traitements à la Bouillie Bordelaise. Malgré une belle arrière saison, on se retrouve avec de nombreux cadavres décharnés dans sa planche de tomates, sur laquelle on a fondé tant d'espoirs de récoltes juteuses et savoureuses. Et il ne sert à rien de piquer du fil de cuivre dans les membres des plants de tomate, en pensant leur épargner le développement du virus. Le cuivre métal et le sulfate de cuivre contiennent tout deux un atome de cuivre, mais chimiquement ce sont deux corps très différents. L'eau, par exemple, contient un atome d'oxygène et deux atomes d'hydrogène; pourtant ces trois corps n'ont pas du tout les mêmes propriétés. En matière de mildiou, il est indispensable d'adopter une  attitude préventive, plus que curative. 
    On en reparle demain, si vous le voulez bien.

      

    Lundi 3 juillet 2017

     

    Bonjour 
    Le crachin bien connu de nos régions s'est abattu, hier sur notre plaine. Pas un souffle de vent; nuages très bas; humidité totale. Pas un temps à mettre une tomate dehors. Il va falloir traiter ou protéger ses tomates, tant ce type de temps est dommageable pour nos Pommes en or comme disent les Italiens. Finalement, le vent s'étant levé, le beau temps est revenu dans l'après-midi sur notre région. Revenons, donc, à nos tomates. Au repiquage, pas d'amendement au pied de chaque plant, parce que cet hiver, j'avais répandu 2 m3 du contenu d'un de mes tas de compost, dans les 3 serres où je fais la culture de mes tomates. J’ai abandonné le purin d'orties, parce que le jardin est envahi d'orties. Comme je ne fais pas la course à la plus grosse tomate, la qualité de l'amendement est, pour moi, secondaire. Je recherche plutôt une collection de variétés de tomates; la plus éclectique possible, tant le nombre de variétés est considérable, de part le monde. Tous les 2 arrosages je mets aux pieds de chaque plant, un engrais liquide Bio à base de vinasse de betteraves. Cela semble convenir à mes tomates, car dans la serre N°3, la production a commencé depuis plus d'une semaine et la hauteur des plants atteint déjà le plafond  de la serre (2 mètres). Dans quelques temps, il faudra éliminer une partie des feuilles. On élimine déjà les bourgeons qui apparaissent à l'aisselle des branches retenues pour la fructification. En terme de variété, j'affectionne plus particulièrement «Aunt Ruby's German Green» qui est une grosse tomate verte, au gout très appréciable. Et aussi, «Summer cider », une grosse jaune au gout très fin et légèrement sucrée. D'habitude, seules les tomates rouges retiennent l'attention du public; avec ces 2 variétés, ce n'est pas le cas.


    À demain  

    Mardi 4 juillet 2017

    Bonjour 

    Ces derniers jours, la pluie s'est invitée dans nos jardins; les gastéropodes aussi. Ils s'étaient tenus à l'écart de nos cultures, en attendant des jours meilleurs. Je ne les ai vu à l'œuvre que dans mes serres, où je devais arroser quotidiennement. J’utilisais, alors, un anti-limace réputé Bio, composé de phosphate de fer. Avec ce produit, on ne retrouve pas d'escargots ou de limaces se tordant de douleur, dans nos plantations. Au début on crie à l'inefficacité du produit. Mais le fabricant précise que le phosphate de fer, qu'il a dénommé «Ferramol», dessèche limaces et escargots, et les confine dans leurs caches, d'où ils ne peuvent plus s'extraire, par manque de mucus, et où ils finissent par mourir. C'est pour cela que l'on ne retrouve pas de cadavre. J'ai observé sur Internet, qu'un nouveau produit a été développé. Un produit plus préventif que répressif. Ce produit reprend à son compte un vieux truc que tout le monde a du expérimenter; à savoir: l'emploi de coquilles d'œufs pillés. Procédé efficace dans les petites cultures, dans les petits jardins. Mais dans un potager de 300 M², il faut faire une consommation d'œuf digne de la cantine municipale; une efficacité très limitée, donc. C’est pourquoi, ce nouveau produit naturel, sans molécule chimique destructrice, a retenu mon attention. Il est composé d'éclats de coquilles de coquillages savamment pilées. Des éclats qui constituent des milliers de mini-rasoirs, très agressifs pour nos gastéropodes. Quand on a l'estomac dans les talons, on évite alors quelques divagations dans des cultures ainsi protégées. De plus ce produit naturel, en se décomposant, participe à l'amendement des terres de culture. Ce qui peut paraître comique, c'est que des coquilles de gastéropodes marins, servent de repoussoir à des gastéropodes terrestres. Moi, je n'utilise les coquilles de gastéropodes que dans mes jardinières, pour limiter la pousse des mauvaises herbes et réduire le nombre des arrosages; et cela est décoratif, en plus. J'emploie aussi des coquilles d’huîtres ou de moules. Autrefois, pour dissuader limaces et escargots à venir voyager dans les plantations potagères, on employait du son; du son vendu par le boulanger, en grand sac de jute. Ce son était surtout destiné aux élevages de lapins, en guise d'aliment sec.
    La trop grande consommation de verdures excessivement fraîches pouvant mettre en péril la santé de nos «Jeannot Lapins» .Il était fort amusant de voir ces limaces dérapant en tout sens, sur leur unique pied et toutes couvertes de ces résidus de la mouture du blé. Un peu comme ces escrocs souvent vus dans les westerns, que l'on a reconduit à l'extérieur de la ville, après les avoir trempé dans du goudron et les avoir roulé, par la suite, dans un lit de plumes. Trop drôle!


    À demain 

    Mercredi 5 juillet 2017

    Bonjour 


    28°C hier. On revient dans les normales saisonnières, comme disent les météorologues. Sur la plaine, cela bouge beaucoup. Les agriculteurs viennent estimer si les pièces de céréales sont mures et si le degré d'hygrométrie permet d'entrer dans la parcelle avec une moissonneuse-batteuse. La rosée  du matin étant néfaste à la mécanique de la moissonneuse. C'est pourquoi, le travail de la moisson se prolonge tard dans la nuit; tant que la rosée n'est pas tombée. Vous ne verrez jamais une moissonneuse, opérer aux aurores, dans les champs; heure pourtant habituelle du lever des cultivateurs.
    En face de chez nous, de l'autre coté de la route, c'est un champ de maïs qui grandit de jour en jour. On est toujours étonné de la rapidité de pousse de cette céréale. Dans le coin on a repéré un champ de lin; tout bleu. Et aussi un immense champ de petits pois. On ne voit plus beaucoup de champs de betteraves sur notre plateau. L'industrie sucrière, s'étant réformée, elle aussi, a fermé un grand nombre d'usines, dans un but d'économie. Mais du même coup, le coût du transport devenait prohibitif. Les quotas pour cette culture, furent largement diminués; les agriculteurs étant priés de se tourner vers d'autres occupations. Ce qu'ils ont fait en repeignant la campagne en jaune d'or, au début du printemps. La culture du colza devenant majoritaire, me semble-t-il; difficile d'évaluer, à vue de nez, la surface de chaque parcelle. Un superbe spectacle, chaque année, faisant le bonheur des photographes amateurs. Seules les personnes allergiques, de plus en plus nombreuses, ne sont pas à la fête.
    Donc dans quelques jours le ballet des moissonneuses et des tracteurs va remplir notre atmosphère de ce ronronnement caractéristique du batteur de chaque moissonneuse. Un ronronnement qui nous rappelle que pour nous, c'est le temps des vacances.

     

    À demain  

    Jeudi 6 juillet 2017

    Bonjour 

    Cela n'étonnera personne, mais c'est les vacances...Les jardins petits et grands se parent de leurs plus beaux atours pour recevoir les nombreux visiteurs de cet été.
    Même le plus modeste des jardins se visite aujourd'hui, souvent sur rendez-vous.
    Preuve de l'intérêt du public. Toujours plus nombreux. Attiré vers des plaisirs, des sensations, des parfums plus naturels.
    Quel bonheur d'être jardinier...... C'était la réflexion du mois dernier.
    La visite de tous ces jardins, petits ou grands, royaux ou publics, nous amène à se rappeler que le jardinage a toujours été une des vitrines de la magnificence des puissants de ce monde; la survie des plus modestes; la satisfaction et le bien-être du plus grand nombre.
    Des jardins de Babylone aux splendeurs de Vaux-le-Vicomte, en passant par le square de la gare et après avoir médité dans nos petits jardinets, nous pouvons être assurés, quoiqu'il arrive, de la pérennité de notre passion du jardinage.
    Dans le style jardin à thème, le jardin de l'Échassière est un véritable enchantement. Chaque jour on y découvre quelque chose de nouveau.
    Pas un jardin-musée,  mais un jardin bien vivant, qui quotidiennement nous conte une histoire nouvelle. Dans ce jardin la mémoire des vieux objets, car ils en ont une, est mise en valeur grâce au charme de toutes ces fleurs, si intelligemment déposées dans ce monde de rêve et de merveilleux.
    Je pense que je vais clore l'article ici, car j'entends un orage qui monte dans le lointain. C'était prévu par la météo. Hier ce fut une chaude journée; 31°C à l'ombre.
    Bonnes vacances à tous! 

    À demain  

    Vendredi 7 juillet 2017

    Bonjour 

    L'art topiaire qui avait un peu disparu dans les années 60/70 est revenu en force à partir des années 80. Les buis taillés en diverses formes ne s'autorisaient plus que les grands jardins nationaux. La mode étant alors à la découverte du jardin de style «Anglais» et à la plantation massive de haies principalement constituées de thuyas. Dans les années 70 la promotion du thuya se faisait tapageuse et à grand renfort de papier dans les boites aux lettres. Un nouveau sport commercial que dénonçaient déjà les premiers écologistes. Couper des arbres pour faire la publicité d'un grand végétal, extradé des Amériques, cela peut paraître cocasse; mais c'est en définitive, fort triste. C'est que, ce nouveau «béton vert» qui faisait pousser des cris de douleur aux «écolos» a remis en selle la pratique de l'art topiaire auprès des particuliers. De plus, la gestion des nouvelles haies de thuyas, s'est vite transformée en corvée. La coupe de ce type de haie avec un taille-haie électrique est extrêmement pénible, car la puissance de ce type d'engin est très limitée. Tailler une haie de thuyas avec des ciseaux à tondre, dépasse, alors, l'entendement; je vous raconte pas! Si la pratique du jardinage doit s'apparenter à une occupation de bagnard, autant retourner dans son HLM; la tonte de la moquette y étant beaucoup moins laborieuse. Heureusement le développement du taille-haie thermique a fait baisser le coût de ce type de matériel. Beaucoup de jardiniers amateurs ont pu s'équiper de ce nouvel outil. Il suffit pour cela d'entendre le vacarme engendré par cette machine pour pouvoir estimer l'étendue de la dotation dans notre voisinage, de ce digne représentant de la motoculture de plaisance. Ceux qui n'ont pu accéder à l'achat de ce matériel, toujours assez coûteux, ont fini soit, par arracher leur haie, soit à s'atteler à la fin de l'été, à la plus dure corvée à entreprendre dans nos chers petits jardins. Un autre facteur est intervenu et s'est fait l'allier des écologistes: c'est le bupreste. Une famille de coléoptères qui ravagent les thuyas et aussi d'autres espèces d'arbres. On peut observer, dorénavant, dans de nombreuses haies de thuyas, plusieurs exemplaires qui vont conserver pour toujours un feuillage roux à cet arbuste, qui finit par tomber en poussière. Un feuillage roux qui peut s'apparenter au feuillage d'hiver d'un thuya de type «occidentalis», beaucoup moins répandu que le type «Atrovirens», que tout le monde connait. 

    À demain pour la suite de cette transformation dans nos petits jardins. 

    Samedi 8 juillet 2017

    Bonjour 


    33°C hier, à l'ombre; donc, on travaille  à l'ombre. C'est l'époque normale où l'on commence à tailler les haies, mais depuis plusieurs années, il faut commencer début mai. Cette année c'est donc la deuxième tonte. Du travail en plus. Comme j'ai de nombreux buis disséminés à travers tout le jardin, cela demande beaucoup plus de temps que la taille des haies. Autrefois, une seule taille par an suffisait; cette année ce sera vraisemblablement trois interventions. Au début les buis étaient tout petits; tous issus du même pied. Mais ils ont grandi et l'ampleur de la tache aussi. Mais quand on aime.... Comme ils sont taillés dans des formes naturelles pour la plupart, la taille s'en trouve grandement facilitée. J'ai aussi des troènes dorés, des loniceras nitida et des charmes. Au fil des années j'ai éliminé les haies de thuyas. Deux haies de plus de trente mètres de long qui ont été remplacées, pour l'une par une haie dite «champêtre», pour l'autre par une palissade en bois; plus facile à tondre. J'ai gardé symboliquement un seul pied de thuya. Quand nous sommes arrivés dans cette nouvelle maison, les clôtures se résumaient à des barrages en fil de fer et à des haies de troènes très mal entretenues. La haie mitoyenne faisait 4 mètres de large. On l'a ramenée à 50 cm de large; le troène supporte très bien cette chirurgie, pas le thuya, car il dépérit par son centre. Une autre haie de troène, placée au centre du terrain, faisait 3 mètres de haut, 1 mètre de large sur 20 mètres de long. Pour créer la nouvelle haie de 50 mètres qui nous sépare du chemin de plaine, j'ai arraché, à la barre à mine, cette haie de troènes et je l'ai transférée dans la nouvelle haie. Cela représentait au moins un poids de près de 100 kilos par pied. Entre ces différents pieds, j'y ai établi des plants de houx et de noisetiers, dont j'avais préalablement, quelques années auparavant, fait des boutures. J’y ai aussi adjoint des plants de charmes et de hêtres que j'avais subtilisés dans les bois environnants. J’avais aussi commandé en jardinerie des noisetiers pourpres pour donner de la couleur à cette haie. Dans le même esprit, j'y incorporais des ribes de couleur rose, des troènes dorés de couleur jaune et des forsythias de la même couleur; tous issus de mes boutures. À l'époque j'étais un précurseur, car tout le monde plantait du thuya; le troène étant considéré, par chacun, comme «ringard». Nos anciens, qui ne disposaient que de ciseaux à tondre, ne s'amusaient pas à planter des thuyas en guise de haie, dans leur jardin d'ornement. Ils retenaient toujours pour cet usage, le troène taillé au cordeau sur une faible hauteur. Comme cela se passait principalement à la campagne, dans des exploitations agricoles, ils connaissaient la difficulté à entretenir ces haies dites «défensives»; défensives au bétail, et non, comme aujourd'hui, au regard des voisins. Ces haies étaient très souvent composées d'épines et de houx et aussi de toutes sortes d'essences un peu disparates; car beaucoup d'entre elles, avaient plus d'un siècle; la taille des têtards qui en composaient la base, témoignait du grand âge de ces haies, qui pouvaient faire une dizaine de mètres de haut.

    À demain pour continuer à décrire ce que fut le travail d'entretien de ces haies.

    Dimanche 9 juillet 2017

    Bonjour 

    Le problème de la haie auprès du public, se pose toujours au moment de  son entretien. Très souvent, dans ces petites propriétés, la haie ou le mur sont mitoyens. Donc, ce qui veut dire que  l'entretien doit se faire également de chaque coté de la haie. Une haie qui ne doit pas dépasser 2 mètres. Une haie que l'on s'efforce de maintenir à 50 cm en largeur. Autrefois, les petits jardins de ville se résumaient à un long boyau, de la même largeur que la façade de la maison qui donnait sur la rue. Bien souvent ces petites parcelles étaient closes par un mur d'au moins 2 mètres de haut. Mais à partir des années 50, la mode des haies s'est imposée un peu partout. Pourquoi? On ne sait pas exactement; besoin de nature, peut-être? Ou développement promotionnel des professionnels du jardinage. Dans les années 50/60, le concept des jardineries tel que nous le connaissons, aujourd'hui, ne s'était pas encore imposé. Dans les villes on ne trouvait que des marchands grainetiers, dont les échoppes étaient parfumées de toutes ces odeurs si caractéristiques. Ces commerçants ne proposaient que des graines ou des bulbes et divers matériels de jardinages; plants en conteneurs ou en godets n'existaient pas encore dans ces magasins; où ces professionnels auraient-ils pu entreposer ces milliers de plants en godets? Il faudra attendre la décennie suivante, pour voir les premières grandes jardineries, venir s'implanter à coté des nouvelles grandes surfaces; ces temples de la consommation.  Dans les années 50 pour acquérir les plants destinés à la réalisation des haies ou à la création d'un verger, il fallait passer une commande par correspondance, auprès de pépiniéristes réputés; ils n'étaient pas nombreux, sur le marché, dans ces années là. La commande expédiée, était le plus souvent à prendre dans la gare la plus proche. Tout cela était long, fastidieux et coûteux, et ne favorisait pas le développement de ce négoce. Avant de clore son terrain, on réfléchissait aux diverses possibilités offertes par les professionnels. Soit on faisait réaliser un mur, mais en cas de grande parcelle, cela se révélait très ruineux pour les nouveaux accédants à la propriété. Soit, alors, on passait commande de plants, souvent à racines nues, auprès des pépiniéristes, cités plus haut. Soit, en désespoir de cause, on plantait des pieux en fer, sur  lesquels on fixait un grillage, encore galvanisé, à l'époque. C'est à partir des années 70, que les plants d'arbustes en container, ont largement diffusé, par leur coût modique, et par leur simplicité de plantation, la mode de la haie auprès du public. Planter des végétaux à racines nues présente toujours quelques risques. Il faut souvent combler les vides à la saison suivante. 
    À suivre.. 
    Bon dimanche  

    Lundi 10 juillet 2017

    Bonjour 


    De l'orage toute la nuit; des pluies assez faibles. Hier 29°C; la terre commence à avoir besoin d'eau. Première récolte consistante de tomates. Mais les pieds de cette variété ont le feuillage jauni. Hier, arrachage des pommes de terre; environ une quinzaine de kilos sur 20 plants; pas d'engrais. Cette culture aurait mérité un peu plus d'eau au mois de juin. C'est une variété rouge et précoce : «Jeannette». Coté courgettes, c'est le plein succès; plus d'une dizaine d'exemplaires stockées en cave attendent leur passage en cuisine. En plus de ma variété traditionnelle de courgette, j'ai semé quelques graines de la variété «San Pasquale» que Baumaux m'a envoyé en cadeau. Une variété très prolifique; plus de 30 fruits par pieds, selon Baumaux. Les courgettes de Nice ont déjà donné 5 exemplaires. Les cultures de courges sont très en avance cette année. Les courges spaghettis sont déjà passées par la cuisine. Des pâtissons sont déjà arrivés à la bonne taille. Des potimarrons bien gros sont en train de passer du jaune au rouge. Les concombres se font un peu désirer; ils sont pourtant régulièrement irrigués. Le reste des légumes souffre de la sécheresse et de la trop forte chaleur; ce qui n'est pas tout à fait la même chose; les rayons du soleil, trop ardents, grillent les feuilles des salades. C'est pour cela que laitues, radis, navets et carottes sont cultivés en exposition ombragée. On a encore quelques laitues à consommer. Seuls les radis ne supportent vraiment pas ces canicules à répétition. Des poivrons ont déjà fourni quelques exemplaires dans les châssis. Poivrons et aubergines sont des cultures assez difficiles à conduire dans notre région. Cette année, le climat leur convient parfaitement.
    À demain

       

    Mardi 11 juillet 2017

    Bonjour 

    Record de pluie sur la région Parisienne; Métro inondé; rues envahies par des torrents tumultueux; le climat ne s'exerce plus que par ses excès; dans une région du globe que l'on disait «Tempéré». Donc, pour la journée d'hier, 17 mm dans le pluviomètre; de la pluie douce, sans cataracte. Toutes les plantations sont humidifiées à cœur. L'air ambiant, rafraîchi ; 20°C maxi, malgré du soleil dans l'après-midi. La citerne est remontée à 60 cm, ce qui est la moitié de sa capacité; environ 8 m3 pour tenir pendant la prochaine canicule. Dans notre département, il est toujours interdit d'arroser les jardins et de laver les voitures. Le changement de climat nous a obligés à nous adapter. Surtout en matière d'arrosage. Il y a encore une trentaine d'années on pratiquait l'arrosage automatique. Je disposais, alors, de deux arroseurs automatiques. On branchait le tout sur la citerne, en soirée après 20 heures; jusque vers 23 heures. Quand la citerne était vide, on passait sur le réseau d'eau de ville; l'eau ne coûtait presque rien à l'époque. Maintenant, je ne déploie plus le gros tuyau d'arrosage, muni d'un pistolet; 30 mètres de tuyau de gros diamètre et rigide; donc, difficile à manipuler. J'ai remplacé le tout par 6 petits enrouleurs, qui comportent, chacun, 10 mètres de tuyau très fins et très souples. Même en raccordant 3 de ces petits tuyaux, la perte de charge est minime. Chacune de mes 3 serres, sont alimentées par un enrouleur de ce type. Très pratique à mettre en œuvre. Si je veux arroser tout le jardin dans son intégralité, cela prends près d'une heure. Un binage vaut deux arrosages, mais en période de canicule cet adage n'a plus cours. Un principe efficace au temps de l'ancien climat dit «Tempéré». Actuellement, au plus fort de la journée, le soleil très ardent, grille une partie des feuilles des plantes pourtant bien irriguées. Seul le paillage permet de lutter efficacement contre cette sécheresse. Si les merles, aussi en grand nombre, ne viennent pas éparpiller cette couche végétale, afin d'y dénicher de petits vermisseaux. Les petits plants de salade que j'avais repiqué, avant la dernière canicule, sont pratiquement tous disparus, malgré un arrosage quotidien. De plus par manque de verdure fraîche et de point d'eau, les oiseaux, en très grand nombre, viennent terminer le peu de plants qui ont survécus à la canicule.
    Me voici, donc, délivré de la corvée d'arrosage, pour un temps.

    À demain   

    Mercredi 12 juillet 2017

    Bonjour 

    Des fromages à chier ! Non ! À puer.
    Je me souvient que le vrai fromage Français vraiment populaire était le camembert.
    Le "calandosse" comme on dit encore de nos jours.
    Seulement voilà ! Depuis, on a voulu goûter tous les Fromages et se dispenser de l'odeur.
    Plus prosaïquement, le fromage n'est qu'une espèce de substance tirée du lait animal, que l'on a mis a pourrir, pendant un temps, bien déterminé, en fonction de la variété du fromage.
    En terme concret !Bonjour l'odeur! Mais malheureusement, les nouveaux fromages ont tous des appellations très ronflantes; mais sont dépourvus d'odeur et par voie de conséquence de gout.
    Si l'on ne veut pas manger de fromage qui pue, il faut se rabattre sur le yaourt nature, le Petit Suisse ou le fromage blanc, la Caillebotte ou la Jonchée .
    Rassurez-vous ! Les qualités nutritionnelles sont sensiblement les mêmes.
    Et surtout arrêter d'en interdire l'usage aux autres, au nom d'une "soi-disant" hygiène alimentaire.
    Il a suffit que depuis la guerre, un quarteron de " Bonne-femmes" en mal de diététique, agissent contre les productions de ces fromages au lait cru, pour que le Camembert y laisse le meilleur de lui-même : Son gout! Et du même coup, son odeur, bien évidemment. L’un n’allant pas sans l’autre.
    Les Américains ont aussitôt emboîte le pas pour éliminer toutes productions non aseptisées, non pasteurisées et non stérilisées. Au profit de la crème glacée sucrée. Ils n'ont vraiment pas de leçon à nous donner, quand on voit la largeur que le «cul» de leurs «bonnes- femmes», a pris en moins d'un siècle.. Rappelons que les Américains consomment près de 10 fois plus de crème glacée que les européens. Aujourd'hui on est obligé de se rabattre sur des fromages plus élitistes en terme de gout, mais bien plus cher... Roquefort, Maroilles , Munster, Pont l'Évêque et autres Crottin de Chavignol.
    Bien évidemment tous les Normands et aussi tous les Picards savent bien que le Camembert , ne peut se consommer, immédiatement, après l'achat; mais qu’il doit faire l'objet d'un affinage familial de quelques heures, voir de quelques jours, pour que cette production laitière renommée, développe tous ses arômes les plus subtiles. Le Camembert a cette vertu suprême, de pouvoir être consommé à divers stades de son évolution. Livré dans son emballage papier et sa boite si caractéristique, par le fromager, le Camembert n’a pas encore vraiment d’odeur, ni de gout. Il comblera, avec bonheur, l’appétit des tout-petits et aussi celui des adultes qui craignent de puer de la gueule par la suite. Certains puent déjà de la gueule, quand on les entend s’exprimer dans la vie courante ou sur les réseaux sociaux ; alors bouffer du Calandos surfait, ne doit pas les effrayer beaucoup. Ensuite ce Camembert peut passer par tous les états de la matière ; les fragrances coutumières, le suivant de peu. Des variétés allotropiques, en quelque sorte… Bien connues des chimistes. Sa pâte molle et blanchâtre, encore de bonne tenue dans les heures qui suivent l’achat, peut se transformer, alors, en un sirop épais, un torrent crémeux, de couleur jaunâtre, aux effluves pédestres. Et cela, surtout en cas de fortes chaleurs. Â ce stade il est souvent traité de « coulant ». Par la suite s’il n’a pas débordé de son emballage, il va prendre une consistance bien plus ferme et colorer son épiderme de toutes sortes de nuances d’orange de noir et de jaune, et parfois aussi…De veèèèèrt !. Dans les cas les plus extrêmes.
    Il m’est arrivé, en des temps plus anciens, de me délecter de cette substance très élaborées, que quelques asticots frétillants s’étaient, déjà, offert en guise d’amuse-gueule. En été, en Normandie, dès l’apparition des premières pommes, nous mangions souvent des pommes épluchées, en accompagnement de notre cher camembert tartiné sur de grosses tranches de pain confectionnées à partir de ce « 4 livres » qui semble avoir, maintenant, déserté les rayons de nos boulangeries, qui n’en demeurent pas moins et pour longtemps, encore, les temples, du savoir-faire, du bon gout et de la qualité.

    « Comment voulez-vous gouverner un pays qui a plus de 300 fromages » Charles De Gaulle.

     

    À demain   

    Jeudi 13 juillet 2017

    Bonjour 

    Moins cher que moins cher. Petites réflexions en ces temps de crise. Malgré la crise nous ne réformons pas  nos habitudes d'acheteur et de consommateur. Toujours le moins cher possible et, si possible en grande quantité. Regardons un domaine que je connais bien : Les outils de jardinage. Les outils de nos grands-parents étaient très solides mais aussi très chers. La preuve: ils ne nous laissaient jamais les utiliser. De crainte que nous cassions le manche. Aujourd'hui, les aciers sont encore de meilleure qualité qu'autrefois. Et ils le seront encore plus dans l'avenir. Et on peut fabriquer des outils encore plus solides que ceux des anciens. Mais il faut, mettre le prix qu'il faut. Les consommateurs que nous sommes, ont été habitués à acheter tout au moins cher possible. Mais la qualité est à la hauteur du prix et inversement. Nos grands-parents quand ils achetaient une bêche, par exemple, se rendaient dans l'unique grande quincaillerie du chef-lieu de canton, dans le bourg voisin.  Ils demandaient une bêche et le vendeur leur apportait souvent l'unique modèle en magasin. Nos grands-parents ne s'inquiétaient du prix qu'au moment de passer à la caisse. Ils avaient de toute façon grand besoin de cet outil et ils savaient que celui-ci leur ferait de l'usage pendant des années, voire pendant des décennies. Et comme les prix ne variaient que très peu, à l'époque, ils avaient en permanence le souvenir du prix réel. Aujourd'hui, si on doit acheter une bêche, on consulte les montagnes de pub déposées dans les boites aux lettres. On fait le tour des jardineries, des grandes surfaces, à la recherche du moins cher que moins cher.  Tout en évitant le petit magasin du vrai professionnel. Et on achète un outil à 9€99, par exemple. Très important çà 9€99...On n'a pas payé 10€00! La belle affaire! Et par la suite on s'étonne que l'outil commence à rouiller au bout de quelques mois; que le manche perd sa rectitude à la fin de la saison; que l'outil se démanche au bout d'un an ou deux; qu'une dent casse ou se tord sur un effort un peu plus violent. Il en est ainsi pour tous nos achats. La faute en est aux consommateurs que nous sommes (et dont je fais partie); toujours à la recherche d'un produit le moins cher possible. A chaque promo de grande surface, on s'encombre d'objets ou de produits de faible qualité, que l'on n'utilisera jamais, pour la plupart. Mais on a l'impression d'avoir gagné de l'argent. Il nous faut des grandes maisons pour stocker tous ces achats. Si l'on n'achetait que des produits de bonne qualité, à un prix raisonnable, mais forcément plus coûteux, que tout ce qui se vend habituellement, on rentabiliserait cet achat coûteux sur un temps forcément plus long mais finalement rentable à long terme.
    On n'aurait plus besoin d'importer ces produits à bas coût fabriqués par un personnel bas de gamme, dans des pays encore sous-développés. On restaurerait des emplois manuels de qualité qui se sont exportés en Chine, par exemple.  Et la Chine pourrait enfin travailler à plein pour son marché intérieur.  Car seul 10% de la population chinoise profite, pour l'instant, pleinement du boum économique de ce pays.
    Les Chinois, peuple très ingénieux, très courageux, très travailleurs, n'ont pas besoin qu'on leur ouvre notre marché de produits bas-de-gamme, pour faire tourner leurs usines.
    Du coup, ils se contentent de produire bas-de-gamme, pas cher et en grand nombre.
    Ils ne cherchent donc pas à faire plus de qualité et par voie de conséquence à proposer des salaires plus attractifs à leurs employés. Ils le feront un jour ou l'autre, n'en doutez pas; mais ceci n'est pas encore d'actualité.  Cela représente une menace politique grave pour ce pays; les populations rurales très nombreuses et tenues à l'écart de cette expansion fabuleuse, ne se contenteront pas toujours d'être les spectateurs d'une société urbaine qui profite pleinement de cette réussite. Comme le Maghreb en a fait  récemment la démonstration, qui peut encore parier pour un avenir serein  de la Chine, dans les conditions où une partie très importante de sa population est laissée pour compte.
    Six mois avant, personne n'avait pronostiqué la chute du mur de Berlin.
    Et le monde n'a pas encore fini de tourner...Loin s'en faut!


    Quand la Chine s'éveillera..................... 

    À demain   

    Vendredi 14 juillet 2017

    Bonjour
    Aujourd'hui c'est la Fête de la France et des Français. Hé bien parlons-en des Français! Le Général De Gaulle, qui a tant œuvré pour la France, disait «Que la France est belle! Dommage qu'il y ait des Français». Nous allons évoquer nos petits travers, alors, qu'aujourd'hui les hommes politiques de tout bords, vont glorifier ce qu'il y a de meilleur, en nous, les Français.

    Prenons, par exemple le site sur Internet : Copains d'avant (Copainsdavant)
    Pourquoi cette dénomination ? Plus copains maintenant ? 187 membres inscrits à Jouy sous Thelle. C'est pas rien! Une formule qui a du succès. Comme tous les réseaux sociaux d'ailleurs. Nos concitoyens seraient-ils en manque de reconnaissance ? Eux, qui bien souvent ne regardent même pas leurs voisins.
    S'enfermant dans des bastions de mépris, des donjons de préjugés, des tours d'ivoire d'autosuffisance ou des culs-de-basses-fosses d'incivilités. Il suffit de regarder tous nos contemporains au volant de leurs véhicules, dans la file d'attente des commerçants, derrière les remparts de leurs haies, enfumant leur entourage aux gaz de barbecue, ratiboisant hebdomadairement leur moquette engazonnée à grand renfort de décibels, parcourant inlassablement (surtout le dimanche) les chemins communaux aux commandes de Bi, Tri ou Quadri bidules rugissants et polluants, enfin délestant quotidiennement sur le domaine public, le contenu nauséabond de l'appareil digestif de leurs compagnons choyés, adorés et à fourrure soyeuse, quand ce n'est pas à la mâchoire puissante et agressive. Bref, la vie contemporaine en communauté, serait-elle à ce point incroyablement pénible à supporter, pour aller à ce point se réfugier dans le virtuel, pour tenter de reconnecter des relations, si hâtivement balayées de leurs souvenirs.. Autrefois dans les quartiers et les villages ont se regardait (presque toujours), se côtoyait, s’appréciait, s'aimait, s'enviait, s’engueulait (assez souvent), se fâchait (parfois), se colletait (quelques fois)...Mais on vivait pleinement au sein de la communauté des Autres. L'Autre serait-il devenu un ennemi ? Un être puant et porteur de microbes, voire de virus ? On ose espérer que tout cela ne soit que fictions ou cauchemars. Mais il faut bien vite se rendre à l'évidence. C'est la réalité du quotidien. C'est pourquoi, on assiste sur le Net, à un fantastique engouement pour ces réseaux sociaux qui atteindront très vite leurs limites..Faisons un rêve, en ce vendredi 14 juillet 2017.... Si le retour en grâce de la politesse, du don de soi, de l'altruisme, de la bienséance et de la gentillesse pouvaient être le souci légitime de nos compatriotes et une réalité quotidienne...
    I have a dream 

    À demain   

    Samedi 15 juillet 2017

    Bonjour

    Télépathie... « Télé pâti! » disait notre brave Camerounais, dépossédé de son téléviseur…. Hé oui !Télé partie en vacance. On nous assure que 45% de la population ne part pas en vacances. Pratiquement la moitié des Français. Du coup, toutes les grandes émissions de la télé sont, elles aussi en vacances.....Et c'est là le scandale; tout ceux qui restent à la maison doivent supporter des rediffusions, des séries américaines pour public de TF1... et j’en passe. Et pourtant tous ces téléspectateurs payent leur redevance comme les autres. Tous les grands réalisateurs, tous les présentateurs, ont droit aux vacances comme les autres. Mais ils sont provisoirement remplaçables.
    Or, on ne le fait pas. Leurs émissions s’arrêtent pendant leur congé. Dans le meilleur des cas on repasse les meilleurs moments de ces émissions. Tout cela est un vrai scandale.
    La moitié des Français s'éclatent en vacances. On nous le susurre quotidiennement dans les journaux d'information. L'autre moitié doit se contenter de la «merde» qui reste, tout en continuant de payer pour cette malodorante prestation télévisuelle. Heureusement pour notre plus grand bonheur, il y a le tour de France.  Mais dans une semaine ce sera l'arrivée aux Champs Élysées. Et par la suite plus rien d'inédit à se mettre dans l'écran. Avec plus de 30 chaines, difficile de trouver une émission correcte. Obliger de se rabattre sur les spots publicitaires; les seules émissions qui auraient encore quelques qualités. Ou alors, dans le cas contraire, leurs créateurs seraient devenus complètement fous. Eux qui attendent des montagnes d'Euros de cette prestation; ces créateurs qui mettent leur talent au service de la publicité pour aliéner notre volonté, en nous susurrant à l'oreille des messages destinés à augmenter leur immense fortune. Quand je vois ces publicistes, venir à la télévision, se vanter de leur réussite prodigieuse en matière publicitaire, je me demande toujours par quel trou, ils comptent nous l'introduire, une fois de plus, la prochaine fois. La publicité n'est plus informative, voire instructive, comme l'on nous disait autrefois, mais destinée à surenchérir les profits de ces énormes agences de publicité.

    La télé : c'est la vision carrée d'un monde qui ne tourne pas rond. ( Franck Dhumes )

    À demain   

    Dimanche 16 juillet 2017

    God Save Our Garden

    Bonjour Les Jardinautes ! En ces temps de fête, rendons hommage aux jardiniers Anglais, nos amis; des jardiniers dont l'influence s'est brillamment illustrée au sein même de nos jardins les plus chers.
    Si tout s’est bien passé dans votre région et dans votre jardin, ce mois-ci c’est l’arrivée des premières grosses récoltes. Jusqu’ici laitues et radis, asperges et pois, épinards et fèves se sont inscrits au menu de nos cuisines ; maintenant c’est au tour des pommes de terre de se mettre dans la file des épluchables à l’entrée de la cuisine encombrée depuis maintenant deux mois, par toutes ces primeurs. Une cuisine, devenue un laboratoire où il faut déjà songer à sortir écumoires et bassines cuivrées ; pots, bocaux et étiquettes. Les rhubarbes ayant ouvertes depuis le mois de mai leurs ombrelles généreuses, pourvoyeuses de tartes acido-sucrées et de brunes confitures au gout d’enfance et d’autrefois. Même branle-bas au royaume des fruits rouges ; les fraises de pratiquement toutes les variétés donnent, déjà depuis un mois, généreusement, leurs gros bonbons sucrés qui viennent enrichir les yaourts et autres fromages blancs, les tartes et gâteaux nappés de chantilly. Les grosses non-remontantes, grâce à leurs productions abondantes, se trouvant transformées en coulis et confitures ; confitures souvent élus reines par les bambins, tant le gout prononcé de cet akène, le place, au royaume des saveurs, sur le même podium que le chocolat et la vanille. Pour les jardinautes les plus chanceux, maintenant, de généreuses gousses, s’agitant au gré du vent, vont faire onduler les planches de haricots semés en mai. Du coté des fleurs l’arrivée de la reine des jardins, le mois dernier, annonce une nouvelle floraison après toutes ces intempéries; avec des couronnes aux épines acérées, mais non mortelles; avec des nuances multiples et aussi variées que les atours royaux d’une Reine, britannique de son état.
     Honnie soit qui mal y pense.

    À demain   

    Lundi 17 juillet 2017

    Bonjour

    C'est l'été; c'est aussi l'époque où l'on s'attarde un peu plus sur les marchés.
    Marché de Noël ; Marché aux Fleurs ; Marché aux Chevaux etc…. Des lieux, des espaces d’humanité et de rencontre, face à ces grandes surfaces pourtant si utiles à notre économie, mais tant déshumanisées, elles aussi. Marché de Saint Paul ; Marché de Gournay ; Marché de Beauvais. Des marchés aux portes de nos villages. Des marchés qui ont toujours autant de succès. Le petit dernier ; celui de Saint Paul, a su adapter quelques-unes des recettes du marché de Gournay, sans lui porter ombrage, car distant de plus de 20 kilomètres. Un nouveau marché à caractère animalier, entre autre, qui avait disparu dans le Beauvaisis. La création, sous une halle, d’une commune dynamique, dans un cadre naturel de rivière et de zones marécageuses aménagées. Le marché de Beauvais n’a rien perdu de son lustre, au fil des années, même si ses deux journées hebdomadaires sont parfois contestées, par quelques commerçants sédentaires et riverains de la place des Halles. Le marché de Gournay, un peu éloigné de chez nous, n’a rien perdu de son importance, au fil des décennies. Sa halle aux volailles est toujours aussi remplie et surtout toujours aussi bruyante, qu’il y a cinquante ans. Gournay, une petite ville, un chef-lieu de Canton, fort de ses deux cent commerces et de ses deux marchés hebdomadaires, qu’animent plus de cent commerçants non-sédentaires. Une petite ville, à taille humaine, qui peut attirer des retraités, pouvant ainsi, pratiquement se passer de véhicule, tant sont divers et nombreux les commerces de ce petit bourg. Un réel enjeu des temps futurs, lorsque les couts et l’utilisation de l’automobile en zone urbaine atteindront des sommets pas encore vraiment envisagés. Nous avons, aussi, bien connu un marché un peu plus éloigné, mais très important ; le marché de Formerie ; le marché du mercredi. Ayant résidé à Formerie et dans les environs, nous avons gardé le souvenir d’un marché très divers et très animé. Avec sa Halle au Beurre, où se négociaient de gros paniers de beurre bien jaune ; des rasières débordantes des œufs pondus dans les poulaillers du canton. Son marché aux cochons très célèbre et aussi son marché aux veaux. Rien que trois halles pour abriter tout ce négoce. Nous avons, encore, bien connu un marché très coloré, très vivant, très bruyant, très odorant, très chantant. Un marché chanté par Gilbert Bécaud. En descendant le cours Lafayette, dans les bas-quartier de Toulon. Un marché plein d’odeurs et des injonctions amicales, mais fermes, des matrones maraîchères, qui vantaient leur étal magnifique de tous ces parfums, de toutes ces couleurs, de tous ces fruits, de tous ces légumes de ma Provence natale. On pouvait critiquer la marchandise, mais il fallait présenter de solides arguments, pour cela. De grands éclats de voix, de grands gestes, des jurons et finalement des éclats de rire. Tout çà « avé l’assent » C’est toujours ainsi dans le sud, sur le bord de la Méditerranée. Tous ces marchés qui ont survécus à la grande distribution, le doivent à la grande humanité de leurs acteurs, commerçants, camelots ou forains et aussi à la fidélité, l’assiduité, l’intérêt d’un public qui n’a jamais failli à son rôle.


    Il y a tout au long des marchés de Provence Qui sentent, le matin, la mer et le Midi Des parfums de fenouil, melons et céleris (G Bécaud)

     

    À demain   

    Mardi 18 juillet 2017

    Bonjour

    Hier encore, un  «Hoax» est venu s'inviter sur Facebook. Ma boite mail de Facebook m'invite à me méfier du dénommé «Jayden K Smith», qui pourrait m'envoyer un virus. Pratiquement tous ces messages de mise en garde, colportés par certains, sont des canulars; des fausses rumeurs. Ces messages circulent principalement sur Facebook. Des messages véhiculés par des internautes qui ne vérifient même pas leurs sources. 
    Facebook a été créé à l'origine par une poignée de gamins très doués pour l'informatique. Facebook était, au début, un réseau de communication inter-université aux États-Unis. Facebook est devenu la plus gigantesque escroquerie de tous les temps. Facebook sous couvert de développer l'amitié entre environ une vingtaine d'internautes (j'ai 5000 amis), espionne tous les aspects de la personnalité des internautes précités. Et cela pour revendre aux annonceurs et aux publicistes, tout ce qui constitue notre personnalité et nos désirs les plus intimes. Facebook s'est fait le complice des agences de publicité. Facebook a permis largement aux réseaux criminels «djihadiste» de se développer au su et au vu de la planète entière. Devant l'ampleur des dégâts, Facebook ayant, enfin, pris conscience de son immense légèreté en ce domaine, s'est mis à traquer ces terroristes de «Daech». Ceux-ci ayant déserté Facebook, se sont installés sur des réseaux clandestins, invisibles du public. Facebook, entreprise basée en Californie, a, donc, été incapable pendant longtemps d'assurer un minimum de modération sur ses réseaux. J’ai assuré la direction de plusieurs forums; j'ai toujours eu à l'esprit de modérer ces forums ou de le faire par l'entremise de mes modérateurs. Parce que ma responsabilité est engagée pour tout ce qui est publié sur le forum. Sur Facebook, pas de modérateurs connus; chacun peut publier en toute impunité les pires calomnies; c'est ce que tout le monde croie; en réalité chaque internaute sur Facebook, est responsable de ses actes; beaucoup ne s'en doutent même pas. La vieille  classe politique traditionnelle  a été débarquée du paysage politique actuel, par la voix des urnes. La plupart de ces braves gens avaient tout simplement omis d'aller voir sur les réseaux sociaux, ce que les internautes pouvaient colporter sur leur réputation. Sur Facebook, la seule manière de combattre la calomnie, est de répondre aux calomniateurs. Évidemment ce combat n'est pas gagné d'avance; ce sera une lutte de longue haleine. Ce personnel politique aurait-il agi par ignorance, ingénuité ou mépris à l'égard de ces réseaux sociaux? Allez savoir.....

    À suivre 

    À demain   

    Mercredi 19 juillet 2017

    Bonjour
    Depuis que nous sommes entrés dans cette vague d'orage, les micro-coupures se multiplient.
    Non ! On ne vous interdit pas de causer ! Votre micro ne vous est pas confisqué ! Il n’est pas coupé. Rien de tout cela, mais il s’agit de toutes ces coupures de courant mortelles pour nos petits matériels électroniques et aussi dévastatrices sur l’électronique raffinée du gros électroménager ; comme on dit chez Darty. Des microcoupures dit-on, aujourd’hui. Qui sont occasionnées par le mauvais état du réseau. Pas de ces coupures occasionnées par les orages. Des coupures de quelques minutes à quelques dizaines de minutes. Non ! Mais des microcoupures que les responsables du réseau n’ont pas vraiment cherché à éviter, par manque d’entretien du réseau. Â la suite de la tempête 1999 le réseau a subit des dommages considérables. Les équipes d’EDF on fait un travail remarquable, à l’époque, dans des conditions effroyables, pour rétablir une distribution du courant sur les trois quart du territoire Français. Il fallut, alors, parer au plus pressé. Mais depuis EDF et ensuite ERDF ont négligé l’entretien de ce réseau fragilisé par les intempéries. Les Mairies, très frigides aussi dans ce domaine, n’ont que trop rarement, relayé les doléances des abonnés, auprès des services d’ERDF. Il aurait fallu engager des capitaux importants pour examiner point par point et en détail toute l’infrastructure du réseau, et remédier aux nombreuses séquelles, occasionnées par la tempête. Des séquelles qui finissent par entraîner des pannes à répétition sur une partie du réseau. Ces microcoupures sont le plus souvent occasionnées par un incident sur les lignes électriques ; malveillance, oiseaux, chute de branches, ruptures de lignes ou chute de la foudre. Ces incidents déclenchent automatiquement l’intervention des éclateurs qui provoquent des coupures qui ont pour tache de protéger le réseau. Un peu comme un disjoncteur. Hors ces éclateurs ont tendance à se déclencher plus souvent que nécessaire et provoquent ces microcoupures sur notre alimentation électriques. ERDF a depuis longtemps mis au point des dispositifs plus sécurisés en matière de protection du réseau. ERDF remplace les éclateurs par des parafoudres beaucoup plus performants. Mais elle le fait à une cadence beaucoup trop faible pour la sécurité des installations. Préférant investir les capitaux dans les centrales productrices de courant électrique, plutôt que dans la modernisation du réseau. Il aura fallu la catastrophe de Fukushima pour qu’ERDF revoie ses priorités en matière d’investissement .Depuis Fukushima rien ne sera plus comme avant dans le monde merveilleux de la « Fée Électricité » . Mais ERDF traînait encore les pieds, récemment, pour moderniser son réseau. Elle vient d’annoncer, il y a quelques mois, qu’elle allait mettre le paquet sur l’entretien, la modernisation du réseau et la sécurité des centrales. Elle a , en outre, chuchoté, voire murmuré, quelques semaines plus tard, que le kilowattheure allait augmenter de manière considérable dans les prochaines années. Donc nous sommes en droit d’attendre un réseau mieux entretenu dans les prochains mois, les prochaines années.

    « Une panne d’électricité laisse l’aveugle indifférent. » (Grégoire Lacroix)

     A suivre

     

    Jeudi 20 juillet 2017

    Bonjour

    La politique n'est pas partie en vacances. L'actuel Président l'avait promis; il tient parole. On peut lui suggérer la réforme suivante: Mettre certains Maires au Pôle Emploi. J'avais déjà publié cet article en 2012; il est toujours d'actualité.
    «Notre pays compte actuellement 36783 communes ; donc logiquement 36783 mairies ; donc par déduction : 36783 Maires. (On est doué pour le calcul mental). N’y en aurait-il pas un peu trop ? Nous sommes en Europe, nous a-t-on précisé ; même si actuellement c’est le foutoir. Et en temps qu’Européen, nous pouvons observer nos partenaires et nos voisins. Prenons le cas de l’Allemagne, par exemple ; en ce moment elle est à la mode ! Donc l'Allemagne comprend 13 000 communes, soit en principe 13000 bourgmestres. Le système politique Allemand peut nous paraitre plus compliqué et nous déconcerter, quelque peu ; nous qui ne sommes pas dans une constitution Fédéraliste et nous sommes surtout habitués à centraliser la plupart des pouvoirs à Paris .Donc comment font nos amis Allemands pour administrer les collectivités locales avec seulement 13000 subdivisions communales pour un pays de 80 millions d’habitants récemment réunifié ? Alors que la France a besoin de 36783 communes pour administrer son territoire dans un pays qui compte un peu plus de 65 millions d’habitants. Spécificité Française ! Vous sera-t-il répondu, en cœur, par tous les élus, les Maires, les Députés, les Sénateurs, les Ministres et aussi le Président. Pas cons ces gars-là ! Pas envie de se retrouver au Pôle Emploi. Mais alors que les politiciens spéculent sur l’utilité ou non de certains postes de fonctionnaires, ne serait-il pas plus judicieux de faire l’économie de quelques Mairies, devenues obsolètes ? Et qui coûtent beaucoup de sous à la collectivité. Mais je crois que dans ce domaine on met le doigt sur un sujet tabou ; tabou dans les couloirs de l’Assemblée, comme dans ceux du Sénat. Un sujet très brûlant sur lequel nous allons revenir bientôt. Donc à très vite!…Si vous le voulez bien !»

    Gouverne le mieux qui gouverne le moins. (Lao-Tseu)

    Vendredi 21 juillet 2017

    Bonjour

    Boucan et Pétarades hebdomadaires.
    Avec le retour des beaux jours, les pelouses réclament de nouveau leurs soins hebdomadaires .Qui consiste principalement dans la tonte de celles-ci. Les haies développent très vite leur feuillage et surtout la longueur de leurs rameaux ; là aussi le taille-haie doit intervenir. Les potagers réclament, quand à eux, le passage du motoculteur. Tout cela pourrait très bien aller sans problème ; mais c’est sans compter avec la vie moderne. La vie moderne a développé et proposé aux jardiniers que nous sommes, toute une panoplie de machines vraiment très peu silencieuses. C’est le moins que l’on puisse dire. C’est pourquoi que la plupart des municipalités on prescrit des horaires très précis dans ce domaine. Proscrivant Le dimanche et les jours fériés, l’usage de ces petites machines, pourtant si bénéfiques à nos activités du Week End. Certaines communes tolèrent, cependant, le passage de ces engins, le matin des jours précédemment décrits. Pratiquement la plupart des propriétaires se plient, de bonne grâce, à cette petite contrainte. Car bon nombre des habitants travaillent toute la semaine et ne disposent plus que de la fin de la semaine pour procéder à ces petits travaux d’entretien. Mais voila, alors que le bruit est interdit Dimanche et fêtes, on assiste à un déchaînement de décibels qui n’ont rien à voir avec cette motoculture de plaisance. Toutes sortes d’engins tels que motos et quads, à moteurs souvent gonflés et surtout à pots d’échappement volontairement trafiqués ; afin de produire un vacarme assourdissant mais gratifiant pour les glandes, pour ne pas dire plus, de ces pilotes sans scrupules. Sans scrupules pour la tranquillité de nos villages. Et que fait l’autorité, pendant ce temps-là ? Rien, comme à son habitude ! Elle qui fustige et réprimande, par voie d’arrêté, le malheureux citoyen qui tondrait sa pelouse ; bénéficiant, le malheureux, de la seule éclaircie, sans pluie, depuis plus d’une dizaine de jours. Donc en fin de semaine, des pratiques, certes bruyantes, interdites par les autorités ; alors qu’elles ne s’exercent que dans un but utilitaire. Et que voit-on dans les chemins, quand ce n’est pas dans les champs, eux-mêmes, la libre circulation vrombissante de machines utilisées, à usage détourné, pour le déchaînement passionnel de quelques névrosés. Des machines qui sont toutefois très souvent utilisées pacifiquement à des usages sportifs et de loisirs, sans déchaîner de tels concerts de décibels. De plus l’usage dominical des chemins par les promeneurs perd complètement, son caractère bucolique et champêtre. La marche à pied dans la fumée, la poussière et le boucan, ne séduit plus les habitants de Jouy sous Thelle. Il y a encore quelques années on pouvait observer de nombreux groupes de visiteurs et de promeneurs dans les chemins ; chemins entretenus à grand frais par les Agriculteurs et aussi par le personnel communal. Chemins, faut-il le rappeler, destinés surtout et principalement à la circulation des machines et des remorques agricoles. Aujourd’hui, en fin de semaine, la campagne est vide de ses promeneurs, laissant la libre circulation à ces chevaliers du mépris de l’autre, caracolant sur leurs destriers mécaniques et tonitruants aux centimètre-cubes frauduleusement débridés. Mais l’heure n’est plus à la courtoisie et au respect de l’autre. Non ! Ce sont les apaches, les impolis, les indélicats, les sournois et les voyous qui ont pris le pouvoir. Dans notre canton, j’ai pu observer une commune qui avait pris des dispositions et engagé des frais pour interdire l’usage de ces chemins, aux véhicules qui ne présentent pas un caractère stricte d’utilité agricole. Cette commune c’est Beaumont-les-Nonains. Il y en a peut-être d’autres. Un habitant de Jouy sous Thelle a réussi à faire respecter les lois en matière de bruit dans les communes ; il en a résulté la remise aux normes de notre ancienne salle des fêtes. Pourquoi ne pourraient-on pas obtenir des autorités que l’usage des chemins par ce loisir hebdomadaire, se pratique avec des machines aux moteurs non débridés, non trafiqués. Cela deviendrait plus supportable pour tout le monde. Car en démocratie tout le monde a le droit de circuler, si tant est qu’il n’indispose pas riverains et promeneurs par cette débauche de pétarades assourdissantes, injustifiées, prohibées et inutiles.


    Le silence est la sieste du bruit. (José Artur)

    Samedi 22 juillet 2017

    Bonjour

    Notre petit village a la chance de posséder une boulangerie. Une chance dirons-nous, car sinon il faut faire 7km aller-retour pour trouver une baguette; et une baguette industrielle, qu'il faut donner aux poules, le lendemain, tant cette pâte cuite est de mauvaise qualité. Seulement voilà, ces boulangers prennent de légitimes vacances chaque année. Le mois d'août se profile déjà à l'horizon, et la boulangerie sera fermée. Voici un petit texte que j'avais publié en août 2012.
    ««Plus de pain à Jouy sous Thelle. C’est les vacances, ma Bonne Dame ! Il y en a à Auneuil ou à Chaumont ! Â Beauvais, même ! C’est tout simple, vous prenez votre véhicule ; vous vous rendez en ces lieux ; recherchez la boulangerie la plus proche (ça se repère à l’odeur ( Mmmhhh ! la bonne odeur du bon pain cuit)) ; vous commandez 10 pains ; on vous fournira même le sac adéquat ; vous mettez votre congélateur en mode congélation ; vous ouvrez votre congélateur ; vous remplissez votre congélateur avec vos 10 pains ; et vous retournez à vos occupations ! Oui ! Fort bien ! Mais si vous n’avez pas de véhicule ? Si vous n’avez pas de congélateur ? Si vous n’avez pas de voisin bienveillant (Ils sont tous partis en vacances ou ils s’en « foutent de votre gueule ») ? Si votre mobilité est réduite ? Si ? Si ? Si ?. Que de « Si » ! ça me scie le moral tout çà ! Il fut un temps…Il fut une époque… Une époque, certes, révolue. Il fut un temps, donc, à Jouy sous Thelle, lorsque la boulangerie était fermée pour cause de vacances, s’organisait un dépôt de pain. De diverses manières ; soit dans les locaux de la Mairie ; soit chez un autre commerçant (il en reste encore) ; soit devant la boulangerie même, à bord du véhicule du boulanger d’un village voisin. On vit alors, un Maire se dépenser au sein du bâtiment communal, quelques heures par jour, pour procurer l’indispensable nourriture à ses concitoyens les plus démunis, les plus déshérités, les plus défavorisés. On vit aussi, un commerçant réorganiser ses rayons pour procurer une petite place à l’indispensable manne, et ainsi pourvoir quotidiennement ses clients de notre trop célèbre baguette nationale. On vit enfin, les boulangers s’organiser pour faciliter leur légitime congé annuel et pour assurer un minimum de ravitaillement, auprès de leurs fidèles clients, en baguettes, miches, flûtes, bâtards et autres parisiens. Aujourd’hui tout cela a disparu ; c’est le sauve-qui-peut général ; l’empire de l’individualité, le royaume de l’égoïsme. Vous n’avez plus de pain ? Mais vous pouvez jeûner, mon Bon Monsieur ! Voyez le Christ ! Quarante jours qu’il a jeûné ; et dans le désert, en plus ! Vous pouvez faire carême maintenant ! Alors ce ne sont pas une quinzaine de jours de privation « boulangeresque » qui vont perturber votre organisme ! !!!. Oui ! Vous feriez mieux d'acheter de la brioche, plutôt que de nous cassez les pieds avec votre baguette, nous aurait suggéré une certaine Autrichienne, qui n'avait plus toute sa tête, dit-on.
    Bon! Je vous le concède ; tout cela est un peu excessif ; mais pourquoi n’y a-t-il pas un petit, mais un tout petit minimum d’organisation en faveur de nos concitoyens, pour qui la période des vacances, ajoute encore quelques problèmes à leur quotidien, déjà pas toujours facile. Une fois de plus, c’est la Mairie qui ne fait pas son boulot ; normal, elle est en vacances. Sans pour autant se charger du travail, elle peut s’informer, s’inquiéter, écouter, pour mieux administrer, organiser, informer et coordonner. C’est là tout simplement la mission pour laquelle, les électeurs lui ont donné carte blanche. Ce ne sera pas toujours les vacances ; la Mairie actuelle pourrait bien se voir remettre, un de ces jours prochains d’élection, un billet de troisième classe, en aller simple, pour des vacances de très, très longue durée. Tant l’administration, en ce moment, de notre cher village, s’est mise au vert et en congé de ses responsabilités. Bon voyage !

    À chacun son Gagne-pain. À chacun son pain et tout ira bien ! (White Tendance)»»

    Dimanche 23 juillet 2017

    Bonjour
    Que la nature est belle. Que la campagne est belle. Mais ce bonheur est fragile. Tout pourrait basculer en une seule fois. Une catastrophe nucléaire pourrait très bien vitrifier notre environnement. C'est certainement ce qui a du pousser Nicolas Hulot à prendre ses responsabilités. Tchernobyl, Fukushima et ensuite….
    Les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima nous ont rappelé que la France est le pays le plus nucléarisé du monde. De telles catastrophes peuvent très bien survenir près de chez nous. Bien que tous les scénarios de catastrophe aient été envisagés, étudiés et même expérimentés, rien ne nous met à l’abri de la fusion d’un réacteur nucléaire. Un enchaînement de causes accidentelles et cataclysmiques peut très bien provoquer l’accident majeur qui était absolument imprévisible. On en apprend beaucoup à chaque nouvel accident. Mais on ne peut quand même pas souhaiter la mutation d’un réacteur nucléaire en bombe atomique, à seul fin d’enseignement. Jusqu’à présent avec ces trois accidents nucléaires, si l’on prend en compte celui de Three Mile Island, on avait appris beaucoup pour faire progresser la sécurité des centrales. Mais,il n'en demeure pas moins que toutes les possibilités d’accidents nucléaires majeurs, n’ont pas fait l’objet de leur démonstration en vraie grandeur ; heureusement ! On se répète;  s’il faut faire sauter une centrale atomique pour vérifier que les simulations et les prévisions sur ordinateur se révèlent exact ; ce sont les populations voisines de la centrale qui ne vont pas du tout ; mais vraiment pas du tout goutter la plaisanterie. Plaisanterie qui nous rappelle que notre beau village de jouy sous Thelle se trouve entre les centrales de Nogent sur Seine, de Paluel et de Panly. Pas moyen d'y échapper. Nous n’avons plus qu’à choisir à quelle sauce nous serons irradiés. À Tchernobyl, toutes les populations ont été évacuées dans un rayon de 30 kilomètres ; à Fukushima dans un rayon de 20 kilomètres. À Tchernobyl, ce sont 15000 victimes dans les mois qui suivirent la catastrophe, qui seront officiellement déclarées. À Tchernobyl c’est toute l’Europe qui s’est retrouvée sous couverture radioactive, aux becquerels forts peu sympathiques pour nos globules blancs, entre autre ! La centrale de Penly se situe à 91 km de Jouy sous Thelle ; pas tout près pour une ballade à pince ; mais pour un nuage ensemencée de petits becquerels, par un vent de nord ouest, comme on en a si souvent, par ici ; une véritable promenade de santé, donc, pour ces cirro-stratus pollués et avides de foutre la zizanie dans notre ADN .Pas très réjouissant tout cela ; mais il faut bien l’évoquer un jour. Existe-t-il des plans de préventions, de communications et d’évacuations en cas d’accident nucléaire gravissime ? Il est permis d’en douter ; tant l’incurie de nos responsables, de nos élus est grande en ce domaine. On fait souvent des manœuvres contre les incendies, mais rarement les organismes de secours communiquent sur les précautions indispensables à prendre en cas de pollution par des résidus de matières fissiles. On ne peut que souhaiter que les techniciens et les ingénieurs du nucléaire, disposent de tous les moyens nécessaires pour assurer la pleine sécurité de nos centrales. On n’ose, quand même, espérer que les responsables politiques, ne fassent l’économie des remises en cause nécessaires, dans le domaine du nucléaire, à la suite d’un incident dans une centrale. En ces temps de crise financière, monétaire et politique, ces précautions absolument cruciales, risqueraient de passer au second plan.On les connait bien, nos dirigeants! Dans le domaine de la recherche, pour une meilleure sécurité des centrales nucléaires, un spécialiste des fusées, Von Braun, se disait très préoccupé à chaque lancement de fusée réussi. Non par sentiment d’auto-flagellation, mais parce qu’il craignait, disait-il, que la fusée n’emporte en son sein le défaut ou la faille qui feront certainement rater le prochain départ de sa copine, la suivante, sur le pas de tir. Il en est de même pour les centrales ; elles hébergent, encore, elles aussi, en leur cœur la faille, le défaut, la paille qui les feront partir en fusion, si les techniciens n’y prennent garde. C’est pourquoi il faut rester très vigilant, car les centrales nucléaires ont un cœur gros comme çà ; et qui peut battre très, très fort.


    Le cœur à ses raisons que la raison ignore

    Lundi 24 juillet 2017

    Bonjour
    Chantons sous la pluie ! Il a plu hier; 2 mm dans le pluviomètre; 37 mm pour ce mois ci, alors que l'on doit récolter 700 mm dans une année.   Mars s’étant avéré un mois humide, avril compense visiblement par un manque de précipitation; mai est moyennement humide et juin relativement sec. Bref! On est en déficit de précipitation.
    Le climat semble bien avoir changé depuis quelques décennies. Comme notre consommation d’eau augmente sans cesse, il va falloir, soit économiser ; soit capter toute cette eau du ciel délivrée gratuitement. Quand on songe au tarif auquel on va payer le m3  d’eau à l’issu de l’implantation de notre futur réseau d’assainissement, à Jouy sous Thelle. On paiera cette eau javellisée au tarif de l’eau minérale. Donc il va falloir songer à installer une citerne ; et une grosse citerne ! Car il faut pour alimenter les robinets de l’habitation, stocker les eaux pluviales sur un cycle d’au moins un an. Et disposer d’une capacité minimum de 15 m3 au moins. Les tarifs d’installation peuvent atteindre au moins 10000€, actuellement pour une cuve enterrée de 15000 litres. Pas du tout rentable par rapport au tarif actuel de l’eau javellisée fournie pas Veolia, à Jouy sous Thelle. Mais si la consommation annuelle d’un ménage de 4 personnes, qui a besoin annuellement de 150 m3 d’eau, revient à 1500€ par an, de telles installations sont, alors, à envisager. L’investissement pouvant être amorti sur 7/8 ans ; car il faut quand même pouvoir disposer de l’eau potable javellisée Veolia, dans la maison, sur au moins 2 robinets ; la cuisine et la salle de bain. La citerne se réservant tous les autres usages de l’eau domestique. WC, machine à laver, jardin etc…Disposant d’une grosse citerne enterrée de 15000 litres, il nous arrive de n’avoir qu’une consommation annuelle de 40 m3 d’eau du réseau. Le reste étant fourni par la citerne. Dans notre région, on peut espérer récupérer 70 à 80m3 d’eau de pluie pour 100 m² de toiture ; ce qui est une économie importante, bien que nous soyons dans une région de France assez  arrosée ; les régions montagneuses et du littoral se taillant la part du lion, dans ce domaine. De plus l’eau du ciel a des propriétés physiques et chimiques non négligeables pour nos installations. Maintenant c’est à vous de boire de voir, si vous pouvez supporter le coût de tels investissements, en attendant les développements de notre futur réseau d’assainissement ; que nous attendons depuis plus de 30 ans. 


      Singing in the rain

    Mardi 25 juillet 2017

     

    Bonjour 
    Temps agité hier. Pluie et vent très fort. Cela s'agite beaucoup sur le front des incendies. Chez les parlementaires, aussi. La réserve parlementaire est remise en cause; voire supprimée. Le Sénateur Marini est ou était en charge de la réserve parlementaire du Sénat.  Jouy sous Thelle avait un sponsor ; le sénateur Marini. Déjà de nombreuses fois sollicité pour des réalisations, des travaux, des aménagements, des restaurations à Jouy sous Thelle. Marches de l’église, Chapelle de la Chaire à loup, salle socioculturelle ont déjà profité largement de la réserve sénatoriale ; dont le sénateur Marini était le gestionnaire. Le récent compte-rendu du conseil municipal fait état de nouvelles demandes de subventions. Pourquoi dans le passé les élus n’ont-ils pas fait appel plus souvent à cette manne sénatoriale ? Notre village ne serait pas autant en retard dans ses équipements. Dans le passé Jouy sous Thelle bénéficia des largesses d’un Cardinal pour construire son Église ; remarquable sur le plan architectural ; et classée par la suite. Ce cardinal c’était le célèbre cardinal de Péllevé, dont des membres de sa famille sont enterrés à jouy sous Thelle. Nous allons peut-être avoir, aussi, le soutien d’un député…. C’est ce que l’on chuchotait, pas plus tard qu’avant-hier, dans notre bonne commune de Jouy sous Thelle. Car un sénateur, c’est un député qui s’obstine. Alors deux sénateurs au chevet de Jouy sous Thelle ? Certainement pas, si notre nouveau Président met ses projets à exécution. Il va falloir que Jouy Sous Thelle compte plus sur elle-même, si elle veut financer ses projets. Mais là c’est une autre histoire…

    Bis dat qui cito dat

     

    Â demain   

    Mercredi 26 juillet 2017

    Bonjour 
    Grosse inquiétude chez les autorités sanitaires. Un nouveau moustique aborde sur nos côtes.
    Présentation :  « Le Moustique Tigre » (déjà un nom à faire rugir). Il débarque donc dans la baie d’Arcachon avec dans ses bagages de nombreuses maladies infectieuses, comme la dengue, la fièvre jaune et le chikungunya. Aedes albopictus (c’est son nom dans les labos) est activement recherché, non pas par les douaniers, mais par l’Établissement public interdépartemental pour la démoustication du littoral atlantique (le temps de prononcer tout çà et hop ! Envolé le « tigre moustiqué »). En outre il est surveillé étroitement par l’ARS (Agences régionales de santé). Il en arrive des choses sur nos côtes ; après les méduses et les pauvres hères du Maghreb en quête de boulot, c’est maintenant un moustique très vorace qui s’installe chez nous ! Les nouveaux moyens de transport faciliteraient son exode ; le réchauffement climatique pourrait être un facteur de prolifération déterminant pour cet enragé; c’est ce qui se dit dans les labos. Déjà connu sur nos côtes méditerranéennes depuis quelques temps, il avait fait parler de lui, dans l’ile de la Réunion en 2010 . Cet été, vous aurez un loisir de plus, pendant vos vacances au bord de mer : Chasser le tigre ; pas un tigre en papier, mais une sorte de Messerschmitt qui aura tout le loisir de vous empaler et de se faire de fastueux cocktails avec votre sang. A vos tapettes !

    Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

     

    À demain   

    Jeudi 27 juillet 2017

    Bonjour 

    Toujours de la pluie. On va en profiter pour parler des arbrisseaux qui composent nos haies. On l'a déjà fait.
    Le buis est l’arbrisseau bien connu mis à contribution le dimanche des Rameaux. Autrefois (il y a 50 ans), les enfants des villages (les enfants de cœur) passaient dans chaque maison pour collecter le buis auprès des propriétaires qui en possédaient. Pratiquement toutes les fermes, toutes les maisonnettes en possédaient. Donc les enfants ramassaient le buis , le samedi précédent les Rameaux, au moyen d’une petite remorque à lait, que l’on nommait bannette, et venaient le déposer dans l’Église du village. Le dimanche des Rameaux, le curé au cours de l’office, bénissait un tas de branches de buis, souvent très important .Nombreux étaient les fidèles ce dimanche là ; afin de récupérer leur petits rameaux de buis bénis. C’est dire l’importance que la population accordait à cette pratique, cette tradition, cette dévotion ; que certains ne manquaient pas de railler en la taxant de superstition. Les gens en mettait partout ; dans les maisons, les étables, les écuries, etc. etc. Il faut dire qu’à l’époque les compagnies d’assurance ne faisaient pas grandes recettes dans ces petites bourgades ; pauvreté oblige. Cela ne coûtait rien de disposer ces rameaux aux endroits stratégiques pour se protéger de la foudre, des tempêtes, des maladies, des incendies et des accidents. On n‘y croyait ou n’y croyait qu’à demi, mais c’était la tradition. Et l’après-midi du dimanche des Rameaux les enfants de cœur rapportaient les rameaux de buis aux habitants qui n’avaient pu se déplacer ;à cette époque il y avait énormément de travail dans les fermes, même le dimanche. En échange les enfants recevaient quelques piécettes pour leur peine, car les hameaux étaient souvent forts distants de l’Église. La plupart du temps les habitants se montraient forts généreux. Malheureusement tout a changé ; le temps a passé ; la ferveur des villageois a beaucoup diminué ; les vocations d’enfant cœur se sont raréfiés ; la tradition s’est perdu ; le besoin de protection, s'est fait moins sentir. Les massifs et les haies de buis ont été délaissés, voire arrachés. Le thuya a fait son apparition pour remplacer les murs de clôtures dans les habitations nouvelles ; le buis relégué dans les quelques parcs de châteaux ou de grandes demeures bourgeoises, avec une image passéiste et désuète. Le thuya véhiculant une image plus moderne. Et poussant beaucoup plus vite que le buis. Pratique pour avoir une haie rapidement .Ensuite les gens se sont enfermés derrière leurs haies de thuyas ; se sont progressivement désintéressés de la vie du village ; se sont détournés de leurs voisins. Bref, difficile pour les enfants, quand ils doivent solliciter les habitants pour quelques menues ventes à l’occasion des fêtes et des cérémonies du village, au profit de quelques causes caritatives et généreuses ; difficile, donc, dans de nombreux cas, qu’on face un accueil favorable à la modeste requête de ces enfants. Il reste, encore, heureusement, des demeures où l’on ouvre grand les portails. Et puis le buis a été remis à la mode ; taillé de diverses formes ; un art que l’on nomme topiaire ; il orne, maintenant, de nombreux jardins en apportant des formes très diverses, parfois chargés de mélancolie, souvent empreintes de nostalgie. Le thuya, lui, est tombé en disgrâce, bien qu’encore très présent partout. Ce sont les écologistes qui ont provoqué son déclin dans les esprits au profit des haies champêtres. Ils ont même parlé de « béton vert » à son endroit. En fait, le thuya est aussi victime d’un parasite, le bupreste, qui provoque le dessèchement de son feuillage, dans les départements du sud. Cette calamité progressant lentement vers le nord, certes, mais surement. On peut espérer que le retour vers ces recettes du passé (toutes ne sont pas bonnes à garder) permettra de remettre un peu de sociabilité dans nos cités. Que nos concitoyens se cacheront moins derrière leurs murailles de conifères toujours verts.

    Atrovirens Occidentalis…..

     

    À demain   

    Vendredi 28 juillet 2017

    Bonjour 
    Quatre rameaux dans le vent.
    En plus de la pluie et de la fraîcheur des températures, c'est le vent qui souffle fort, nuit et jour. Le sud de la France s'enflamme sous le mistral. Le vent fait lui aussi, parti des dictons sur la météo. Par exemple le vent des Rameaux est particulièrement observé par les populations des campagnes. Le vent des rameaux est traditionnellement observé et ce depuis longtemps. La direction du vent ce jour là permettrait de prévoir la direction principale des vents dans les neufs mois à venir. Croyances ou véritable observation météorologique ; le débat est ouvert. Il est toujours facile de préciser dans les 10 jours qui suivent les Rameaux, que le temps prendra telle ou telle orientation dans les prochains mois ; en fonction de la direction du vent des Rameaux. Quelques mois plus tard tout le monde aura oublié ce pronostic. Et vous aurez fait votre petit effet. Il faut s’astreindre à noter le temps au jour le jour et jour après jour, pour pouvoir être en possession d’une documentation solide ; et cela sur de nombreuses années ; pour éviter de tomber sur une coïncidence ; fâcheuse, quand à la valeur de l’observation et des relevés. « Le vent qui a soufflé pendant l'office du dimanche des Rameaux sera le vent de l'année : c'est le coq du clocher qui en a décidé » Ce dicton rend bien compte de la connotation religieuse de cette observation. Quel crédit cela apporte-t-il en plus à ce genre de pronostic ? On reste un peu dubitatif sur le sujet. Retenez seulement une chose ; pour pouvoir faire des prévisions météos fiables il faut des gros ordinateurs très puissants ; tant les paramètres sont nombreux et complexes ; cela pour des prévisions à 10 jours ; alors sur neuf mois, je vous dis pas ! Si vous êtes croyant et pratiquant, que cela ne vous empêche pas d’aller à l’office dimanche prochain. Bonnes vacances !


    Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ! (Edgar Faure)

     

    À demain   

    Samedi 29 juillet 2017

    Bonjour 
     Caca Fopa
    On nous annonce que le Coca aurait des propriétés cancérigènes. Le colorant principal qui imite la couleur caramel de la boisson mondialement  absorbée, contiendrait des substances cancérigènes.En quantité limitée, heureusement. Mais le Coca a aussi d'autres propriétés ; des propriétés allergènes... La nature est devenue absolument allergique à tous ces dégueulasses qui balancent leur canette dans la nature. Le bord des routes est fleuri de ces boites multicolores. Car il n'y a pas que Coca  qui  agrémente et décore notre nature; toutes les bibines alcoolisées et gazeuses sont du voyage; et aussi les boites à Fast Food  de Mec Crado.... De Mac Do aurait-je du dire! Ou encore des multiples cartons  à pizza qui s'invitent sur les pelouses de la commune. Imaginez un peu, ces lascars et ces crouillats, en train de jeter leurs canettes au fin fond de leur salon, en évitant soigneusement de nourrir la poubelle de la cuisine. Ils seraient immédiatement dégagés de l'appartement à grands coups de pompes dans le cul par leur Légitime. De plus ces saligots consomment au volant des boissons alcoolisées. Voila qui pourrait intéresser les gendarmes, en matière d’ébriété routière. Songez au travail répugnant auquel les agents communaux doivent se livrer, pour aller récupérer les reliefs indignes des coupables passions de tous ces pollueurs ... Avec les Merdes crottes de chien en plus . Les cantonniers, comme on les nommait autrefois, pourraient être employés à des tâches bien plus valorisantes et gratifiantes, pour eux et pour nous mêmes.. Enfin quelle image déplorable pour toutes ces marques, dont les emballages sont confiés aux caprices du vent. Un vent qui pourrait, un jour,  souffler énergiquement aux oreilles de tous ces Salauds...Il n'y a pas d'autres termes!
     Que tout cela ne vous empêche pas de continuer à consommer vos boissons favorites....Avec modération, quand même!
    Bon Week End

    À demain   

    Dimanche 30 juillet

    Bonjour
    Voici le mois d'août qui frappe à la porte. Juillet a été dominé par la sécheresse et par une canicule. Et maintenant des vents violents jours et nuits. Sans ces vents violents pas de catastrophe à Bormes Les Mimosas.  
    Fructidor.... C'est le nom du mois d'août dans le calendrier Républicain. La période des fruits. Juillet,  Août et bientôt septembre, sont ces mois de cocagne où les récoltes battent leur plein, les greniers regorgent de richesses, les congélateurs débordent, les cuisines embaument des confitures multicolores, les caves se remplissent, les raisins se pressent dans les chais.....
    Tout cela sous un soleil généreux et brûlant, avec cette période de détente, de temps retrouvé et souvent d'aventure.
    Bref, comme déjà le mois dernier, c'est toujours les vacances .
    Donc tous les travaux déjà recommandés en juillet sont à poursuivre...En août on continue de semer chicorée et mâche pour l'automne prochain, choux et laitues pour le printemps , épinards d'hiver.
    Ne pas oublier les radis d'hiver, les bien-nommés  Very Happy , qui se récoltent à la fin de l'automne.
    Du coté des fleurs, on pourra continuer de semer les bisannuelles et certaines vivaces.
    Il va falloir songer à préparer les boutures ligneuses sur rameaux pourvus de feuilles, à mettre en terre à la fin de l'été.
    Comme les rosiers et les buis, par exemple.
    On profite de journées sèches et chaudes pour récolter les graines de ses plantes favorites.
    On peut procéder à la multiplication des fraisiers qui ont émis leurs stolons depuis de nombreuses semaines.
    On continue la taille des tomates et de toutes les cucurbitacées..
    Bon dimanche

    Lundi 31 juillet 2017

    Bonjour


    Tempête sur les «Hauts De France». Très fortes bourrasques, hier. Accompagnées de pluies éparses. Cela dure depuis plus de 10 jours au moins. Et le sol pleure son manque d'eau. Le peu de pluie qui arrive jusqu'à lui est immédiatement récupéré par ces vents chauds venus du sud. Aujourd'hui le vent tourne au nord-ouest. Les prévisions de la  météo nous donnent un temps identique dans les 15 prochains jours sous une influence de secteur nord. Allons-nous être condamnés à subir ces vents chauds venus du sud, pendant encore des semaines? Hier encore, la télévision nous a gratifié, une fois de plus, de la rediffusion du chef d'œuvre de Marcel Pagnol et de Claude Berry. On ne va pas s'en plaindre, tant ces deux films nous rappellent à des réalités climatiques toujours actuelles et je dirais même de plus en plus cruciales. C'est lorsque l'on manque d'eau, que l'on saisi immédiatement la nécessité de l'eau dans l'accomplissement de toute vie sur notre planète. Une planète sérieusement mise à mal par un grand nombre de ses habitants. Ces trois années de climat chaotique, ne peuvent être considérées comme un accident dans le déroulement normal du climat. Cela annonce bien, maintenant, une tendance; une tendance durable. Les séquences du climat sont bien plus longues qu'il y a encore une quarantaine d'année. Des tempêtes, des canicules et de fortes pluies, il y en a toujours eu sous nos latitudes. Ce qui a changé, c'est la fréquence et la puissance de ces événements. En mai 2016, des semaines de fortes pluies, ont conduit nos régions au désastre climatique; la même année une canicule inhabituelle et de longue durée en septembre, a mis les agriculteurs en grande difficulté. Ces séquences trop longues d'aléas climatiques ne permettent plus vraiment à la nature de se rétablir. Elle ne peut plus, et n'a plus le temps, comme elle l'a toujours fait, de panser les plaies occasionnées par ces coups de colère de la météo. Ce temps changeant et varié, qui fait le charme de nos régions tempérées, aurait-il disparu du paysage de notre météo traditionnelle?

    Pisser contre le vent, mouille les godasses ( Lao Tseu...Peut-être)

    À demain   

     

    Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Jeudi 1er Juin 2017

    Bonjour mes Amis
    Bienvenue 
    Voici un nouveau mois qui commence. Un des dictons de ce mois est plein d'optimisme : «Prépare autant de tonneaux qu'en juin tu compteras de beaux jours». C'est dire si le vin sera riche cette année.... Â condition que cette prédiction se réalise. Je me suis laissé dire qu'il y a un mois ou deux, quelques vignobles ont été décimés par des gelées nocturnes. Dur! Dur! Le métier d'agriculteur. Juin est, aussi, un mois important pour le jardinage. Les premières récoltes ont déjà commencées. Surtout en matière de fruits. Les fraises et les cerises, sont déjà présentes dans nos desserts depuis plus d'une semaine. Les merles et les sansonnets font des overdoses de fruits rouges; et titubent sous l'empire de l'ivresse, sous le joyeux chant  des hirondelles, qui, elles, ne s'adonnent pas à ces bacchanales. Comme les pluies ne se sont pas signalées depuis plusieurs jours, on 'est pas obligé de partager nos fraises avec les gastéropodes, au pied glissant. Mais cela devrait évoluer, si les pluies annoncées interviennent sur notre campagne.
    Hier, les températures clémentes pour la saison (22°C), nous ont permis de travailler sous le soleil de l'après-midi.

    Bon jardinage
    À vendredi  

    Vendredi 2 juin 2017

    Bonjour mes Amis
    Bienvenue 


    En juin ce sera bien, disait la petite musique; les vacances approchent; le jardin commence à produire fruits et légumes; les roses ont déjà déployé toute leur splendeur.
    Moins de semis, mais toujours beaucoup d'entretien dans le potager et dans les plates-bandes. Les semis de vivaces et de bisannuelles pour 2018 doivent déjà être pris en considération. On peut déjà profiter de la splendeur de son jardin. Les vivaces se succèdent les unes aux autres. Les rosiers entament une nouvelle série de bourgeons.
    Il ne faut pas oublier les arrosages par ces chaudes journées. Hier, on a enregistré 26°C; cela devient banal; on est habitué à cette chaleur.
    Dans les champs qui nous entourent, le jaune est disparu. C'est le vert qui a pris la place; un vert fluo pour certaines cultures. Il va falloir reprendre la tonte des haies et des topiaires; des petits buis qui sont assez nombreux dans mon jardin; des arbustes à faible développement, qui permettent de modeler l'aspect du jardin avec des formes parfois originales. Mais on nous annonce une maladie qui se développe sur le buis, depuis quelques temps déjà. Il faut reconnaître que le retour en grâce du buis, a largement favorisé sa propagation dans les jardins. Certains ont déjà entrepris de remplacer leurs buis par des loniceras nitida. Un arbuste qui rappelle de loin la silhouette du buis; mais qui n'en a pas toutes la caractéristiques. Cet arbuste pousse beaucoup plus vite; donc des tailles plus nombreuses. Plus grave: Sa structure assez faible résiste mal à des tempêtes assez violentes; qui ne sont plus rares à notre époque. J'ai déjà vu une petite haie composée de cet arbuste, en partie couchée, à la suite d'une violente tempête.


    Bonne journée

    À demain  

    Samedi 3 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue sur mon Blog

    La récolte des cerises et des fraises bat son plein. Le temps des cerises ne durera pas toujours; il faut en profiter. Notre ancien cerisier qui donnait des cerises blanches, pouvait encore être en production  aux alentours du 14 juillet. Les oiseaux n'étant pas beaucoup tentés par ces cerises blanches. Des cerises très appropriées pour la mise en conserve. Ce cerisier, très vieux, pouvait produire énormément de cerises blanches; en réalité, elles sont plutôt jaunes. Malheureusement, comme tout a une fin, il a fallut nous séparer de ce vieux serviteur. Depuis plusieurs années, ses grosses charpentières se couvraient de champignons et finissaient, une à une, à s'effondrer, vaincues par la putréfaction. Il a été mis à mort, un jour de décembre 2016. Son tronc était creux sur la moitié de sa surface. Son élimination était donc justifiée. Il avait été remplacé depuis quelques années par un cerisier «Burlat»; une variété aux fruits rouges, qui se comporte très bien dans notre région. Depuis les récoltes s'intensifient chaque année. Le temps des cerises étant passé, on taille les bouts de branche qui ont bien fructifiés. Comme c'est un arbre planté en demi-tige, il faut lui conserver un volume raisonnable. Il ne servirait à rien qu'il produise une centaine de kilos de cerises, comme c'était le cas avec l'ancien aux cerises blanches. Une variété propice à la conserve, qui demande une forte production. Â l'heure actuelle, que ferions-nous avec une centaine de kilos de cerises rouges; même à 8€ le kilo sur les marchés, qu'en ferions-nous? Je vous le demande!

    Hier, après que le ciel se fut assombri, nous avons été cernés par divers orages qui ont du arroser les quelques villages au sud et au nord de notre pays. Pratiquement pas une goutte d'eau. La citerne attendra.

     

    À demain  

    Dimanche 4 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue sur ce site

    La pluie est là. Elle est tombée, hier, toute la journée, sous forme de crachin; si célèbre dans nos contrées «Picardo-Normandes». Nous sommes loin d'Amiens, la capitale Picarde; mais bien plus près de Gisors et de Gournay (20km), petites bourgades Normandes, si pittoresques.
    Toutes les nouvelles plantations du potager se réjouissent déjà de ce nectar pluvial qui apporte toute sorte de bienfaits pour nos légumes. Cette pluie s'est abattue en douceur sur notre jardin, sans la fureur si coutumière aux pluies d'orage; qui sont souvent le lot des précipitations du mois de juin. Comme à chaque fois après une période humide, il va falloir battre le rappel des binettes et autres scarificateurs; la croisade contre les mauvaises herbes étant, de nouveau, promulguée. Dans une grande poterie décorative, j'ai découvert, la semaine dernière, toute une compagnie (une vingtaine) de mollusques à coquille grise, déjà bien dodus, et qui pratiquaient, en sourdine, une profonde sieste, en attendant des jours plus humides. J'entends déjà les petites mâchoires «escargotières» en train de mastiquer mes œillets d'Inde les plus prestigieux. On peut très bien se venger de ces ripailles d'individus baveux, en les collectant dans un panier à salade, en vue d'un festin de coquilles garnies de bon beurre normand, assaisonné de l'ail et du persil que produisent nos jardins; le tout bien poivré et salé. Je sens déjà, quelques inquiétudes dans la communauté «Hélix pomatia», à l'énoncé de ces noirs desseins.
    Sous cette pluie de vœux les plus pieux pour les croyants, je vous souhaite un bon dimanche de Pentecôte.
    Sous vos applaudissements....À demain

      

    Lundi 5 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue 

    «S'il pleut à la Saint-Médard, Il pleut quarante jours plus tard». Certainement le dicton le plus connu en matière de météo. Voici pour le 8 juin prochain, un dicton ou personne ne s'accorde vraiment. Les uns pensent qu'il va pleuvoir pendant quarante jours; les autres, qu'il pleuvra le 18 juillet prochain. Les dictons brillent par leur imprécision. Finalement tout le monde y trouve son compte. Tous ces dictons remontent très loin dans notre histoire; au début du Moyen Age, nous dit-on. Ils reflètent le grand intérêt que les populations ont toujours porté à la météo. Et aussi une grande qualité dans les observations des uns et des autres. Mais rien ne permet d'affirmer que le 8 juin prochain sera pluvieux, alors que le 8 juin 2016, le fut. En juin 2016, il y eut 18 jours de pluie et 89mm de pluie dans le pluviomètre. Mais chacun se souvient du désastre climatologique en mai 2016. Et si l'on pousse l'investigation un peu plus loin, juin 2015 fut un mois très beau et très sec; 4 jours de pluie et 15mm dans les pluviomètres; 15 jours de beau temps; du vrai beau temps sans nuage dans un ciel bleu profond; une rareté en Picardie. Il faut dire que ce mois de juin 2015 fut très venteux, avec 9 jours de tempête. Les vents très forts nettoient pratiquement toujours le ciel de ses nuages. Ceux qui connaissent le midi de la France, sous un fort Mistral, me comprendront.
    Donc pour le 8 juin prochain, rien n'est définitif. En matière de prévision, c'est bien connu, on a toujours une chance sur deux d'avoir raison, ou de se tromper.
    Je ne suis pas l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, mais j'ai un tuyau de première à vous susurrer à l'oreille pour le 8 juin prochain; «ciel couvert mais pas de pluie».
    La pluie, c'est pour demain, parait-il; et en Picardie; à condition que nos amis de la météo n'est pas consommé tout le contenu du lave-glace avant de venir bosser.

    ...A demain! Si vous le voulez bien 

    Mardi 6 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue mes amis
    En ce moment, dehors, la tempête fait rage, avec son cortège de pluie et de bourrasque. Cela nous amène à méditer sur un temps qui n'est pas si ancien. Un temps d'avant le réchauffement climatique.
    Retour sur un temps plus humide. C’est la fête à la Grenouille chantait-on autrefois. C’était autrefois, car les grenouilles ont l’air d’avoir disparu de nos potagers. Elles faisaient crier et sursauter les filles, qui sentaient la caresse glacée du batracien sur leurs jambes. Le chant rauque de ces amphibiens a lui aussi disparu de nos mares abreuvoirs nichées dans les pâtures verdoyantes, à l’herbe grasse, provendes de fourrages généreux et blonds. Un chant rauque souvent mêlés aux rires d’enfants. Mais les pâtures ont été labourées, les mares asséchées, les vaches laitières, hôtes paisibles de nos prairies, débitées en morceaux à braiser. Les batraciens d’émeraudes vêtus, se sont tus. Du coup les « Guernoules », comme on disait en patois, en Picardie, ont déménagé vers des zones plus marécageuses, plus humides, plus sereines. Et maintenant, la chasse aux insectes est ouverte toute l’année aux abords de nos jardins avec une grande débauche de produits chlorés, très néfastes pour notre métabolisme.

    Vertes petites reinettes, où sont passées les petites larves à la queue chevrotante que nous capturions et emprisonnions dans des pots à confiture, déchus de leur rôle ?

     

    ... demain! Peut-être sous la pluie  

    Mercredi 7 juin 2017

    Bonjour
    Bienvenue

    Belle tempête de printemps. Hier, on a vu les arbres se tordre de douleur sous les rafales et les bourrasques. Une partie de leur jeune feuillage s'est souvent vu éparpillé, façon puzzle, au quatre coins de la plaine. C'est que sur la plaine, les rares arbres survivants du remembrement des années 50, ont fini en buches de 50 dans les inserts; des nouveaux venus dans l'âtre des foyers; des nouveaux venus, en matière de fournisseurs de gaz carbonique. Dont tout le monde connait, maintenant, les méfaits pour notre atmosphère. Petit-fils d'agriculteur, dans les années 50, j'habitais dans la ferme de mon Oncle; j'entendais souvent les anciens cultivateurs près de la retraite, qui fustigeaient leurs enfants, repreneurs de la ferme, sur la manière de remplacer le  cheval par le tracteur. Les jeunes agriculteurs mettaient en évidence l'utilité d'exploiter de plus grandes parcelles, et pour cela d'abattre certaines haies, certains arbres, certains bosquets ou même, parfois, certains bois. (Nous n'irons plus au bois..... Vous connaissez la chanson). Les anciens critiquaient cette manière un peu anarchique de déboiser pour rendre l'agriculture plus rentable et surtout plus facilement exploitable par les nouveaux outils. Les deux, chacun dans leur réflexion, avaient raison. Sans remembrement et sans déboisement partiel, l'agriculture Française ne serait pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui. C'est à dire, l'agriculture Européenne la plus importante; un Fleuron en terme de qualité; un Fleuron, si mal rétribué, actuellement. On peut observer, actuellement, ici ou là, la plantation de nouvelles haies par les agriculteurs. Les haies avaient souvent été arrachées à cause de la transformation de l'agriculture; l'élevage, se rationalisant, on dut transformer des terres de pâture en pièces de céréales. Une Agriculture qui n'aurait pas tenu compte des évolutions techniques et économiques du monde, ne serait plus une agriculture moderne. Une agriculture moderne est une agriculture plus rentable et de grande qualité.
    En attendant, à chaque nouvelle tempête, on peut aisément observer que les vents se sont sensiblement renforcés et que le nombre de tempêtes a, lui aussi, augmenté. Cela pour toutes sortes de raisons. Que les climatologues, les météorologues et les écologistes connaissent bien.
    Â demain  

    Jeudi 8 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Après ces intempéries, il va falloir s'atteler à l'entretien du jardin. Éliminer ce qui a été détruit; réparer ce qui est endommagé; redresser et tuteurer ce qui a été couché par la tempête; nettoyer, nettoyer, nettoyer. Et lorsque toutes ces taches seront accomplies, c'est le gazon, auquel il va falloir accorder toute notre attention. Car tempête ou pas, celui-ci a continué de pousser. Difficile de tondre sous la tempête et les averses. De plus celui-ci a été largement irrigué; donc son aspect requière une tonte soignée et efficace. La pelouse est le type de plantation qui occupe, en général, la plus grande surface dans nos jardins. Si son intérêt est évident en terme de confort à proximité de la terrasse ou de la maison, transformer un espace de gazon en prairie fleurie présente aussi des avantages : Économie de temps : la tonte est l’une des activités les plus répétitives dans le jardin, sa durée cumulée sur l’année en fait de loin l’un des postes de travail les plus importants ! Économie d’argent : avec moins d’espace à tondre, la consommation de carburant et les réparations sur la tondeuse sont réduites, et il est possible d’acheter une tondeuse moins puissante, et moins chère. Réduction des nuisances sonores : imaginons le calme et la sérénité si tout le monde tondait deux fois moins… Réduction de la consommation en produits chimiques - anti-mousse, engrais (dangereux pour la santé et l’environnement s’ils sont mal employés). Intérêt esthétique : une prairie peut présenter des fleurs du printemps à l’automne. Un enchantement… Protection de la biodiversité : une prairie fleurie est un milieu particulièrement apprécié des papillons et des oiseaux. Protection du jardin : un coin de prairie accueille de nombreux insectes utiles pour le jardin, abeilles et papillons pollinisateurs, coccinelles et abeilles solitaires prédatrices des pucerons et autres ravageurs. Ce sont les Japonais et les Anglais qui ont lancé cette mode de gazon fleuri. Certains y aménagent même des chemins, au moyen de la tondeuse. L'heure est à l'écologie et au bien-être de tous. Alors pourquoi ne pas essayer?

    Â demain  

    Vendredi 9 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Il est bientôt cinq heure, ce matin, et l'orage vient juste de se terminer; il aura donc duré toute la nuit; pas violent mais constitué d'éclairs dits de «chaleur»; le tonnerre étant le plus souvent entendu dans le lointain. Un orage pas violent, parce que pas accompagné de violentes bourrasques; comme nous sommes sur un plateau, il tourne en rond. Il s'est accompagné de pluies assez conséquentes mais non violentes. Il pleut encore en ce moment même. Des pluies qui pénètrent bien le sol, sans vraiment ruisseler.
    Les éclairs de chaleur sont des éclairs d'un orage très lointain, dont on ne peut évidemment pas percevoir le bruit du tonnerre. La croyance populaire attribuerait ce type d'éclair à un éclair sans tonnerre; un orage doux en quelque sorte; un orage gentil, pour les plus optimistes. Il est bien évident, nous rappellent les scientifiques, qu'un tel flash dans le ciel entraîne automatiquement une violente déflagration sonore. Quand vous provoquez un court circuit, sous 220 volts, il s'ensuit une étincelle bleue et un bruit sec et aussi une odeur douceâtre d'ozone qui se dégage de l'expérience. Donc il est permis d'imaginer et d'entendre le «barouf» produit par une étincelle de plusieurs millions de volts.
    Une autre idée fausse, développée par la croyance populaire, réside dans le fait que les orages détraqueraient le temps. Ces derniers ne peuvent pas détraquer le temps, car ils sont maintenant prévus plusieurs jours à l'avance par les météorologues. C'est la survenue d'un courant froid sur un front chaud, qui provoque la formation des orages. Cela doit être, maintenant, connu de tous, car la météo nous rappelle ce mécanisme à l'occasion des bulletins comportant des menaces d'orage. Mais il reste encore des individus qui, à l'issu d'un orage, colportent encore ce type d'hérésie pas du tout scientifique.
    Donc, hier, fut une belle journée assez chaude (24°C) tempérée par un vent assez violent, toute la journée. L'orage était prévu pour ce matin; il s'est permis une entrée fracassante, hier soir, histoire de nous prendre au dépourvu. 

    A demain sous une météo qui prévoit un temps sec  

    Samedi 10 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Notre ami Facebook Daniel Drigeard attire notre attention sur le paillage dans le jardin. Il nous fait connaitre un astucieux calculateur de paillage. En effet il est difficile de connaitre la quantité exacte de produit nécessaire pour nos plates-bandes, massifs et autres planches de légumes. Les produits de paillage proposés en sac sont, maintenant, multiples. Mais leur prix reste assez élevé; c'est pourquoi, pouvoir faire un devis avant d’aller acquérir cette marchandise, est une bonne idée, relevée par notre ami Daniel Drigeard.
    De plus, en cas de grosses quantités, ces sacs de produit, demande un moyen de transport judicieusement adapté. Dans mon jardin de type «Broussailles» mes parcelles d'arbres, d'arbustes et de fleurs doivent atteindre les 500 m² (Je n'ai jamais vraiment mesuré).C'est dire la quantité de matière à transporter. Pendant des décennies, je me suis fourni en grande surface, au moment des promotions. Si l'on se débrouille bien, on peut arriver  à près de 50% d'économie .Au fil du temps,  porter des déchets verts en déchetterie et racheter ces derniers, quelques mois plus tard, sous forme de produits de paillage en sac, m'est apparu comme un peu stupide. J'ai quand même mis quelques temps avant d'arriver à cette conclusion. Les déchets végétaux contiennent, au moins 90% d'eau; ce qui revient à dire, que lorsque l'on se rend à la déchetterie, pour 500kg de déchets, on transporte 450 litres d'eau, à chaque transport. Vous me direz que cela est devenu une habitude dans nos sociétés modernes de transporter, quotidiennement, des centaines de litres d'eau, sous forme de pack de 6 bouteilles , dûment filmés sous plastique, à remettre par la suite, en déchetterie. On tourne en rond. Dans mon enfance, on buvait l'eau du robinet; celle-ci n'était pas encore soupçonnée de tous les maux, de toutes les turpitudes. Bref, j'ai adapté ma méthode de recyclage des déchets verts. Primo, au moment de la tonte de mes haies (90m linéaire), je broie les résidus de tonte avec une vieille tondeuse. Résidus que je dépose, non pas sur un de mes 3 tas de compost, mais sur toutes les surfaces occupées par mes bouleaux et mes arbustes. Ces matières se désagrègent très rapidement en séchant, car on taille le plus souvent ses haies pendant les mois de chaleur et non en hiver. Secundo, je recouvre tout cela avec le fumier pailleux que je récupère sur le parcours des volailles (100m²). Un paillis très riche en azote et en matière d'origines végétales. Pour parer à un excès d'humidité, je recouvre ce parcours avec de grosses quantités de paille, que me fournit  un agriculteur du village. De la paille sous forme de gros ballots ronds, que tout le monde aura remarqué au moment des moissons dans notre belle campagne. De gros ballots ronds qui pèsent pas moins de 300 kilos. J'en utilise 2 ou 3 par an. Sur le parcours des poules, ce sont, aussi, les déchets verts du potager, qui sont régulièrement répandus. C'est fou ce qu'un potager de 300 m² peut produire comme déchets verts. Le poids des légumes finalement proposé en cuisine restant, somme toute, assez faible. Donc ce type de fumier que je ne peux étaler sur le potager, car beaucoup trop fort en azote, me permet de recouvrir le sol de mes parcelles arborisées; les arbustes et les rosiers supportant très bien ce type d'amendement. Dans le potager, je dépose ce type de produit, pendant l'hiver, et pas sur n'importe quelle parcelle.
    Ce fumier de «poules» très fort en azote, dissuade, pour la saison, après son application,  toutes mauvaises herbes de vouloir tenter de refaire surface. Même le liseron éprouve quelques désagréments dans son métabolisme. Évidemment, je vous l'accorde, vous me direz que cette méthode un peu extravagante, n'est pas applicable, ni même souhaitable, en vos jardins. Et vous avez raison, car cette pratique doit réunir plusieurs conditions bien particulières. Mais quoi! Cette manière de faire me convient et me dispense d'aller, quotidiennement, rendre visite à la déchetterie, qui se trouve dans le village voisin (6km).
    Je ne vous donne pas rendez-vous à la déchetterie, mais vous dit: À demain! chers Amis.

      

    Dimanche 11 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur le Blog

    Je ne vous l'apprendrais pas, mais aujourd'hui, c'est jour d'élection. Dans toutes les communes de France, les Mairies vont recevoir les électeurs; ce sera l'occasion pour aller se recueillir sur le Monument Aux Morts; et aussi d'aller admirer les bouquets et les gerbes déposées en mémoire des morts pour la France. Très souvent les municipalités installent leurs plus beaux parterres sur la place près de ce monument. On va s'intéresser aux quelques fleurs qui sont des symboles politiques; des symboles de notre histoire. La plus emblématique et la plus ancienne, est la fleur de lys. Une fleur qui ressemble de très loin à la fleur naturelle. Une fleur qui a symbolisé les premiers temps de la France dès le septième siècle. Une autre fleur au symbole patriotique est le bleuet; un bleuet que les enfants des écoles, que nous étions, allaient vendre par monts et par vaux, dans toutes les communes. Les sommes recueillies, devant servir à venir en aide aux veuves et aux orphelins des différentes guerres. Cela se pratiquait le 11 novembre, chaque année. C'est l'instituteur qui nous chargeait de cette besogne honorifique. Le public se montrait toujours très généreux. Les petites boites en métal résonnaient joyeusement à chaque piécette généreusement offerte.
    Le coquelicot est aussi une autre fleur symbole associée aux combats de la Première Guerre Mondiale. Une Dame Française a dans les années 20, commencé la vente de coquelicots en papier associés au souvenir des combattants de la Grande Guerre. Mais très vite cet usage à dépassé le cadre des frontières de la France, et est devenu un symbole puissant dans les pays associés à la couronne d'Angleterre; dans les pays du Commonwealth; principalement au Canada. Ceci grâce au poème du Lieutenant-colonel John McCrae, composé en 1915.
    Une autre fleur associée au monde politique, est la Rose du Parti Socialiste. Mais une rose, malheureusement, un peu défraîchie, au sortir de cette campagne Présidentielle, particulièrement calamiteuse, aux dires des observateurs politiques.
    Beaucoup d'autres fleurs sont des symboles politiques, de part le monde, mais on s'en tiendra à ceux qui symbolisent notre pays chéri, La France.

    Bonne journée! Chers Amis. 

     

    Lundi 12 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur le Blog

    Cette semaine, cela va se passer du coté du potager. Les jardinières sont bien plantées; les topiaires bien peignés; les massifs et les plates-bandes tirées à quatre épingles. Maintenant on se tourne vers le potager. Les récentes pluies ont provoqué la flambée des mauvaises herbes. Il faut sarcler et biner; arracher et porter aux poules toute cette verdure impie. On constate les dégâts de la tempête exceptionnelle qui nous a sévèrement touché dans la semaine. Les planches de fèves sont complètement couchées au sol. S'il ne pleut pas trop sur ce désastre, on peut espérer récolter un peu de cosses. Les planches de pois à rames sont elles aussi endommagées. La première planche de haricots a bien résisté à cette sauvagerie de la météo. Les planches de courges se portent bien, elles aussi. Les serres ont perdu quelques plaques, qu'il va falloir réinstaller. Du coté des fruits rouges, la saison des cerises est finie. Les fraises et les framboises assurent, quotidiennement, en cuisine, la confection de sublimes desserts. Les groseilles sont en train de terminer leur croissance. Sous les lourdes feuilles de l'arbre à kiwis, un bourdonnement incessant assure la pollinisation des fleurs très nombreuses, cette année. Les pommiers, les pruniers et les poiriers, ont perdu beaucoup de leurs petits fruits. Cela dispense de l'éclaircissage printanier.
    Coté légumes, carottes, betteraves et navets laissent espérer de beaux légumes en juillet. Ce n'est pas la grande année pour les asperges; très peu de turions récoltés. 
    Donc, après deux années calamiteuses, 2017 semble une année plus prometteuse en matière de jardinage, malgré des gelées tardives et cette tempête que nous évoquions plus haut.

     

    Bonne journée! Rendez-vous au jardin Chers Amis.  

    Mardi 13 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue chez nous, sur notre Blog

    Cela n'étonnera personne, mais c'est bientôt les vacances. Encore un dimanche où l'on devra aller garnir les urnes au moyen de ces papillons bleus; et enfin se sera fini de ce feuilleton polotiquo-judico-populiste; un feuilleton qui dure depuis plus d'un an. Dur! Dur! Le métier de citoyen. Avec ces prochaines vacances, nous allons pouvoir prendre le temps d'admirer notre propre jardin. Et aussi celui des autres; ne soyons pas des égoïstes, le spectacle des jardins est à tout le monde. Pour notre plus grand bonheur, les jardins petits et grands vont se parer de leurs plus beaux atours pour recevoir les nombreux visiteurs de cet été.
    Même le plus modeste des jardins se visite aujourd'hui, souvent sur rendez-vous.
    Preuve de l'intérêt du public. Toujours plus nombreux. Attiré vers des plaisirs, des sensations, des parfums plus naturels.
    Quel bonheur d'être jardinier...... C'est la réflexion que nous nous faisons souvent.
    La visite de tous ces jardins, petits ou grands, royaux ou publics, nous amène à nous rappeler que le jardinage a toujours été une des vitrines de la magnificence des puissants de ce monde; la survie des plus modestes; la satisfaction et le bien-être du plus grand nombre.
    Des jardins de Babylone aux splendeurs de Vaux-le-Vicomte, en passant par le square de la gare et après avoir médité dans nos petits jardinets, nous pouvons être assurés, quoiqu'il arrive, de la pérennité de notre passion du jardinage.
    Je vous recommande, pour une visite virtuelle ou pour une visite en vrai et sur rendez-vous, le jardin de Chantal Keraudren .

    Bonne Visite! À demain! Chers Amis. 

    Mercredi 14 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur notre Blog

    Aujourd'hui nous explorons et commentons les  dictons du mois de juin. Ils sont visiblement très nombreux. «Â la St Gilbert : Si beaucoup d'eau tombe en ce mois, lors peu de grain croître tu vois». Une évidence... Un mois de juin très pluvieux ne peut être que mauvais pour les futures récoltes de juillet/août. Des orages peuvent faire verser des cultures encore fragiles. Tout le monde peut facilement constater cela. Maintenant l'archétype du dicton :« S'il pleut à la saint-Médard, la récolte diminue d'un quart
    S'il pleut à la Saint-Médard, le tiers des biens est au hasard. Saint-Médard éclairci, fait le grenier farci. S'il pleut le jour de la Saint-Médard, si t'as pas de vin, tu auras du lard.  S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, À moins que Saint-Barnabé, ne vienne l'arrêter». Le plus connu des dictons, tant cette période de l'année est cruciale pour toutes les cultures. Et en juin on a souvent observé de longues périodes humides. Un autre dicton qui répond au précédent : «À la Saint-Barnabé, canards potelés. À la Saint-Barnabé, le seigle perd pied. À la Saint-Barnabé, la faux au pré. Blé fleuri à la Saint-Barnabé, donne abondance et qualité. À la Saint-Barnabé, fauche ton pré».

    Une rafale de dictons en Juin .Il est bien évident que juin, c'est l'époque pour les foins. Ce dicton nous le rappelle. Fauche ton pré! Dit le dicton; encore faut-il que les conditions météo le permettent; si une quinzaine de jours de pluie s'abattent sur cette période; difficile de faucher le pré et de faire sécher les foins. Pourquoi le seigle perdrait-il pied? On ne sait pas! Si quelqu'un sait pourquoi, ses impressions seraient les bienvenues. Quand aux canards potelés... S'ils sont nés début avril, il est préférable qu'ils soient déjà bien potelés, si on veut en mettre un au four dans les prochains mois. Au printemps, la volaille destinée à la consommation en chair doit croître

    régulièrement et sans retard.. Blé fleuri à Saint Barnabé laisse présager des mois d'été fastueux pour les récoltes. Au fait, avez-vous déjà observé la floraison du blé? Dépêchez-vous! Elle est très fugace.
    En parlant de moisson, je constate que celle-ci pourrait être en avance en 2017. Des champs d'escourgeon sont déjà murs. 

     À demain! Sur la plaine Chers Amis. 

     

    Jeudi 15 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Quel beau temps, encore, hier. 27°C à l'ombre; pas de vent sur la plaine. On travaille à la fois au potager et dans le jardin des fleurs. Au potager, la saison des pois a commencé; et aussi celle des pois mangetouts. Celle des fèves va commencer, car elles grandissent très rapidement. Malgré la tempête, ces légumineuses donnent toute leur énergie. Elles sont en grande partie couchées au sol. Heureusement, il ne pleut pas; pas de risque de pourriture.
    Quand on parle de pois mangetout «Carouby de Maussane» ou de fèves d'«Aguadulce», on évoque, pour certains, des légumes oubliés. Oubliés, mais pas pour tout le monde. Mes Parents et ma Grand-Mère, mettaient ces «pois gourmands» au menu pour accompagner de  jeunes carottes très sucrées  ou aussi des patates nouvelles, non épluchées. Tout cela fondant dans la bouche, avec délice. Les jardiniers des villes, que je côtoyais au boulot, avaient en partie éliminé de leur catalogue de graines, ces variétés de pois grimpants, que l'on n'écosse plus. Seuls, les collègues de nationalité Portugaise, s'amusaient de l'ignorance de leurs compagnons de travail.
    On ne sait pas très bien pourquoi, on s'est mis, à une certaine époque, à ôter de son potager ces excellents légumes. Pour les rutabagas, pas besoin de faire un dessin; tout le monde a compris pourquoi. Tout le monde a compris du dégout résultant de la consommation, pendant plus de 4 ans, de ce chou-navet en lieu et place de succulentes pommes de terres; pommes de terres que nos futurs Amis Allemands, avaient détournés à leur profit sous forme de «Kartoffel»; détournement puissamment aidé par certains «collabo» dont nous préférons oublier l'existence. Warum?
    Mêmes raisons pour les topinambours. Qui sont d'excellents légumes au gout très fin d'artichaut, mais qui en cas de consommation excessive, deviennent très vite écœurants, voir entêtants. On peut même faire un déni de ce légume, qui propose, pourtant, au cœur de l'été, à plus de 2 mètres de haut, de grandes marguerites jaunes.
    En ce qui concerne les fèves, le souvenir de ces préparations un peu «bourratives» n'a pas joué en faveur de ces fabaceae; un peu comme l'évocation des purées de pois cassés n'ont pas toujours ravi nos chères têtes blondes, dans les cantines scolaires des années 50. On trouvait encore les fèves au menu dans les départements du sud, mais plus beaucoup dans les assiettes du nord; sauf quelques champs destinés à la nourriture animale.
    Il faut reconnaitre que les grands progrès, très récents, de la gastronomie ont largement contribué à la réhabilitation de ces légumes mis à l'index du bon gout.
    Demain nous contribuerons, modestement, à la résurrection de ces variétés, en feuilletant nos catalogues de graines.


    Donc, à demain, si vous le voulez bien.  

    Vendredi 16 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Comme ce beau temps exceptionnel nous le permet, nous n'oublierons pas de parler des «légumes oubliés». Les fèves et les pois mangetouts furent évoqués, hier, dans le billet quotidien. Aujourd'hui, on va parler du Panais; qui fut un légume pas vraiment oublié, mais un légume mal connu. C'est une sorte de grande carotte blanche, de grande saveur, mais dont il ne faut pas abuser dans les recettes. Si on l'ajoute volontiers aux légumes du pot-au-feu, ce ne sera que 2 ou 3 exemplaires, tout au plus, de cette grande carotte blanche. Tant son gout subtil conduit rapidement à l'exaspération des papilles. Il peut se consommer cru ou cuit.
    Un autre légume peu cultivé, actuellement, est le chou-rave. Cette année encore j'ai semé des choux «Superschmelz». Un chou qui comporte à sa base, à 5 cm au dessus du niveau du sol, une grosse excroissance, qui ressemble, par sa texture à un très gros navet. L'usage en cuisine pourrait paraître identique au navet, mais le nombre de recettes diffère énormément. Le chou-rave peut être consommé cru ou cuit. Râpé ou délicatement mijoté.
    Le pâtisson, que je cultive depuis des décennies, me semble aussi un légume un peu délaissé. On le trouve depuis quelques années sur les étals des grandes surfaces, parce que son aspect original attire le regard. Le public, ne l'ayant pas encore vraiment adopté, ne saurait décrire avec exactitude le gout de cette cucurbitacée. De la même famille que les courgettes, son gout pourrait paraître analogue. Mais c'est sa carapace blanche crénelée qui peut être farcie, avec bonheur, au moyen de toutes sortes de légumes et aussi en incorporant au mélange la chair de l'animal en question. Un animal qui se cultive comme toutes les autres courges; car le pâtisson en fait partie.
    Chacun comprendra que je n'évoque ici que les «légumes oubliés», dont j'ai entrepris la culture. Il en existe, cependant, beaucoup d'autres; tant le choix de légumes proposé par les professionnels s'est réduit comme peau de chagrin, depuis que la profession a décidé d'en rationaliser la culture, voir d'en unifier l'exploitation.
    Demain je serai, encore,  être en mesure de présenter d'autres «légumes oubliés» que j'ai, moi-même, cultivé à l'occasion.

     

    À demain  

    Samedi 17 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Soucieux de restaurer la réputation des «légumes oubliés», nous allons nous intéressez aux salsifis et aux scorsonères. Ceux-ci ne figurent pas au catalogue des «légumes oubliés». Mais ils ne se remarquent plus beaucoup dans les jardins des particuliers. Ces 2 légumes ne sont pas présents sur les étals, mais s'offre au rayon des conserves. Ils sont produits par les maraîchers et vendus par la suite en boites de conserve, ou en surgelés. Ce qui a contribué à leur discrédit dans les jardins familiaux, c'est leur mode de culture, d'une part, leur préparation en cuisine, d'autre part. Dans les potagers, la culture de la scorsonère occupe 2 saisons; semis en mars, début de récolte vers octobre, jusqu'au printemps suivant. La surface des potagers se réduisant au fil des ans, cette culture a souvent été abandonnée. De plus l'épluchage de ce légume est fastidieux et laisse des tâches très tenaces sur les mains. Enfin ce légume de gout si délicat, ne supporte pas la concurrence de la pomme de terre dans les recettes de cuisine. Encore une fois, son usage trop répété sur nos tables, a conduit à sa disgrâce. Le salsifis, quant à lui, peut-être cultivé sur l'année. Mais cela n'a pas empêché son oubli. Il faut rappeler que ces deux légumes, ainsi que les topinambours, peuvent être récoltés en hiver. Ce qui était une qualité non négligeable, à l'époque où réfrigérateurs et congélation n'avaient pas, encore, fait leur apparition dans les foyers. L'oubli de certains légumes tient à peu de chose finalement. J'ai cultivé ces 2 légumes et j'ai aussi abandonné leur culture. Certainement, du fait que l'on en consommait trop peu dans la saison. D'où la tentation de se fournir chez l'épicier. 
    Avez-vous déjà cultivé ces 2 légumes à racine blanche pour l'un, et à racine noire pour l'autre? 

    Â demain  

    Dimanche 18 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bon Dimanche

    Notre revue des «légumes oubliés» n'est pas terminée. Le chou fleur est aussi un légume qui s'est évadé de nos potagers. Surtout du mien, car j'en ai cultivé dans le passé. Mais je n'obtenais pas la volumineuse pomme que tout le monde connait; parfois il n'y avait pas de fleur sur le chou. En revanche, ces petits choux dégageaient une très forte odeur de chou, au moment de la cuisson. De quoi faire fuir ceux qui n’aiment pas beaucoup le chou-fleur cultivé par les maraîchers. Il est vrai que la culture de ce chou demande beaucoup d'amendement et de soin. On couvrait la pomme du chou avec une  de ses feuilles les plus larges pour conserver un peu de sa blancheur; sinon celle-ci passait du blanc pur à un jaunâtre un peu sale. C'est toujours le manque de place, qui a fait renoncer, certains d'entre nous, à la culture de ce délicieux légume.
    Un autre légume qui a du cédé sa place dans nos petits jardins, est l'artichaut. Occupant beaucoup de place et étant cultivé en bisannuel, beaucoup ont abandonné sa culture. De plus, il ne supporte pas très bien les hivers un peu froids et surtout très humides, du nord de la France. Il faut le pailler pour résister aux gelées, mais il faut, aussi, ôter cette protection en cas de redoux et de période très humide. Nos potagers étant souvent un peu délaissés en hiver, au printemps suivant notre ami l'artichaut manque à l'appel. Quand j'en faisais la culture, ce chardon, car c'en est un, me donnait de tout  petits exemplaires, très tendres. La culture de ces deux légumes, se pratiquant en plein champs, a permis d'offrir aux consommateurs des exemplaires de grandes tenue. Cela explique peut-être son retrait de nos cultures potagères

    Lundi 19 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bonne semaine

    Il fait beau; il fait chaud; on peut profiter de son jardin à l'ombre des arbustes. On vit une période estivale en juin; cela n'est pas une nouveauté, depuis quelques années, ceci revient de plus en plus souvent. Les canicules printanières se font de plus en plus fréquentes. On consacre beaucoup de temps à l'arrosage; surtout en serre, où de nombreux plants attendent, encore, leur destination finale dans le jardin. Un petit godet de 7cm, n'a que 24 heures de survie dans une serre surchauffée. Nous n'avons pas fini les plantations de ces semis, car il nous faut, déjà, consacrer beaucoup de temps à l'entretien du jardin. Il est déjà nécessaire d'entreprendre  une deuxième taille des haies. L'herbe pousse de plus en plus fort et de plus en plus haut. La pelouse doit être tondue plus fréquemment. Bref! C'est le réchauffement climatique. La météo ne prévoit pas de précipitation avant mardi 27 juin. On se félicite par ces chaudes journées, d'avoir planté, il y a quelques décennies, des arbustes et des arbres, afin de pouvoir profiter de leur ombre rafraîchissante. Quand nous avons acquis la maison, il y a près de 40 ans, il n'y avait aucun arbre autour de la maison. Seuls 2 gros cerisiers, plantés en lisière de terrain, nous fournissaient de grosses quantités de cerises. La cour, devant la maison, en été, était surchauffée. Dans les maigres plates-bandes, rien ne résistait à cette rôtissoire. Sur la plaine, seules les céréales, semées de longue date, murîssaient et profitaient avantageusement de ce bain de chaleur. Dans les massifs, les chétifs plants de fleurs plantés début mai, finissaient le plus souvent carbonisés, durant ces mois d'été. D'où l'utilité de cette ombre tamisée que nous  fournissent les bouleaux. Le bouleau est véritablement un arbre, très bien adapté à nos régions du nord de la France. Il est le plus septentrional des arbres à feuilles caduques. Il se rencontre en  Sibérie et au Canada, très loin vers le nord, au coté des sapins. Donc, profitez de ces journées très ensoleillées et très chaudes, pour prendre un repos bien mérité. Les vacances, c'est dans pas longtemps. Qu'on se le dise! 

    À demain  

    Mardi 20 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bonne journée

    Hier lundi, c'était la canicule qui s'avançait. 31°C à l'ombre et pas de vent, c'est du très beau temps. Dur à supporter pour ceux qui travaillent; la «clim» ne s'est pas encore invitée dans tous les locaux du travail. En parlant de travail, justement, voici comment on travaillait dans les années 50, dans nos campagnes. Durant les fortes chaleurs de juillet et d'août, il fallait procéder à la moisson; pas une mince affaire, car les moyens techniques différaient considérablement de ceux d'aujourd'hui. D'abord le monde agricole se divisait en deux; ceux qui avaient adopté le tracteur et ceux qui conservaient encore leurs chevaux. Les agriculteurs qui entendaient conserver leur cheval, étaient parmi les plus anciens; et, aussi, près de la retraite. Ils gardaient leur cheval, très souvent pour des raisons économiques; acheter du matériel agricole nouveau, représentait un investissement considérable pour des exploitations souvent trop petites. De plus, la plupart des Français avait été ruinés par la guerre; les agriculteurs, aussi.
    Donc, il y avait aussi d'autres agriculteurs qui  ne pouvaient se plier à cette avancée du progrès, par crainte de ne pouvoir s'adapter à cette nouvelle motorisation des matériels. Savoir mener des équipages hippomobiles requiert de longues années de formation et d'expérience, et ils craignaient de ne pas être à la hauteur de ce modernisme. C'est pourquoi, sur la plaine, au moment des moissons, on pouvait remarquer toutes sortes de matériels, du plus ancien au plus moderne, en passant parfois par le plus hétéroclite. Le tracteur flambant neuf côtoyait encore la fière jument qui mettait toute son ardeur au service de son maître. La machine pour entreprendre la récolte était encore, le plus souvent, la moissonneuse-lieuse. Une machine développée «avant-guerre»; une machine très sophistiquée, finalement, car capable  de se passer de tout moteur, fumant et pétaradant. Cette mécanique précise et bien huilée fonctionnait grâce, et uniquement, à la traction du cheval, qui la tirait à travers les champs de blé. Cette mécanique avait remplacée au début du XXème siècle, les dizaines de faucheurs qui sous un soleil de plomb, couchaient sur le sol, des gerbes de blé, fruits du travail harassant du petit peuple de ce monde agricole.
    Demain il fera encore très beau, d'après la météo; on pourra, alors, continuer ce petit exposé sur l'agriculture des années 50.


    Alors! Alors! À demain les amis.  

    Mercredi 21 juin 2017

    Bonjour à tous
    Bonne journée

    32°C sur notre plaine et à l'ombre, hier, je vous prie. Dans la cité de Jeanne Hachette, ce doit être la fournaise. Il en était ainsi, les jours de moisson sur la plaine de mon enfance. Sur cette plaine, un monde fou, les jours de moisson. Aujourd'hui, la plaine est désespérément vide. Derrière la «moissonneuse-lieuse» tirée par deux robustes Percherons ou aussi, parfois, derrière un tracteur puissant, (le plus souvent un «société Française») toute la marmaille, à laquelle j'adhérais volontiers, s'agitait joyeusement. Une marmaille commise d'office aux travaux des champs. Une marmaille chargée de relever les bottes produites par la moissonneuse-lieuse et de mettre celles-ci en tas. Pas un tas n'importe comment; les gerbes devaient être dressées l’épi vers le haut et le tas recouvert par une dixième botte qui coiffait astucieusement le tout, pour qu'en cas de pluie les gouttes glissent le long des gerbes de blé. Le fonctionnement de la moissonneuse-lieuse était déjà un spectacle. Donc pas de moteur, pas de bruit; juste le «frou-frou» des sabots du cheval sur les éteules* et le délicat cliquetis de la machine bien huilée. Le travail de la moissonneuse-lieuse se décompose ainsi: La barre de coupe située à droite, fauche le chaume et les épis; une sorte de grande hélice, identique à celle des moissonneuses-batteuses actuelles, dresse correctement les épis de blé, qui sont ensuite entraînés par un tapis, qui va présenter ce chaume chargé d'épis dans un système de toiles, qui vont alors former cette botte si caractéristique. Avant son éjection de la machine, la botte est, ainsi, ligaturée avec de la ficelle de chanvre. Une ficelle, dont on faisait grand usage à l'époque. Les «Tiots» que nous étions, étaient, heureusement, accompagnés de nos parents, de nos oncles, des commis de fermes et, parfois, de quelques journaliers. Car il fallait canaliser toute cette fougueuse bonne volonté, parce que le travail des champs est un métier empreint de précision et d'expérience. Il en va de la réussite de la moisson. Je garderais toujours un souvenir ému à l'image de ce moissonneur, souvent le patron de l'exploitation, juché, en hauteur, à l'arrière de la moissonneuse-lieuse, sur une selle en ferraille. Un moissonneur tout à son office, hélant son cheval, par des mots brefs, voir des gargouillements d'arrière gorge, parfois des sifflets. Il devait, en plus, garder un œil sur la troupe d'assistants que nous représentions pour lui. On sentait chez cet homme, la fierté mise à la touche finale de près d'une année de dur labeur. Voici donc la première partie de cette technique de moissonnage des années 40/60. Il faudra ensuite rentrer tous ces beaux épis au sec dans quelques jours. C'est ce que nous essaierons de vous conter demain. 

     

    Alors à demain! Tout simplement.

    (*ce qui reste du chaume après le passage de la moissonneuse-lieuse)  

    Jeudi 22 juin 2017

    Bonjour à tous
    Belle journée

    D'après les bulletins de la météo, la canicule va s'achever prochainement. 37 °C hier; 21°C actuellement au lever du jour. Depuis quelques jours, il faut tout arroser quotidiennement; cela demande près d'une heure de travail par jour; heureusement la citerne est encore bien pleine; au moins 10 M3.
    Cette canicule nous permet de nous remémorer une époque qui, sans être caniculaire, demandait aux moissonneurs de travailler sur la plaine, sans ombre et sous un soleil de plomb. Donc, une fois que toutes ces bottes de grains étaient relevées et mises en tas, il fallait attendre le séchage complet de cette moisson. Si une pluie survenait, cela retardait d'autant la rentrée de ces blés en gerbes dans les granges, les greniers ou les tasseries. De nouveau, nous accourions pour aider à ce travail de ramassage. Cette fois-ci c'était la jument attelée à la charrette à grandes ridelles, qui allait acheminer tous ces chargements vers les bâtiments du corps de ferme. Nous rapprochions de la charrette, toutes ces bottes, pourtant réparties en tas bien alignés. Un commis, se saisissait d'une botte, au moyen d'une fourche à 2 dents, et la soulevait pour la présenter sur la charrette, sur laquelle un autre commis répartissait adroitement les gerbes en lits successifs. Car il ne fallait surtout pas que le chargement soit déséquilibré lorsque la jument emprunterait le chemin défoncé et souvent mal entretenu. Nous avons vu assez souvent, ces équipages qui avaient versés dans le fossé, à cause d'un chaos ou d'un gros silex que ces grandes roues de charrettes étaient d'en l'impossibilité d'éviter. Il n'y avait pas d'amortisseurs sur ces types de matériels. Donc, le travail de chargement devenait de plus en plus dur à mesure que la hauteur des bottes sur la charrette, devenait vertigineuse. Ces hommes travaillaient en pantalon et veste  de toiles épaisses couleur bleu sombre; des vêtements rapiécés avec des carrés d'étoffes de toutes les nuances du bleu et de l'indigo. Le Jean et le teeshirt n'étant pas encore à la mode, sur la plaine de notre enfance. Ils se protégeaient le crane, le plus souvent, avec une épaisse casquette, généralement  en épais velours côtelé. Ils nouaient autour de leur cou un grand mouchoir à carreau, afin de protéger leurs dos de toute cette poussière remplie de petits barbillons très irritants. Seuls les cousins ou les «frangins» des villes, venus prêter la main, comme on disait à l'époque, dénudaient leur torse seulement protégé par un «marcel» immaculé; ils découvraient, souvent, un peu plus tard, et un peu tard, les bienfaits du soleil sur ces peaux nouvellement offertes à notre astre bienfaiteur. En tête du convoi, nous retrouvions le Patron qui ne murmurait pas à l'oreille des chevaux, mais réprimait par sa présence les mouvements intempestifs que la jument aurait pu imprimer au chargement. Tant son désir de retour à la ferme était grand. Une fois que la capacité maximum de la charretée était atteinte, il fallait bien arrimer tout cela. On passait une ou plusieurs cordes par dessus le chargement, que l'on serrait très fortement au moyen de 2 treuils situés à l'arrière de la charrette. Ensuite en nous agrippant aux ridelles de la charrette, nous nous installions sur le sommet du chargement de la charrette. Alors commençait un voyage délicieux et plein d'attrait sur cet attelage cahotant et plein de ces lenteurs qui sont souvent l'apanage des petits moments de bonheur. C'était la récompense de notre aide si enthousiaste. Demain nous raconterons comment on engrangeait toutes ces récoltes. 

     

    Bonne journée.

    Vendredi 23 juin 2017

     

    Bonjour à tous
    Belle journée

    Temps couvert sur la plaine ce matin; 16°C actuellement. On continue notre petite histoire de moisson. Donc, alors que le convoi aborde l'entrée du village, juchés sur cet énorme tas de gerbes de blé, notre plaisir redouble à l'idée de voir des copains sur le bord de la route. Nous sommes gonflés d'orgueil tout en paradant sur ce char de victoire; victoire sur le beau temps sec qui s'est maintenue tout au long de cette opération. Le contraire eut été catastrophique; il y eut, aussi, des étés pourris, dans les années 50/60. Le grand intérêt de ce perchoir, c'était de pouvoir regarder dans les cours des fermes et de commenter ce qui s'y passait. Il y avait toujours quelques spectateurs pour nous adresser d'aimables signes de la main.
    Une fois arrivé dans la cour de la ferme, il fallait faire manœuvrer Chevaux et charrette; pas une mince entreprise, car le plus souvent il fallait faire reculer le convoi pour le placer juste au dessous de la tasserie; qui était souvent le grenier d'une des étables. C'est à ce moment que l'on pouvait admirer les qualités professionnelles du charretier. Une fois ce difficile exercice accompli, on priait les femmes de la ferme de grimper à l'échelle pour se positionner dans la tasserie. Ce dur travail était souvent réservé aux femmes, car celle-ci n'auraient pas eut assez de force pour soulever à bout de bras et de fourche les nombreuses gerbes très lourdes du grain de cette moisson. C'était la raison officielle de cette organisation; mais, en réalité, aucun homme n'aurait voulu monter là-haut en tasserie répartir intelligemment toutes ces bottes, car sous la toiture d'ardoises surchauffées, c'était l'enfer; il parait que cela pouvait dépasser les 50°C. De plus, les garnements que nous étions, n'étaient pas admis en tasserie, car trop haut et trop dangereux pour nos chères petites têtes blondes. Les femmes travaillaient encore en robe dans ce sauna surchauffé, car à l'époque il n'était pas de bon aloi, pour elles, de porter des pantalons. En bas le cidre «pur jus» coulait à flot et aussi, parfois la «goutte», afin de galvaniser toute cette main-d’œuvre, car il fallait se dépêcher de rentrer au sec toutes ces récoltes avant la fin du jour; Le temps pouvant très bien changer, les jours suivants. Seul le baromètre permettait d'entrevoir un éventuel changement de temps. La météo de l'époque ne pouvant garantir ses observations, au delà de 48 heures. Le soir, à la tombée de la nuit, tout le personnel de cette entreprise, était retenu à dîner dans la grande salle de la ferme. Circulait, alors, tous les meilleurs plats qu'une ferme pouvait offrir à tout ces gens épuisés par ce dur labeur; tout ces meilleurs plats, donc, étaient dûment arrosés du meilleur cidre bouché, du meilleur vin cacheté, en provenance du meilleur caviste du chef-lieu de canton, le bourg d'à coté. Dans les très grosses exploitations, il arrivait qu'un malheureux cochon bien gros et bien gras, fisse les frais du banquet. Paix à son âme.
    À suivre demain... 

    Bonne journée.

    Samedi 24 juin 2017

    Bonjour à tous
    Belle journée

    21°C hier! Quelle chute et plus du tout de soleil. La plaine est triste. On va pouvoir parler de l'époque des batteuses; une époque où les champs sont déchaumés. Dans les villages on voyait, alors, passer un attelage fort surprenant. Un très gros et très puissant tracteur, remorquant une grosse batteuse, suivie de la presse à paille, démesurément longue et une remorque à 2 roues qui fermait le convoi. Immédiatement, devant ce spectacle bruyant et fumant, nous cherchions à savoir quelle ferme allait accueillir la batteuse. Car cela allait le plus souvent durer toute la journée, tant la récolte engrangée dans les tasseries, était abondante. On entendait, alors, toute la journée le gros rond-rond du batteur de la batteuse. Un ronronnement qui devenait entêtant à la longue. On avait ôté le capot qui protégeait le gros volant du tracteur; une immense courroie reliait le tracteur à la grosse poulie de la batteuse; d’autres courroies reliaient les poulies de la presse à paille. Il fallait un personnel considérable pour faire fonctionner tout cela. Certains parlent qu'il fallait embaucher pour la journée au moins une quinzaine de personnes. Dans les tasseries, cette fois se sont des hommes qui dirigent les gerbes vers le haut de la batteuse; il fait moins chaud sous les toitures d'ardoises. Avant que la gerbe ne soit avalée par la batteuse, un commis coupe la ficelle et 2 autres veillent à la bonne répartition de ce chaume qui n'a pas encore craché son grain. À l'autre bout de la batteuse, sort alors, la paille séparée de ses épis; une paille qui va être dirigée vers la presse. Une presse qui va fabriquer de gros ballots très compacts. Des ballots qu'il va falloir stocker immédiatement. Là aussi beaucoup de monde s'active avec rapidité et efficacité; car la machine n'attend pas. Et le grain, me direz-vous, que devient-il dans tout çà. Hé bien, il faut aller voir à l'avant de la batteuse; là où des goulottes délivre le grain nouvellement battu et séparé de la balle et de ses poussières. De gros sacs de toiles en jute se gonflent de joie, à l'idée d'accueillir ce qui composera bientôt notre pain quotidien. À ce poste beaucoup de monde, car il faut débarrasser, rapidement, chaque sac plein de près de 100 kg de cet or issu de la moisson. Pour cela  2 solides gaillards soulèvent chaque sac et le déposent sur le dos d'un troisième, souvent maigrichon, qui repart avec ce chargement en cahotant et même parfois, en fin de journée, en titubant, tant il a fallu tout au long de ce jour, faire usage de cette potion magique (Calva). Les conditions de travail étaient effroyables pendant ces journées dans la poussière, la chaleur et  la sueur. Cette journée étaient souvent dramatique pour la population des rongeurs qui squattaient, depuis la moisson, cette fabuleuse réserve de nourritures. Tous les chiens et les chats du quartier, indifférents à tous ce bruit, à toute cette agitation, se ruaient sur ces individus qui atteignaient parfois la taille d'un chat, tant ils s'étaient, malhonnêtement engraissés aux dépends des moissonneurs. Au soir de cette rude journée, les employés se voyaient convier à partager le repas des fermiers, dans la même ambiance que le jour des moissons.
    C'était vraiment une longue histoire et une grande entreprise que le temps  de ces moissons. Aujourd'hui, la récolte a toujours ce caractère très important et même, je dirai mythique, mais seuls trois ou quatre personnes suffisent pour réaliser la même somme de travail, sur une seule journée.

    Bonne journée.

    Dimanche 25 juin 2017

    Bonjour 
    Bon dimanche

    Juin, mois de cultures, de récoltes et de semis. Comme mai, un mois très chargé pour le jardinier. Mais quand on est passionné, on ne va pas venir se plaindre. Ce serait de mauvais aloi. Théoriquement les tomates doivent être, maintenant, confortablement installées sur leur planche préférée, bien enrichie et bien exposée. Premiers repiquages des poireaux en vue de l’automne prochain et aussi de l’hiver. Hé oui, même si le printemps n’est pas fini, il faut déjà envisager les rigueurs de l’hiver. Du coté des semis on continue de réciter toute la litanie des semis de haricots, laitues, radis, betteraves etc…… Les repiquages vont bon train. Ne pas oublier le traitement des tomates et des pommes de terre. Désolé ! Mais cette thérapie est absolument nécessaire en  période continuellement humide. On peut continuer à semer des vivaces ou des bisannuelles en pépinières, pour l’année prochaine. En ce qui nous concerne, les tomates viennent d'arriver. C'est la première fois que je récolte en juin. Même chose pour les poivrons et les piments; les plants sont chargés de fruits. Des poivrons jaunes, rouges et violets. La canicule a des aspects positifs. Tout cela est en serre; mais il faut arroser tous les jours.   
    Bonne fin de juin.

    Lundi 26 juin 2017

    Bonjour 
    Belle journée

    17 jours sans une goutte d'eau. Des températures caniculaires; hier encore 26°C. Et aussi des vents assez violents pour la saison. Conclusion, il faut consacrer une bonne heure par jour aux arrosages. Car on arrose à la main; plus du tout comme autrefois, avec des arroseurs automatiques. Qui gaspillaient énormément d'eau. Aujourd'hui, l'eau est une denrée trop précieuse, pour négliger sa conservation. Même si 90 M3 par an de cette eau nous est gratuitement offerte par le ciel, l'économie réalisée en matière d'irrigation, viendra se retrancher de la facture finale de «Véolia». Dans le potager, l'arrosage est pratiqué juste dans le rang et seulement sur les nouveaux plants. Les autres cultures trouvent leur bonheur dans un sol encore gorgé d'eau. C'est l'ensoleillement massif sans nuage et ces températures caniculaires, qui sont néfastes aux tout jeunes plants.
    En ce qui concerne les plantations de fleurs en pot de terre cuite, c'est plus grave. Le soleil dardant ses rayons sur ces contenants de couleur rouge foncé, assèche en moins d'une journée, ces malheureuses plantations. Les poteries placées, une grande partie de la journée, à l'ombre, peuvent se passer d'arrosage pendant près de 3 jours. De plus, les vents très forts pour la saison, assèchent durablement toutes ces plantations.
    Ce qui a changé en terme de réchauffement climatique, ce n'est pas le nombre, de canicules, de sécheresses, de pluies catastrophiques ou de tornades dévastatrices, mais la durée dans le temps de tous ces phénomènes climatiques. On a bien connu, il y a encore une quarantaine d'années, un climat qui comportait ce type d’événements météorologiques. Pour ne prendre qu'un exemple, on observe qu'en mai 2016, une très longue période de pluies affiche 211 mm d'eau dans les pluviomètres et que Paris a failli revivre sa dramatique crue du siècle. Le mois d'août 2016, quant à lui, a connu une longue période caniculaire; ainsi que septembre 2016; du jamais vu d'après les météorologues. Le climat de notre région n'est plus ce qu'il était. En Angleterre, on nous racontait, qu'il ne se passait pas plus de 3 jours, sans qu'une petite pluie ne vienne rafraîchir les esprits. En Picardie, comme en Normandie, il était rare de rester plus de 8 jours, sans ce crachin si célèbre dans notre région. Cela permettait à la nature de souffler un peu pendant ces mois d'été .Aujourd'hui les cycles de ces sécheresses ou de ces pluies, sont beaucoup plus longs qu'autrefois. Pas étonnant que cela se solde par des catastrophes pour tout le monde. Originaire du Var, j'ai pu comparer l'évolution du climat en Picardie. En Provence les mois d'été y sont régulièrement chauds et secs. La nature de cette région est adaptée à ce type de climat; même s'il y a eu beaucoup d'incendies, certaines années. Les grandes cultures agricoles et céréalières de nos régions du nord ne peuvent supporter indéfiniment, ce type de climat sur un mode binaire; une saison des pluies, une saison de sécheresses et de canicules, et ainsi de suite; plus du tout ce climat si varié et si variable, que nous avons bien connu.
    Allez! On se souhaite un peu de pluie pour les jours prochains; pourvu que cela ne dure pas un mois.
    À bientôt.

    Mardi 27 juin 2017

    Bonjour 
    Bonne journée

    La pluie tombe ce matin. Même si cela est nécessaire, espérons que cet épisode pluvieux ne dure pas aussi longtemps que la canicule que nous venons de subir. Les corvées d'arrosages vont se trouver écourtées pour quelques temps. On entend très bien la citerne qui se remplie, parce qu'elle est située sous la maison, dans le prolongement de la cave. On faisait ainsi il y a un siècle. L'arrosage de mes annuelles se fait principalement dans des coupes et des jardinières. Mon jardin de type «broussailles», sur plus de 500M², est planté de grands arbres, d'arbustes, de topiaires, de rosiers et de grandes vivaces. Les topiaires sont essentiellement des buis, sommairement taillés en forme de boule. Donc avec tout cet assortiment il est difficile de pouvoir disposer d'un sol bien dégagé pour pouvoir y établir des annuelles. Ce seraient alors des plates-bandes plantées en ligne, comme dans les jardins dits à la «Française»; ce dont je ne veux pas. Pourtant j'admire beaucoup ces jardins si ordonnés que l'on peut voir à Versailles, par exemple. Quel travail! Quel talent!
    C'est pourquoi je me suis orienté vers des plantations en coupes ou en jardinières; en coupes empilées les unes au dessus des autres. Un système qui permet de voir de très loin les plantations de ces sortes de tours. L'arrosage y est facilité, du fait que chaque coupe écoule son trop-plein chez sa voisine du dessous. Très peu de perte; dans les jardinières classiques souvent disposées sur des murets, on peut mesurer visuellement le gaspillage d'eau, lors des arrosages. De plus les limaces et les escargots hésitent un peu avant d'entreprendre l'ascension de ces édifices. Ayant déjà plusieurs fois fait des recherches d'images sur Internet, j'ai l'impression que cette idée m'appartient. Ce sont les systèmes de poteries superposées en quinconce, que j'emploie en plusieurs endroits de mon jardin, qui sont des idées que j'ai remarqué sur Internet. Pour fabriquer ce genre d'appareillages, il faut disposer d'un nombre important de pots en terre cuite et de contenants en plastique. Une ancienne maraîchère qui se retirait de la profession, m'a cédé gratuitement, une partie de son matériel de plantation. Je dispose  de plusieurs suspensions sur une tige en fer à béton de gros diamètre. Car ces suspensions pèsent lourd; et quand le vent s'y met....
    Pour garnir ces systèmes je sème des roses d'Inde, des œillets d'Inde, des pétunias, des ageratums, des impatiens et des verveines. Des plantes qui se comportent très bien face à la sécheresse et à la chaleur. Car sur notre plateau, les nappes phréatiques sont loin.
    Les puits dans notre village, sont des ouvrages de grande profondeur. Certains (les fous) les ont même rebouchés, au sortir de la guerre, quand on a installé l'eau courante dans tous les villages. Dans nos petites communes ce sont d'abord le téléphone et ensuite l'électricité qui furent d'abord installés. L'eau courante pouvait attendre; chaque exploitation possédait plusieurs mares; chaque habitation, son puits et aussi, très souvent, sa citerne. L'installation de l'eau courante n'apparaissait pas comme de première nécessité.


    À demain 

    Mercredi 28 juin 2017

    Bonjour 
    Bonne journée

    De gros nuages noirs ce matin. Hier 21°C maxi et 2 mm dans les pluviomètres; on a connu mieux. Beaucoup de pluies sont annoncées pour les jours prochains. En prévision, il faut absolument nettoyer toutes les planches de légumes du potager; l'arrivée de la pluie va maintenir une humidité durable au sein de toutes ces planches de légumes; les mauvaises  herbes qui commençaient à mourir du fait de cette canicule, vont littéralement exploser en croissance. Donc hier il a fallu biner, sarcler et arracher toutes ces envahisseuses. On peut déjà tirer un bilan des cultures potagères, en cette fin juin 2017.
    Du coté des asperges, pratiquement rien; la planche est en fin de vie, mais il aurait du apparaître quelques turions maigrichons. Les radis, eux aussi, ne supportent pas cette canicule; seuls ceux semés sur une planche ombragée une grande partie de la journée, ont produit de beaux radis à la saveur douce. Les cultures de laitues ont très bien marché. Les laitues d'hiver semées à l'automne dernier ont commencé à produire en avril. Les laitues repiquées en février en serre, produisaient déjà fin mars. Actuellement 3 planches de laitues sont en production. Outre des variétés de laitues normales, je sème aussi une laitue à couper «Lollo Rossa»; italienne, comme son nom l'indique. Une laitue rouge et finement frisée. Je sème le plus souvent des laitues de type «Batavia» moins tendres que «Appia», par exemple, mais très résistantes aux épisodes caniculaires. C'est la forte chaleur de ces dernières semaines, qui entravent le bon développement des légumes. Dans notre région, une sécheresse de plus d'un mois n'a jamais fait peur à nos légumes. Le sol de notre potager est toujours resté humide. Ce sont les jeunes plants qu'il a fallu, continuellement, arroser durant cette canicule. La preuve est que la culture des bulbes potagers est très en avance; avec un feuillage encore vert; ils ont déjà atteint leur taille de récolte. Ils peuvent donc encore grossir. Les fèves plantées sur 5 routes de 6 mètres, avaient été plaquées au sol par la forte tempête du 6 juin; l'absence de pluie, par la suite, leur ont évité la pourriture; leur cueillette n'est pas facilité, mais leur production est abondante. Un légume qui s'accommode très bien de la chaleur; un légume semé en bisannuel dans les régions du Midi de la France. Il n'en sera pas de même pour les pois mangetouts; les pois n'aiment pas du tout ces fortes chaleurs; il existe des variétés plus adaptées aux régions du sud. Chez les fruits rouges, les oiseaux nous ont laissé le loisir de pouvoir cueillir quelques kilos de nos cerises «Burlat»; c'est la tempête qui a précipité au sol le reliquat de cette production. Les framboises sont actuellement en production. Les fraises ont bien produit; la saison est terminée pour elles; elles ne sont pas remontantes; l'année dernière : Rien!
    Chez les groseilles (pas ceux du film) l'année 2017 restera une petite année. Les rhubarbes ont déjà produit de nombreuses côtes et la saison n'est pas terminée. Les pommes de terre ont déjà donné de petites pommes de terre; petites, mais si bonnes en pommes de terre nouvelles. Les haricots se font attendre, ils aiment bien la chaleur et l'humidité, mais pas la canicule.
    Que nous réservent les 3 prochains mois en termes de climat? Trois mois très importants pour nos cultures potagères.
    Même au potager la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

    À demain 

    Jeudi 29 juin 2017

    Bonjour 

    Fraîcheur ce matin; 11 °C pour l'instant. Hier faible orage et faible précipitation; 4 mm de pluie dans le pluviomètre. Plusieurs planches se sont libérées; c'est la fin pour les fèves et les pois mangetouts; des plants de tomates en pot et des semis de haricots vont pouvoir prendre la relève. On récolte des courgettes depuis plusieurs jours. Elles sont très en avance, car semées en serre plus tôt que d'habitude. Même constat pour les poivrons et les piments; plusieurs fruits ont atteint leur taille normale et sont en train de mûrir. Il y en a des rouges, des jaunes et des violets. Coté courges, ça bouge aussi; des pâtissons sont déjà bien formés. On peut remarquer des courgettes rondes de Nice dans les châssis. De grosses courgettes «Spaghetti» s'en sont déjà évadées; tant celle-ci sont d'incroyables coureuses; on les retrouve très vite dans les massifs de fleurs, ou à l'assaut du toit d'un petit bâtiment. Les concombres et les melons tardent à faire leur entrée; c'est tout naturel pour les melons, car c'est une production des régions chaudes du sud; difficile à réussir dans nos régions. Les potirons font surtout beaucoup de feuilles pour l'instant.  Les potimarrons ont déjà fait des petites boules de la taille d'une prune; c'est aussi une production souvent capricieuse. Les pommes de terre qui sont déjà en production ont été plantées le 3 avril; ce sont des «Jeannette». Les tomates sont arrivées à maturité  le 25 de ce mois; je n'ai jamais récolté aussi tôt; les autres années ce n'était pas avant le 13 juillet.
    La terre a l'air bien trempée; les légumes vont pouvoir s'exprimer pleinement en cette fin juin. Hier je n'ai pas eu besoin, depuis longtemps, d'arroser l'ensemble du jardin; même les serres. C'est un signe. 

    À demain 

    Vendredi 30 juin 2017

     

    Bonjour 

    Demain, c'est le mois de juillet qui commence. Messidor dans le calendrier révolutionnaire. Donc, ça y est! C'est les vacances et pourtant il faut beaucoup  travailler  au jardin potager. Récolter, nettoyer les planches qui se libèrent et semer ou repiquer pour des productions d'automne ou d'hiver. Et tout cela souvent sous des fortes chaleurs. Le soleil est très haut dans le ciel en ce moment. Les serres sont souvent une fournaise qu'il faut aérer au maximum. Et dans le jardin des fleurs c'est l'explosion des floraisons, des couleurs et des senteurs.
    Vrombissements et bourdonnements révèlent chaque jour le travail immense d'un petit monde besogneux au service des fleurs, des plantes et des fruits. Pour notre plus grand plaisir....
    C'est aussi le mois des grandes récoltes et des plantations en vue de l'automne prochain et de l'hiver....Hé oui! Bientôt l'hiver; encore l'hiver, me direz-vous; mais une des qualités du jardinier n'est-elle pas l'anticipation, la projection dans le futur....Imaginez un jardin où le propriétaire ne se préoccuperait pas de l'avenir de ses plantations. En juillet après avoir récolté les pommes de terre, on repique les poireaux qu'on a semés en mars et qu'on a bichonnés tout le printemps...Qu'on a âprement disputé à toutes ces vilaines envahisseuses... Car on n'utilise plus ces désherbants sélectifs ( Pouah!).Sur les planches des échalotes et des oignons, on pourra risquer encore quelques routes de haricots avant la fin du mois pour les régions du nord. Pour la fin septembre, en filet. Sur ces planches, si on peut éviter de repiquer des poireaux, c'est mieux, car ils sont de la même famille. On pourra déjà semer quelques mâches, repiquer quelques scaroles. Et encore toutes autres sortes de légumes... Vaste programme que tout cela; les jardiniers, aussi, ont leurs devoirs de vacances. 

    À demain  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yahoo! Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique