• Vendredi 25 août 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Je ne cultive plus les variétés de haricots à rame, depuis longtemps. Faute de rames efficaces pour faire grimper ces variétés éprises d'alpinisme, comme le liseron. Autrefois, on cultivait surtout les haricots à rame pour obtenir des gros haricots en grains à consommer en frais ou à conserver en sec pour l'hiver. Les variétés de haricots nains sont suffisamment nombreuses, pour se passer de ces rames si difficiles à trouver de nos jours. Pour fabriquer des rames suffisamment grandes, il fallait, lors de l'élagage des haies conserver les grandes tiges bien droite des noisetiers, par exemple. Bien évidemment ces haies, très hautes, ne se trouvaient que dans les exploitations agricoles. Vous ne fabriquerez pas de rames avec des haies maintenues par la loi à deux mètres de haut. Dans ces haies qui étaient rabattues tous les sept à huit ans environ, les agriculteurs y trouvaient un excellent bois de chauffage, toutes sortes de rames et aussi de grandes gaulles pour locher les pommes à cidre, comme on dit en Normandie. Ces grandes rames étaient enfoncées profondément et attachées deux par deux, tout en étant solidarisées par une rame transversale. Ces rames pouvaient être réutilisées durant au moins trois saisons. Ensuite devenues trop fragiles elles servaient à allumer le feu. Les techniques actuelles proposées pour remplacer ces rames ne me semblent pas aussi ingénieuses que ce qui se faisait autrefois. Certains remplacent ces rames avec du bambou. Mais ce végétal n'est pas présent dans toutes nos régions. Donc, chez nous il faut les acheter; prélevées dans les haies, ces rames sont gratuites. Déjà le rendement de cette culture de haricot à rame est  amputé du cout de cette acquisition. Je rappelle à chaque fois que si le jardinage actuel est pratiqué en vue de la consommation de légumes d'origine connue et exempts des traitements appliqués par les professionnels, ce jardinage est aussi une économie substantielle dans le revenu des ménages. C'était le seul but envisagé dans la pratique du jardinage jusque dans les années 50. Pendant la guerre, les citadins ne se préoccupaient pas du tout avec quelles substances néfastes  étaient traités les rutabagas ou les quelques malingres patates, vendus à prix d'or, et sur présentation de tickets de rationnement très restrictifs. Ils s'estimaient heureux de pouvoir parfois s'en procurer.
    Les professionnels du jardinage proposent aujourd'hui divers matériels destinés à remplacer nos anciennes rames en noisetier. Ce surcout est envisageable pour une petite production confidentielle, mais si l'on veut avoir une grosse production en vue de la conservation hivernale, comme le pratiquait nos Parents et nos Grands Parents, le prix de notre consommation de légumes devient prohibitif. Il faut bien reconnaitre que les légumes proposés sur les étals actuellement sont de qualité supérieure à ceux qui étaient encore proposés chez les épiciers dans les années 50. Â cette époque ces légumes pouvaient couramment être de qualité très inégale. Il n'y avait pratiquement aucun contrôle de qualité et de traçabilité. Aujourd'hui, les différents scandales révélés dans les pratiques agricoles, ont conduit les professionnels à réformer des méthodes de culture peu respectueuses de l'environnement, peu respectueuses de notre santé. Et ils ont encore beaucoup de progrès à faire dans ces domaines. Le scandale actuel des œufs contaminés, qui n'aurait jamais du se produire, fera progresser la qualité des produits d'alimentation industrialisés qui utilisent des œufs dans leur fabrication. Ces fabricants auraient du contrôler très sévèrement chaque arrivage d'œufs avant de les lancer en production, plutôt que de se fier à la bonne mine de certains de leurs fournisseurs. J'ai travaillé 40 ans dans des labos de contrôle; les camions citernes qui fournissaient, journellement, les matières premières, ne dépotaient pas tant que nos résultats d'analyses n'établissaient pas la bonne conformité des substances délivrées en vue de la fabrication. Ces industriels avaient perdu tellement d'argent en cas de substances hors normes, qu'ils ne faisaient et ne font encore confiance qu'à eux-mêmes en matière de pureté de ces produits chimiques. Quand on veut fabriquer des éponges synthétiques avec des produits inappropriés, cela conduit invariablement à un désastre spectaculaire sur la chaine de production. De nombreuses heures de nettoyages, des risques accrus pour les personnels, des pertes monstrueuses, des couts  prohibitifs pour faire enlever, transporter et faire détruire des tonnes de déchets extrêmement toxiques pour l'environnement. Tandis que l'industriel qui produit des pâtes alimentaires, ne subit aucun cataclysme sur ses chaines de production, si les œufs qu'il utilise sont pollués par des insecticides interdits d'usage, depuis très longtemps. Ce sont les consommateurs qui vont se ramasser le cataclysme sur leur santé.
    Tout ceci pour dire que la qualité de notre alimentation sera en progrès constant, si la vigilance des autorités de contrôle n'est pas mise en défaut. Et qu'il ne faut pas perdre de vue le coté rentabilité dans notre potager par rapport au cout et à la qualité des légumes proposés sur les étals.
     

     

     Â demain

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 25 Août 2017 à 09:53

    bonjour

    je me souviens des rames de haricots dans le jardin potager de mon grand pere

    on en voit en effet de moins en moins dans les potagers de ces rames

     

    bon weekend

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