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«Houx»
Bonjour
Il existe un arbuste habitué de nos bois et de nos forêts et aussi de nos haies et de nos jardins, qui devient emblématique au moment des fêtes de fin d'année. Il garde toute l'année des feuilles d'un vert sombre à l'aspect vernis. Des feuilles garnies d'épines. Des épines destinées à décourager tous les herbivores de nos forêts. On y regarde à deux fois avant de boulotter ces pelotes d'épingles. Mais cet ilex aquifolium est quand même dévoré par la faune ailée de nos plaines. Après la floraison apparaissent des petites drupes vertes en ce moment, qui deviennent jaunes par la suite, pour finir sous forme de petites boules rouges. Feuilles et drupes deviennent un article de décoration au moment des fêtes de Noël et du jour de l'An, en plus du sapin et du gui. Malheureusement toutes ces drupes bien rouges repérées dans nos haies en fin d'été finissent trop souvent dans le gosier affamés de ces pauvres oiseaux qui se réfugient dans nos haies devenues très rares dans notre morne plaine d'automne. Finalement il ne nous reste plus que ces feuilles si charmantes qui décorent souvent les cartes de vœux de fin d'année. HOUUU! Bande de petits voyous de chapardeurs. Mais comment blâmer tous ces oiseaux auxquels on a transformé leur habitat en champ de betteraves ou de céréales. Nos haies deviennent leur refuge et leur grenier de victuailles pour les sombres journées d'automne et d'hiver. Le picorage et la consommation de ces petits fruits rouges nous permet de disposer en retour de nouveaux plants de houx. Car c'est de cet arbuste qu'il s'agit. Pratiquement chaque année un plant de houx apparaît dans mes plate-bandes et je me garde bien de le détruire. Si j'arrive à le déterrer sans dommage, je le replante en compagnie de mes nombreux plants de buis. S'il est trop développé, je le laisse prospérer en lieu et place choisi par un des oiseaux compagnons de nos haies. Il ne faut pas être bégueule et refuser ce don de nos oiseaux, car certaines essences de nos arbustes sont maintenant menacées; soit de maladies, soit de sécheresse. Comme j'ai de nombreux buis taillés de diverses formes, j'assure ainsi gratuitement, le remplacement de ces arbustes sculptés en isolés qui pourraient être éventuellement, emportés par les ravages de la pyrale du buis. Il ne faut pas négliger cette hypothèse; les jardins de nombreux châteaux ont déjà subit la visite de ce papillon nocturne. Beaucoup de paysagistes ont déjà remplacé leurs buis défunts par des plants de loniceras plus rapides pour constituer des plants honorables. Mes haies sont constituées pour un cinquième de plants de houx Ces plants ont déjà occupé, dans certains cas, la place d'un de leur voisin, d'essence différente, terrassé par la maladie ou la vieillesse. Le houx qui a peu d'ennemi dans la nature, prouve ainsi sa grande résistance et sa facilité d'adaptation pour constituer des haies.
Bon week end
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