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«Physalis»
Bonjour
Nous allons continuer à faire la toilette des haies. Si le climat veut bien nous en laisser le loisir. Trois jours de tempête et encore de la pluie dans la journée d'hier. Il faut entretenir une haie qui, de nos jours, s'est généralisée autour des constructions nouvelles que l'on trouve dans de nombreux lotissements. Dans des temps plus anciens on entourait sa propriété avec des murs ou avec un grillage posé sur fil de fer; évidemment toujours en fonction de ses moyens économiques. Cela ne nécessitait pas de devoir entretenir ses clôtures une ou deux fois par an. L'entretien des haies provoque invariablement l'achat d'un taille-haie. Il parait difficile d'entreprendre un tel chantier avec une simple paire de cisailles, comme autrefois. Néanmoins on a toujours besoin de cisailles au jardin pour fignoler une coupe ou rafraîchir les nombreux arbustes dits d'ornement que l'on a hébergés dans son jardin. En cas de haies de thuyas, de lauriers ou de cyprès, on a intérêt à se procurer un taille-haie thermique. Il faudra prévoir, en plus, une remorque, si l'on ne veut pas dégrader l'intérieur de son véhicule. Les résidus de la taille des haies prennent une place considérable. Il est inutile, je crois, de se procurer un broyeur de végétaux pour petits jardins. Ils sont efficaces dans leur ensemble, mais nécessite un temps astronomique pour broyer tous ces petits résidus. Il suffit de remarquer avec quel type de matériel les agents communaux sont équipés. Un matériel thermique dont l'investissement nécessite dix à vingt fois le nombre d'Euros que nous pourrions, éventuellement, consacrer à un petit broyeur électrique. Mais un matériel thermique extrêmement efficace, qui avale goulûment et efficacement tous les branchages issus des grands élagages, et ce dans un temps record. Les résidus récupérés constituant ce que l'on appelle le BRF; des initiales qui désignent un type d'amendement récemment développé que l'on nomme le «Bois Raméal Fragmenté». La pose de ce BRF, après quelques mois de maturation, sur les surfaces cultivées de nos jardins, restitue une vie microbienne qui a souvent déserté nos sols surexploités. Je passe mon ancienne tondeuse sur ces résidus de tonte, que je dispose immédiatement sur mes plates-bandes et aux pieds de mes arbustes. Toutes ces surfaces ne souffrent plus des sécheresses devenues habituelles pendant les mois d'été. Je pratique cela depuis plus d'une vingtaine d'années. D'ailleurs, j'ai remarqué que des constructeurs de tondeuses à gazon, ont développé, depuis quelques temps déjà, des modèles permettant de broyer des tontes de haies constituées d'essences très légères comme le troène, par exemple. En taillant les buis en forme de boule ou de cube, j'ai rafraîchi le feuillage d'une belle vivace qui peut devenir envahissante. Lanterne Chinoise, c'est le nom de cette solanacée qui a conquis le jardin depuis de nombreuses années. Le fruit de ce Coqueret du Pérou est comestible et apprécié à maturité, mais les autres parties de cette plantes, ainsi que les fruits immatures sont toxiques, comme chez la plupart des plantes de la famille des Solanacées. Dans un coin de mon jardin cette vivace a entamé le combat avec les grandes acanthes. Aucune des deux ne veut céder un pouce de terrain. Comme cet «Amour En Cage» s'évade trop facilement de sa prison, un cruel coup de sécateur limite ses ambitions. En automne nous pourrons récolter ces jolis petits lampions rouges qui gardent en leur sein une petite cerise comestible de couleur orange.
Bonne semaine
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