|
«Asters & persil»
Bonjour
Il fait encore nuit, la pluie frappe au carreau. Normal c'est de saison. Une saison marquée par les récoltes de tomates. Un peu plus de quatre kilos hier. Une saison qui voit mon pied de colchique se développer comme jamais il n'a osé le faire. Les asters aussi sont de saison. Déclinés dans de nombreuses couleurs, les miens avaient les nuances de la Toussaint. Mauves ou violets. Malheureusement ils ont, eux aussi, succombé aux mauvais coup des canicules et des sécheresses. En parlant de Toussaint, le changement d'heure se fait le 31 octobre prochain. Un peu plus on changeait en novembre. Ah! Si l'on pouvait rester à l'heure d'été une fois pour toute. Donc ces astéracées qui viennent éclairer les derniers beaux jours avant l'hiver, ont été très présents dans mon jardin; dans différentes couleurs; dans différentes tailles. On va tenter de les introduire de nouveau à l'occasion des plantations d'automne. Une plante condimentaire de la taille de mes défunts asters est en pleine forme dans le potager et compte bien passer l'hiver sans encombre. Cette plante aromatique universellement cultivée est bien sur, le persil. On le trouve dans les plus grands potagers, jusque sur le plus modeste appui de fenêtre ou sur la table de la cuisine, en bouquet odorant, disposé dans un verre d'eau. Pourquoi un tel succès, alors que sa culture n'est pas si facile, à vrai dire? C'est la combinaison de son aspect et de son parfum qui contribuent largement à son succès. En plus, cette aromatique est bourrée de vitamines. Amoureusement disposé sur un très grand nombre de plats que notre art culinaire comprend, il symbolise parfaitement le spectacle de la nature que nous aimons tant. Il apporte fraîcheur et parfum sur des viandes bien cuites, par exemple. Pour le jardinier, sa culture n'est pas la plus aisée. Cela tient à sa longue durée de germination qui peut durer prés de trois semaines. Le radis qui peut lever au bout de trois jours, est bien plus rapide. Lorsque ce petit légume au bout rosé, peut prétendre figurer au menu de nos crudités, le persil, quand à lui, ne fait que développer de minuscules et frêles plantules au feuillage finement découpé et ciselé. Tout cela, si les mauvaises herbes lui ont laissé un coin de soleil pour pouvoir étirer en longueur ses fragiles petites feuilles vertes. Le persil est une plante bisannuelle. C'est à dire qu'il peut supporter un hiver, mais un hiver, pas trop rigoureux. Mais la deuxième année il va avoir tendance à fleurir et à monter en graines. Ses tiges vont devenir plus coriaces et ses feuilles moins parfumées. Je le cultive comme une plante annuelle. S'il a résisté à l'hiver; tant mieux. Mais je le ressème, chaque année en serre, en potée ou en jardinière, au mois de mars. Ensuite, en mai, ces divers contenants sont disposés sur les murets de la terrasse exposés coté nord-est, car le persil aime bien prospérer dans une certaine fraîcheur. Il peut donc subir la coupe quotidienne, qui va venir enrichir la plupart de nos plats et aussi lui permettre de renouveler la structure de son feuillage. Mais il ne faut pas le ratiboiser, car il a besoin d'une partie de son feuillage pour capter les bénéfiques rayons du soleil. Ensuite à partir de juin-juillet, ayant formé des plants très robustes, je le replante dans le jardin, en bordure, le plus prés possible de la cuisine, le lieu où il va pouvoir offrir toute la gamme de ses qualités culinaires. Tout au long de la saison, j'en ressème dans des grandes jardinières, afin de pouvoir les rentrer en serre début novembre. Le persil est aussi une plante médicinale extraordinaire. Une plante médicinale aux qualités multiples. Le persil est chaud et dessiccatif, atténuant, apéritif, détersif, diurétique et hépatique; c'est ainsi qu'il est présenté dans les manuels d'herboristerie. Une de ses variétés, offrent aussi des racines aussi grosses que des carottes. Elles sont souvent utilisées dans le pot-au-feu, comme le panais. Beaucoup de jardiniers préconisent de mettre ses graines à tremper pendant 24 heures, avant de procéder au semis. Comme je sème toujours en serre, cette pratique me permet de m'affranchir de cette méthode, pourtant très efficace. «Arrosoir et Persil»
Bonne journée
|