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« Perturbations »
Bonjour
Les perturbations se pressent à nos frontières. Des frontières qui laissent passer sans contrôle toutes ces excentricités climatiques. Halte là! Notre climat est en danger. Le temps est toujours dans l'humidité, disais je, il y a quelques jours. Travailler la terre est devenu une mission impossible. Tout est trempé et le potager n'est qu'un champ de boue. Pourtant il faut planter les pommes de terre; il faut repiquer les échalotes et les oignons. L'ail fait partie de cette culture. Ces légumes détestent les terrains trop humides. Hier, encore la énième tempête avec de la pluie. Ces jours ci, mon pluviomètre me regardait avec un air hilare; 25 mm de pluie, cela doit rendre heureux un pluviomètre. La citerne est, elle aussi, aux anges. Toujours au maximum, elle finit par vomir son trop plein vers le puisard, son voisin. Mais le puisard est épuisé lui aussi par cette saison complètement épuisante et déréglée. Dans les serres j'ai repiqué 190 plants de rose d'Inde. «Gold Lady et Orange Lady» sont les deux variétés proposées par Baumaux. 100 graines par paquets et pas une de plus. Le taux de germination est vraiment très honorable pour cette année. Alors que la pluie fouette les carreaux et les parois de la serre, je doit m'assurer que toutes les plantations conservées dans les serres, reçoivent bien leur quota quotidien distribué en pluie fine avec un vaporisateur détourné de son usage habituel. Pas de produits illicites à régurgiter vers les plantations, mais une eau pure qui provient du récupérateur installé chez les poules. Cela évite de mettre en service les trois robinets extérieurs. Car jusqu'en mai des gelées peuvent survenir. Hier en fin de journée le climat honteux de nous avoir accablé dés le début du jour, s'est radouci et a permis de nettoyer une des planches de vieux fraisiers. Là aussi il y a du dégât. Le mois de juin de l'an dernier a été funeste pour la culture des fraises. Mai et juin sont les vraies saisons de la fraise dans notre région. Dans les grandes surfaces, la saison des fraises, c'est toute l'année. Visiblement on ne leur a pas dit que dans la fraise normalement cultivée, il y a du sucre et du parfum. Dans une grande surface bien achalandée, au rayon fraise, le kilo de sucre est toujours très présent, prêt à vous sauter dessus. Il faut sucrer les fraises, dit on. Mais le diabète enjôleur et pervers, vous guette et vous offre avec malice ce saccharose cristallisé. Dans notre région, la culture des fraises demande du temps et des nutriments d'origine naturelle. Le concours des insectes est le bienvenu, lui aussi.
Bon weekend
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On dispose une couche de coquilles pour retarder la pousse des mauvaises herbes. Cela fonctionne bien; les coquilles ont été déposées il y a plus d'un mois, après un désherbage sévère, tant le mouron blanc avait tout envahi. Aujourd'hui ce mouron se manifeste, mais avec grande difficulté. Ces coquilles conservent durablement l'humidité. Avant je mettais des coquilles d'escargots; trop légères, celles-ci s'envolaient au vent. Sur notre plaine, les vents sont puissants.
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