• Journal Ordinaire de Juin 2017

    Jeudi 1er Juin 2017

    Bonjour mes Amis
    Bienvenue 
    Voici un nouveau mois qui commence. Un des dictons de ce mois est plein d'optimisme : «Prépare autant de tonneaux qu'en juin tu compteras de beaux jours». C'est dire si le vin sera riche cette année.... Â condition que cette prédiction se réalise. Je me suis laissé dire qu'il y a un mois ou deux, quelques vignobles ont été décimés par des gelées nocturnes. Dur! Dur! Le métier d'agriculteur. Juin est, aussi, un mois important pour le jardinage. Les premières récoltes ont déjà commencées. Surtout en matière de fruits. Les fraises et les cerises, sont déjà présentes dans nos desserts depuis plus d'une semaine. Les merles et les sansonnets font des overdoses de fruits rouges; et titubent sous l'empire de l'ivresse, sous le joyeux chant  des hirondelles, qui, elles, ne s'adonnent pas à ces bacchanales. Comme les pluies ne se sont pas signalées depuis plusieurs jours, on 'est pas obligé de partager nos fraises avec les gastéropodes, au pied glissant. Mais cela devrait évoluer, si les pluies annoncées interviennent sur notre campagne.
    Hier, les températures clémentes pour la saison (22°C), nous ont permis de travailler sous le soleil de l'après-midi.

    Bon jardinage
    À vendredi  

    Vendredi 2 juin 2017

    Bonjour mes Amis
    Bienvenue 


    En juin ce sera bien, disait la petite musique; les vacances approchent; le jardin commence à produire fruits et légumes; les roses ont déjà déployé toute leur splendeur.
    Moins de semis, mais toujours beaucoup d'entretien dans le potager et dans les plates-bandes. Les semis de vivaces et de bisannuelles pour 2018 doivent déjà être pris en considération. On peut déjà profiter de la splendeur de son jardin. Les vivaces se succèdent les unes aux autres. Les rosiers entament une nouvelle série de bourgeons.
    Il ne faut pas oublier les arrosages par ces chaudes journées. Hier, on a enregistré 26°C; cela devient banal; on est habitué à cette chaleur.
    Dans les champs qui nous entourent, le jaune est disparu. C'est le vert qui a pris la place; un vert fluo pour certaines cultures. Il va falloir reprendre la tonte des haies et des topiaires; des petits buis qui sont assez nombreux dans mon jardin; des arbustes à faible développement, qui permettent de modeler l'aspect du jardin avec des formes parfois originales. Mais on nous annonce une maladie qui se développe sur le buis, depuis quelques temps déjà. Il faut reconnaître que le retour en grâce du buis, a largement favorisé sa propagation dans les jardins. Certains ont déjà entrepris de remplacer leurs buis par des loniceras nitida. Un arbuste qui rappelle de loin la silhouette du buis; mais qui n'en a pas toutes la caractéristiques. Cet arbuste pousse beaucoup plus vite; donc des tailles plus nombreuses. Plus grave: Sa structure assez faible résiste mal à des tempêtes assez violentes; qui ne sont plus rares à notre époque. J'ai déjà vu une petite haie composée de cet arbuste, en partie couchée, à la suite d'une violente tempête.


    Bonne journée

    À demain  

    Samedi 3 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue sur mon Blog

    La récolte des cerises et des fraises bat son plein. Le temps des cerises ne durera pas toujours; il faut en profiter. Notre ancien cerisier qui donnait des cerises blanches, pouvait encore être en production  aux alentours du 14 juillet. Les oiseaux n'étant pas beaucoup tentés par ces cerises blanches. Des cerises très appropriées pour la mise en conserve. Ce cerisier, très vieux, pouvait produire énormément de cerises blanches; en réalité, elles sont plutôt jaunes. Malheureusement, comme tout a une fin, il a fallut nous séparer de ce vieux serviteur. Depuis plusieurs années, ses grosses charpentières se couvraient de champignons et finissaient, une à une, à s'effondrer, vaincues par la putréfaction. Il a été mis à mort, un jour de décembre 2016. Son tronc était creux sur la moitié de sa surface. Son élimination était donc justifiée. Il avait été remplacé depuis quelques années par un cerisier «Burlat»; une variété aux fruits rouges, qui se comporte très bien dans notre région. Depuis les récoltes s'intensifient chaque année. Le temps des cerises étant passé, on taille les bouts de branche qui ont bien fructifiés. Comme c'est un arbre planté en demi-tige, il faut lui conserver un volume raisonnable. Il ne servirait à rien qu'il produise une centaine de kilos de cerises, comme c'était le cas avec l'ancien aux cerises blanches. Une variété propice à la conserve, qui demande une forte production. Â l'heure actuelle, que ferions-nous avec une centaine de kilos de cerises rouges; même à 8€ le kilo sur les marchés, qu'en ferions-nous? Je vous le demande!

    Hier, après que le ciel se fut assombri, nous avons été cernés par divers orages qui ont du arroser les quelques villages au sud et au nord de notre pays. Pratiquement pas une goutte d'eau. La citerne attendra.

     

    À demain  

    Dimanche 4 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue sur ce site

    La pluie est là. Elle est tombée, hier, toute la journée, sous forme de crachin; si célèbre dans nos contrées «Picardo-Normandes». Nous sommes loin d'Amiens, la capitale Picarde; mais bien plus près de Gisors et de Gournay (20km), petites bourgades Normandes, si pittoresques.
    Toutes les nouvelles plantations du potager se réjouissent déjà de ce nectar pluvial qui apporte toute sorte de bienfaits pour nos légumes. Cette pluie s'est abattue en douceur sur notre jardin, sans la fureur si coutumière aux pluies d'orage; qui sont souvent le lot des précipitations du mois de juin. Comme à chaque fois après une période humide, il va falloir battre le rappel des binettes et autres scarificateurs; la croisade contre les mauvaises herbes étant, de nouveau, promulguée. Dans une grande poterie décorative, j'ai découvert, la semaine dernière, toute une compagnie (une vingtaine) de mollusques à coquille grise, déjà bien dodus, et qui pratiquaient, en sourdine, une profonde sieste, en attendant des jours plus humides. J'entends déjà les petites mâchoires «escargotières» en train de mastiquer mes œillets d'Inde les plus prestigieux. On peut très bien se venger de ces ripailles d'individus baveux, en les collectant dans un panier à salade, en vue d'un festin de coquilles garnies de bon beurre normand, assaisonné de l'ail et du persil que produisent nos jardins; le tout bien poivré et salé. Je sens déjà, quelques inquiétudes dans la communauté «Hélix pomatia», à l'énoncé de ces noirs desseins.
    Sous cette pluie de vœux les plus pieux pour les croyants, je vous souhaite un bon dimanche de Pentecôte.
    Sous vos applaudissements....À demain

      

    Lundi 5 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue 

    «S'il pleut à la Saint-Médard, Il pleut quarante jours plus tard». Certainement le dicton le plus connu en matière de météo. Voici pour le 8 juin prochain, un dicton ou personne ne s'accorde vraiment. Les uns pensent qu'il va pleuvoir pendant quarante jours; les autres, qu'il pleuvra le 18 juillet prochain. Les dictons brillent par leur imprécision. Finalement tout le monde y trouve son compte. Tous ces dictons remontent très loin dans notre histoire; au début du Moyen Age, nous dit-on. Ils reflètent le grand intérêt que les populations ont toujours porté à la météo. Et aussi une grande qualité dans les observations des uns et des autres. Mais rien ne permet d'affirmer que le 8 juin prochain sera pluvieux, alors que le 8 juin 2016, le fut. En juin 2016, il y eut 18 jours de pluie et 89mm de pluie dans le pluviomètre. Mais chacun se souvient du désastre climatologique en mai 2016. Et si l'on pousse l'investigation un peu plus loin, juin 2015 fut un mois très beau et très sec; 4 jours de pluie et 15mm dans les pluviomètres; 15 jours de beau temps; du vrai beau temps sans nuage dans un ciel bleu profond; une rareté en Picardie. Il faut dire que ce mois de juin 2015 fut très venteux, avec 9 jours de tempête. Les vents très forts nettoient pratiquement toujours le ciel de ses nuages. Ceux qui connaissent le midi de la France, sous un fort Mistral, me comprendront.
    Donc pour le 8 juin prochain, rien n'est définitif. En matière de prévision, c'est bien connu, on a toujours une chance sur deux d'avoir raison, ou de se tromper.
    Je ne suis pas l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, mais j'ai un tuyau de première à vous susurrer à l'oreille pour le 8 juin prochain; «ciel couvert mais pas de pluie».
    La pluie, c'est pour demain, parait-il; et en Picardie; à condition que nos amis de la météo n'est pas consommé tout le contenu du lave-glace avant de venir bosser.

    ...A demain! Si vous le voulez bien 

    Mardi 6 juin 2017

    Bonjour 
    Bienvenue mes amis
    En ce moment, dehors, la tempête fait rage, avec son cortège de pluie et de bourrasque. Cela nous amène à méditer sur un temps qui n'est pas si ancien. Un temps d'avant le réchauffement climatique.
    Retour sur un temps plus humide. C’est la fête à la Grenouille chantait-on autrefois. C’était autrefois, car les grenouilles ont l’air d’avoir disparu de nos potagers. Elles faisaient crier et sursauter les filles, qui sentaient la caresse glacée du batracien sur leurs jambes. Le chant rauque de ces amphibiens a lui aussi disparu de nos mares abreuvoirs nichées dans les pâtures verdoyantes, à l’herbe grasse, provendes de fourrages généreux et blonds. Un chant rauque souvent mêlés aux rires d’enfants. Mais les pâtures ont été labourées, les mares asséchées, les vaches laitières, hôtes paisibles de nos prairies, débitées en morceaux à braiser. Les batraciens d’émeraudes vêtus, se sont tus. Du coup les « Guernoules », comme on disait en patois, en Picardie, ont déménagé vers des zones plus marécageuses, plus humides, plus sereines. Et maintenant, la chasse aux insectes est ouverte toute l’année aux abords de nos jardins avec une grande débauche de produits chlorés, très néfastes pour notre métabolisme.

    Vertes petites reinettes, où sont passées les petites larves à la queue chevrotante que nous capturions et emprisonnions dans des pots à confiture, déchus de leur rôle ?

     

    ... demain! Peut-être sous la pluie  

    Mercredi 7 juin 2017

    Bonjour
    Bienvenue

    Belle tempête de printemps. Hier, on a vu les arbres se tordre de douleur sous les rafales et les bourrasques. Une partie de leur jeune feuillage s'est souvent vu éparpillé, façon puzzle, au quatre coins de la plaine. C'est que sur la plaine, les rares arbres survivants du remembrement des années 50, ont fini en buches de 50 dans les inserts; des nouveaux venus dans l'âtre des foyers; des nouveaux venus, en matière de fournisseurs de gaz carbonique. Dont tout le monde connait, maintenant, les méfaits pour notre atmosphère. Petit-fils d'agriculteur, dans les années 50, j'habitais dans la ferme de mon Oncle; j'entendais souvent les anciens cultivateurs près de la retraite, qui fustigeaient leurs enfants, repreneurs de la ferme, sur la manière de remplacer le  cheval par le tracteur. Les jeunes agriculteurs mettaient en évidence l'utilité d'exploiter de plus grandes parcelles, et pour cela d'abattre certaines haies, certains arbres, certains bosquets ou même, parfois, certains bois. (Nous n'irons plus au bois..... Vous connaissez la chanson). Les anciens critiquaient cette manière un peu anarchique de déboiser pour rendre l'agriculture plus rentable et surtout plus facilement exploitable par les nouveaux outils. Les deux, chacun dans leur réflexion, avaient raison. Sans remembrement et sans déboisement partiel, l'agriculture Française ne serait pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui. C'est à dire, l'agriculture Européenne la plus importante; un Fleuron en terme de qualité; un Fleuron, si mal rétribué, actuellement. On peut observer, actuellement, ici ou là, la plantation de nouvelles haies par les agriculteurs. Les haies avaient souvent été arrachées à cause de la transformation de l'agriculture; l'élevage, se rationalisant, on dut transformer des terres de pâture en pièces de céréales. Une Agriculture qui n'aurait pas tenu compte des évolutions techniques et économiques du monde, ne serait plus une agriculture moderne. Une agriculture moderne est une agriculture plus rentable et de grande qualité.
    En attendant, à chaque nouvelle tempête, on peut aisément observer que les vents se sont sensiblement renforcés et que le nombre de tempêtes a, lui aussi, augmenté. Cela pour toutes sortes de raisons. Que les climatologues, les météorologues et les écologistes connaissent bien.
    Â demain  

    Jeudi 8 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Après ces intempéries, il va falloir s'atteler à l'entretien du jardin. Éliminer ce qui a été détruit; réparer ce qui est endommagé; redresser et tuteurer ce qui a été couché par la tempête; nettoyer, nettoyer, nettoyer. Et lorsque toutes ces taches seront accomplies, c'est le gazon, auquel il va falloir accorder toute notre attention. Car tempête ou pas, celui-ci a continué de pousser. Difficile de tondre sous la tempête et les averses. De plus celui-ci a été largement irrigué; donc son aspect requière une tonte soignée et efficace. La pelouse est le type de plantation qui occupe, en général, la plus grande surface dans nos jardins. Si son intérêt est évident en terme de confort à proximité de la terrasse ou de la maison, transformer un espace de gazon en prairie fleurie présente aussi des avantages : Économie de temps : la tonte est l’une des activités les plus répétitives dans le jardin, sa durée cumulée sur l’année en fait de loin l’un des postes de travail les plus importants ! Économie d’argent : avec moins d’espace à tondre, la consommation de carburant et les réparations sur la tondeuse sont réduites, et il est possible d’acheter une tondeuse moins puissante, et moins chère. Réduction des nuisances sonores : imaginons le calme et la sérénité si tout le monde tondait deux fois moins… Réduction de la consommation en produits chimiques - anti-mousse, engrais (dangereux pour la santé et l’environnement s’ils sont mal employés). Intérêt esthétique : une prairie peut présenter des fleurs du printemps à l’automne. Un enchantement… Protection de la biodiversité : une prairie fleurie est un milieu particulièrement apprécié des papillons et des oiseaux. Protection du jardin : un coin de prairie accueille de nombreux insectes utiles pour le jardin, abeilles et papillons pollinisateurs, coccinelles et abeilles solitaires prédatrices des pucerons et autres ravageurs. Ce sont les Japonais et les Anglais qui ont lancé cette mode de gazon fleuri. Certains y aménagent même des chemins, au moyen de la tondeuse. L'heure est à l'écologie et au bien-être de tous. Alors pourquoi ne pas essayer?

    Â demain  

    Vendredi 9 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Il est bientôt cinq heure, ce matin, et l'orage vient juste de se terminer; il aura donc duré toute la nuit; pas violent mais constitué d'éclairs dits de «chaleur»; le tonnerre étant le plus souvent entendu dans le lointain. Un orage pas violent, parce que pas accompagné de violentes bourrasques; comme nous sommes sur un plateau, il tourne en rond. Il s'est accompagné de pluies assez conséquentes mais non violentes. Il pleut encore en ce moment même. Des pluies qui pénètrent bien le sol, sans vraiment ruisseler.
    Les éclairs de chaleur sont des éclairs d'un orage très lointain, dont on ne peut évidemment pas percevoir le bruit du tonnerre. La croyance populaire attribuerait ce type d'éclair à un éclair sans tonnerre; un orage doux en quelque sorte; un orage gentil, pour les plus optimistes. Il est bien évident, nous rappellent les scientifiques, qu'un tel flash dans le ciel entraîne automatiquement une violente déflagration sonore. Quand vous provoquez un court circuit, sous 220 volts, il s'ensuit une étincelle bleue et un bruit sec et aussi une odeur douceâtre d'ozone qui se dégage de l'expérience. Donc il est permis d'imaginer et d'entendre le «barouf» produit par une étincelle de plusieurs millions de volts.
    Une autre idée fausse, développée par la croyance populaire, réside dans le fait que les orages détraqueraient le temps. Ces derniers ne peuvent pas détraquer le temps, car ils sont maintenant prévus plusieurs jours à l'avance par les météorologues. C'est la survenue d'un courant froid sur un front chaud, qui provoque la formation des orages. Cela doit être, maintenant, connu de tous, car la météo nous rappelle ce mécanisme à l'occasion des bulletins comportant des menaces d'orage. Mais il reste encore des individus qui, à l'issu d'un orage, colportent encore ce type d'hérésie pas du tout scientifique.
    Donc, hier, fut une belle journée assez chaude (24°C) tempérée par un vent assez violent, toute la journée. L'orage était prévu pour ce matin; il s'est permis une entrée fracassante, hier soir, histoire de nous prendre au dépourvu. 

    A demain sous une météo qui prévoit un temps sec  

    Samedi 10 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue

    Notre ami Facebook Daniel Drigeard attire notre attention sur le paillage dans le jardin. Il nous fait connaitre un astucieux calculateur de paillage. En effet il est difficile de connaitre la quantité exacte de produit nécessaire pour nos plates-bandes, massifs et autres planches de légumes. Les produits de paillage proposés en sac sont, maintenant, multiples. Mais leur prix reste assez élevé; c'est pourquoi, pouvoir faire un devis avant d’aller acquérir cette marchandise, est une bonne idée, relevée par notre ami Daniel Drigeard.
    De plus, en cas de grosses quantités, ces sacs de produit, demande un moyen de transport judicieusement adapté. Dans mon jardin de type «Broussailles» mes parcelles d'arbres, d'arbustes et de fleurs doivent atteindre les 500 m² (Je n'ai jamais vraiment mesuré).C'est dire la quantité de matière à transporter. Pendant des décennies, je me suis fourni en grande surface, au moment des promotions. Si l'on se débrouille bien, on peut arriver  à près de 50% d'économie .Au fil du temps,  porter des déchets verts en déchetterie et racheter ces derniers, quelques mois plus tard, sous forme de produits de paillage en sac, m'est apparu comme un peu stupide. J'ai quand même mis quelques temps avant d'arriver à cette conclusion. Les déchets végétaux contiennent, au moins 90% d'eau; ce qui revient à dire, que lorsque l'on se rend à la déchetterie, pour 500kg de déchets, on transporte 450 litres d'eau, à chaque transport. Vous me direz que cela est devenu une habitude dans nos sociétés modernes de transporter, quotidiennement, des centaines de litres d'eau, sous forme de pack de 6 bouteilles , dûment filmés sous plastique, à remettre par la suite, en déchetterie. On tourne en rond. Dans mon enfance, on buvait l'eau du robinet; celle-ci n'était pas encore soupçonnée de tous les maux, de toutes les turpitudes. Bref, j'ai adapté ma méthode de recyclage des déchets verts. Primo, au moment de la tonte de mes haies (90m linéaire), je broie les résidus de tonte avec une vieille tondeuse. Résidus que je dépose, non pas sur un de mes 3 tas de compost, mais sur toutes les surfaces occupées par mes bouleaux et mes arbustes. Ces matières se désagrègent très rapidement en séchant, car on taille le plus souvent ses haies pendant les mois de chaleur et non en hiver. Secundo, je recouvre tout cela avec le fumier pailleux que je récupère sur le parcours des volailles (100m²). Un paillis très riche en azote et en matière d'origines végétales. Pour parer à un excès d'humidité, je recouvre ce parcours avec de grosses quantités de paille, que me fournit  un agriculteur du village. De la paille sous forme de gros ballots ronds, que tout le monde aura remarqué au moment des moissons dans notre belle campagne. De gros ballots ronds qui pèsent pas moins de 300 kilos. J'en utilise 2 ou 3 par an. Sur le parcours des poules, ce sont, aussi, les déchets verts du potager, qui sont régulièrement répandus. C'est fou ce qu'un potager de 300 m² peut produire comme déchets verts. Le poids des légumes finalement proposé en cuisine restant, somme toute, assez faible. Donc ce type de fumier que je ne peux étaler sur le potager, car beaucoup trop fort en azote, me permet de recouvrir le sol de mes parcelles arborisées; les arbustes et les rosiers supportant très bien ce type d'amendement. Dans le potager, je dépose ce type de produit, pendant l'hiver, et pas sur n'importe quelle parcelle.
    Ce fumier de «poules» très fort en azote, dissuade, pour la saison, après son application,  toutes mauvaises herbes de vouloir tenter de refaire surface. Même le liseron éprouve quelques désagréments dans son métabolisme. Évidemment, je vous l'accorde, vous me direz que cette méthode un peu extravagante, n'est pas applicable, ni même souhaitable, en vos jardins. Et vous avez raison, car cette pratique doit réunir plusieurs conditions bien particulières. Mais quoi! Cette manière de faire me convient et me dispense d'aller, quotidiennement, rendre visite à la déchetterie, qui se trouve dans le village voisin (6km).
    Je ne vous donne pas rendez-vous à la déchetterie, mais vous dit: À demain! chers Amis.

      

    Dimanche 11 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur le Blog

    Je ne vous l'apprendrais pas, mais aujourd'hui, c'est jour d'élection. Dans toutes les communes de France, les Mairies vont recevoir les électeurs; ce sera l'occasion pour aller se recueillir sur le Monument Aux Morts; et aussi d'aller admirer les bouquets et les gerbes déposées en mémoire des morts pour la France. Très souvent les municipalités installent leurs plus beaux parterres sur la place près de ce monument. On va s'intéresser aux quelques fleurs qui sont des symboles politiques; des symboles de notre histoire. La plus emblématique et la plus ancienne, est la fleur de lys. Une fleur qui ressemble de très loin à la fleur naturelle. Une fleur qui a symbolisé les premiers temps de la France dès le septième siècle. Une autre fleur au symbole patriotique est le bleuet; un bleuet que les enfants des écoles, que nous étions, allaient vendre par monts et par vaux, dans toutes les communes. Les sommes recueillies, devant servir à venir en aide aux veuves et aux orphelins des différentes guerres. Cela se pratiquait le 11 novembre, chaque année. C'est l'instituteur qui nous chargeait de cette besogne honorifique. Le public se montrait toujours très généreux. Les petites boites en métal résonnaient joyeusement à chaque piécette généreusement offerte.
    Le coquelicot est aussi une autre fleur symbole associée aux combats de la Première Guerre Mondiale. Une Dame Française a dans les années 20, commencé la vente de coquelicots en papier associés au souvenir des combattants de la Grande Guerre. Mais très vite cet usage à dépassé le cadre des frontières de la France, et est devenu un symbole puissant dans les pays associés à la couronne d'Angleterre; dans les pays du Commonwealth; principalement au Canada. Ceci grâce au poème du Lieutenant-colonel John McCrae, composé en 1915.
    Une autre fleur associée au monde politique, est la Rose du Parti Socialiste. Mais une rose, malheureusement, un peu défraîchie, au sortir de cette campagne Présidentielle, particulièrement calamiteuse, aux dires des observateurs politiques.
    Beaucoup d'autres fleurs sont des symboles politiques, de part le monde, mais on s'en tiendra à ceux qui symbolisent notre pays chéri, La France.

    Bonne journée! Chers Amis. 

     

    Lundi 12 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur le Blog

    Cette semaine, cela va se passer du coté du potager. Les jardinières sont bien plantées; les topiaires bien peignés; les massifs et les plates-bandes tirées à quatre épingles. Maintenant on se tourne vers le potager. Les récentes pluies ont provoqué la flambée des mauvaises herbes. Il faut sarcler et biner; arracher et porter aux poules toute cette verdure impie. On constate les dégâts de la tempête exceptionnelle qui nous a sévèrement touché dans la semaine. Les planches de fèves sont complètement couchées au sol. S'il ne pleut pas trop sur ce désastre, on peut espérer récolter un peu de cosses. Les planches de pois à rames sont elles aussi endommagées. La première planche de haricots a bien résisté à cette sauvagerie de la météo. Les planches de courges se portent bien, elles aussi. Les serres ont perdu quelques plaques, qu'il va falloir réinstaller. Du coté des fruits rouges, la saison des cerises est finie. Les fraises et les framboises assurent, quotidiennement, en cuisine, la confection de sublimes desserts. Les groseilles sont en train de terminer leur croissance. Sous les lourdes feuilles de l'arbre à kiwis, un bourdonnement incessant assure la pollinisation des fleurs très nombreuses, cette année. Les pommiers, les pruniers et les poiriers, ont perdu beaucoup de leurs petits fruits. Cela dispense de l'éclaircissage printanier.
    Coté légumes, carottes, betteraves et navets laissent espérer de beaux légumes en juillet. Ce n'est pas la grande année pour les asperges; très peu de turions récoltés. 
    Donc, après deux années calamiteuses, 2017 semble une année plus prometteuse en matière de jardinage, malgré des gelées tardives et cette tempête que nous évoquions plus haut.

     

    Bonne journée! Rendez-vous au jardin Chers Amis.  

    Mardi 13 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue chez nous, sur notre Blog

    Cela n'étonnera personne, mais c'est bientôt les vacances. Encore un dimanche où l'on devra aller garnir les urnes au moyen de ces papillons bleus; et enfin se sera fini de ce feuilleton polotiquo-judico-populiste; un feuilleton qui dure depuis plus d'un an. Dur! Dur! Le métier de citoyen. Avec ces prochaines vacances, nous allons pouvoir prendre le temps d'admirer notre propre jardin. Et aussi celui des autres; ne soyons pas des égoïstes, le spectacle des jardins est à tout le monde. Pour notre plus grand bonheur, les jardins petits et grands vont se parer de leurs plus beaux atours pour recevoir les nombreux visiteurs de cet été.
    Même le plus modeste des jardins se visite aujourd'hui, souvent sur rendez-vous.
    Preuve de l'intérêt du public. Toujours plus nombreux. Attiré vers des plaisirs, des sensations, des parfums plus naturels.
    Quel bonheur d'être jardinier...... C'est la réflexion que nous nous faisons souvent.
    La visite de tous ces jardins, petits ou grands, royaux ou publics, nous amène à nous rappeler que le jardinage a toujours été une des vitrines de la magnificence des puissants de ce monde; la survie des plus modestes; la satisfaction et le bien-être du plus grand nombre.
    Des jardins de Babylone aux splendeurs de Vaux-le-Vicomte, en passant par le square de la gare et après avoir médité dans nos petits jardinets, nous pouvons être assurés, quoiqu'il arrive, de la pérennité de notre passion du jardinage.
    Je vous recommande, pour une visite virtuelle ou pour une visite en vrai et sur rendez-vous, le jardin de Chantal Keraudren .

    Bonne Visite! À demain! Chers Amis. 

    Mercredi 14 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue sur notre Blog

    Aujourd'hui nous explorons et commentons les  dictons du mois de juin. Ils sont visiblement très nombreux. «Â la St Gilbert : Si beaucoup d'eau tombe en ce mois, lors peu de grain croître tu vois». Une évidence... Un mois de juin très pluvieux ne peut être que mauvais pour les futures récoltes de juillet/août. Des orages peuvent faire verser des cultures encore fragiles. Tout le monde peut facilement constater cela. Maintenant l'archétype du dicton :« S'il pleut à la saint-Médard, la récolte diminue d'un quart
    S'il pleut à la Saint-Médard, le tiers des biens est au hasard. Saint-Médard éclairci, fait le grenier farci. S'il pleut le jour de la Saint-Médard, si t'as pas de vin, tu auras du lard.  S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, À moins que Saint-Barnabé, ne vienne l'arrêter». Le plus connu des dictons, tant cette période de l'année est cruciale pour toutes les cultures. Et en juin on a souvent observé de longues périodes humides. Un autre dicton qui répond au précédent : «À la Saint-Barnabé, canards potelés. À la Saint-Barnabé, le seigle perd pied. À la Saint-Barnabé, la faux au pré. Blé fleuri à la Saint-Barnabé, donne abondance et qualité. À la Saint-Barnabé, fauche ton pré».

    Une rafale de dictons en Juin .Il est bien évident que juin, c'est l'époque pour les foins. Ce dicton nous le rappelle. Fauche ton pré! Dit le dicton; encore faut-il que les conditions météo le permettent; si une quinzaine de jours de pluie s'abattent sur cette période; difficile de faucher le pré et de faire sécher les foins. Pourquoi le seigle perdrait-il pied? On ne sait pas! Si quelqu'un sait pourquoi, ses impressions seraient les bienvenues. Quand aux canards potelés... S'ils sont nés début avril, il est préférable qu'ils soient déjà bien potelés, si on veut en mettre un au four dans les prochains mois. Au printemps, la volaille destinée à la consommation en chair doit croître

    régulièrement et sans retard.. Blé fleuri à Saint Barnabé laisse présager des mois d'été fastueux pour les récoltes. Au fait, avez-vous déjà observé la floraison du blé? Dépêchez-vous! Elle est très fugace.
    En parlant de moisson, je constate que celle-ci pourrait être en avance en 2017. Des champs d'escourgeon sont déjà murs. 

     À demain! Sur la plaine Chers Amis. 

     

    Jeudi 15 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Quel beau temps, encore, hier. 27°C à l'ombre; pas de vent sur la plaine. On travaille à la fois au potager et dans le jardin des fleurs. Au potager, la saison des pois a commencé; et aussi celle des pois mangetouts. Celle des fèves va commencer, car elles grandissent très rapidement. Malgré la tempête, ces légumineuses donnent toute leur énergie. Elles sont en grande partie couchées au sol. Heureusement, il ne pleut pas; pas de risque de pourriture.
    Quand on parle de pois mangetout «Carouby de Maussane» ou de fèves d'«Aguadulce», on évoque, pour certains, des légumes oubliés. Oubliés, mais pas pour tout le monde. Mes Parents et ma Grand-Mère, mettaient ces «pois gourmands» au menu pour accompagner de  jeunes carottes très sucrées  ou aussi des patates nouvelles, non épluchées. Tout cela fondant dans la bouche, avec délice. Les jardiniers des villes, que je côtoyais au boulot, avaient en partie éliminé de leur catalogue de graines, ces variétés de pois grimpants, que l'on n'écosse plus. Seuls, les collègues de nationalité Portugaise, s'amusaient de l'ignorance de leurs compagnons de travail.
    On ne sait pas très bien pourquoi, on s'est mis, à une certaine époque, à ôter de son potager ces excellents légumes. Pour les rutabagas, pas besoin de faire un dessin; tout le monde a compris pourquoi. Tout le monde a compris du dégout résultant de la consommation, pendant plus de 4 ans, de ce chou-navet en lieu et place de succulentes pommes de terres; pommes de terres que nos futurs Amis Allemands, avaient détournés à leur profit sous forme de «Kartoffel»; détournement puissamment aidé par certains «collabo» dont nous préférons oublier l'existence. Warum?
    Mêmes raisons pour les topinambours. Qui sont d'excellents légumes au gout très fin d'artichaut, mais qui en cas de consommation excessive, deviennent très vite écœurants, voir entêtants. On peut même faire un déni de ce légume, qui propose, pourtant, au cœur de l'été, à plus de 2 mètres de haut, de grandes marguerites jaunes.
    En ce qui concerne les fèves, le souvenir de ces préparations un peu «bourratives» n'a pas joué en faveur de ces fabaceae; un peu comme l'évocation des purées de pois cassés n'ont pas toujours ravi nos chères têtes blondes, dans les cantines scolaires des années 50. On trouvait encore les fèves au menu dans les départements du sud, mais plus beaucoup dans les assiettes du nord; sauf quelques champs destinés à la nourriture animale.
    Il faut reconnaitre que les grands progrès, très récents, de la gastronomie ont largement contribué à la réhabilitation de ces légumes mis à l'index du bon gout.
    Demain nous contribuerons, modestement, à la résurrection de ces variétés, en feuilletant nos catalogues de graines.


    Donc, à demain, si vous le voulez bien.  

    Vendredi 16 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Comme ce beau temps exceptionnel nous le permet, nous n'oublierons pas de parler des «légumes oubliés». Les fèves et les pois mangetouts furent évoqués, hier, dans le billet quotidien. Aujourd'hui, on va parler du Panais; qui fut un légume pas vraiment oublié, mais un légume mal connu. C'est une sorte de grande carotte blanche, de grande saveur, mais dont il ne faut pas abuser dans les recettes. Si on l'ajoute volontiers aux légumes du pot-au-feu, ce ne sera que 2 ou 3 exemplaires, tout au plus, de cette grande carotte blanche. Tant son gout subtil conduit rapidement à l'exaspération des papilles. Il peut se consommer cru ou cuit.
    Un autre légume peu cultivé, actuellement, est le chou-rave. Cette année encore j'ai semé des choux «Superschmelz». Un chou qui comporte à sa base, à 5 cm au dessus du niveau du sol, une grosse excroissance, qui ressemble, par sa texture à un très gros navet. L'usage en cuisine pourrait paraître identique au navet, mais le nombre de recettes diffère énormément. Le chou-rave peut être consommé cru ou cuit. Râpé ou délicatement mijoté.
    Le pâtisson, que je cultive depuis des décennies, me semble aussi un légume un peu délaissé. On le trouve depuis quelques années sur les étals des grandes surfaces, parce que son aspect original attire le regard. Le public, ne l'ayant pas encore vraiment adopté, ne saurait décrire avec exactitude le gout de cette cucurbitacée. De la même famille que les courgettes, son gout pourrait paraître analogue. Mais c'est sa carapace blanche crénelée qui peut être farcie, avec bonheur, au moyen de toutes sortes de légumes et aussi en incorporant au mélange la chair de l'animal en question. Un animal qui se cultive comme toutes les autres courges; car le pâtisson en fait partie.
    Chacun comprendra que je n'évoque ici que les «légumes oubliés», dont j'ai entrepris la culture. Il en existe, cependant, beaucoup d'autres; tant le choix de légumes proposé par les professionnels s'est réduit comme peau de chagrin, depuis que la profession a décidé d'en rationaliser la culture, voir d'en unifier l'exploitation.
    Demain je serai, encore,  être en mesure de présenter d'autres «légumes oubliés» que j'ai, moi-même, cultivé à l'occasion.

     

    À demain  

    Samedi 17 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bienvenue 

    Soucieux de restaurer la réputation des «légumes oubliés», nous allons nous intéressez aux salsifis et aux scorsonères. Ceux-ci ne figurent pas au catalogue des «légumes oubliés». Mais ils ne se remarquent plus beaucoup dans les jardins des particuliers. Ces 2 légumes ne sont pas présents sur les étals, mais s'offre au rayon des conserves. Ils sont produits par les maraîchers et vendus par la suite en boites de conserve, ou en surgelés. Ce qui a contribué à leur discrédit dans les jardins familiaux, c'est leur mode de culture, d'une part, leur préparation en cuisine, d'autre part. Dans les potagers, la culture de la scorsonère occupe 2 saisons; semis en mars, début de récolte vers octobre, jusqu'au printemps suivant. La surface des potagers se réduisant au fil des ans, cette culture a souvent été abandonnée. De plus l'épluchage de ce légume est fastidieux et laisse des tâches très tenaces sur les mains. Enfin ce légume de gout si délicat, ne supporte pas la concurrence de la pomme de terre dans les recettes de cuisine. Encore une fois, son usage trop répété sur nos tables, a conduit à sa disgrâce. Le salsifis, quant à lui, peut-être cultivé sur l'année. Mais cela n'a pas empêché son oubli. Il faut rappeler que ces deux légumes, ainsi que les topinambours, peuvent être récoltés en hiver. Ce qui était une qualité non négligeable, à l'époque où réfrigérateurs et congélation n'avaient pas, encore, fait leur apparition dans les foyers. L'oubli de certains légumes tient à peu de chose finalement. J'ai cultivé ces 2 légumes et j'ai aussi abandonné leur culture. Certainement, du fait que l'on en consommait trop peu dans la saison. D'où la tentation de se fournir chez l'épicier. 
    Avez-vous déjà cultivé ces 2 légumes à racine blanche pour l'un, et à racine noire pour l'autre? 

    Â demain  

    Dimanche 18 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bon Dimanche

    Notre revue des «légumes oubliés» n'est pas terminée. Le chou fleur est aussi un légume qui s'est évadé de nos potagers. Surtout du mien, car j'en ai cultivé dans le passé. Mais je n'obtenais pas la volumineuse pomme que tout le monde connait; parfois il n'y avait pas de fleur sur le chou. En revanche, ces petits choux dégageaient une très forte odeur de chou, au moment de la cuisson. De quoi faire fuir ceux qui n’aiment pas beaucoup le chou-fleur cultivé par les maraîchers. Il est vrai que la culture de ce chou demande beaucoup d'amendement et de soin. On couvrait la pomme du chou avec une  de ses feuilles les plus larges pour conserver un peu de sa blancheur; sinon celle-ci passait du blanc pur à un jaunâtre un peu sale. C'est toujours le manque de place, qui a fait renoncer, certains d'entre nous, à la culture de ce délicieux légume.
    Un autre légume qui a du cédé sa place dans nos petits jardins, est l'artichaut. Occupant beaucoup de place et étant cultivé en bisannuel, beaucoup ont abandonné sa culture. De plus, il ne supporte pas très bien les hivers un peu froids et surtout très humides, du nord de la France. Il faut le pailler pour résister aux gelées, mais il faut, aussi, ôter cette protection en cas de redoux et de période très humide. Nos potagers étant souvent un peu délaissés en hiver, au printemps suivant notre ami l'artichaut manque à l'appel. Quand j'en faisais la culture, ce chardon, car c'en est un, me donnait de tout  petits exemplaires, très tendres. La culture de ces deux légumes, se pratiquant en plein champs, a permis d'offrir aux consommateurs des exemplaires de grandes tenue. Cela explique peut-être son retrait de nos cultures potagères

    Lundi 19 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bonne semaine

    Il fait beau; il fait chaud; on peut profiter de son jardin à l'ombre des arbustes. On vit une période estivale en juin; cela n'est pas une nouveauté, depuis quelques années, ceci revient de plus en plus souvent. Les canicules printanières se font de plus en plus fréquentes. On consacre beaucoup de temps à l'arrosage; surtout en serre, où de nombreux plants attendent, encore, leur destination finale dans le jardin. Un petit godet de 7cm, n'a que 24 heures de survie dans une serre surchauffée. Nous n'avons pas fini les plantations de ces semis, car il nous faut, déjà, consacrer beaucoup de temps à l'entretien du jardin. Il est déjà nécessaire d'entreprendre  une deuxième taille des haies. L'herbe pousse de plus en plus fort et de plus en plus haut. La pelouse doit être tondue plus fréquemment. Bref! C'est le réchauffement climatique. La météo ne prévoit pas de précipitation avant mardi 27 juin. On se félicite par ces chaudes journées, d'avoir planté, il y a quelques décennies, des arbustes et des arbres, afin de pouvoir profiter de leur ombre rafraîchissante. Quand nous avons acquis la maison, il y a près de 40 ans, il n'y avait aucun arbre autour de la maison. Seuls 2 gros cerisiers, plantés en lisière de terrain, nous fournissaient de grosses quantités de cerises. La cour, devant la maison, en été, était surchauffée. Dans les maigres plates-bandes, rien ne résistait à cette rôtissoire. Sur la plaine, seules les céréales, semées de longue date, murîssaient et profitaient avantageusement de ce bain de chaleur. Dans les massifs, les chétifs plants de fleurs plantés début mai, finissaient le plus souvent carbonisés, durant ces mois d'été. D'où l'utilité de cette ombre tamisée que nous  fournissent les bouleaux. Le bouleau est véritablement un arbre, très bien adapté à nos régions du nord de la France. Il est le plus septentrional des arbres à feuilles caduques. Il se rencontre en  Sibérie et au Canada, très loin vers le nord, au coté des sapins. Donc, profitez de ces journées très ensoleillées et très chaudes, pour prendre un repos bien mérité. Les vacances, c'est dans pas longtemps. Qu'on se le dise! 

    À demain  

    Mardi 20 juin 2017

    Bonjour les amis
    Bonne journée

    Hier lundi, c'était la canicule qui s'avançait. 31°C à l'ombre et pas de vent, c'est du très beau temps. Dur à supporter pour ceux qui travaillent; la «clim» ne s'est pas encore invitée dans tous les locaux du travail. En parlant de travail, justement, voici comment on travaillait dans les années 50, dans nos campagnes. Durant les fortes chaleurs de juillet et d'août, il fallait procéder à la moisson; pas une mince affaire, car les moyens techniques différaient considérablement de ceux d'aujourd'hui. D'abord le monde agricole se divisait en deux; ceux qui avaient adopté le tracteur et ceux qui conservaient encore leurs chevaux. Les agriculteurs qui entendaient conserver leur cheval, étaient parmi les plus anciens; et, aussi, près de la retraite. Ils gardaient leur cheval, très souvent pour des raisons économiques; acheter du matériel agricole nouveau, représentait un investissement considérable pour des exploitations souvent trop petites. De plus, la plupart des Français avait été ruinés par la guerre; les agriculteurs, aussi.
    Donc, il y avait aussi d'autres agriculteurs qui  ne pouvaient se plier à cette avancée du progrès, par crainte de ne pouvoir s'adapter à cette nouvelle motorisation des matériels. Savoir mener des équipages hippomobiles requiert de longues années de formation et d'expérience, et ils craignaient de ne pas être à la hauteur de ce modernisme. C'est pourquoi, sur la plaine, au moment des moissons, on pouvait remarquer toutes sortes de matériels, du plus ancien au plus moderne, en passant parfois par le plus hétéroclite. Le tracteur flambant neuf côtoyait encore la fière jument qui mettait toute son ardeur au service de son maître. La machine pour entreprendre la récolte était encore, le plus souvent, la moissonneuse-lieuse. Une machine développée «avant-guerre»; une machine très sophistiquée, finalement, car capable  de se passer de tout moteur, fumant et pétaradant. Cette mécanique précise et bien huilée fonctionnait grâce, et uniquement, à la traction du cheval, qui la tirait à travers les champs de blé. Cette mécanique avait remplacée au début du XXème siècle, les dizaines de faucheurs qui sous un soleil de plomb, couchaient sur le sol, des gerbes de blé, fruits du travail harassant du petit peuple de ce monde agricole.
    Demain il fera encore très beau, d'après la météo; on pourra, alors, continuer ce petit exposé sur l'agriculture des années 50.


    Alors! Alors! À demain les amis.  

    Mercredi 21 juin 2017

    Bonjour à tous
    Bonne journée

    32°C sur notre plaine et à l'ombre, hier, je vous prie. Dans la cité de Jeanne Hachette, ce doit être la fournaise. Il en était ainsi, les jours de moisson sur la plaine de mon enfance. Sur cette plaine, un monde fou, les jours de moisson. Aujourd'hui, la plaine est désespérément vide. Derrière la «moissonneuse-lieuse» tirée par deux robustes Percherons ou aussi, parfois, derrière un tracteur puissant, (le plus souvent un «société Française») toute la marmaille, à laquelle j'adhérais volontiers, s'agitait joyeusement. Une marmaille commise d'office aux travaux des champs. Une marmaille chargée de relever les bottes produites par la moissonneuse-lieuse et de mettre celles-ci en tas. Pas un tas n'importe comment; les gerbes devaient être dressées l’épi vers le haut et le tas recouvert par une dixième botte qui coiffait astucieusement le tout, pour qu'en cas de pluie les gouttes glissent le long des gerbes de blé. Le fonctionnement de la moissonneuse-lieuse était déjà un spectacle. Donc pas de moteur, pas de bruit; juste le «frou-frou» des sabots du cheval sur les éteules* et le délicat cliquetis de la machine bien huilée. Le travail de la moissonneuse-lieuse se décompose ainsi: La barre de coupe située à droite, fauche le chaume et les épis; une sorte de grande hélice, identique à celle des moissonneuses-batteuses actuelles, dresse correctement les épis de blé, qui sont ensuite entraînés par un tapis, qui va présenter ce chaume chargé d'épis dans un système de toiles, qui vont alors former cette botte si caractéristique. Avant son éjection de la machine, la botte est, ainsi, ligaturée avec de la ficelle de chanvre. Une ficelle, dont on faisait grand usage à l'époque. Les «Tiots» que nous étions, étaient, heureusement, accompagnés de nos parents, de nos oncles, des commis de fermes et, parfois, de quelques journaliers. Car il fallait canaliser toute cette fougueuse bonne volonté, parce que le travail des champs est un métier empreint de précision et d'expérience. Il en va de la réussite de la moisson. Je garderais toujours un souvenir ému à l'image de ce moissonneur, souvent le patron de l'exploitation, juché, en hauteur, à l'arrière de la moissonneuse-lieuse, sur une selle en ferraille. Un moissonneur tout à son office, hélant son cheval, par des mots brefs, voir des gargouillements d'arrière gorge, parfois des sifflets. Il devait, en plus, garder un œil sur la troupe d'assistants que nous représentions pour lui. On sentait chez cet homme, la fierté mise à la touche finale de près d'une année de dur labeur. Voici donc la première partie de cette technique de moissonnage des années 40/60. Il faudra ensuite rentrer tous ces beaux épis au sec dans quelques jours. C'est ce que nous essaierons de vous conter demain. 

     

    Alors à demain! Tout simplement.

    (*ce qui reste du chaume après le passage de la moissonneuse-lieuse)  

    Jeudi 22 juin 2017

    Bonjour à tous
    Belle journée

    D'après les bulletins de la météo, la canicule va s'achever prochainement. 37 °C hier; 21°C actuellement au lever du jour. Depuis quelques jours, il faut tout arroser quotidiennement; cela demande près d'une heure de travail par jour; heureusement la citerne est encore bien pleine; au moins 10 M3.
    Cette canicule nous permet de nous remémorer une époque qui, sans être caniculaire, demandait aux moissonneurs de travailler sur la plaine, sans ombre et sous un soleil de plomb. Donc, une fois que toutes ces bottes de grains étaient relevées et mises en tas, il fallait attendre le séchage complet de cette moisson. Si une pluie survenait, cela retardait d'autant la rentrée de ces blés en gerbes dans les granges, les greniers ou les tasseries. De nouveau, nous accourions pour aider à ce travail de ramassage. Cette fois-ci c'était la jument attelée à la charrette à grandes ridelles, qui allait acheminer tous ces chargements vers les bâtiments du corps de ferme. Nous rapprochions de la charrette, toutes ces bottes, pourtant réparties en tas bien alignés. Un commis, se saisissait d'une botte, au moyen d'une fourche à 2 dents, et la soulevait pour la présenter sur la charrette, sur laquelle un autre commis répartissait adroitement les gerbes en lits successifs. Car il ne fallait surtout pas que le chargement soit déséquilibré lorsque la jument emprunterait le chemin défoncé et souvent mal entretenu. Nous avons vu assez souvent, ces équipages qui avaient versés dans le fossé, à cause d'un chaos ou d'un gros silex que ces grandes roues de charrettes étaient d'en l'impossibilité d'éviter. Il n'y avait pas d'amortisseurs sur ces types de matériels. Donc, le travail de chargement devenait de plus en plus dur à mesure que la hauteur des bottes sur la charrette, devenait vertigineuse. Ces hommes travaillaient en pantalon et veste  de toiles épaisses couleur bleu sombre; des vêtements rapiécés avec des carrés d'étoffes de toutes les nuances du bleu et de l'indigo. Le Jean et le teeshirt n'étant pas encore à la mode, sur la plaine de notre enfance. Ils se protégeaient le crane, le plus souvent, avec une épaisse casquette, généralement  en épais velours côtelé. Ils nouaient autour de leur cou un grand mouchoir à carreau, afin de protéger leurs dos de toute cette poussière remplie de petits barbillons très irritants. Seuls les cousins ou les «frangins» des villes, venus prêter la main, comme on disait à l'époque, dénudaient leur torse seulement protégé par un «marcel» immaculé; ils découvraient, souvent, un peu plus tard, et un peu tard, les bienfaits du soleil sur ces peaux nouvellement offertes à notre astre bienfaiteur. En tête du convoi, nous retrouvions le Patron qui ne murmurait pas à l'oreille des chevaux, mais réprimait par sa présence les mouvements intempestifs que la jument aurait pu imprimer au chargement. Tant son désir de retour à la ferme était grand. Une fois que la capacité maximum de la charretée était atteinte, il fallait bien arrimer tout cela. On passait une ou plusieurs cordes par dessus le chargement, que l'on serrait très fortement au moyen de 2 treuils situés à l'arrière de la charrette. Ensuite en nous agrippant aux ridelles de la charrette, nous nous installions sur le sommet du chargement de la charrette. Alors commençait un voyage délicieux et plein d'attrait sur cet attelage cahotant et plein de ces lenteurs qui sont souvent l'apanage des petits moments de bonheur. C'était la récompense de notre aide si enthousiaste. Demain nous raconterons comment on engrangeait toutes ces récoltes. 

     

    Bonne journée.

    Vendredi 23 juin 2017

     

    Bonjour à tous
    Belle journée

    Temps couvert sur la plaine ce matin; 16°C actuellement. On continue notre petite histoire de moisson. Donc, alors que le convoi aborde l'entrée du village, juchés sur cet énorme tas de gerbes de blé, notre plaisir redouble à l'idée de voir des copains sur le bord de la route. Nous sommes gonflés d'orgueil tout en paradant sur ce char de victoire; victoire sur le beau temps sec qui s'est maintenue tout au long de cette opération. Le contraire eut été catastrophique; il y eut, aussi, des étés pourris, dans les années 50/60. Le grand intérêt de ce perchoir, c'était de pouvoir regarder dans les cours des fermes et de commenter ce qui s'y passait. Il y avait toujours quelques spectateurs pour nous adresser d'aimables signes de la main.
    Une fois arrivé dans la cour de la ferme, il fallait faire manœuvrer Chevaux et charrette; pas une mince entreprise, car le plus souvent il fallait faire reculer le convoi pour le placer juste au dessous de la tasserie; qui était souvent le grenier d'une des étables. C'est à ce moment que l'on pouvait admirer les qualités professionnelles du charretier. Une fois ce difficile exercice accompli, on priait les femmes de la ferme de grimper à l'échelle pour se positionner dans la tasserie. Ce dur travail était souvent réservé aux femmes, car celle-ci n'auraient pas eut assez de force pour soulever à bout de bras et de fourche les nombreuses gerbes très lourdes du grain de cette moisson. C'était la raison officielle de cette organisation; mais, en réalité, aucun homme n'aurait voulu monter là-haut en tasserie répartir intelligemment toutes ces bottes, car sous la toiture d'ardoises surchauffées, c'était l'enfer; il parait que cela pouvait dépasser les 50°C. De plus, les garnements que nous étions, n'étaient pas admis en tasserie, car trop haut et trop dangereux pour nos chères petites têtes blondes. Les femmes travaillaient encore en robe dans ce sauna surchauffé, car à l'époque il n'était pas de bon aloi, pour elles, de porter des pantalons. En bas le cidre «pur jus» coulait à flot et aussi, parfois la «goutte», afin de galvaniser toute cette main-d’œuvre, car il fallait se dépêcher de rentrer au sec toutes ces récoltes avant la fin du jour; Le temps pouvant très bien changer, les jours suivants. Seul le baromètre permettait d'entrevoir un éventuel changement de temps. La météo de l'époque ne pouvant garantir ses observations, au delà de 48 heures. Le soir, à la tombée de la nuit, tout le personnel de cette entreprise, était retenu à dîner dans la grande salle de la ferme. Circulait, alors, tous les meilleurs plats qu'une ferme pouvait offrir à tout ces gens épuisés par ce dur labeur; tout ces meilleurs plats, donc, étaient dûment arrosés du meilleur cidre bouché, du meilleur vin cacheté, en provenance du meilleur caviste du chef-lieu de canton, le bourg d'à coté. Dans les très grosses exploitations, il arrivait qu'un malheureux cochon bien gros et bien gras, fisse les frais du banquet. Paix à son âme.
    À suivre demain... 

    Bonne journée.

    Samedi 24 juin 2017

    Bonjour à tous
    Belle journée

    21°C hier! Quelle chute et plus du tout de soleil. La plaine est triste. On va pouvoir parler de l'époque des batteuses; une époque où les champs sont déchaumés. Dans les villages on voyait, alors, passer un attelage fort surprenant. Un très gros et très puissant tracteur, remorquant une grosse batteuse, suivie de la presse à paille, démesurément longue et une remorque à 2 roues qui fermait le convoi. Immédiatement, devant ce spectacle bruyant et fumant, nous cherchions à savoir quelle ferme allait accueillir la batteuse. Car cela allait le plus souvent durer toute la journée, tant la récolte engrangée dans les tasseries, était abondante. On entendait, alors, toute la journée le gros rond-rond du batteur de la batteuse. Un ronronnement qui devenait entêtant à la longue. On avait ôté le capot qui protégeait le gros volant du tracteur; une immense courroie reliait le tracteur à la grosse poulie de la batteuse; d’autres courroies reliaient les poulies de la presse à paille. Il fallait un personnel considérable pour faire fonctionner tout cela. Certains parlent qu'il fallait embaucher pour la journée au moins une quinzaine de personnes. Dans les tasseries, cette fois se sont des hommes qui dirigent les gerbes vers le haut de la batteuse; il fait moins chaud sous les toitures d'ardoises. Avant que la gerbe ne soit avalée par la batteuse, un commis coupe la ficelle et 2 autres veillent à la bonne répartition de ce chaume qui n'a pas encore craché son grain. À l'autre bout de la batteuse, sort alors, la paille séparée de ses épis; une paille qui va être dirigée vers la presse. Une presse qui va fabriquer de gros ballots très compacts. Des ballots qu'il va falloir stocker immédiatement. Là aussi beaucoup de monde s'active avec rapidité et efficacité; car la machine n'attend pas. Et le grain, me direz-vous, que devient-il dans tout çà. Hé bien, il faut aller voir à l'avant de la batteuse; là où des goulottes délivre le grain nouvellement battu et séparé de la balle et de ses poussières. De gros sacs de toiles en jute se gonflent de joie, à l'idée d'accueillir ce qui composera bientôt notre pain quotidien. À ce poste beaucoup de monde, car il faut débarrasser, rapidement, chaque sac plein de près de 100 kg de cet or issu de la moisson. Pour cela  2 solides gaillards soulèvent chaque sac et le déposent sur le dos d'un troisième, souvent maigrichon, qui repart avec ce chargement en cahotant et même parfois, en fin de journée, en titubant, tant il a fallu tout au long de ce jour, faire usage de cette potion magique (Calva). Les conditions de travail étaient effroyables pendant ces journées dans la poussière, la chaleur et  la sueur. Cette journée étaient souvent dramatique pour la population des rongeurs qui squattaient, depuis la moisson, cette fabuleuse réserve de nourritures. Tous les chiens et les chats du quartier, indifférents à tous ce bruit, à toute cette agitation, se ruaient sur ces individus qui atteignaient parfois la taille d'un chat, tant ils s'étaient, malhonnêtement engraissés aux dépends des moissonneurs. Au soir de cette rude journée, les employés se voyaient convier à partager le repas des fermiers, dans la même ambiance que le jour des moissons.
    C'était vraiment une longue histoire et une grande entreprise que le temps  de ces moissons. Aujourd'hui, la récolte a toujours ce caractère très important et même, je dirai mythique, mais seuls trois ou quatre personnes suffisent pour réaliser la même somme de travail, sur une seule journée.

    Bonne journée.

    Dimanche 25 juin 2017

    Bonjour 
    Bon dimanche

    Juin, mois de cultures, de récoltes et de semis. Comme mai, un mois très chargé pour le jardinier. Mais quand on est passionné, on ne va pas venir se plaindre. Ce serait de mauvais aloi. Théoriquement les tomates doivent être, maintenant, confortablement installées sur leur planche préférée, bien enrichie et bien exposée. Premiers repiquages des poireaux en vue de l’automne prochain et aussi de l’hiver. Hé oui, même si le printemps n’est pas fini, il faut déjà envisager les rigueurs de l’hiver. Du coté des semis on continue de réciter toute la litanie des semis de haricots, laitues, radis, betteraves etc…… Les repiquages vont bon train. Ne pas oublier le traitement des tomates et des pommes de terre. Désolé ! Mais cette thérapie est absolument nécessaire en  période continuellement humide. On peut continuer à semer des vivaces ou des bisannuelles en pépinières, pour l’année prochaine. En ce qui nous concerne, les tomates viennent d'arriver. C'est la première fois que je récolte en juin. Même chose pour les poivrons et les piments; les plants sont chargés de fruits. Des poivrons jaunes, rouges et violets. La canicule a des aspects positifs. Tout cela est en serre; mais il faut arroser tous les jours.   
    Bonne fin de juin.

    Lundi 26 juin 2017

    Bonjour 
    Belle journée

    17 jours sans une goutte d'eau. Des températures caniculaires; hier encore 26°C. Et aussi des vents assez violents pour la saison. Conclusion, il faut consacrer une bonne heure par jour aux arrosages. Car on arrose à la main; plus du tout comme autrefois, avec des arroseurs automatiques. Qui gaspillaient énormément d'eau. Aujourd'hui, l'eau est une denrée trop précieuse, pour négliger sa conservation. Même si 90 M3 par an de cette eau nous est gratuitement offerte par le ciel, l'économie réalisée en matière d'irrigation, viendra se retrancher de la facture finale de «Véolia». Dans le potager, l'arrosage est pratiqué juste dans le rang et seulement sur les nouveaux plants. Les autres cultures trouvent leur bonheur dans un sol encore gorgé d'eau. C'est l'ensoleillement massif sans nuage et ces températures caniculaires, qui sont néfastes aux tout jeunes plants.
    En ce qui concerne les plantations de fleurs en pot de terre cuite, c'est plus grave. Le soleil dardant ses rayons sur ces contenants de couleur rouge foncé, assèche en moins d'une journée, ces malheureuses plantations. Les poteries placées, une grande partie de la journée, à l'ombre, peuvent se passer d'arrosage pendant près de 3 jours. De plus, les vents très forts pour la saison, assèchent durablement toutes ces plantations.
    Ce qui a changé en terme de réchauffement climatique, ce n'est pas le nombre, de canicules, de sécheresses, de pluies catastrophiques ou de tornades dévastatrices, mais la durée dans le temps de tous ces phénomènes climatiques. On a bien connu, il y a encore une quarantaine d'années, un climat qui comportait ce type d’événements météorologiques. Pour ne prendre qu'un exemple, on observe qu'en mai 2016, une très longue période de pluies affiche 211 mm d'eau dans les pluviomètres et que Paris a failli revivre sa dramatique crue du siècle. Le mois d'août 2016, quant à lui, a connu une longue période caniculaire; ainsi que septembre 2016; du jamais vu d'après les météorologues. Le climat de notre région n'est plus ce qu'il était. En Angleterre, on nous racontait, qu'il ne se passait pas plus de 3 jours, sans qu'une petite pluie ne vienne rafraîchir les esprits. En Picardie, comme en Normandie, il était rare de rester plus de 8 jours, sans ce crachin si célèbre dans notre région. Cela permettait à la nature de souffler un peu pendant ces mois d'été .Aujourd'hui les cycles de ces sécheresses ou de ces pluies, sont beaucoup plus longs qu'autrefois. Pas étonnant que cela se solde par des catastrophes pour tout le monde. Originaire du Var, j'ai pu comparer l'évolution du climat en Picardie. En Provence les mois d'été y sont régulièrement chauds et secs. La nature de cette région est adaptée à ce type de climat; même s'il y a eu beaucoup d'incendies, certaines années. Les grandes cultures agricoles et céréalières de nos régions du nord ne peuvent supporter indéfiniment, ce type de climat sur un mode binaire; une saison des pluies, une saison de sécheresses et de canicules, et ainsi de suite; plus du tout ce climat si varié et si variable, que nous avons bien connu.
    Allez! On se souhaite un peu de pluie pour les jours prochains; pourvu que cela ne dure pas un mois.
    À bientôt.

    Mardi 27 juin 2017

    Bonjour 
    Bonne journée

    La pluie tombe ce matin. Même si cela est nécessaire, espérons que cet épisode pluvieux ne dure pas aussi longtemps que la canicule que nous venons de subir. Les corvées d'arrosages vont se trouver écourtées pour quelques temps. On entend très bien la citerne qui se remplie, parce qu'elle est située sous la maison, dans le prolongement de la cave. On faisait ainsi il y a un siècle. L'arrosage de mes annuelles se fait principalement dans des coupes et des jardinières. Mon jardin de type «broussailles», sur plus de 500M², est planté de grands arbres, d'arbustes, de topiaires, de rosiers et de grandes vivaces. Les topiaires sont essentiellement des buis, sommairement taillés en forme de boule. Donc avec tout cet assortiment il est difficile de pouvoir disposer d'un sol bien dégagé pour pouvoir y établir des annuelles. Ce seraient alors des plates-bandes plantées en ligne, comme dans les jardins dits à la «Française»; ce dont je ne veux pas. Pourtant j'admire beaucoup ces jardins si ordonnés que l'on peut voir à Versailles, par exemple. Quel travail! Quel talent!
    C'est pourquoi je me suis orienté vers des plantations en coupes ou en jardinières; en coupes empilées les unes au dessus des autres. Un système qui permet de voir de très loin les plantations de ces sortes de tours. L'arrosage y est facilité, du fait que chaque coupe écoule son trop-plein chez sa voisine du dessous. Très peu de perte; dans les jardinières classiques souvent disposées sur des murets, on peut mesurer visuellement le gaspillage d'eau, lors des arrosages. De plus les limaces et les escargots hésitent un peu avant d'entreprendre l'ascension de ces édifices. Ayant déjà plusieurs fois fait des recherches d'images sur Internet, j'ai l'impression que cette idée m'appartient. Ce sont les systèmes de poteries superposées en quinconce, que j'emploie en plusieurs endroits de mon jardin, qui sont des idées que j'ai remarqué sur Internet. Pour fabriquer ce genre d'appareillages, il faut disposer d'un nombre important de pots en terre cuite et de contenants en plastique. Une ancienne maraîchère qui se retirait de la profession, m'a cédé gratuitement, une partie de son matériel de plantation. Je dispose  de plusieurs suspensions sur une tige en fer à béton de gros diamètre. Car ces suspensions pèsent lourd; et quand le vent s'y met....
    Pour garnir ces systèmes je sème des roses d'Inde, des œillets d'Inde, des pétunias, des ageratums, des impatiens et des verveines. Des plantes qui se comportent très bien face à la sécheresse et à la chaleur. Car sur notre plateau, les nappes phréatiques sont loin.
    Les puits dans notre village, sont des ouvrages de grande profondeur. Certains (les fous) les ont même rebouchés, au sortir de la guerre, quand on a installé l'eau courante dans tous les villages. Dans nos petites communes ce sont d'abord le téléphone et ensuite l'électricité qui furent d'abord installés. L'eau courante pouvait attendre; chaque exploitation possédait plusieurs mares; chaque habitation, son puits et aussi, très souvent, sa citerne. L'installation de l'eau courante n'apparaissait pas comme de première nécessité.


    À demain 

    Mercredi 28 juin 2017

    Bonjour 
    Bonne journée

    De gros nuages noirs ce matin. Hier 21°C maxi et 2 mm dans les pluviomètres; on a connu mieux. Beaucoup de pluies sont annoncées pour les jours prochains. En prévision, il faut absolument nettoyer toutes les planches de légumes du potager; l'arrivée de la pluie va maintenir une humidité durable au sein de toutes ces planches de légumes; les mauvaises  herbes qui commençaient à mourir du fait de cette canicule, vont littéralement exploser en croissance. Donc hier il a fallu biner, sarcler et arracher toutes ces envahisseuses. On peut déjà tirer un bilan des cultures potagères, en cette fin juin 2017.
    Du coté des asperges, pratiquement rien; la planche est en fin de vie, mais il aurait du apparaître quelques turions maigrichons. Les radis, eux aussi, ne supportent pas cette canicule; seuls ceux semés sur une planche ombragée une grande partie de la journée, ont produit de beaux radis à la saveur douce. Les cultures de laitues ont très bien marché. Les laitues d'hiver semées à l'automne dernier ont commencé à produire en avril. Les laitues repiquées en février en serre, produisaient déjà fin mars. Actuellement 3 planches de laitues sont en production. Outre des variétés de laitues normales, je sème aussi une laitue à couper «Lollo Rossa»; italienne, comme son nom l'indique. Une laitue rouge et finement frisée. Je sème le plus souvent des laitues de type «Batavia» moins tendres que «Appia», par exemple, mais très résistantes aux épisodes caniculaires. C'est la forte chaleur de ces dernières semaines, qui entravent le bon développement des légumes. Dans notre région, une sécheresse de plus d'un mois n'a jamais fait peur à nos légumes. Le sol de notre potager est toujours resté humide. Ce sont les jeunes plants qu'il a fallu, continuellement, arroser durant cette canicule. La preuve est que la culture des bulbes potagers est très en avance; avec un feuillage encore vert; ils ont déjà atteint leur taille de récolte. Ils peuvent donc encore grossir. Les fèves plantées sur 5 routes de 6 mètres, avaient été plaquées au sol par la forte tempête du 6 juin; l'absence de pluie, par la suite, leur ont évité la pourriture; leur cueillette n'est pas facilité, mais leur production est abondante. Un légume qui s'accommode très bien de la chaleur; un légume semé en bisannuel dans les régions du Midi de la France. Il n'en sera pas de même pour les pois mangetouts; les pois n'aiment pas du tout ces fortes chaleurs; il existe des variétés plus adaptées aux régions du sud. Chez les fruits rouges, les oiseaux nous ont laissé le loisir de pouvoir cueillir quelques kilos de nos cerises «Burlat»; c'est la tempête qui a précipité au sol le reliquat de cette production. Les framboises sont actuellement en production. Les fraises ont bien produit; la saison est terminée pour elles; elles ne sont pas remontantes; l'année dernière : Rien!
    Chez les groseilles (pas ceux du film) l'année 2017 restera une petite année. Les rhubarbes ont déjà produit de nombreuses côtes et la saison n'est pas terminée. Les pommes de terre ont déjà donné de petites pommes de terre; petites, mais si bonnes en pommes de terre nouvelles. Les haricots se font attendre, ils aiment bien la chaleur et l'humidité, mais pas la canicule.
    Que nous réservent les 3 prochains mois en termes de climat? Trois mois très importants pour nos cultures potagères.
    Même au potager la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

    À demain 

    Jeudi 29 juin 2017

    Bonjour 

    Fraîcheur ce matin; 11 °C pour l'instant. Hier faible orage et faible précipitation; 4 mm de pluie dans le pluviomètre. Plusieurs planches se sont libérées; c'est la fin pour les fèves et les pois mangetouts; des plants de tomates en pot et des semis de haricots vont pouvoir prendre la relève. On récolte des courgettes depuis plusieurs jours. Elles sont très en avance, car semées en serre plus tôt que d'habitude. Même constat pour les poivrons et les piments; plusieurs fruits ont atteint leur taille normale et sont en train de mûrir. Il y en a des rouges, des jaunes et des violets. Coté courges, ça bouge aussi; des pâtissons sont déjà bien formés. On peut remarquer des courgettes rondes de Nice dans les châssis. De grosses courgettes «Spaghetti» s'en sont déjà évadées; tant celle-ci sont d'incroyables coureuses; on les retrouve très vite dans les massifs de fleurs, ou à l'assaut du toit d'un petit bâtiment. Les concombres et les melons tardent à faire leur entrée; c'est tout naturel pour les melons, car c'est une production des régions chaudes du sud; difficile à réussir dans nos régions. Les potirons font surtout beaucoup de feuilles pour l'instant.  Les potimarrons ont déjà fait des petites boules de la taille d'une prune; c'est aussi une production souvent capricieuse. Les pommes de terre qui sont déjà en production ont été plantées le 3 avril; ce sont des «Jeannette». Les tomates sont arrivées à maturité  le 25 de ce mois; je n'ai jamais récolté aussi tôt; les autres années ce n'était pas avant le 13 juillet.
    La terre a l'air bien trempée; les légumes vont pouvoir s'exprimer pleinement en cette fin juin. Hier je n'ai pas eu besoin, depuis longtemps, d'arroser l'ensemble du jardin; même les serres. C'est un signe. 

    À demain 

    Vendredi 30 juin 2017

     

    Bonjour 

    Demain, c'est le mois de juillet qui commence. Messidor dans le calendrier révolutionnaire. Donc, ça y est! C'est les vacances et pourtant il faut beaucoup  travailler  au jardin potager. Récolter, nettoyer les planches qui se libèrent et semer ou repiquer pour des productions d'automne ou d'hiver. Et tout cela souvent sous des fortes chaleurs. Le soleil est très haut dans le ciel en ce moment. Les serres sont souvent une fournaise qu'il faut aérer au maximum. Et dans le jardin des fleurs c'est l'explosion des floraisons, des couleurs et des senteurs.
    Vrombissements et bourdonnements révèlent chaque jour le travail immense d'un petit monde besogneux au service des fleurs, des plantes et des fruits. Pour notre plus grand plaisir....
    C'est aussi le mois des grandes récoltes et des plantations en vue de l'automne prochain et de l'hiver....Hé oui! Bientôt l'hiver; encore l'hiver, me direz-vous; mais une des qualités du jardinier n'est-elle pas l'anticipation, la projection dans le futur....Imaginez un jardin où le propriétaire ne se préoccuperait pas de l'avenir de ses plantations. En juillet après avoir récolté les pommes de terre, on repique les poireaux qu'on a semés en mars et qu'on a bichonnés tout le printemps...Qu'on a âprement disputé à toutes ces vilaines envahisseuses... Car on n'utilise plus ces désherbants sélectifs ( Pouah!).Sur les planches des échalotes et des oignons, on pourra risquer encore quelques routes de haricots avant la fin du mois pour les régions du nord. Pour la fin septembre, en filet. Sur ces planches, si on peut éviter de repiquer des poireaux, c'est mieux, car ils sont de la même famille. On pourra déjà semer quelques mâches, repiquer quelques scaroles. Et encore toutes autres sortes de légumes... Vaste programme que tout cela; les jardiniers, aussi, ont leurs devoirs de vacances. 

    À demain  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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