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     Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

       

 «Crocus»

Bonjour

Des nuits fraîches sous la pleine lune; de belles journées sous le soleil. Du beau temps un peu sec qui nous a permis de semer de la mâche sur la planche des cornichons et des concombres. L'apparition des colchiques me rappelle que certains confondent les colchiques et les crocus d'automne. Le crocus d'automne c'est le safran dont on récolte le pistil rouge. Ne pas se laisser abuser par certains négociants indélicats qui vous promettent de belles et faciles récoltes de cette poudre merveilleuse très recherchée en cuisine. Il faut 150 fleurs pour récolter un gramme de safran. On a déjà indiqué que le colchique contient un poison violent. Vers la fin du mois prochain, on va pouvoir confier à la terre ces petits bulbes de crocus printaniers. Des liliacés d'une quinzaine de cm de haut déclinés dans de nombreuses couleurs. De nombreuses nuances de bleus caractérisent ce petit bulbe. La couleur bleue n'étant pas très fréquente dans le jardin, on va craquer pour cette couleur. Bleu, violet, lilas, mauve, jaune  et blanc garnissent la palette de couleur que nous offre ce petit messager du printemps qui fleuri peu après les perce-neiges. Quand l'hiver voit  apparaître les discrètes et humbles petites feuilles issues des cormes de ce sympathique bulbe, il sait qu'il va lui falloir bientôt déménager pour céder la place au printemps. D'ici plusieurs semaines son contrat ne sera pas renouvelé. Go home Mister Winter! Du fait du changement de saison, branle-bas dans le poulailler. Les pondeuses ont entamé leur mue. Comme elles y laissent des plumes, elles pondent très peu. Elles sont plus préoccupées à produire de la kératine pour restaurer ce beau plumage qui les caractérise. 3 œufs par jour pour une quinzaine de pondeuses, ce n'est pas très réjouissant.. De plus le grand âge (8 ans) de certaines pondeuses a entraîné leur mise à la retraite. On les garde jusqu'à leur mort naturelle. Elles ne pondent plus qu'un œuf tout les 3 ou 4 jours. Parmi les moins âgées, 3 ont entamé leur mues et arrêtent leur ponte pour de nombreuses semaines. Pendant  l'été 2019 on est allé acheter de nouvelles pondeuses au marché aux volailles de Gournay en Bray en Seine Maritime. 4 Poulettes grises «Prêtes à pondre» comme disent les négociants. L'introduction de nouveaux sujets dans un poulailler soulève de nombreux problèmes. Les autres poules les tabassent sans discontinuer. L'absence de coq dans mon poulailler favorise cette attitude. Habituellement, dés l'arrivée de ces jeunes poulettes le coq va tout droit sur elles pour présenter ses hommages et commencer sa besogne de reproducteur. Il assure, ainsi, en quelque sorte, leur protection. Les 4 poulettes que j'ai ajoutées en 2019, à la population de ma basse-cour, étant chassées par les plus anciennes, sont restées prostrées dans leur coin pendant plusieurs semaines. Pendant ce temps-là elles ne se nourrissent pas correctement et ne garnissent pas les pondoirs de quelques belles coquilles. À chaque fois, je remarque que ces poulettes issues de grands élevages, ont une alimentation qui pose souvent un problème, même si leur comportement traduit le fait qu'elles ont été élevées en plein air. Ne touchant pratiquement pas aux grains de blé, ni au maïs et encore moins à la verdure, cette attitude permet d'en conclure, qu'elles ont été nourries avec des granulés ou des poudres. Même d'origine naturelle ces aliments ne favorisent pas le passage à une nourriture nouvelle. Elles regardent avec curiosité ces gros grains de maïs, s'en saisissent, les retournent plusieurs fois dans leur bec et répugnant à les avaler, les recrachent aussitôt. Tout cela pendant que les plus anciennes pondeuses font leur sieste ou leurs ablutions dans la poussière. Maintenant ce comportement frileux et peureux n'est plus que du passé. Elles se sont acclimatées et sont capables, le cas échéant, de filer une «rouste» aux anciennes pondeuses. Je constate, journellement, que leur jabot est bien rempli, en fin de journée. Les anciens disaient, que leur «gave» devait atteindre la grosseur d'un œuf, si l'on voulait se voir gratifier d'une coquille dûment remplie dans les heures suivantes de cette substance qui permet de succulentes omelettes, de délicieux œufs mimosas. La fabrication d'un œuf demandant beaucoup d'énergie et de nourritures, il faut fournir une bonne ration de grain chaque jour. À chaque distribution, je m'assure que la ration a été immédiatement consommée. Ceci afin d'éviter que les nombreux moineaux avides de graines et que les rongeurs de tout poil voraces et nuisibles, viennent terminer les reliefs de ces agapes de céréales. Plus de mangeoires garnies en permanence de produits céréaliers. je distribue maïs et blé de la main à la main, plusieurs fois par jour.  Je n'ai plus de coq dans ma basse-cour, parce que je ne mets plus d'œuf à couver et aussi pour préserver le sommeil de mon voisinage.
COCORICO!

 

Bonne journée

 

     

 

 

 

 
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