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«Lamier»
Bonjour
Baromètre haut perché et thermomètre au point mort. On est, toute la journée, sous le couvercle des hautes pressions. Aucun souffle du moindre zéphyr qui pourrait nous débarrasser de cette gangue blanchâtre et humide. Le brouillard règne en maître depuis une semaine noyant les contours du paysage dans une espèce de soierie à l'aspect cotonneux. Ce temps stable m'a permis de bien avancer dans la restauration des plate-bandes. Sept brouettes bien pleines de mauvaises et indésirables herbes ont figuré au menu des poules. Plantation d'une quinzaine de rejets d'arum et réorganisation des pieds de doronics qui ont été sacrifiés durant le nettoyage du massif. Élimination de quelques vieux rosiers. Repiquage de plants d'Herbe aux Goutteux destinés à recouvrir le sol de cette plate-bande exposé à toutes les invasives de la région. Cette Herbe aux Goutteux voisine avec un autre couvre-sol, le lamier. Dans mon jardin, j'ai introduit ce lamier en divers endroits, car il sert de couvre sol au pieds des clématites qui aiment bien avoir la tête au soleil, mais garder les pieds au frais. Le lamier est présent dans tous les jardins sous la forme d'une invasive qui suscite la méfiance quand ce n'est pas la répulsion. Cette variété de lamier c'est le lamier blanc, plus connu sous le nom de d'ortie blanche. Cette ortie est dépourvue des cellules urticantes qui couvrent toutes les feuilles de la grande ortie. Lorsque l'on veut se séparer de ce lamier blanc, il est parfois difficile d'extraire complètement toutes les parties de la plante, car elle se reproduit à la manière des fraisiers et des boutons d'or. Il reste souvent un petit bout de stolon qui se planque à l'abri de nos plantes favorites. Le lamier que j'ai planté au pied de mes clématites a une allure plus sympathique. Sa carte d'identité porte la mention de lamier maculé de la variété «Red Nancy». Pourquoi donc cette appellation de Nancy la rouge? Je ne peut guère me prononcer. Mais en cette époque de grande méfiance envers tout ce qui émigre ou immigre, je l'ai accrédité pour figurer en bonne place dans mon jardin. Ses feuilles sont vert clair et très découpées, ses fleurs violettes ajoutent du charme à cette plante couvre-sol. Ce ressortissant de la famille des lamiacées est comme la grande ortie, très comestible. C'est le cas de tous les autres variétés de lamier. Faites, s'il vous plait, un bon accueil à cette plante à l'allure si insignifiante mais néanmoins très utile.
Bon Dimanche
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