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«Une Biofourche»

Bonjour 

Le temps des labours dans le potager arrive à grand pas. Â condition que ces pluies diluviennes et ce mauvais temps suspendent leur action. En mars, il n'y avait plus que des giboulées pour satisfaire les nappes phréatiques. Hé bien, dorénavant ce n'est plus le cas! Voyez les inondations mortelles dans le département du Gard. Mars riait et pleurait, avait on coutume d'écrire dans les almanachs. Pour bien travailler la terre du potager, il est nécessaire que les terres s'égouttent. Cela peut être assez long en cas de terres lourdes. La technique du bêchage a singulièrement évolué ces dernières années. Les jardiniers savent tous, maintenant, que la terre est une matière vivante où grouillent toutes sortes d'animalcules et des quantités incroyables de bactéries prêtes à transformer les matières organiques mortes en milieu particulièrement fertile pour nos plantes. Les vers de terre représentent le poids de matière vivante le plus important que l'on puisse trouver sur notre planète. Les vers de terre sont d'infatigables laboureurs auxquels nous tentons maladroitement de ressembler. Dans le labour traditionnel, nous plantons les dents de la fourche à bêcher dans le sol pour prélever un morceau de terre que nous rendons au potager en enfouissant les couches supérieures riches du substrat nécessaire à nos légumes. La terre n'est pas seulement qu'un simple support de culture, comme on le voit trop souvent, hélas, dans le maraîchage industriel. Notre terre ne peut plus être assimilée à de la vulgaire laine de roche en guise de substrat. C'est pourquoi le bêchage traditionnel a évolué. Retourner systématiquement la terre en propulsant 20 cm plus bas la couverture vivante de notre terre est devenue une technique dépassée. Mais pour pratiquer cette nouvelle méthode, il faut des nouveaux outils. La grelinette en fait partie. Une alternative au bêchage traditionnel. Plus respectueuse de la terre du jardin, de sa composition et de ses hôtes. Avec la grelinette, la terre n'est pas retournée, mais plutôt fouillée, secouée et finalement aérée. L'humus de surface n'est pas enseveli sous les 20 cm de la terre du fond souvent plus argileuse et un peu moins fertile. Micro-organismes, Insectes utiles, vers de terre peuvent continuer à vaquer à leurs occupations, si bénéfiques pour notre potager et ses légumes. Sinon, tous ces pensionnaires sont fortement perturbés dans leurs habitudes, et pour longtemps, par le labour traditionnel. Quand ils ne sont pas purement et simplement détruits. Mais la grelinette ne peut pas tout; surtout dans des terres lourdes ou les terrains neufs; il faut alors recourir au bêchage traditionnel et parfois même au motoculteur. Autre avantage de la grelinette : Un grand confort d'utilisation; une moindre dépense physique; mal de dos et courbatures souvent évités. Ce sont les bras et les jambes qui travaillent alternativement; pas le dos qui doit soulever la totalité de la terre déplacée. En bêchage traditionnel, on fini par soulever des tonnes de terre en une seule saison de jardinage. Une seule petite réserve pour l'usage de la grelinette : Son prix, souvent un peu cher. Mais cela s'arrange maintenant. Les jardineries proposent dorénavant plusieurs types de matériels à des prix devenus plus raisonnables. La Bio Fourche que j'utilise depuis plus de 10 années, est plus rudimentaire que la grelinette, mais bien plus solide. Elle est fabriquée avec des matériaux très résistants dignes de l'agriculture. Combien de manches en bois avons-nous cassé, en travaillant le sol avec trop d'ardeur et de force? Avec ce nouvel outil on peut travailler le sol avec douceur sans brutaliser ses articulations, ni chambouler ce petit peuple très besogneux qui compose la matière des parcelles de nos potagers. On peut résumer les qualités de ce nouveau matériel comme suit:

Une bêche pour ameublir sans retourner.

Très facile à utiliser.

Beaucoup plus rapide que la bêche ordinaire.

Très peu de fatigue musculaire.

On appuie avec le pied sur le marchepied de la fourche.

Ensuite on bascule le manche vers l'arrière.

Il s'ensuit un effet de couple extraordinaire.

A l'usage de la Biofourche, il faut associer un travail d'ameublissement de la terre avec un croc à quatre dents. Au moment des labours on récupère une terre propre et bien souple, si on a pris la précaution de recouvrir avec de la paille fraîche, les parcelles dépourvues de légumes. Avant le travail à la Biofourche, il faudra débarrasser le sol de cette couche de paille qui n'est pas encore décomposée. Cette paille va aller enrichir le parcourt des poules, qui en a bien besoin avec toutes ces pluies diluviennes depuis de nombreux mois. Sur ce parcourt la paille fraîche déposée la semaine dernière est déjà presque complètement décomposée. Les poules après avoir consommé leur ration journalière de céréales, grattent et regrattent ce manteau pailleux, dans l'espoir que la moissonneuse aurait oublié quelques menus grains de blé. Mais cet espoir est souvent vain, tant le travail des moissonneuses s'améliore au fil des années. Donc ce travail de trituration et de malaxation, auquel mes pondeuses s'adonnent volontiers, quotidiennement, me procure un excellent fumier et un compost de bonne facture.

 

Bonne journée

 

  Usinage de l'objet avec des fers de grosse section de type agricole.

«Une Biofourche»

Au moment des labours on récupère une terre propre et bien souple, si on a pris la précaution de recouvrir avec de la paille fraîche, les parcelles dépourvues de légumes

«Une Biofourche»

 Avec ce nouvel outil on peut travailler le sol avec douceur sans brutaliser ses articulations, ni chambouler ce petit peuple très besogneux qui compose la matière des parcelles de nos potagers. 

 

«Une Biofourche»

Vue sur le parcourt des poules avec tout le fatras qu'un jardinier a souvent tendance à accumuler.

 

 

 

 

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