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«Raphanus sativus»
Bonjour
Grand chambardement hier dans notre climat. Pas plus de onze degrés sur le thermomètre dans la journée du 2 avril 2021. On se moque de nous! Le thermomètre, en grec θερμός / thermós (« chaud ») et μέτρον / métron (« mesure »), ne passe son temps qu'à nous afficher des températures en dessous des moyennes saisonnières, selon la terminologie de la Météorologie Nationale. Quel serait donc cet appareil qui n'enregistrerait que les bonnes températures, puisque le thermomètre ne se souci que des mauvaises températures? On devrait alors appeler ce nouvel appareil un «cryomètre», du grec κρύος (froid) . Convenez au passage que le Y n'existe pas en grec en tant que tel. J'ai toujours remarqué que l'upsilon (ύ) devient un y en français; Le Y étant la majuscule de l'upsilon (ύ) . Le y français étant aussi la lettre gamma du grec ancien. Donc notre y a pris la place du iota (ἰῶτα) qui s'écrit ( ) et qui correspond à notre i minuscule sur lequel on n'aurait pas encore mis les points. Que ceux qui possèdent encore un peu de latin se rassurent, ils ne s'en trouve pas dépossédé, après ce petit exposé quelque peu tarabiscoté. Donc il fait froid, mais les météorologistes nous ont promis des températures en hausse dans la journée. Comme si c'était eux les artisans de ce temps et de ce climat complètement déjantés. Le temps étant extrêmement sec, on va pouvoir continuer les labours dans le jardin. L'hiver s'étant dispensé de remplir convenablement les charges de son ministère, les gazons, herbes folles, adventices et autres mauvaises herbes indésirables, se sont empressés de croître et de progresser d'une manière anarchique. D'habitude, à cette époque, les gazons sont raz et souvent jaunis par la présence des chûtes de neige. Il faut, alors, les toiletter patiemment et amoureusement, pour réhabiliter ce magnifique tapis vert qui, dès le mois de mai, tapisse avec tendresse nos jours heureux. Justement, en évoquant les jours de bonheur, il est un petit légume qui s'invite avec délice sur nos tables. Si! Si! Vous savez bien; une petite racine ronde à la frimousse rose, que l'on grignote avec bonheur en amuse-gueule. Il peut être de dix huit jours ou National, il se croque souvent accompagné d'un bon beurre Breton à la fleur de sel. Michel Audiard le citait en ces termes "On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis” . (Le Président). Vous avez deviné, c'est bien le radis que l'on va bientôt semer en priant que la canicule ne soit pas trop précoce, cette année. Car il déteste la sécheresse et la grosse chaleur, notre petite ami. Privé de fraîcheur et d'humidité, il développe une racine filandreuse et coriace. Pour passer au travers de tous ces inconvénients, il est préférable de pratiquer plusieurs semis échelonnés avec peu de graines à fois. Pour ceux qui, depuis ce matin, n'ont pas perdu leur latin, le radis se planque dans nos jardins, sous le pseudo de «Raphanus sativus» .
Bonne fin de semaine ( Week End)
Les carnets de Jules Hostouley
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