• Bonjour

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    Bonjour 

    Fraîcheur ce matin; 11 °C pour l'instant. Hier faible orage et faible précipitation; 4 mm de pluie dans le pluviomètre. Plusieurs planches se sont libérées; c'est la fin pour les fèves et les pois mangetouts; des plants de tomates en pot et des semis de haricots vont pouvoir prendre la relève. On récolte des courgettes depuis plusieurs jours. Elles sont très en avance, car semées en serre plus tôt que d'habitude. Même constat pour les poivrons et les piments; plusieurs fruits ont atteint leur taille normale et sont en train de murir. Il y en a des rouges, des jaunes et des violets. Coté courges, ça bouge aussi; des pâtissons sont déjà bien formés. On peut remarquer des courgettes rondes de Nice dans les châssis. De grosses courgettes «Spaghetti» s'en sont déjà évadées; tant celle-ci sont d'incroyables coureuses; on les retrouve très vite dans les massifs de fleurs, ou à l'assaut du toit d'un petit bâtiment. Les concombres et les melons tardent à faire leur entrée; c'est tout naturel pour les melons, car c'est une production des régions chaudes du sud; difficile à réussir dans nos régions. Les potirons font surtout beaucoup de feuilles pour l'instant.  Les potimarrons ont déjà fait des petites boules de la taille d'une prune; c'est aussi une production souvent capricieuse. Les pommes de terre qui sont déjà en production ont été plantées le 3 avril; ce sont des «Jeannette». Les tomates sont arrivées à maturité  le 25 de ce mois; je n'ai jamais récolté aussi tôt; les autres années ce n'était pas avant le 13 juillet.
    La terre a l'air bien trempée; les légumes vont pouvoir s'exprimer pleinement en cette fin juin. Hier je n'ai pas eu besoin, depuis longtemps, d'arroser l'ensemble du jardin; même les serres. C'est un signe. 

    Â demain  

         

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    Bonjour 
    Bonne journée

    De gros nuages noirs ce matin. Hier 21°C maxi et 2mm dans les pluviomètres; on a connu mieux. Beaucoup de pluies sont annoncées pour les jours prochains. En prévision, il faut absolument nettoyer toutes les planches de légumes du potager; l'arrivée de la pluie va maintenir une humidité durable au sein de toutes ces planches de légumes; les mauvaises  herbes qui commençaient à mourir du fait de cette canicule, vont littéralement exploser en croissance. Donc hier il a fallu biner, sarcler et arracher toutes ces envahisseuses. On peut déjà tirer un bilan des cultures potagères, en cette fin juin 2017.
    Du coté des asperges, pratiquement rien; la planche est en fin de vie, mais il aurait du apparaitre quelques turions maigrichons. Les radis, eux aussi, ne supportent pas cette canicule; seuls ceux semés sur une planche ombragée une grande partie de la journée, ont produit de beaux radis à la saveur douce. Les cultures de laitues ont très bien marché. Les laitues d'hiver semées à l'automne dernier ont commencé à produire en avril. Les laitues repiquées en février en serre, produisaient déjà fin mars. Actuellement 3 planches de laitues sont en production. Outre des variétés de laitues normales, je sème aussi une laitue à couper «Lollo Rossa»; italienne, comme son nom l'indique. Une laitue rouge et finement frisée. Je sème le plus souvent des laitues de type «Batavia» moins tendres que «Appia», par exemple, mais très résistantes aux épisodes caniculaires. C'est la forte chaleur de ces dernières semaines, qui entravent le bon développement des légumes. Dans notre région, une sécheresse de plus d'un mois n'a jamais fait peur à nos légumes. Le sol de notre potager est toujours resté humide. Ce sont les jeunes plants qu'il a fallu, continuellement, arroser durant cette canicule. La preuve est que la culture des bulbes potagers est très en avance; avec un feuillage encore vert; ils ont déjà atteint leur taille de récolte. Ils peuvent donc encore grossir. Les fèves plantées sur 5 routes de 6 mètres, avaient été plaquées au sol par la forte tempête du 6 juin; l'absence de pluie, par la suite, leur ont évité la pourriture; leur cueillette n'est pas facilité, mais leur production est abondante. Un légume qui s'accommode très bien de la chaleur; un légume semé en bisannuel dans les régions du Midi de la France. Il n'en sera pas de même pour les pois mangetouts; les pois n'aiment pas du tout ces fortes chaleurs; il existe des variétés plus adaptées aux régions du sud. Chez les fruits rouges, les oiseaux nous ont laissé le loisir de pouvoir cueillir quelques kilos de nos cerises «Burlat»; c'est la tempête qui a précipité au sol le reliquat de cette production. Les framboises sont actuellement en production. Les fraises ont bien produit; la saison est terminée pour elles; elles ne sont pas remontantes; l'année dernière : Rien!
    Chez les groseilles (pas ceux du film) l'année 2017 restera une petite année. Les rhubarbes ont déjà produit de nombreuses côtes et la saison n'est pas terminée. Les pommes de terre ont déjà donné de petites pommes de terre; petites, mais si bonnes en pommes de terre nouvelles. Les haricots se font attendre, ils aiment bien la chaleur et l'humidité, mais pas la canicule.

    Que nous réservent les 3 prochains mois en termes de climat? Trois mois très importants pour nos cultures potagères.
    Même au potager la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

    Â demain 

     

     

         

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    Premières tomates  Les vertus de l'ombre Dernière mise à jour  Mercredi 28 juin 2017 08:15
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    Bonjour 
    Bonne journée

    La pluie tombe ce matin. Même si cela est nécessaire, espérons que cet épisode pluvieux ne dure pas aussi longtemps que la canicule que nous venons de subir. Les corvées d'arrosages vont se trouver écourtées pour quelques temps. On entend très bien la citerne qui se remplie, parce qu'elle est située sous la maison, dans le prolongement de la cave. On faisait ainsi il y a un siècle. L'arrosage de mes annuelles se fait principalement dans des coupes et des jardinières. Mon jardin de type «broussailles», sur plus de 500M², est planté de grands arbres, d'arbustes, de topiaires, de rosiers et de grandes vivaces. Les topiaires sont essentiellement des buis, sommairement taillés en forme de boule. Donc avec tout cet assortiment il est difficile de pouvoir disposer d'un sol bien dégagé pour pouvoir y établir des annuelles. Ce seraient alors des plates-bandes plantées en ligne, comme dans les jardins dits à la «Française»; ce dont je ne veux pas. Pourtant j'admire beaucoup ces jardins si ordonnés que l'on peut voir à Versailles, par exemple. Quel travail! Quel talent!
    C'est pourquoi je me suis orienté vers des plantations en coupes ou en jardinières; en coupes empilées les unes au dessus des autres. Un système qui permet de voir de très loin les plantations de ces sortes de tours. L'arrosage y est facilité, du fait que chaque coupe écoule son trop-plein chez sa voisine du dessous. Très peu de perte; dans les jardinières classiques souvent disposées sur des murets, on peut mesurer visuellement le gaspillage d'eau, lors des arrosages. De plus les limaces et les escargots hésitent un peu avant d'entreprendre l'ascension de ces édifices. Ayant déjà plusieurs fois fait des recherches d'images sur Internet, j'ai l'impression que cette idée m'appartient. Ce sont les systèmes de poteries superposées en quinconce, que j'emploie en plusieurs endroits de mon jardin, qui sont des idées que j'ai remarqué sur Internet. Pour fabriquer ce genre d'appareillages, il faut disposer d'un nombre important de pots en terre cuite et de contenants en plastique. Une ancienne maraichère qui se retirait de la profession, m'a cédé gratuitement, une partie de son matériel de plantation. Je dispose  de plusieurs suspensions sur une tige en fer à béton de gros diamètre. Car ces suspensions pèsent lourd; et quand le vent s'y met....
    Pour garnir ces systèmes je sème des roses d'Inde, des œillets d'Inde, des pétunias, des ageratums, des impatiens et des verveines. Des plantes qui se comportent très bien face à la sécheresse et à la chaleur. Car sur notre plateau, les nappes phréatiques sont loin.
    Les puits dans notre village, sont des ouvrages de grande profondeur. Certains (les fous) les ont même rebouchés, au sortir de la guerre, quand on a installé l'eau courante dans tous les villages. Dans nos petites communes ce sont d'abord le téléphone et ensuite l'électricité qui furent d'abord installés. L'eau courante pouvait attendre; chaque exploitation possédait plusieurs mares; chaque habitation, son puits et aussi, très souvent, sa citerne. L'installation de l'eau courante n'apparaissait pas comme de première nécessité.


    Â demain 

     

         

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    Premières tomates  Les vertus de l'ombre Dernière mise à jour  Mardi 27 juin 2017 06:09
     
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    Bonjour 
    Belle journée

    17 jours sans une goutte d'eau. Des températures caniculaires; hier encore 26°C. Et aussi des vents assez violents pour la saison. Conclusion, il faut consacrer une bonne heure par jour aux arrosages. Car on arrose à la main; plus du tout comme autrefois, avec des arroseurs automatiques. Qui gaspillaient énormément d'eau. Aujourd'hui, l'eau est une denrée trop précieuse, pour négliger sa conservation. Même si 90 M3 par an de cette eau nous est gratuitement offerte par le ciel, l'économie réalisée en matière d'irrigation, viendra se retrancher de la facture finale de «Véolia». Dans le potager, l'arrosage est pratiqué juste dans le rang et seulement sur les nouveaux plants. Les autres cultures trouvent leur bonheur dans un sol encore gorgé d'eau. C'est l'ensoleillement massif sans nuage et ces températures caniculaires, qui sont néfastes aux tout jeunes plants.
    En ce qui concerne les plantations de fleurs en pot de terre cuite, c'est plus grave. Le soleil dardant ses rayons sur ces contenants de couleur rouge foncé, assèche en moins d'une journée, ces malheureuses plantations. Les poteries placées, une grande partie de la journée, à l'ombre, peuvent se passer d'arrosage pendant près de 3 jours. De plus, les vents très forts pour la saison, assèchent durablement toutes ces plantations.
    Ce qui a changé en terme de réchauffement climatique, ce n'est pas le nombre, de canicules, de sècheresses, de pluies catastrophiques ou de tornades dévastatrices, mais la durée dans le temps de tous ces phénomènes climatiques. On a bien connu, il y a encore une quarantaine d'années, un climat qui comportait ce type d'évènements météorologiques. Pour ne prendre qu'un exemple, on observe qu'en mai 2016, une très longue période de pluies affiche 211 mm d'eau dans les pluviomètres et que Paris a failli revivre sa dramatique crue du siècle. Le mois d'août 2016, quant à lui, a connu une longue période caniculaire; ainsi que septembre 2016; du jamais vu d'après les météorologues. Le climat de notre région n'est plus ce qu'il était. En Angleterre, on nous racontait, qu'il ne se passait pas plus de 3 jours, sans qu'une petite pluie ne vienne rafraichir les esprits. En Picardie, comme en Normandie, il était rare de rester plus de 8 jours, sans ce crachin si célèbre dans notre région. Cela permettait à la nature de souffler un peu pendant ces mois d'été .Aujourd'hui les cycles de ces sécheresses ou de ces pluies, sont beaucoup plus longs qu'autrefois. Pas étonnant que cela se solde par des catastrophes pour tout le monde. Originaire du Var, j'ai pu comparer l'évolution du climat en Picardie. En Provence les mois d'été y sont régulièrement chauds et secs. La nature de cette région est adaptée à ce type de climat; même s'il y a eu beaucoup d'incendies, certaines années. Les grandes cultures agricoles et céréalières de nos régions du nord ne peuvent supporter indéfiniment, ce type de climat sur un mode binaire; une saison des pluies, une saison de sècheresses et de canicules, et ainsi de suite; plus du tout ce climat si varié et si variable, que nous avons bien connu.
    Allez! On se souhaite un peu de pluie pour les jours prochains; pourvu que cela ne dure pas un mois.
    Â bientôt.

     

         

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    Premières tomates  Les vertus de l'ombre Dernière mise à jour  Lundi 26 juin 2017 05:09
     
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    Bonjour 
    Bon dimanche

    Juin, mois de cultures, de récoltes et de semis. Comme mai, un mois très chargé pour le jardinier. Mais quand on est passionné, on ne va pas venir se plaindre. Ce serait de mauvais aloi. Théoriquement les tomates doivent être, maintenant, confortablement installées sur leur planche préférée, bien enrichie et bien exposée. Premiers repiquages des poireaux en vue de l’automne prochain et aussi de l’hiver. Hé oui, même si le printemps n’est pas fini, il faut déjà envisager les rigueurs de l’hiver. Du coté des semis on continue de réciter toute la litanie des semis de haricots, laitues, radis, betteraves etc…… Les repiquages vont bon train. Ne pas oublier le traitement des tomates et des pommes de terre. Désolé ! Mais cette thérapie est absolument nécessaire en  période continuellement humide. On peut continuer à semer des vivaces ou des bisannuelles en pépinières, pour l’année prochaine. En ce qui nous concerne, les tomates viennent d'arriver. C'est la première fois que je récolte en juin. Même chose pour les poivrons et les piments; les plants sont chargés de fruits. Des poivrons jaunes, rouges et violets. La canicule a des aspects positifs. Tout cela est en serre; mais il faut arroser tous les jours.   
    Bonne fin de juin.

     

         

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    Bonjour à tous
    Belle journée

    21°C hier! Quelle chute et plus du tout de soleil. La plaine est triste. On va pouvoir parler de l'époque des batteuses; une époque où les champs sont déchaumés. Dans les villages on voyait, alors, passer un attelage fort surprenant. Un très gros et très puissant tracteur, remorquant une grosse batteuse, suivie de la presse à paille, démesurément longue et une remorque à 2 roues qui fermait le convoi. Immédiatement, devant ce spectacle bruyant et fumant, nous cherchions à savoir quelle ferme allait accueillir la batteuse. Car cela allait le plus souvent durer toute la journée, tant la récolte engrangée dans les tasseries, était abondante. On entendait, alors, toute la journée le gros rond-rond du batteur de la batteuse. Un ronronnement qui devenait entêtant à la longue. On avait ôté le capot qui protégeait le gros volant du tracteur; une immense courroie reliait le tracteur à la grosse poulie de la batteuse; d’autres courroies reliaient les poulies de la presse à paille. Il fallait un personnel considérable pour faire fonctionner tout cela. Certains parlent qu'il fallait embaucher pour la journée au moins une quinzaine de personnes. Dans les tasseries, cette fois se sont des hommes qui dirigent les gerbes vers le haut de la batteuse; il fait moins chaud sous les toitures d'ardoises. Avant que la gerbe ne soit avalée par la batteuse, un commis coupe la ficelle et 2 autres veillent à la bonne répartition de ce chaume qui n'a pas encore craché son grain. À l'autre bout de la batteuse, sort alors, la paille séparée de ses épis; une paille qui va être dirigée vers la presse. Une presse qui va fabriquer de gros ballots très compacts. Des ballots qu'il va falloir stocker immédiatement. Là aussi beaucoup de monde s'active avec rapidité et efficacité; car la machine n'attend pas. Et le grain, me direz-vous, que devient-il dans tout çà. Hé bien, il faut aller voir à l'avant de la batteuse; là où des goulottes délivre le grain nouvellement battu et séparé de la balle et de ses poussières. De gros sacs de toiles en jute se gonflent de joie, à l'idée d'accueillir ce qui composera bientôt notre pain quotidien. Â ce poste beaucoup de monde, car il faut débarrasser, rapidement, chaque sac plein de près de 100 kg de cet or issu de la moisson. Pour cela  2 solides gaillards soulèvent chaque sac et le déposent sur le dos d'un troisième, souvent maigrichon, qui repart avec ce chargement en cahotant et même parfois, en fin de journée, en titubant, tant il a fallu tout au long de ce jour, faire usage de cette potion magique (Calva). Les conditions de travail étaient effroyables pendant ces journées dans la poussière, la chaleur et  la sueur. Cette journée étaient souvent dramatique pour la population des rongeurs qui squattaient, depuis la moisson, cette fabuleuse réserve de nourritures. Tous les chiens et les chats du quartier, indifférents à tous ce bruit, à toute cette agitation, se ruaient sur ces individus qui atteignaient parfois la taille d'un chat, tant ils s'étaient, malhonnêtement engraissés aux dépends des moissonneurs. Au soir de cette rude journée, les employés se voyaient convier à partager le repas des fermiers, dans la même ambiance que le jour des moissons.
    C'était vraiment une longue histoire et une grande entreprise que le temps  de ces moissons. Aujourd'hui, la récolte a toujours ce caractère très important et même, je dirai mythique, mais seuls trois ou quatre personnes suffisent pour réaliser la même somme de travail, sur une seule journée.

    Bonne journée.

     

         

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    Bonjour à tous
    Belle journée

    Temps couvert sur la plaine ce matin; 16°C actuellement. On continue notre petite histoire de moisson. Donc, alors que le convoi aborde l'entrée du village, juchés sur cet énorme tas de gerbes de blé, notre plaisir redouble à l'idée de voir des copains sur le bord de la route. Nous sommes gonflés d'orgueil tout en paradant sur ce char de victoire; victoire sur le beau temps sec qui s'est maintenue tout au long de cette opération. Le contraire eut été catastrophique; il y eut, aussi, des étés pourris, dans les années 50/60. Le grand intérêt de ce perchoir, c'était de pouvoir regarder dans les cours des fermes et de commenter ce qui s'y passait. Il y avait toujours quelques spectateurs pour nous adresser d'aimables signes de la main.
    Une fois arrivé dans la cour de la ferme, il fallait faire manœuvrer Chevaux et charrette; pas une mince entreprise, car le plus souvent il fallait faire reculer le convoi pour le placer juste au dessous de la tasserie; qui était souvent le grenier d'une des étables. C'est à ce moment que l'on pouvait admirer les qualités professionnelles du charretier. Une fois ce difficile exercice accompli, on priait les femmes de la ferme de grimper à l'échelle pour se positionner dans la tasserie. Ce dur travail était souvent réservé aux femmes, car celle-ci n'auraient pas eut assez de force pour soulever à bout de bras et de fourche les nombreuses gerbes très lourdes du grain de cette moisson. C'était la raison officielle de cette organisation; mais, en réalité, aucun homme n'aurait voulu monter là-haut en tasserie répartir intelligemment toutes ces bottes, car sous la toiture d'ardoises surchauffées, c'était l'enfer; il parait que cela pouvait dépasser les 50°C. De plus, les garnements que nous étions, n'étaient pas admis en tasserie, car trop haut et trop dangereux pour nos chères petites têtes blondes. Les femmes travaillaient encore en robe dans ce sauna surchauffé, car à l'époque il n'était pas de bon aloi, pour elles, de porter des pantalons. En bas le cidre «pur jus» coulait à flot et aussi, parfois la «goutte», afin de galvaniser toute cette main-d’œuvre, car il fallait se dépêcher de rentrer au sec toutes ces récoltes avant la fin du jour; Le temps pouvant très bien changer, les jours suivants. Seul le baromètre permettait d'entrevoir un éventuel changement de temps. La météo de l'époque ne pouvant garantir ses observations, au delà de 48 heures. Le soir, à la tombée de la nuit, tout le personnel de cette entreprise, était retenu à diner dans la grande salle de la ferme. Circulait, alors, tous les meilleurs plats qu'une ferme pouvait offrir à tout ces gens épuisés par ce dur labeur; tout ces meilleurs plats, donc, étaient dument arrosés du meilleur cidre bouché, du meilleur vin cacheté, en provenance du meilleur caviste du chef-lieu de canton, le bourg d'à coté. Dans les très grosses exploitations, il arrivait qu'un malheureux cochon bien gros et bien gras, fisse les frais du banquet. Paix à son âme.
    Â suivre demain... 

    Bonne journée.

     

         

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    Bonjour à tous
    Belle journée

    D'après les bulletins de la météo, la canicule va s'achever prochainement. 37 °C hier; 21°C actuellement au lever du jour. Depuis quelques jours, il faut tout arroser quotidiennement; cela demande près d'une heure de travail par jour; heureusement la citerne est encore bien pleine; au moins 10 M3.
    Cette canicule nous permet de nous remémorer une époque qui, sans être caniculaire, demandait aux moissonneurs de travailler sur la plaine, sans ombre et sous un soleil de plomb. Donc, une fois que toutes ces bottes de grains étaient relevées et mises en tas, il fallait attendre le séchage complet de cette moisson. Si une pluie survenait, cela retardait d'autant la rentrée de ces blés en gerbes dans les granges, les greniers ou les tasseries. De nouveau, nous accourions pour aider à ce travail de ramassage. Cette fois-ci c'était la jument attelée à la charrette à grandes ridelles, qui allait acheminer tous ces chargements vers les bâtiments du corps de ferme. Nous rapprochions de la charrette, toutes ces bottes, pourtant réparties en tas bien alignés. Un commis, se saisissait d'une botte, au moyen d'une fourche à 2 dents, et la soulevait pour la présenter sur la charrette, sur laquelle un autre commis répartissait adroitement les gerbes en lits successifs. Car il ne fallait surtout pas que le chargement soit déséquilibré lorsque la jument emprunterait le chemin défoncé et souvent mal entretenu. Nous avons vu assez souvent, ces équipages qui avaient versés dans le fossé, à cause d'un chaos ou d'un gros silex que ces grandes roues de charrettes étaient d'en l'impossibilité d'éviter. Il n'y avait pas d'amortisseurs sur ces types de matériels. Donc, le travail de chargement devenait de plus en plus dur à mesure que la hauteur des bottes sur la charrette, devenait vertigineuse. Ces hommes travaillaient en pantalon et veste  de toiles épaisses couleur bleu sombre; des vêtements rapiécés avec des carrés d'étoffes de toutes les nuances du bleu et de l'indigo. Le Jean et le teeshirt n'étant pas encore à la mode, sur la plaine de notre enfance. Ils se protégeaient le crane, le plus souvent, avec une épaisse casquette, généralement  en épais velours côtelé. Ils nouaient autour de leur cou un grand mouchoir à carreau, afin de protéger leurs dos de toute cette poussière remplie de petits barbillons très irritants. Seuls les cousins ou les «frangins» des villes, venus prêter la main, comme on disait à l'époque, dénudaient leur torse seulement protégé par un «marcel» immaculé; ils découvraient, souvent, un peu plus tard, et un peu tard, les bienfaits du soleil sur ces peaux nouvellement offertes à notre astre bienfaiteur. En tête du convoi, nous retrouvions le Patron qui ne murmurait pas à l'oreille des chevaux, mais réprimait par sa présence les mouvements intempestifs que la jument aurait pu imprimer au chargement. Tant son désir de retour à la ferme était grand. Une fois que la capacité maximum de la charretée était atteinte, il fallait bien arrimer tout cela. On passait une ou plusieurs cordes par dessus le chargement, que l'on serrait très fortement au moyen de 2 treuils situés à l'arrière de la charrette. Ensuite en nous agrippant aux ridelles de la charrette, nous nous installions sur le sommet du chargement de la charrette. Alors commençait un voyage délicieux et plein d'attrait sur cet attelage cahotant et plein de ces lenteurs qui sont souvent l'apanage des petits moments de bonheur. C'était la récompense de notre aide si enthousiaste. Demain nous raconterons comment on engrangeait toutes ces récoltes. 

     

    Bonne journée.

     

         

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         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour à tous
    Bonne journée

    32°C sur notre plaine et à l'ombre, hier, je vous prie. Dans la cité de Jeanne Hachette, ce doit être la fournaise. Il en était ainsi, les jours de moisson sur la plaine de mon enfance. Sur cette plaine, un monde fou, les jours de moisson. Aujourd'hui, la plaine est désespérémment vide. Derrière la «moissonneuse-lieuse» tirée par deux robustes Percherons ou aussi, parfois, derrière un tracteur puissant, (le plus souvent un «société Française») toute la marmaille, à laquelle j'adhérais volontiers, s'agitait joyeusement. Une marmaille commise d'office aux travaux des champs. Une marmaille chargée de relever les bottes produites par la moissonneuse-lieuse et de mettre celles-ci en tas. Pas un tas n'importe comment; les gerbes devaient être dressées l’épi vers le haut et le tas recouvert par une dixième botte qui coiffait astucieusement le tout, pour qu'en cas de pluie les gouttes glissent le long des gerbes de blé. Le fonctionnement de la moissonneuse-lieuse était déjà un spectacle. Donc pas de moteur, pas de bruit; juste le «frou-frou» des sabots du cheval sur les éteules* et le délicat cliquetis de la machine bien huilée. Le travail de la moissonneuse-lieuse se décompose ainsi: La barre de coupe située à droite, fauche le chaume et les épis; une sorte de grande hélice, identique à celle des moissonneuses-batteuses actuelles, dresse correctement les épis de blé, qui sont ensuite entrainés par un tapis, qui va présenter ce chaume chargé d'épis dans un système de toiles, qui vont alors former cette botte si caractéristique. Avant son éjection de la machine, la botte est, ainsi, ligaturée avec de la ficelle de chanvre. Une ficelle, dont on faisait grand usage à l'époque. Les «Tiots» que nous étions, étaient, heureusement, accompagnés de nos parents, de nos oncles, des commis de fermes et, parfois, de quelques journaliers. Car il fallait canaliser toute cette fougueuse bonne volonté, parce que le travail des champs est un métier empreint de précision et d'expérience. Il en va de la réussite de la moisson. Je garderais toujours un souvenir ému à l'image de ce moissonneur, souvent le patron de l'exploitation, juché, en hauteur, à l'arrière de la moissonneuse-lieuse, sur une selle en ferraille. Un moissonneur tout à son office, hélant son cheval, par des mots brefs, voir des gargouillements d'arrière gorge, parfois des sifflets. Il devait, en plus, garder un œil sur la troupe d'assistants que nous représentions pour lui. On sentait chez cet homme, la fierté mise à la touche finale de près d'une année de dur labeur. Voici donc la première partie de cette technique de moissonnage des années 40/60. Il faudra ensuite rentrer tous ces beaux épis au sec dans quelques jours. C'est ce que nous essaierons de vous conter demain. 

     

    Alors à demain! Tout simplement.

    (*ce qui reste du chaume après le passage de la moissonneuse-lieuse)  

         

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         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour les amis
    Bonne journée

    Hier lundi, c'était la canicule qui s'avançait. 31°C à l'ombre et pas de vent, c'est du très beau temps. Dur à supporter pour ceux qui travaillent; la «clim» ne s'est pas encore invitée dans tous les locaux du travail. En parlant de travail, justement, voici comment on travaillait dans les années 50, dans nos campagnes. Durant les fortes chaleurs de juillet et d'août, il fallait procéder à la moisson; pas une mince affaire, car les moyens techniques différaient considérablement de ceux d'aujourd'hui. D'abord le monde agricole se divisait en deux; ceux qui avaient adopté le tracteur et ceux qui conservaient encore leurs chevaux. Les agriculteurs qui entendaient conserver leur cheval, étaient parmi les plus anciens; et, aussi, près de la retraite. Ils gardaient leur cheval, très souvent pour des raisons économiques; acheter du matériel agricole nouveau, représentait un investissement considérable pour des exploitations souvent trop petites. De plus, la plupart des Français avait été ruinés par la guerre; les agriculteurs, aussi.
    Donc, il y avait aussi d'autres agriculteurs qui  ne pouvaient se plier à cette avancée du progrès, par crainte de ne pouvoir s'adapter à cette nouvelle motorisation des matériels. Savoir mener des équipages hippomobiles requiert de longues années de formation et d'expérience, et ils craignaient de ne pas être à la hauteur de ce modernisme. C'est pourquoi, sur la plaine, au moment des moissons, on pouvait remarquer toutes sortes de matériels, du plus ancien au plus moderne, en passant parfois par le plus hétéroclite. Le tracteur flambant neuf côtoyait encore la fière jument qui mettait toute son ardeur au service de son maitre. La machine pour entreprendre la récolte était encore, le plus souvent, la moissonneuse-lieuse. Une machine développée «avant-guerre»; une machine très sophistiquée, finalement, car capable  de se passer de tout moteur, fumant et pétaradant. Cette mécanique précise et bien huilée fonctionnait grâce, et uniquement, à la traction du cheval, qui la tirait à travers les champs de blé. Cette mécanique avait remplacée au début du XXème siècle, les dizaines de faucheurs qui sous un soleil de plomb, couchaient sur le sol, des gerbes de blé, fruits du travail harassant du petit peuple de ce monde agricole.
    Demain il fera encore très beau, d'après la météo; on pourra, alors, continuer ce petit exposé sur l'agriculture des années 50.


    Alors! Alors! Â demain les amis.  

         

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