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«Compost»
Bonjour
Hier, reprise des transports du fumier des poules. Le sol encore moyennement gelé permet de rouler facilement avec la brouette. Le sol a gelé sur dix centimètres. C'est l'occasion pour recouvrir ces parcelles libres de toute culture, avec diverses substances, toutes issues de la nature. Tout d'abord le terreau provenant du parcourt des poules pourra venir couvrir ces surfaces, au fur et à mesure de la fin des cultures dans ces parcelles. Les tontes de gazon et les taillures de haies finement broyées viendront elles aussi participer à ce paillage de longue durée. Il faut éviter, d'après les spécialistes, les taillures de haie de conifères. Ce type de compostage en surface je le réserve sur les plates-bandes et au pied des arbres. Mais je n'ai pratiquement plus de conifère dans mon jardin. La sècheresse s'avère désastreuse pour ce type d'arbuste. L'été dernier, ce sont sept conifères qu'il a fallu envoyer à la cheminée et au compostage. Lorsque l'on transporte toutes les matières organiques vers le parcourt des pondeuses, il parait évident qu'un jour ou l'autre, il faudra transporter, de nouveau, le produit de cette transformation organique. Le lent travail de décomposition qui s'opère traditionnellement sur la surface du parcourt des poules, va, dans cette pratique s'opérer pendant les longs mois de la mauvaise saison. Enfin, pour parfaire ce procédé, il faudra recouvrir le parcourt d'une couche de paille assez importante. Ceci afin de lutter contre l'humidité. Les poules ont horreur d'avoir les godasses dans la flotte. Certains parlent d'une couche de paille de 40cm d'épaisseur. Mais il faut alors avoir à sa disposition énormément de ballots de paille. Seuls les jardiniers qui sont aussi agriculteurs, peuvent se le permettre. Un cultivateur bienveillant me procure chaque année au moins trois gros ballots de paille. De gros ballots de 300kg. Comme je possède un poulailler, tous les déchets de cuisine vont invariablement sur le parcourt des volailles, qui après consommation sont mélangés aux déchets végétaux du potager et aux apports de paille destiner à éviter une humidité excessive sur le parcourt du poulailler. Les poules retournent inlassablement ces matières organiques, à la recherche de quelques grains oubliés. Il se constitue au bout d'un an une couche d'un amendement qui peut atteindre 30cm de haut, par endroit. Â la fin de l'hiver, c'est à dire en ce moment, je transporte cet amendement sur les parcelles qui n'ont pas pu être compostées, à cause de la présence des légumes. Pendant l'hiver, il reste encore dans le potager des légumes comme les endives, les carottes, les navets, les choux et aussi beaucoup de mâche. Cette année seuls le persil et les mâches vont survivre.
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A demain
Les carnets de Jules Hostouley
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