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«Chouchoux»
Bonjour
Savez-vous planter les..... Je vois! Vous connaissez la chanson. Hier, sous un chaud soleil, direction Trie château afin d'aller visiter Leclerc qui propose ses promotions annuelles. Plants de laitues à repiquer et plants très bien fleuris de pensées aux multiples couleurs. Semences de pommes de terre «Belle De Fontenay» et divers petits filets d'oignons à replanter. Des blancs, des rouges et des jaunes. Des échalotes aussi, car le plant de l'année dernière sera bientôt épuisé. J'ai ajouté deux plants d'hortensias; car il faut reconstituer la collection de ces derniers, terrassés par les sécheresses devenues si fréquentes dans nos contrées. A la mode de chez nous... Continue la chanson. Depuis une décennie pratiquement que de la sécheresse et de la canicule dans notre région. Mais durant l'année 2021, inversion brutale de la tendance. Cette année là, des pluies à faire déborder n'importe quel cours d'eau. À transformer un ru en ruisseau, un ruisseau en rivière, une rivière en fleuve...Bon! on s’arrête là, car ça va déborder. Enfin, un temps à mettre un chou dehors. Au début de la période des sécheresses, je m'obstinais à cultiver des choux, sans obtenir de résultat probant. Ces petits malins développaient trois ou quatre feuilles, puis cessaient de former le gros cœur que l'on attendait d'eux. On pouvait toujours arroser ces assoiffés et biner au pied; ils avaient décidé d'entamer une grève de la soif. Confronté à leur mauvais caractère je les transformais en nourriture à poule. Avec trois ou quatre feuilles par sujet, pas de quoi filer une indigestion aux gallinacés. Mais en 2021 mes deux planches de choux ont survécu et sont en train de développer des cœurs bien fermes. La culture des choux a toujours été intéressante dans notre région. Mais depuis quelques années on a du remplacer ces crucifères par des plantations de poivrons et d'aubergine. Plus faciles à conduire en cas de manque de pluie. Traditionnellement, je cultivais des choux rouges pour faire des entrées râpées et colorées; des choux cœurs de bœufs pour garnir généreusement quelques potées; des choux raves candidats à la machine à râper, façon carottes râpées. Les bonnes années je plantais des exemplaires de ces choux bruxellois, qu'il faut non pas farcir de crème, mais cueillir un à un, envoyer en cocote rejoindre quelques saucisses choisies chez votre charcutier favori, et déguster accompagnés du meilleur cru des coteaux Alsaciens. Durant quelques années, j'ai même tenté avec un certain succès la culture des choux décoratifs. Cette année encore se fut un succès. Ces choux de multiples aspects étaient devenus nos chouchous avant de se faire boulotter par les chenilles. Les chenilles de ces sympathiques papillons blancs communément appelés piérides. Piéride du chou plus précisément et c'est là que s’arrête la compassion pour ce lépidoptère immaculé. Notre courroux légitime, nous amenait à poudrer façon perruque, tous ces brassicacées percées comme des écumoires. La poudre étant néfaste pour la nature, il a fallu changer de stratégie. Devant l'invasion, je préfère abandonner un ou deux spécimens de ces crucifères à leur triste sort. L'arrosage en pluie fine sur le dessus et le dessous des feuilles des survivants nous débarrasse pour un temps de ces «boulotteuses» à la langue perfide, vorace et râpeuse. De surcroît un arrosage au pied de ces légumes est toujours bénéfique pendant l'été. Donc si vous aimez les choux, comme dans la chanson, c'est vous qui savez!
Bon week end
Les carnets de Jules Hostouley
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