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«Nandous»
Bonjour
Plantation des bulbes dans le potager. Magnifique journée hier. Donc plantation des échalotes , de l'ail et des oignons sur l'ancienne planche des pommes de terre. Comme celle-ci a reçu beaucoup de fumier en 2020, elle peut, maintenant, héberger ces divers bulbes, hôtes de nos vinaigrettes, sans avoir besoin d'un nouvel apport de fumier. Éventuellement cette fertilisation se fera en cours de culture. Les échalotes sont de la variété «Cuisse de poulet» pour les longues et «Red Sun» pour les rondes. Les oignons sont de la variété blanche «Snow Ball». À partir de juillet, si tout se passe bien, ce sera la récolte de tous ces bulbes qui peuvent se conserver pendant plus d'une année. Mais il ne faut pas que le printemps soit trop humide ou trop froid. Car alors, ces caïeux s'enrhument et finissent en pourriture. D'ailleurs, les années trop humides, avant cette extrémité, on peut remarquer dans le système racinaire de ces liliacées tout une colonie de petits vers blancs de la mouche de l'oignon, prêts à se jeter sur les cuisses de ces condimentaires. Encore un régiment d'envahisseur contre lequel il va falloir être vigilant. Justement en parlant d'envahisseurs, on remarque de plus en plus sur la plaine, au loin, devant notre demeure, des troupeaux de cochons sauvages, plus précisément des sangliers. Il est possible aussi d'observer des hordes de chevreuil, que beaucoup confondent avec des biches. Depuis Walt Disney, tout ce qui porte des cornes dans la nature, reçoit l’appellation de biche. Même les escargots....? Là, je délire. Ces individus, lorsqu'ils traversent la route deviennent un danger certain pour les automobiles, ou alors, c'est tout le contraire; les automobilistes ayant l'effronterie de s'aventurer sur les territoires légitimes de ces habitants de nos bois et de nos forêts. Ce sont les agriculteurs qui n'apprécient pas du tout cette transhumance dévastatrice . Amis jardiniers, lorsque votre pelouse aura reçu la visite de quelques sangliers, vous resterez pantois devant le cataclysme qui aura mis à mal votre cher gazon. Un autre envahisseur pourrait très bien s'installer dans nos campagnes, c'est le «Nandou». Oiseau gigantesque, pas originaire des Indes, mais venant tout droit d'Amérique du sud. Un mètre soixante de haut et pesant de vingt à trente kilos. J'ai découvert ce volatil à l'occasion d'un reportage télévisé. Cela se passe en Allemagne, un troupeau de ces grands oiseaux déambulent à travers champs, venant se nourrir sur les tas de betteraves et pillant toutes les autres productions agricoles des plaines de l'est de l'Europe. En voie de disparition dans son pays d'origine, il ne l'est pas du tout dans les contrées de nos amis Teutons. On comprend parfaitement le courroux légitime des agriculteurs allemands dévalisés par cette espèce d'autruche américaine capable de gober une pomme sans aucun problème. Evidemment, une fois de plus, quelques individus de cette espèce, se sont échappés d'un élevage de ces oiseaux de type exotique. Plus de 250 nandous divaguent maintenant à travers la campagne d'un Länder allemand. Pourquoi, une fois de plus, a-t-il fallu développer l'élevage de ce ressortissant sud-américain, dans un pays européen. Après cela on va encore s'étonner que les virus se font la valise au travers de notre pauvre et vaste monde.
Bonne journée
Les carnets de Jules Hostouley
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